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lundi 9 novembre 2015

Il y a 26 ans : 9 novembre 1989, jour de la chute du mur de Berlin

Le Mur de Berlin ... le socialisme a son extrême entre 1961 et 1989 en Allemagne de l'Est. N'oublions pas : le Mur de Berlin et le Rideau de Fer n'ont pas été érigés pour empêcher les méchant capitalistes et les libéraux démocrates de l'Ouest de venir en RDA, mais pour forcer les allemands de l'Est à rester chez eux.



C'était iI y a 26 ans : 9 novembre 1989, le mur de Berlin chutait ... les valeurs de l'Europe, dont la liberté de circulation, avaient fait un joli bon en avant ce soir la, grâce à l'action combinée des peuples, de Ronald Reagan et de Jean-Paul 2.

lundi 2 novembre 2015

Unité de facade de la gauche parisienne

Il y a quand même quelque chose de curieux à présenter comme évident une union entre le Parti Socialiste, l'extrême gauche (PCF, Front de Gauche et autres) et les écologistes. 
Il parait qu'ils ont des valeurs communes ...
Pourtant, rien n'est moins sur. 

Prenez le conseil municipal du XVIIIeme arrondissement, ce soir. Au menu du jour, le stade Championnet, du coté de la Porte de Saint Ouen. 
Cela fait des mois qu'un collectif appelé "pas touche le stade" se bat pour en empêcher la transformation en logements (1).

C'est ça aussi, l'alliance gauche - extrême gauche (bien réelle, elle, à l'inverse de l'union fantasmée entre l'UMP-Les Républicains et le Front National) : on est élus donc on déroule le rouleau compresseur, peu importe les revendications des citoyens, de Championnet à Roland Garros. 

Dans ce contexte, EELV fait entendre sa différence. Une élue locale Europe Ecologie les Verts, Douchka Mir Markovic, n'est tout simplement pas d'accord avec la vision des communistes en terme de densification d'un arrondissement et d'une zone déjà très peuplée.



Que veulent les communistes ? Bétonner, et construire des logements (HLM, on parie). Il faut croire que 80 ans de soviétisme et l'impact que cela a eu sur l'état écologique de l'URSS ne leur a pas suffit. 

A l'heure de la COP21, si la droite se donnait la peine d'ouvrir les yeux, elle réaliserait que l'écologie pourrait être la vraie base du conservatisme (au sens positif du terme). Il n'y a qu'à voir la plateforme éléctorale de l'élu local londonien Zac Goldsmith. 
En tout cas, il n'y a vraiment rien d'inscrit au fait que l'ont trouve des écologistes uniquement aux cotés de la gauche, et un certain nombre de dossiers locaux parisiens (3) le prouve. Et il en revanche honteux que la majorité socialiste parisienne accepte de travailler avec les héritiers des régimes totalitaires qui ont généré 100 millions de morts.



Sur le meme sujet 

Contrepoints Tour Triangle, symbole de l’inanité de l’accord PS-Verts à Paris ? 12 novembre 2014


(2) Municipales 2014 à Paris 75018 - Stade Championnet : EELV pas d'accord avec la position du PCF 2 novembre 2015
(3) EELV Paris Manifestation aux Serres d'Auteuil  21 mars 2015 

dimanche 19 avril 2015

Hollande en flagrant délit de mensonge sur les valeurs communistes

Apparemment, cette après-midi, le président Hollande, socialiste, invité d'une émission de TV sur Canal +, s'est manifestement attaché à expliquer que le Front National et le Front de Gauche, ce n'est pas la même chose.
On comprend bien que le président Hollande cherche à démonter l'équivalence extrême gauche - extrême droite, puisque l'une est son alliée électorale directe. Hollande n'a t-il pas, en dépit des 100 millions de morts du communisme, rendu hommage à ses "valeurs" et à sa "culture" ?


De plus, Mélenchon, du Front de Gauche, dans le cadre du second tour de la présidentielle de 2012, a appelé à voter "contre Sarkozy", au lieu de s'abstenir, lui qui déteste Hollande.
Imagine t-on le scandale si Marine le Pen avait appelé à voter "contre Hollande" et si Sarkozy avait gagné ? N'y aurait-il pas un procès permanent en extrémisme ?

Pourquoi accepte t-on que la gauche socialiste se permette une alliance avec l'extrême gauche ? On ne peut même pas se placer sur le terrain des valeurs prétendument "humanistes" pour cela. En effet, Hollande nous dit que la différence entre le FN et le FDG, c'est que le le Parti communiste ne demandait pas de chasser les étrangers. Or, c'est faux, et un militant conservateur, Gonzague de Chantérac, a bien fait de le rappeler au président Hollande.


En effet, ce militant fait mention à l'affaire du bulldozer de Vitry (1), affaire dans laquelle une municipalité communiste, en 1980, luttait à coup de machines contre les maliens. On était très loin des discours actuels (2) mais parfaitement en ligne avec ce que le leader des communistes disait à l'époque : 



En 1981, les communistes ne pratiquaient pas le double langage : ils pensaient ce qu'ils disaient et le mettaient en oeuvre, notamment en ce qui concerne l'immigration;qu'ils percevaient comme étant un danger pour la classe ouvrière française.
Ils étaient, en ce sens, très loin de l'hypocrisie de ces maires de la gauche actuelle (Ayrault, Aubry, Hidalgo, etc ...) qui adorent les Roms dans leurs discours mais les expulsent de Nantes (3), Lille (4) ou Paris (5) dès que cela est possible. 

On comprend donc que le discours de l'extrême gauche du début des années 80 et celui d'extrême droite de la même époque était similaire. Comment le président Hollande, un homme instruit, qui plus est contemporain de cette période, peut-il être amnésique à ce point ? Ce mensonge "le Parti communiste ne demandait pas de chasser les étrangers, il avait des valeurs" est une honte !
Le comportement du PCF du début des années 80, et de tous ceux qui pensent en général que l'immigration est un problème, est en revanche cohérent avec l'idéologie malthusienne du socialisme (partage du travail denrée rare, colbertisme, etc). 

Le Président Hollande était en Suisse ce week end. Faute de comprendre les ressorts de ce petit pays anti dirigisme dont la prospérité est fondée sur la liberté et le travail, il en parle comme étant un miracle (6). Mais n'a t-il pas remarqué que chez nos voisins et amis Helvètes, le taux d'immigration est bien plus élevé que chez nous, et que le taux de chômage est plus faible ? 
En régime libérale, aussi éloigné que possible des valeurs socialistes et communistes, les immigrés s'intègrent par le travail (qualifié ou non), y compris en l'absence de salaire minimum (7) et en présence d'un code du travail aussi réduit que possible (8).

Le Président Hollande veut lutter contre les valeurs extrémistes ? Qu'il commence par dénoncer le communisme qui irrigue notre pays depuis 1944. Ses valeurs constituent bel et bien le socle du Front National de 2015. Et que le Président Hollande admette la vérité : le discours du FN en 2015 est quasi identique à celui du FDG en 2015 (9). Le PS ne se grandit pas de cette alliance avec un parti extrémiste.


(2) Parti Communiste Français L’immigration n’est pas un problème
(6) Tribune de Genève A l'EPFL, François Hollande salue le «miracle suisse» 17 avril 2015
(7) Contrepoints Pourquoi 76% des Suisses ont voté non au SMIC 20 mai 2014
(9) Gaspard Koenig, Génération Libre Le FN, parti "hard left" 23 février 2014

samedi 7 mars 2015

Contrôle des sous-locations de HLM parisiens : hypocrite mais bienvenu !

25 ans après la chute du Mur de Berlin (1), il y a encore une extrême gauche communiste en France, et à Paris, capitale de la France, ces communistes collaborent avec le Parti Socialiste, celui qui donne des leçons anti extrémistes. C'est incroyable mais c'est ainsi ! Le Parti Socialiste peut s'allier aux communistes du FDG, par contre si l'UMP tentait ne serait-ce que d'envisager une collaboration avec les nationaux socialistes du FN ...

Cette collaboration PS-FDG se matérialise notamment par la présence de Ian Brossat aux cotés d'Anne Hidalgo, en tant qu'adjoint au logement. Ian Brossat, vous savez, c'est celui qui, sans doute inspiré par l'architecture et l'urbanisme soviétiques, aurait bien rasé le Sacré-Coeur, ça pose le personnage. 

Pourtant, l'executif parisien a pris une décision de bon sens cette semaine : lutter contre la sous-location de HLM. 


En effet, chacun comprend que l'existence même de HLM est un scandale : étant donné que le logement représente le premier poste de dépense de la plupart des ménages, pourquoi le contribuable devrait aider certains à se loger, tout en subissant un coût d'opportunité énorme et en contribuant à raréfier l'offre libre ? De plus, les HLM sont, on le sait, un instrument de clientélisme. 

Néanmoins, si on admet que ce scandale puisse exister, alors force est de constater que le scandale dans le scandale, la sous location de HLM, doit cesser. Il était en effet temps que la Mairie de Paris rappelle aux titulaires de baux HLM que sous-louer son HLM en cas de vacances,  déménagement ou de mutation professionnelle risque de coûter très cher aux occupants en titre (4) !
Mais en même temps, qui peut reprocher à des locataires de HLM de se comporter de la sorte ? Le logement est un bien rare et cher, et une fois qu'un HLM est attribué, il n'y a plus de contrôles. Les ministres et autres députés qui ont été logés dans un logement du parc social de la ville de Paris, de droite comme de gauche, UMP comme PS, en savent quelque chose !
Le contrôle des sous-locations de HLM parisiens est donc une bonne idée. Il se trouve néanmoins que exécutif parisien et sa majorité socialo-communiste est vraiment hypocrite pour le coup. En effet, comme le rappelle l'élu d'opposition Pierre-Yves Bournazel (UMP), Ian Brossat jugeait, il y a peu de temps, le phénomène de sous-location "marginal" et qu'il n'y avait pas lieu de prendre des mesures. 


C'était le 1er octobre 2014 que la majorité socialo-communiste n'était pas inquiète (5) !

Il y avait beau y avoir les petites annonces, voire les récits que tous les parisiens peuvent entendre, dans leur entourage, de locataires de HLM, bénéficiaires de minima sociaux, qui n'habitent carrément plus dans la capitale mais ont transformé leur bail en business rentable, mais non, la majorité ne voulait rien entendre, ou plus exactement, elle refusait l'idée que l'opposition puisse formuler une remarque de bon sens. 

Au delà même du fond de l'affaire et de l'opportunité à faire le ménage, est-ce que les politiciens, de droite comme de gauche, peuvent comprendre que les français sont fatigués par leur cynisme et leur capacité à avoir des vérités successives, fonction de leur situation personnelle, dans l'opposition ou au pouvoir ? 

Anne Hidalgo peut-elle, par exemple, comprendre qu'il est inélégant, pour ne pas dire méprisable de rejeter l'idée qu'il faille faire des économies quand c'est Charles Beigbeider ou NKM qui le disaient (timidement, du bon des lèvres) puis reprendre cette idée à son compte quand il s'agit de voter un budget (6) ? 
A ce petit jeu de vérités à géométrie variable, le PS est champion, Hollande a montré l'exemple en 2012, même si l'UMP est quasiment ex-æquo. L’honnêteté intellectuelle semble définitivement interdite de séjour dans le débat politique ...

Il y a quand même un fait qui lui, demeure intangible, invariable, quelle que soit la couleur de la majorité : il n'est pas question de réduire l'emprise de l'Etat et du secteur public sur la vie des gens, et de ramener un peu de mécanismes de marchés dans des secteurs aussi soviétisés que le logement, pour ne prendre que cet exemple. Après tout, c'est pas cher, c'est l'Etat qui paye ! Et qu'on ne vienne pas nous dire qu'il faut bien que l'Etat l'occupe du logement car c'est un bien essentiel. Que l'on sache, se nourrir est encore plus vital pour l'Homme que d'avoir un toit. Pourtant, il ne viendrait à l'idée de personne, pas même des socialistes, de vouloir nationaliser Danone, Carrefour, Michel & Augustin ou Monoprix pour s'assurer que tout le monde ait de quoi manger ! De la à ce qu'un politicien dise les choses clairement, à savoir le fait que chacun devrait habiter là ou ses moyens lui permettent de louer ...

Le fait reste qu'il ne devrait pas y avoir de contrôle des sous-locations de HLM parisiens, tout simplement parce qu'il ne devrait pas y avoir de HLM tout simplement !




(3) Ville de Paris Paris lutte contre la sous-location des HLM 2 mars 2015. 
(4) Le Parisien Sous-location des HLM : la lutte est engagée 2 mars 2015
(5) Le Parisien Les sous-locations de HLM inquiètent l'UMP 1 octobre 2014

jeudi 13 novembre 2014

Il est temps de débaptiser la station Robespierre

Les 350 stations du métro parisien sont nommées de manière assez logique : elles portent très souvent le nom de la rue qu'elles desservent, ou du point d'intérêt le plus proche. Mais, cette géographie du métro n'est pas fixe, comme le rappelle l'article Wikipedia Liste des stations du métro parisien ayant changé de nom. 

Ainsi, on apprend que, globalement, la RATP et les autorités politiques ont banni du métro les références à un pays qui fut notre ennemi militaire et idéologique (l'Allemagne), et ont au contraire tenu à rendre hommage à des hommes ou à des lieux censés refléter les valeurs de notre pays (notamment : des victoires de la Seconde Guerre Mondiale et la résistance). 

Imagine t-on, aujourd'hui, alors que l'on prolonge ou cherche à étendre le réseau du métro parisien au delà du périf, et qu'on crée donc de nouvelles stations, rendre hommage à des personnalités controversées comme Louis-Ferdinand Céline ou Philippe Pétain ? Cela parait peu imaginable. 

Alors, combien de temps devrons nous supporter l'existence d'une station Robespierre ? 



Si la France cherche à bannir de son paysage mental et intellectuel l'extrême droite (avec le succès que l'on sait ...), on peut donc s'attendre au fait que nous ne rendions pas hommage non plus à un dictateur sanguinaire. 

Dictateur sanguinaire ? Halte à l'anachronisme, dirons certains, telle l'extrême gauche parisienne (1) qui se revendique de ce sinistre personnage, encore ces jours ci, rebondissant sur la sortie d'un simple jeu vidéo, Assassin's Creed (2), qui parlerait mal de leur héros. 


Assassin’s Creed Unity Presents: Rob Zombie’s... par Gameblog



A ces accusations d'anachronisme, on pourra répondre que, d'une part, la France de Vichy est jugée, en 2014, avec le regard de 2014 et non pas celui de 1940, et que des comportements et opinions qui étaient répandus durant les années 30, tels que l'antisémitisme, ne sont plus acceptés aujourd'hui, au nom des valeurs que nous défendons aujourd'hui, et que, d'autre part, même en 1793, les excès de la Révolution et le caractère sanguinaire de Robespierre étaient déjà dénoncés. Le mot "terreur" ne vient pas de nulle part !

L'extrême gauche préfère fermer les yeux sur les crimes qui ont permis à la République d'émerger, c'est son droit. Mais n'oublions pas l'usage de la guillotine à tout va, les sinistres noyades de la Loire  (3) ou la campagne de Vendée. N'oublions pas non plus que Robespierre a servi de modèle à Pol Pot et aux Khmers Rouges (4), ces grands adeptes de la table rase. 

Robespierre fait partie de l'histoire nationale. C'est un fait. Il y a quelques jours, Christiane Taubira affirmait que la République devait avoir le courage et l'honneur de reconnaître que ce qui avait été fait en son nom était injuste et illégal. Elle ne parlait ni du génocide vendéen, ni de la colonisation, mais de la répression de la grève des mineurs de 1948.

Son propos aurait cependant être le suivant : La République doit avoir le courage et l'honneur de reconnaître que certains des actes qui ont été faits en son nom ont été injustes et illégaux. Elle aurait pu ainsi dénoncer la Terreur et rappeler le fait que l'extrême gauche, comme l'extrême droite, puise son idéologie dans une histoire de violence.

Ce débat n'est pas ouvert. En revanche, dans un pays où l'apologie des crimes contre l'humanité est non seulement interdite, mais en plus criminelle, il est temps de commencer à rappeler que Robespierre était un criminel, agissant certes au nom de la République, mais un criminel quand même. Dans ce contexte, il est temps de débaptiser la station Robespierre.








dimanche 9 novembre 2014

25 ans après la chute du Mur de Berlin

En 1919, 52 ans après qu'un historien allemand eut écrit que le capitalisme devra être remplacé par un mode de production fondé sur la propriété commune, des révolutionnaires inspirés par cette idée débutent l'expérience qui débouchera sur l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques. Pour l'idéologue et ses exégètes, pour sortir de la "lutte des classes" ("bourgeoisie" contre "prolétariat"),  la fin (l'horizon communiste) passe par une phase socialiste. C'est la trame du manifeste du Parti Communiste. Le but est de créer un "homme nouveau", débarrassé de ses "anciens déterminismes".

Parallèlement, en Italie, un ancien membre du Parti Socialiste Italien pousse le concept d'homme nouveau jusqu'au bout de sa logique (le fascisme). Ce leader italien inspire son alter égo autrichien, membre du Parti National Socialiste des Ouvriers Allemands. En URSS aussi, on précipite l'expérience, en évitant le débat (fin de la démocratie) et en faisant comprendre, de force, ce que les gens doivent faire (kolkhozes agricoles par exemple). 

On peut donc dire que, le socialisme, c'est un homme ou un groupe qui, sous prétexte de mieux savoir que les gens ce qui est bon pour eux, mettent en place un système coercitif et répressif afin que les objectifs globaux soient atteints. Aux anciens régimes antilibéraux (empires autoritaires, monarchies non démocratiques, etc), le socialisme ajoute donc le fait de se parer des couleurs du bien.

En 1939, le dirigeant de l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS), Joseph Staline, signe un pacte avec l'Allemagne National-Socialiste d'Adolf Hitler. C'est le pacte Germano Soviétique, approuvé par les communistes du Parti Communiste Français et du journal l'Humanité.
Ce pacte prévoyait notamment la répartition entre les deux puissances antilibérales des territoires tels que celui de la Pologne.

En 1945, l'Armée Rouge dirigée par Joseph Staline pérennise ses positions prises sur les nazis en Europe de l'Est, et met en place des régimes de "démocraties populaires", d'inspiration socialiste et pro soviétiques, dans les pays sous occupation, de la Bielorussie à la République Démocratique Allemande (Allemagne de l'Est). Les partis politiques sont supprimés et réprimés, mais c'est pour le bien de tous. Et surtout, la liberté de circuler est supprimée. C'est une constante dans les dictatures : les dirigeants ne veulent pas que les citoyens partent. 

Spécifiquement, en Allemagne, non seulement les allemands de l'est n'avaient progressivement plus le droit d'aller s'installer en zone occupée par les Anglais, les Français et les Américains, mais dans Berlin également, il en fut de même. En 1961, les soviétiques emmurent les secteurs Anglais, Français et Américains afin d’empêcher les habitants de Berlin Est de fuir à l'ouest, et pour les faire rester dans le paradis socialiste. Ce système durera 28 ans. 
Paradoxalement, le coût de gestion des frontières est-allemandes (jusqu'à 2% du PIB durant les années 80) contribuera à la chute du bloc de l'est). 

En 1989, suite à une combinaison de désorganisation au sein de l'appareil politico-administratif de la RDA, de manifestations géantes à Leipzig, de l'action de Jean-Paul II et d’essoufflement de l'URSS dans sa course avec les Etats Unis, le Mur finit par tomber. 


Il y a plusieurs observations à tirer de l'échec, car c'est un échec, de la parenthèse des démocraties populaires en Europe de l'Est. 

Premièrement, les régimes socialistes, dirigistes, centralisés, ne marchent pas. Toutes les tentatives de diriger l'économie aboutissent au mieux à une pauvreté partagée, au pire à des graves pénuries. Dans le cas de la RDA, on dispose d'un cas d'école. Rappelons que la Prusse et Berlin ont été le théâtre d'un vrai développement, Berlin étant par exemple la première ville d'Europe à disposer d'un éclairage public électrique, pas Frankfurt ou Munich. Les destructions par bombardement massif des alliés, en 1944, ont de plus fait repartir l'Allemagne à zéro après la Seconde Guerre Mondiale. Or, en 1989, la différence technologique et économique entre l'est et l'ouest était gigantesque. Au niveau écologique également, l'écart était considérable (1). Alors que les véhicules ouest allemands étaient tous équipés de pots catalytiques en 1989, en Allemagne de l'Est, ce n'était pas le cas, loin de là. 

Deuxièmement, la démocratie libérale, bien qu'imparfaite, au même titre que la nature humaine, attire plus que les régimes socialistes. Ce qui est frappant, c'est, d'une part, que la RDA se soit sentie obligée d’empêcher sa population de fuir. Or, il n'y a aucun pays de la CEE de l'époque qui se soit doté d'un système équivalent, pas plus qu'il n'y a eu d'exode ou de tentative d'exode massif, entre 1945 et 1989, d'ouest vers l'est.
La leçon de 1989, c'est que les gens préfèrent, in fine, être libres. Aucun habitant de Hambourg n'a construit de tunnel ou de ballon pour fuir vers la RDA.

Troisièmement, la liberté reste un combat actuel, y compris et surtout dans les pays tels que la France ou les Etats-Unis. 
En effet, la RDA aurait rêvé d'avoir à sa disposition les moyens technologiques et légaux à la disposition de la France ou des US de 2014. Aux fiches cartons de l'époque répondent maintenant les fichiers de tout type qui traquent les citoyens sans que des organismes comme la CNIL aient leur mot à dire. Paranoïa ? Non, simplement, constatation que la technique de la grenouille plongée dans l'eau tiède fonctionne. On commence par dire, par exemple, que le FNAEG ne concerne que les violeurs, et au final, de simples manifestants doivent voir leur ADN fiché par l'Etat. 

En fait, parfois, on se demande si la démocratie libérale a vraiment gagné en 1989, ou si ce n'est pas l'étatisme qui a trouvé un compromis, partout dans le monde. Déjà, sur le seul plan économique, les pays vraiment libéraux sont rares. Il y a certainement la Suisse, les Pays Bas, Hong Kong, mais la France certainement pas, et les Etats Unis dans une certaine mesure, non plus. Ensuite, sur le plan des libertés civiles, c'est pire. Edward Snowden a beau être piégé, son message est passé.
Partout dans le monde, on sait que les gouvernements interviennent, interfèrent, fichent, traquent, taxent, imposent, surveillent, et ce en profitant du fait que nous nous éloignons de la démocratie directe. En France, à 57% du PIB qui passe par l'Etat, nous ne sommes pas encore aux 99,9% de la RDA, mais nous nous en inspirons, parce que le rêve de 99% de nos politiciens n'est pas de laisser les gens se débrouiller.

Enfin, sur le plan purement politicien, la différence de traitement médiatique, en France, entre une extrême gauche qui a une filiation directe avec les régimes socialistes d'Europe de l'Est, et l'extrême droite, est choquante.
Comment se fait-il que le hashtag #MoiMaGauche, lancé par le Parti Communiste, n'ait pas été massivement dénoncé par les journalistes, à l'image de la réaction qui aurait été déclenchée par un hashtag du type #MoiMonNationalSocialisme ? 



(1) Ecologie Libérale Chute du Mur de Berlin - 9 Novembre 1989 9 novembre 2011

jeudi 26 juin 2014

Le "grand capital apatride" en 2014 en France

En 2014, un député de l'Assemblée Nationale française peut se permettre d’utiliser l'expression "grand capital apatride" lors d'une question au gouvernement. Ce député, il s'appelle Jean-Jacques Candelier, il est communiste.



Déja, est ce normal que, 25 ans après la chute du mur de Berlin, il y ait encore des communistes en France ? Comment ces gens peuvent-ils oser se réclamer d'une idéologie mortifère qui a fait 100 millions de morts ? La question est posée. En plus, que pèsent-ils dans l'opinion ? Mais bon, les institutions et les règles du scrutin uninominal majoritaire à deux tours sont ce qu'elles sont. Les communistes sont 10 alors le Front National a seulement 2 élus, mais c'est comme ça. L'Assemblée Nationale n'a rien d'une représentation instantanée et proportionnelle de l'état de l'opinion du pays. La preuve : le PS est toujours majoritaire.

Ensuite, le député communiste Jean-Jacques Candelier a expliqué au Lab Europe 1 que son expression ne devait pas être prise dans son sens antisémite, qu'elle était "non connotée".
Est-ce que le député communiste Candelier dit vrai  quand il affirme qu'il a utilisé son expression sans connotation antisémite ? C'est  possible. Les communistes sont connus pour leur amnésie. La gauche et l'extrême gauche ont fourni de gros bataillons de collaborateurs, mais se disent ajourd'hui en lutte contre les idées qui ont amené l'Europe a souffrir du joug nazi. 
Mais si ce que dit le député Candelier est faux ? C'est possible aussi. Problème : cela soulève plusieurs questions, à commencer par celles  de la transmission et celles de la cohérence de la lutte anti extrême droite. Si le député Candelier, agé de 69 ans (encore un gauchiste qui veut la retraite à 60 ans sauf pour lui, un peu comme Martine Aubry, Jack Lang et d'autres), politicien professionnel, ignore que "grand capital apatride" est une expression que l'extrême droite utilise fréquemment, alors comment peut-il, lui et ses amis, passer son temps à nous vendre son école et sa république alors qu'on voit bien qu'elles ne transmettent rien du tout, même pas des cours d'histoire décents ? 

Certains diront : attention, en montant en épingle cette histoire de grand capital apatride, on retombe dans les travers de la repentance qui fait qu'en 2014, on ne peut rien dire parce qu'il y a 74 ans, des français, notamment la police française, ont préféré, par idéologie, envoyer des gens à la mort. C'est vrai que nous ne sommes pas responsables de ce qui s'est passé. Mais cela n’empêche pas de tirer des leçons de ce qui s'est passé et surtout d'identifier les coupables, à commencer par le nationalisme inhérent à toute idée socialiste.

Enfin, quelle réaction de la gauche aux propos du député Candelier ?

On a certes le choc des mots de Candelier mais surtout le poids des actions de Montebourg, félicité par Valls. En effet : si Jean-Jacques Candelier dénonce le "grand capital apatride", Montebourg, Eckert et autres passent, eux, leur temps à le combattre effectivement, en faisant tout pour que la France ne soit pas attractive. Ils transforment aussi le sens des mots, en donnant aux français l'illusion d'un droit divin à avoir des emplois, en utilisant trop fréquemment les expressions "nos entreprises" ou "nos emplois", dans une vision très soviétique de l'économie. Comme si les groupes du CAC 40 n'avaient pas de propriétaires, les actionnaires ? Quand une Polytechnicienne affirme que "je préfère que nos entreprises restent à capitaux français" (au lieu de démissionner et d'en créer une, d'entreprise) et que personne ne la reprend en demandant si elle voulait dire "je préfère que les entreprises incorporées en France soient détenues par des personnes  françaises", c'est infiniment plus dangereux car cela accrédite dans l'opinion, sur le long terme, l'idée qu'il y ait une sorte de propriété collective, de patrimoine commun. Etre en France ne signifie pas appartenir à la France et aux Français. Les 20 millions de logements situés en France appartiennent à des gens, leurs propriétaires, pas à la France. Et ces propriétaires peuvent aussi être du grand capital apatride. 

Accessoirement, la gauche, socialiste, communiste ou autre, est bien contentes quand ce grand capital apatride finance notre mode de vie à crédit. N'oublions pas que quand la SNCF ou la Sécurité Sociale vont à New York ou à Singapour pour vendre leurs obligations, c'est bien le grand capital apatride qu'elles vont draguer.

Préférence socialiste pour le capitalisme de connivence, nationalisme, crise de représentativité : la petite phrase du député communiste Candelier en ouvre des tiroirs !

Egalement publié sur Agoravox


Enfin, que n'aurait -on dit si c'était un député d'extrême droite qui avait utilisé cette expression ? Preuve supplémentaire est faite que extrême droite et extrême gauche, c'est le même combat.

Manuel Valls, au lieu de rire quand le député Candelier parle de grand capital apatride, ferait mieux de s'expliquer sur sa politique et sur sa complaisance vis a vis de l'extrême gauche.

Egalement publié sur Contrepoints

samedi 8 février 2014

Ce à quoi la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Sochi n'a pas fait référence

Hier soir, on a assisté à une belle cérémonie d'ouverture pour les JO de Sochi 2014. Oui, très belle, même. Il fallait en effet un certain talent pour illustrer en tableaux successifs l'histoire de la Russie, sans arriver à placer une seule image de Staline. 

Que les Russes ne veuillent pas parler de l'Holodomor (génocide des Ukrainiens durant les années 30), c'est normal. On imagine mal les français évoquer la torture en Algérie en cérémonie d'ouverture d'hypotétiques prochains JO. Mais ne pas rendre hommage à l'une des principales figures politiques du XXeme siècle ?





lundi 27 janvier 2014

#MUN75000 : #NKM peut gagner

L'Hérétique semble séduit par la dernière proposition de NKM en matière de circulation. On peut, au contraire du bloggeur centriste, partager les réserves d'Arnaud Dassier, du Parti Libéral Démocrate. 

Malgré cela, malgré cette énième tentative de NKM de passer pour une Hidalgo de la droite modérée, et parce qu'il reste  55 jours avant le premier tour des municipales 2014 à Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet peut encore gagner la municipale parisienne. 

L'auto proclamée tueuse connait la mission : avoir 81 conseillers de Paris qui voteront pour elle lors de l'élection du Maire de Paris. Pour arriver à cet objectif, Nathalie Kosciusko-Morizet a deux éléments à sa disposition : 


  • Anne Hidalgo est au pouvoir depuis 12 ans et elle est soutenue par tout le PS, d'Antoni Duarte à François Hollande en passant par Manuel Valls ou Arnaud Dassouline
  • Nathalie Kosciusko-Morizet est détestée par une partie de l'UMP, à commencer par son top management, et moquée par la presse. 
Anne Hidalgo est donc comptable des résultats du PS, quand NKM ne l'est pas des propos de Copé. 

Première observation : qu'est ce que Anne Hidalgo peut promettre actuellement qu'elle n'aurait pas pu faire en 12 ans ? Certes, sa campagne démontre qu'elle et son équipe maitrisent les dossiers, ce qui est bien le minimum vu que le PS dirige Paris depuis 2001. Mais il suffit d'écouter les alliés d'Hidalgo, EELV les Verts et les Communistes, pour savoir ce qui a été réussi et ce qui a été raté. 

C'est la deuxième remarque : on parle beaucoup des listes dissidentes de l'UMP, mais quid des listes concurrentes au PS, qu'elles soient sous couleur Europe Ecologie les Verts, MRC ou MUP, avec le retour de Michel Charzat ou Robert Jurassic Park Hue ? Tous ces gens n'ont-ils pas gouverné ensemble ? Pourtant, eux aussi, en présentant des candidats, disent "12 ans ca suffit". 

Troisième remarque, l'image. On présente souvent Anne Hidalgo comme une personne cool (car de gauche), branchée sur l'écologie et les circulations douces, républicaine et issue du peuple, en opposition à NKM qui serait une pauvre petite fille riche et déconnectée du peuple. Ce faisant, on oublie plusieurs choses : d'une part, NKM est plus jeune et moins cumularde que Hidalgo. A l'heure où on parle de renouvellement de la classe politique, Hidalgo est plutôt mal placée pour donner des leçons. D'autre part, pourquoi veut-on à tout prix que les élus soient "proches du peuple" ? Pas plus que le PDG de Total est proche de ses pompistes, le maire de Paris n'a pas forcément à faire 45 mn de RER A pour venir travailler à Paris, il est surtout élu pour faire son boulot au mieux. 

Quatrième et dernière remarque, alors que Anne Hidalgo est associée à une partie de l'extrême gauche communiste (le PCF, détaché du Front de Gauche), NKM, elle, a toujours été hyper claire avec l'extrême droite. Et si elle prenait un peu plus de temps pour le rappeler à Hidalgo et surtout aux électeurs qui, originaires d'Europe de l'est, d'Asie ou d'Afrique, savent ce que communisme veut dire ? 

Nathalie Kosciusko-Morizet ne doit pas avoir peur de ne pas présenter de programme. Qui dans les électeurs d'Anne Hidalgo ou parmi la presse lira les 197 pages de Paris qui Ose ? De plus, les partenaires de Nathalie Kosciusko-Morizet, comme Christian Saint-Etienne, ont déjà réfléchi au sujet. 
En revanche, il y a un message simple que Nathalie Kosciusko-Morizet peut diffuser : 12 ans ça suffit !

vendredi 6 décembre 2013

Il faut liquider @humanite_fr, une entreprise en difficulté

Lisez l'amendement 410 de la loi de finance 2013 :

"Les créances détenues sur la Société nouvelle du journal L’Humanité au titre du prêt accordé le 28 mars 2002, réaménagé en 2009 et imputé sur le compte de prêts du Trésor n° 903‑05, sont abandonnées à hauteur de 4 086 710,31 euros en capital. Les intérêts contractuels courus et échus sont également abandonnés"



Pour protester contre cela, vous pouvez

  • signer la pétition de l'UNI 


  • ou écrire directement aux députés, ou plus exactement au gouvernement, puisque c'est lui qui a présenté cet amendement. 
Et, par pitié, que l'on ne nous sorte pas le stupide argument du pluralisme des idées. Déjà, comment se fait-il que dans un pays qui vote à 11% extrême gauche, les types de l'Huma n'arrivent-ils pas à vendre leur journal ? Les clients ont fait leur choix ! Il y a beau avoir une énorme base de gens ouverts aux idées de l'Huma, ceux-ci pensent que le rapport qualité prix est proche de zero et que l'Huma n'a rien à leur apporter.

D'autre part, Internet permet d'assurer le pluralisme des idées bien plus efficacement que n'importe quelle intervention gouvernentale, comme le rappelle Contrepoints (lire L’Humanité veut faire effacer sa dette par voie législative). 

L'équipe gouvernementale veut certes acheter des amis à son extrême gauche, mais il parait qu'elle veut aussi une "France apaisée". Il n'y a pas d'autre option possible que de ne pas effacer les dettes de l'Humanité, un journal en faillite et qui, "accessoirement", défend le communisme et ses 100 millions de morts. 


lundi 11 novembre 2013

11 Novembre

Pourquoi ne pas fêter le 9 Novembre, date d'anniversaire de la chute du Mur de Berlin, en souvenir de l’effondrement des pays communistes ?

lundi 21 octobre 2013

Alliance socialo-communiste à Paris : au moins les choses sont claires ...!

Pendant que la presse cherche depuis des mois, sans trouver, des traces d'alliance entre la droite et l'extrême droite, la gauche socialiste parisienne, elle, s'allie tranquillement à une partie de l'extrême gauche, le Parti Communiste (1). 

La gauche et une partie de l'extrême gauche unies à Paris,
depuis 12 ans maintenant


Oh la, dirons certains comme Laurent de Boissieu (ipolitique), comme vous y allez fort, l'ami ! Le PCF à l'extrême gauche ? Allons donc ! Ce sont des gentils sociaux démocrates ! Et puis, n'y a t-il pas des partis à la gauche du PCF, toutes les composantes du Front de Gauche ? 

Le problème avec ce raisonnement est qu'il n'est pas très acceptable.

Le PCF a cette caractéristique d'être l'un des rares partis politiques français à ne pas avoir changé de nom récemment (la nouvelle UDF, l'UDI a 1 an (1), l'UMP 11 ans, le PS une quarantaine d'années) et donc à être l'héritage direct des gens qui, il y a 50, 60 ou 70 ans, se réclamaient de communisme, ici et ailleurs. Et qu'on fait ces gens ? De la collaboration (2) ET de la résistance (3). 

Dans un pays qui est si chatouilleux avec le comportement adopté pendant la Seconde Guerre Mondiale, il est tout simplement honteux d'accorder un blanc-sein à des héritiers de gens qui approuvaient le pacte germano-soviétique pendant que les catholiques, les gaullistes, les arabes, les noirs et les anglo-saxons ont risqué leur vie pour sauver la France. 

Certes, nous avons des intellectuels qui, tranquillement au détour d'une conversation d'une émission de TV, avouent une "jeunesse communiste", sans honte, alors que l'équivalent, une jeunesse d'extrême droite, est mal vu et à juste titre. Mais est-ce une raison pour oublier que, partout où le communisme a été tenté, quelque soit le pays, quelque soit la latitude, la culture, il a toujours, pour faire émerger un "homme nouveau", ériger des barbelés pour empêcher les gens de fuir le paradis communiste et que cette idéologie a généré 100 millions de morts (4) ? 

Comment Anne Hidalgo, qui dit se battre contre les extrêmes, peut s'allier au PCF ? Accepterait-elle que NKM s'allie au FN ? 

On pourra objecter, non sans raison, que les communistes français de 2013 n'ont tiré sur personne, ils militent dans le cadre républicain, ils ne commettent pas de dérapages. Ceci s'applique aussi à l'extrême droite française de 2013. Alors regardons le programme et les idées. 

Ian Brossat, le représentant du PCF à Paris, est en faveur de "plus de solidarité à Paris", et propose pour cela, par exemple, de forcer la mixité sociale "en mettant du logement social dans le centre et l'ouest parisien", de donner des allocations spécialement dirigées vers les familles monoparentales, remplacer le Sacré-Coeur par un espace dédié à la solidarité, développer les transports en commun (5). 

En ce qui concerne la mixité sociale, c'est idiot. Les français n'en veulent pas (6). Ils veulent des quartiers économiquement homogènes, avec des voisins qui leur ressemblent sur le plan matériel. Quand les français ou les étrangers habitent des cités HLM du 93, ils partent dès qu'ils en ont les moyens. Si il n'y a que des riches dans le XVIe (c'est faux, mais admettons qu'il n'y ait ni d'étudiants, ni d'employées Philippines, ni de familles, ni de jeunes ménages qui habitent le XVIe), c'est par libre choix. Et si des personnes comme Ian Brossat n'habitent pas le XVIe, c'est aussi par libre choix. De plus, les avocats de la cause de la mixité sociale sont souvent les premiers à la détruire. Quand les bobos débarquent dans un quartier, ils ne laissent aucune chance aux pauvres (7), et remplacent leurs commerces par des boutiques bio, édictent des reglementations anti voiture ou anti bruit et font monter les prix de l'immobilier. 

Par rapport aux allocations spécialement dirigées vers les familles monoparentales, déjà, il ne s'agit pas d'une responsabilité municipale (la politique familiale est nationale) et en plus, c'est exactement le genre de mesures injustes dont personne ne veut. D'abord, si Ian Brossat se renseignait, il saurait que ses amis socialistes sont en train de voter des lois anti famille. D'autre part, de manière plus globale, Ian Brossat l'ignore peut-être, mais l'activité de faire des enfants, même dans un pays aussi socialiste que la France, reste une activité privée et un libre choix. De quel droit le contribuable devrait être sollicité pour financer la famille d'à coté, qu'elle soit monoparentale ou non, d'ailleurs ? 

Enfin, les propos sur le Sacré-Coeur, démentis par la suite dans Metro, sont absurdes mais ils dénotent surtout le fond parfaitement christianophobe des socialo-communistes qui, par ailleurs, semblent vouloir prendre le contrepied de leur racisme en encensant les musulmans qu'ils détestent par ailleurs. 

Au niveau local aussi bien qu'au niveau national, la gauche, contaminée par les idées d'extrême-gauche, détruit le moral des gens, l'économie du pays (8). A Paris, l'accord entre les socialistes et les communistes aura un impact direct sur votre logement, comme le rappelle Hélène Delsol (9). 

En 2014, sachons quoi faire ... ! Sortons de l'UMPS et de ses deux Fronts, de Gauche ou National, en privilégiant un vote centriste, libéral et démocrate, clair et net, avec pour priorité numéro un de remercier Anne Hidalgo. C'est le programme des centristes de l'UDI (10), conduits à Paris par Christian Saint-Etienne (11), et clairement opposés aux extrêmes. 


(3) Wikipedia Henri Rol-Tanguy
(6) Le Parisien Libéral La mixité sociale, personne n'en veut un post du 28 mars 2012 
(7) Le Parisien Libéral La fracture sociale pour ceux qui ne veulent pas comprendre 21 février 2013
(9) Hélène Delsol Accord PC-PS : Attention à votre logement! 20 octobre 2013
(10) UDI Paris http://www.paris-udi.fr
(11) Christian Saint-Etienne http://www.cseparis2014.fr