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mercredi 7 octobre 2015

Air France : Marion Maréchal le Pen n'a rien compris à la notion d'Etat nounou

Quelle surprise de lire dans le Parisien d'hier le résumé d'une intervention de Marion Maréchal-Le Pen (Front National). Ça partait bien : elle explique qu'elle veut moins d'"Etat-nounou", plus "d'Etat régalien". 
Ces notions, moins d'Etat-nounou" et plus "d'Etat régalien, les libéraux ne les renieraient pas. 
En effet, un des problèmes de notre pays, c'est qu'on a un Etat qui s'occupe de tout (de la couleur des gommes à la largeur des allées des hypermarchés (3), la liste est longue ...(4) ) sauf de l'essentiel (une police qui protège les citoyens sans abus d'autorité, une justice rapide et séparée du politique, une armée aux missions claires et aux moyens avérés et une diplomatie efficace). 

Mais ensuite, la députée FN nous explique qu'il "faut garder une grande compagnie aérienne publique", que Air France est "un patrimoine" mais "l'Etat français est actionnaire d'Air France mais il n'a pas joué son rôle d'Etat stratège." Il parait même qu"on abandonne clairement une entreprise qui pourrait être bénéficiaire" (quasiment les mêmes propos, dans l'idée, qu'Olivier Besancenot, qui a déclaré sur BFM TV qu'Air France va bien).



Et la, on comprend que pour Marion Maréchal le Pen, l'Etat régalien, c'est un peu à géométrie variable. Elle n'est pas la seule ... combien de fois entend-on, de la part de députés de gauche ou de "droite", que tel ou tel produit (de l'agriculture au livre, en passant par la culture, l'eau, le médicament)  n'est "pas un produit comme les autres" ? 

Alors, quelques rappels, d'abord sur Air France. 
Si cette compagnie a des problèmes, c'est d'abord de la faute de son personnel. Rappelez-vous, l'année dernière, la grève suicidaire de ses pilotes kamikazes (5)  !




Ensuite, c'est justement parce que l'Etat, cet investisseur schizophrène, est au capital d'Air France, que les problèmes sont aggravés (6)
A ce titre, on se demande bien de quoi se mêle Manuel Valls. C'est vrai que les images du DRH quasi lynché par les salariés peuvent porter un sacré coup à l'image de la France. Mais le Premier Ministre n'a t-il pas d'autres dossiers plus urgents à traiter (inversion de la courbe du chômage, déficits publique, dette hors de contrôle, guerres Bushistes en Afrique, surpopulation carcérale ...).

L'urgence, tant financière du point de vue de l'Etat, que managériale du point de vue d'Air France, c'est que Bercy vende ses titres et privatise enfin cette compagnie aérienne.

Reprenons l'histoire d'Air France, et notamment les récentes négociations avec les syndicats (7). Comment voulez-vous que l'Etat soutienne le management tout en voulant ménager les syndicats et, cerise sur le gâteau, pousser les pions de la SNCF qui, sur certaines destinations, entre en concurrence directe avec Air France (Paris Marseille, Paris Strasbourg, Paris Londres) ? En finir avec l'Etat-nounou, c'est pas tenir une perche au bord du bassin de la piscine. C'est laisser le gamin se jeter à l'eau pour qu'il nage par lui-même.
Egalement publié sur Agoravox
En matière de volonté d'en finir avec l'Etat-nounou, il y avait une politicienne qui avait clairement fixé le cap. Elle s'appelait Margaret Thatcher (8).
Aujourd'hui, British Airways est privatisée, et cela ne l’empêche pas d'emmener un peu des valeurs britanniques dans les airs à chaque fois qu'un de ses avions décolle, quelque part dans le monde. La privatisation et l'ouverture à la concurrence n'ont pas donné un coup d'arrêt au transport aérien au Royaume Uni, au contraire. Chacun a en tête les succès de l'irlandais Ryanair ou de l'anglais Easyjet, ou encore de Virgin Atlantic.




On ne peut pas vouloir moins d'Etat-nounou et vouloir garder dans le giron de l'Etat un actif qui n'a rien à y faire. En quoi Air France KLM répond à la définition de service public régalien ?

Comme quoi, il n'y a pas de surprise. Que l'on parle des chevenementistes type Florian Philippot ou des conservateurs comme Marion Maréchal le Pen, le FN est bel et bien un énieme parti socialiste de plus ... ! Ce n'est donc pas avec ce parti qu'on sortira de la grande nurserie.
Et évidemment, si Marion Maréchal le Pen aime tant Air France que cela, elle est toujours libre d'acheter, avec son propre argent, des actions de cette compagnie !



(2) Wikiberal Etat-nounou
(3) le Point Les délires de l'État nounou 13 novembre 2013
(4) Contrepoints Etat Nounou
(5) Le Parisien Libéral Délaissez @airfrance pour mettre leurs pilotes irresponsables au chômage ! 30 septembre 2014
(6) L'Opinion L’Etat actionnaire, pompier pyromane chez Air France 6 octobre 2015
(7) Le blog de Nathalie MP Un peu d’histoire d’Air France
(8) The Guardian A short history of privatisation in the UK: 1979-2012 29 mars 2012


vendredi 28 août 2015

L'Eglise et Sciences po face au FN : pourquoi ce n'est rien

Aujourd'hui, si vous voulez rire, allez voir l'édito de Bruno Roger-Petit publié par Challenges : "L'Eglise et Sciences po face au FN: pourquoi c'est un phénomène inquiétant (1)". 

Ce journaliste, qu'on peut sans l'insulter qualifier d'éditocrate au coeur du système médiatique français (diplômé de Sciences Po, il est passé de France Inter à Europe 1 puis à Challenges), s'inquiète de deux nouvelles : d'une part, une section FN est en cours de création à Sciences Po Paris (avec, accrochez vous, des anciens UMP, des anciens PS et des anciens FDG (2), ce qui valide la thèse UMPS que le FN dit critiquer), et, d'autre part, la députée FN Marion Maréchal-Le Pen est attendue à l'université d'été de la Sainte-Baume, une manifestation organisée par le diocèse de Fréjus-Toulon (3), ce qui émeut d'ailleurs l'ensemble de la presse. Notons qu'il y aura également à cette université d'été un député PS et une députée UMP, mais passons. 

Déjà, on peut se demander pourquoi une école comme Sciences Po n'avait pas de section FN. Cet établissement ne forme t-il pas des futurs hauts fonctionnaires, et ne rassemble t-il pas des gens que la politique, au sens large, intéresse ? Comment peut-on penser qu'il puisse exister des énarques extrémistes de gauche ou de droite mais qu'ils n'aient pas de relais à Sciences Po ?
Et comment peut on, également, accepter l'idée que les extrémistes de la gauche de l'extrême gauche (4) soient représentés à Sciences Po, mais pas les extrémistes de droite ? 
Par simple souci de pluralité des idées, il était logique que le Front National s'implante à Sciences Po, tout comme le Front de Gauche (5) y est acclimaté.  
Si on veut dénoncer l'extrémisme, alors dénonçons tous les extrémismes. C'est juste de rappeler la filiation idéologique du FN (encore que les différences sont énormes entre les différents courants du FN) mais n'oublions pas de rappeler également celles du FDG, héritier du communisme. 

Ensuite, c'est franchement comique de voir ce journaliste s'inquiéter de l'impact de discussions tenues dans le cadre d'une réunion organisée par le diocèse de Fréjus-Toulon. 
Actuellement, il y a moins de 5% des français qui fréquentent les églises. Etant donné qu'il y a un peu plus d'un million d'habitants dans le diocèse de Fréjus-Toulon, on peut donc estimer qu'il y a 55 000 personnes qui suivent  Mgr Dominique Rey. Cinquante cinq mille personnes ... whaou ! Et pour la plupart, sans doute au dessus de 50 ans de moyenne d'age. C'est sûr que c'est le diocèse de Fréjus-Toulon qui va faire la différence dans la progression du Front National dans le sud ou ailleurs ...! 
La vérité, c'est que des gens comme Bruno Roger-Petit surestiment largement le poids de l'Eglise, ou alors ils regrettent ce qu'elle est devenue : une religion marginale et ultra minoritaire, et qui n'a plus d'impact sur la France. On ne peut pas en même temps se réjouir du fait que "Oui, le mariage hétéro-normé est mort, et avec lui la famille judéo-chrétienne imposée par l'Eglise-institution au tournant du XIIe siècle" (6) et en même temps dire que l'Eglise a un impact sur quoique ce soit : les catholiques, mais aussi les musulmans et les juifs de la Manif pour Tous n'ont pas pu empêcher le président Hollande de réformer le mariage civil en l'ouvrant aux couples gays. Dès lors, pourquoi se préoccuper de ce que, non pas l'Eglise, mais tel ou tel diocèse, serait amener à dire ou faire ?
Au passage, rappelons quand même que Roger Cukierman , le président du CRIF, a jugé que Marine Le Pen était « irréprochable personnellement ». A t-on accusé les juifs de devenir inquiétants ?

En fait, ce qui fait peur, ce sont les idées derrière l'édito de Bruno Roger-Petit, surtout quand il écrit que l’Eglise et Sciences po sont "deux établissements de la société française qui, par destination, devraient s’opposer au Front national" : l'Eglise catholique n'est pas un parti politique, ni même un établissement qui devrait faire ceci ou cela, c'est juste la communauté de ceux qui pensent que Jésus est mort et ressuscité pour annoncer sa bonne nouvelle. Sciences Po, elle, est une école dépolitisée, de gens prêts à exercer le pouvoir, quel qu’il soit. On le voit bien dans la dépolitisation relative de tous ces Sciences Po/Enarques qui pourraient aussi bien être ministres d'un gouvernement socialiste de gauche que d'un gouvernement socialiste de droite. Quand au concept de "société", comme disait Margaret Thatcher (7) ... Sous ses dehors "progressistes" (exemple :: soutien à la PMA), Bruno Roger-Petit semble en réalité rêver du monde stable, hiérarchisé, cloisonné et identifiable de la France des années 60.

Critiquer les conséquences, c'est bien. S'attaquer aux causes, c'est mieux. Ce n'est pas lutter contre le FN qu'il faudrait, mais contre la prégnance des idées nationalistes et socialistes parmi nos compatriotes. Or, le FN, ce parti ultra étatiste, et ultra socialiste, est le mieux disant en la matière. Bruno Roger Petit a raison de s'inquiéter de la progression du FN, mais il aurait dû noter, dès 2012 voire auparavant, que les thèmes politiques portés par l'UMP, le PS et le Front de Gauche, vont tous dans le même sens : toujours taper sur Bruxelles (y compris le président Hollande !), refuser le fédéralisme européen, dénoncer  le soi-disant"l'ultra libéralisme" (Mélenchon, le Pen, Sarkozy, le PS évidemment), laisser penser que la France et les français ont besoin d'un homme ou d'une femme providentiel(le), etc, et Bruno Roger-Petit n'a jamais été le dernier à chercher, malgré lui peut-être, à laisser croire que le "modèle social français" doit survivre..



OpinionS : La France sous surveillance ? par Lopinionfr


Qu'on le veuille ou non, le FN, qui a son programme économique aligné sur celui du FDG (8), est désormais le meilleur défenseur de ce "modèle social français" et de tous les mensonges électoraux que son maintien imposera de prononcer. Ses succès proviennent de là. Alors qu'il soit représenté à Sciences Po ou que tel ou tel diocèse l'invite, ce n'est rien, ou plus exactement, c'est la conséquence, pas la cause.
Si, demain, par malheur et suite à la surenchère démagogique, le FN arrive au pouvoir, les anciens de Sciences Po ne quitteront pas la France. Ils mettront leurs compétences au service du parti au pouvoir. Quand à l'Eglise, sa crise (notamment des vocations et de la fréquentation) ne sera pas achevée pour autant.

Evidemment, on pourrait s'imaginer un autre futur, un futur libéral fondé sur la vérité des faits et sur l'idée que les français peuvent se passer d'un Etat omniprésent paré de toutes les vertus. La seule alternative aux idées dirigistes, interventionnistes, nationalistes et socialistes portées à divers degrés par quasiment tous les partis politiques français, c'est celle proposée par le Parti Libéral Démocrate. Les journalistes comme Bruno Roger-Petit ont évidemment un peu de mal à l'admettre.



(6) Le Salon Beige Bruno Roger-Petit croit encore au sens de l''Histoire 17 septembre 2012
(7) Margaret Thatcher quotes "there is no such thing as society"
(8) Contrepoints Front national : un programme économique d’extrême gauche 6 décembre 2014

mercredi 29 juillet 2015

Beigbeider coupe les ponts avec les libéraux


L'ancien membre du Parti Radical puis de l'UMP n'aurait donc aucun état d'âme à soutenir Marxine le Pen ? 
Pour soutenir le programme économique d'extrême gauche du Front National (1), il faut vraiment ne plus savoir où on en est. 

Que les questions sociétales importent à certains, nul ne saurait le reprocher, pas plus qu'on ne saurait critiquer outre mesure les positions authentiquement conservatrices (et non pas libérales) que défendent des gens comme Charles Beigbeider mais aussi François Fillon ou Marion Maréchal le Pen. Mais qu'ils ne s'y trompent pas : le national socialisme n'est pas un conservatisme, c'est bien un socialisme. Quand bien même Marxine le Pen aurait pris ses distances avec son père, au profit du programme ultra étatiste et chevenementiste de Florian Philippot, en réalité, on ne sait pas ce qu'elle pense sur le sujet, comme en atteste son absence totale de communication sur la Manif Pour Tous (2)  (à la différence de sa nièce). 

On peut aussi comprendre le concept selon lequel le Parti Socialiste étant régulièrement associé aux extrémistes de gauche du Front de Gauche (Hollande élu avec les voix de l'extrémiste Mélenchon, ou Anne Hidalgo qui gère Paris avec les communistes), il faudrait envisager des ponts entre le Front National et les Républicains. Mais la encore, il y a de gros bémols : d'une part, le FN ne veut pas collaborer avec les Républicains, il veut les tuer. D'autre part, les socialistes n'ont pas tellement eu à se forcer pour collaborer avec des communistes puisque c'est en réalité tout notre pays qui, depuis le programme du CNR, est influencé à divers niveaux par le communisme. 

Donc, n'avoir aucun état d’âme à soutenir Marxine le Pen, une personnalité volontairement floue sur les sujets sociétaux et dont la stratégie n'est pas exactement coopérative, c'est pour le moins osé. 

Quoi qu'il en soit, bon vent à Charles Beigbeider avec ses nouveaux amis !




samedi 2 mai 2015

Un premier mai qui a tenu toutes ses promesses ...

Tous les ans, à l'occasion de la fête du travail, dont on ne rappellera jamais assez qu'elle est d'origine pétainiste (1), on assiste à la même pièce de théâtre, dans laquelle les mêmes acteurs jouent le même scénario.

D'un coté, on a l'extrême droite, qui, débarquée des 4 coins de France, hurle en plein Paris, entre le Louvre et la place de l'Opéra "on est chez nous", et de l'autre, on a l'extrême gauche, celle qui a pris en otage le pays en 1945, qui crie du coté de Bastille-République-Nation "gardons notre modèle social"

En fait, ils jouent le même sketch, d'autant plus surréaliste que la scène n'est pas adaptée.
Prenez le Front National (FN). De quel "nous" parlent-ils ? De la France de la bière, ou de la France du vin ? De celle du beurre, ou celle de l'huile d'olive ? De celle de la langue d'oc, ou celle de la langue d'oil ?
Cette propension à fantasmer la concordance de la vision jacobine et de la réalité un peu plus complexe qu'est la France réelle est toujours fascinante, surtout chez des gens pour qui le substrat historique de notre pays est soi disant important.

Et prenez, identiquement, le Front de Gauche (FDG). Quand ils réclament plus de social, plus d'intervention de l'Etat, plus de dépense publique (comme leurs alter ego du FN qui partagent le même programme économique et social) ou quand ils se réclament de l'exception française ou du programme du conseil national de la résistance, quand admettrons t-ils que bien loin de nous protéger, le système social français n'est qu'un dommage de guerre qui nous plombe, y compris et surtout "les plus faibles" que la gauche dit protéger ?


Dans ce match extrême gauche - extrême droite, l'une de deux parties bénéficie quand même d'un sacré désavantage : elle joue le role du méchant. L'autre, en revanche, se voit pardonner ses petits écarts, surtout quand ils ne collent pas avec le script.

Il y avait deux infos, hier, qui auraient dû faire l'objet d'un traitement médiatique au moins équivalent.
D'une part, une série d'incidents ont émaillé le défilé du FN (intrusion des Femen place de l'Opéra, qui ont fait le salut nazi et prise de bec entre un élu FN et des équipes de Canal +).
D'autre part, une agression antisémite s'est produite dans le 11eme. Deux  juifs tabassés par des colleurs d’affiches du NPA, qui est au FDG ce que le Parti de France est au FN, l'extrême dans l'extrême.



Comment se fait-il que cette agression n'ait pas fait l'objet d'une couverture médiatique large et de condamnations unanimes, notamment de la part des anti racistes professionnels (SOS Racisme & co). Et où sont tous ceux qui, comme Anne Hidalgo, Julien Dray ou David Assouline, passent leur temps à combattre la résurgence du racisme ? Ils sont gênés par leur sympathie pour l'extrême gauche ? 

Quand est-ce qu'on va enfin mettre sur le même plan extrême droite et extrême gauche ? C'est la même haine, des deux cotés.


(1) Contrepoints Le 1er Mai, héritage du pétainisme 1er mai 2015

dimanche 19 avril 2015

Hollande en flagrant délit de mensonge sur les valeurs communistes

Apparemment, cette après-midi, le président Hollande, socialiste, invité d'une émission de TV sur Canal +, s'est manifestement attaché à expliquer que le Front National et le Front de Gauche, ce n'est pas la même chose.
On comprend bien que le président Hollande cherche à démonter l'équivalence extrême gauche - extrême droite, puisque l'une est son alliée électorale directe. Hollande n'a t-il pas, en dépit des 100 millions de morts du communisme, rendu hommage à ses "valeurs" et à sa "culture" ?


De plus, Mélenchon, du Front de Gauche, dans le cadre du second tour de la présidentielle de 2012, a appelé à voter "contre Sarkozy", au lieu de s'abstenir, lui qui déteste Hollande.
Imagine t-on le scandale si Marine le Pen avait appelé à voter "contre Hollande" et si Sarkozy avait gagné ? N'y aurait-il pas un procès permanent en extrémisme ?

Pourquoi accepte t-on que la gauche socialiste se permette une alliance avec l'extrême gauche ? On ne peut même pas se placer sur le terrain des valeurs prétendument "humanistes" pour cela. En effet, Hollande nous dit que la différence entre le FN et le FDG, c'est que le le Parti communiste ne demandait pas de chasser les étrangers. Or, c'est faux, et un militant conservateur, Gonzague de Chantérac, a bien fait de le rappeler au président Hollande.


En effet, ce militant fait mention à l'affaire du bulldozer de Vitry (1), affaire dans laquelle une municipalité communiste, en 1980, luttait à coup de machines contre les maliens. On était très loin des discours actuels (2) mais parfaitement en ligne avec ce que le leader des communistes disait à l'époque : 



En 1981, les communistes ne pratiquaient pas le double langage : ils pensaient ce qu'ils disaient et le mettaient en oeuvre, notamment en ce qui concerne l'immigration;qu'ils percevaient comme étant un danger pour la classe ouvrière française.
Ils étaient, en ce sens, très loin de l'hypocrisie de ces maires de la gauche actuelle (Ayrault, Aubry, Hidalgo, etc ...) qui adorent les Roms dans leurs discours mais les expulsent de Nantes (3), Lille (4) ou Paris (5) dès que cela est possible. 

On comprend donc que le discours de l'extrême gauche du début des années 80 et celui d'extrême droite de la même époque était similaire. Comment le président Hollande, un homme instruit, qui plus est contemporain de cette période, peut-il être amnésique à ce point ? Ce mensonge "le Parti communiste ne demandait pas de chasser les étrangers, il avait des valeurs" est une honte !
Le comportement du PCF du début des années 80, et de tous ceux qui pensent en général que l'immigration est un problème, est en revanche cohérent avec l'idéologie malthusienne du socialisme (partage du travail denrée rare, colbertisme, etc). 

Le Président Hollande était en Suisse ce week end. Faute de comprendre les ressorts de ce petit pays anti dirigisme dont la prospérité est fondée sur la liberté et le travail, il en parle comme étant un miracle (6). Mais n'a t-il pas remarqué que chez nos voisins et amis Helvètes, le taux d'immigration est bien plus élevé que chez nous, et que le taux de chômage est plus faible ? 
En régime libérale, aussi éloigné que possible des valeurs socialistes et communistes, les immigrés s'intègrent par le travail (qualifié ou non), y compris en l'absence de salaire minimum (7) et en présence d'un code du travail aussi réduit que possible (8).

Le Président Hollande veut lutter contre les valeurs extrémistes ? Qu'il commence par dénoncer le communisme qui irrigue notre pays depuis 1944. Ses valeurs constituent bel et bien le socle du Front National de 2015. Et que le Président Hollande admette la vérité : le discours du FN en 2015 est quasi identique à celui du FDG en 2015 (9). Le PS ne se grandit pas de cette alliance avec un parti extrémiste.


(2) Parti Communiste Français L’immigration n’est pas un problème
(6) Tribune de Genève A l'EPFL, François Hollande salue le «miracle suisse» 17 avril 2015
(7) Contrepoints Pourquoi 76% des Suisses ont voté non au SMIC 20 mai 2014
(9) Gaspard Koenig, Génération Libre Le FN, parti "hard left" 23 février 2014

vendredi 27 mars 2015

Ces villes de banlieue parisienne où le PS oublie son "front républicain"

Cela ne vous avait pas échappé :  le premier ministre Manuel Valls a appelé au "front républicain" dans le cadre des départementales 2015 (1). Mais c'est quoi au juste, ce front républicain ? Difficile d'y répondre avec précision, sachant qu'on a déjà du mal à dire ce qu'est un parti républicain (2). On pensait pourtant qu'Alliance Royale, un parti clairement anti-républicain, ne présentait pas de candidats aux départementales 2015 ...
Alors on nous dit, un parti républicain, c'est un parti qui s'inscrit pleinement dans les valeurs de la République (Liberté, Egalité, Fraternité ?) et qu'a contrario, les partis qui ne sont pas dans cette tradition sont anti-républicains. Du coup, le Front National se retrouve classé dans les partis antirépublicains, bien qu'ils aient un programme plus socialiste et plus étatiste que le Front de Gauche. C'est l'historique du FN qui pose problème, ainsi que les déclarations de certains candidats. Fondé au début des années 70 par des partisans de l'OAS, par ailleurs admirateurs pour certains de la Waffen-SS, le FN rassemble actuellement des chevenementistes énarques  admirateurs d'une certaine vision du gaullisme (Florian Philippot), des traditionalistes de droite (Marion Maréchal le Pen), ainsi que, comme la presse l'a abondamment souligné, des pédophiles potentiels, des antisémites et des racistes. 

Au vu du CV de certains des candidats FN, c'est vrai qu'il y a de quoi être plus que circonspect. 

Mais si on doit juger certains candidats aux départementales à la fois sur leur CV et sur l'idéologie des fondateurs de leur parti politique, ne faudrait-il pas que l'on juge tous les candidats départementales à la fois sur leur CV et sur l'idéologie des fondateurs de leur parti politique ?

Ainsi, on verrait qu'aux cotés de ce parti politique fondé par un admirateur du IIIeme Reich, il existe, dans le paysage politique français, un autre parti politique, dont l'histoire trouve ses racines dans un autre totalitarisme, le communisme, et dont les prises de positions dans le passé font également froid dans le dos : soutien ou non-dénonciation des pires régimes de la planète (URSS, Cuba, Cambodge des Khmers Rouges, Vietnam etc). Ce parti politique, c'est le Parti Communiste Français (PCF) et par extension le Front de Gauche, la coalition de partis politiques d'extrême gauche que le PCF a rejoint. 

Outre le fait que le Front de Gauche s'appuie donc sur un contexte historique tout aussi douteux que celui qui anime le Front National, on trouve à l'extrême gauche les mêmes déviances qu'à l'extrême droite : pédophilie (3), antisémitisme (4),  racisme (principalement la germanophobie, mais pas que). 

Dès lors, puisque le Parti Socialiste se dit être un parti attaché à la démocratie, au respect de l'Homme et aux valeurs de la République, il doit nécessairement dénoncer le Front de Gauche de la même façon qu'il dénonce le Front National.

Or, il y a un certain nombre de villes dans lesquelles un candidat extrémiste de gauche affronte une autre couleur politique, et dans lesquelles le PS devrait donc nécessairement appeler à faire barrage au candidat Front de Gauche.
Passons sur le cas spécifique de Genevilliers (5), dans les Hauts de Seine, où un Front National affrontera son alter ego de gauche aux départementales dimanche ... quel (non) choix entre deux étatistes partageant la même vision dirigiste et étatiste de la politique ! Idem à Choisy le Roi (Val de Marne).
Mais quid des cas du type le Blanc Mesnil (Seine Saint Denis) où le FDG affronte l'UMP ?
Et dans le Val de Marne, à Fontenay sous Bois, à Vitry sus Seine 1ou à Champigny sur Marne 1 ? 

La balle est dans le camp de Manuel Valls, le même premier ministre de gauche tellement mobilisé contre le "fascisme" et l'extrémisme (de "droite" avant tout) qu'il en oublie de regarder l'idéologie de ses alliés d'extrême gauche.
Et s'il ne veut pas s'attaquer à ce dossier douloureux pour le Parti Socialiste donneur de leçons, peut-être pourrait-il alors supprimer ces 100 mesures prises sous Vichy mais toujours en vigueur, telles que l'obligation de porter sur soi une carte d'identité ? 



(2) Le Parisien Libéral Au fait, c'est quoi un parti républicain ? 11 juin 2012

mardi 24 février 2015

La logique dérive nationaliste du Parti Socialiste

Il y a quelques jours, le premier ministre Manuel Valls a, parlant de l'idéologie qui anime les terroristes type Coulibaly ou Kouachi, parlé d'islamo fascisme (1). 
La polémique a duré 24 heures. Que n'eut-on entendu dans les medias, en boucle durant des jours, si les sinistres lieutenants de l'ancien président de la république (Hortefeux, Besson et les autres) avaient parlé d'islamo fascisme ? Mais Valls est "de gauche". Il a donc le droit de dire ce qu'il veut. 

Hier, le président Hollande a utilisé l'expression "français de souche" (2). Pour le PS, il n'y a pas de polémique, il parait qu'il y avait des guillemets à comprendre dans le discours de Hollande, qui parlait des jeunes profanateurs de tombes juives à Sarre-Union.
Evidemment, utiliser l'expression français de souche lui a permis d'éviter de dire "jeunes extrémistes de gauche, antifas"
Mais surtout, là encore, alors que le président de la République utilise une expression qui autrefois (c'est à dire avant le 22 janvier 2015) était d'extrême droite, la encore, la polémique passe. 

C'est insupportable mais fort logique. Le PS court après le FN, quand ce ne sont pas ses militants qui passent directement à l'extrême droite (3). 

Quand va t-on comprendre que le socialisme est forcément nationaliste, et que le Front National est un Parti Socialiste cohérent ? 




(3) Libération À Amiens, Le FN recrute une ancienne socialiste 24 février 2015



Sur le même sujet 

Le socialisme ne peut etre que nationaliste 24 mai 2012
Le socialisme est forcément nationaliste 29 octobre 2012

dimanche 1 février 2015

#circo2504 : abstention !

Pour succéder à Pierre Moscovici, le commissaire européen socialiste chargé de mettre en oeuvre à Bruxelles ce qu'il était incapable d'appliquer à Paris (1), une élection législative partielle a été organisée dans le Doubs ce dimanche. 

L'enjeu est de taille : c'est celui de la majorité absolue à l'Assemblée Nationale (2) et donc la capacité de l’exécutif à faire passer ses projets de loi. Même en comptant sur les voix de Thomas Thévenoud ou de Sylvie Andrieux (3), cela devient difficile.

Notez que l'opposition au Parti Socialiste ne devrait absolument pas se réjouir du fait que le parti du président de la République et du premier ministre perde le contrôle de l'Assemblée Nationale : en effet, Valls et Hollande sont en échec sur à peu près tous les sujets (dette, déficits publics, chômage, croissance etc ...) sauf sur ceux qui concernent l'extension du champ d'action de l'Etat, et la restriction des libertés publiques. Si le PS ne parvenait désormais plus à mettre en oeuvre son programme, chacun peut être sûr du fait que Manuel Valls et François Hollande exploiteront cette excuse pour masquer leur incompétence.

Toujours est-il que 13 candidats ont sollicité les suffrages des électeurs. Voici les résultats du premier tour de la 4eme circonscription du Doubs (#circo2504) :

Inscrits 66 825
Abstention: 40 389 soit 60,44% des exprimés
Votants: 26 436 soit 39,56 % des exprimés
Blancs: 446 soit 1,69 % des votants
Nuls: 281 soit 1,06 % des votants
Exprimés: 25709 soit 97,25 % des votants

Sophie MONTEL (Front National): 8 382 voix, 32,60%
Frédéric BARBIER (Parti Socialiste): 7 416 voix, 28,85 %
Charles DEMOUGE (UMP): 6 824 voix, 26,54 %
Vincent ADAMI (Front de Gauche-PCF-PG-NPA-MRC): 941 voix, 3,66 %
Bernard LACHAMBRE (EELV): 799 voix, 3,11%
Michel TREPPO (Lutte Ouvrière): 404 voix, 1,57%
Alde VINCI (Parti de la France): 315 voix,1,23 %
Jean-Claude BONNOT (Fédéraliste): 152 voix, 0,59%
Yannick HERVÉ (Union Populaire Républicaine): 147 voix, 0,57 %
Ismaël BOUDJEKADA (Indépendant): 137 voix, 0,53 %
Antonio SANCHEZ (Communistes): 127 voix, 0,49 %
Marc Ouchebbouk (Indépendant): 40 voix,0,16 %
Nicolas ROUSSEAUX (Rebond Citoyen): 26 voix, 0,10 %

Notons déjà que ni l'UDI, ni le Parti Libéral Démocrate n'ont présenté de candidats. Il y avait le choix, donc, entre des étatistes de droite (UMP), des étatistes de gauche (PS), des extrémistes de gauche (Front de Gauche, Front National, Lutte Ouvrière, divers communiste) et des extrémistes de droite (Parti de la France).

Ensuite, observons le profil des candidats arrivés en tête : Sophie Montel est une cumularde professionnelle de la politique (députée Européenne et conseillère régionale), Frédéric Barbier est un professionnel de la politique (Vice-président du Conseil Général du Doubs / Ancien Député) et un cadre de la quasi fonction publique (employé par ERDF), Charles Demouge est un retraité de la fonction publique et un professionnel de la politique, quand à Vincent Adami (4), c'est aussi un professionnel de la politique, dont le père faisait déjà de la politique.

Le plus drôle, c'est la réaction des uns et des autres suite à ces résultats, qui ont vu le FN arriver en tête, et le PS arriver en second. 
Immédiatement, le PS en a appelé à "l'esprit du 11 janvier" et au "Front Républicain" (5). 

Mais si on y réfléchit une minute, comment l'UMP pourrait appeler à voter PS, et ensuite expliquer que l'UMPS n'existe pas ? 

D'autre part, en appeler au Front Républicain signifie que le FN ne serait pas un parti légal, en accord avec les lois de la république. Dans ce cas, pourquoi Manuel Valls ne dissout pas ce parti immédiatement ?

Si la stratégie est d'exclure les extrêmes comme le Front National, ce qui pourrait se comprendre, dans ce cas, Hollande va t-il s'excuser d'avoir rendu hommage au communisme (6), et le candidat socialiste de la 4eme circonscription du Doubs, Frédéric Barbier, va t-il annoncer très rapidement qu'il ne veut pas des voix de Vincent Adami, le candidat Front de Gauche ? Comment peut-on parler de Front Républicain alors que le PS est un allié de l'Extrême Gauche ?

D'ailleurs, comment Vincent Adami, soutenu par Syriza (7), pourrait appeler à voter Pasok Parti Socialiste ? Son fit naturel, c'est le Front National, tout comme Syriza est associé, en Grèce, à un parti nationaliste de droite anti libérale.

Enfin, et de manière plus fondamentale, programmatique, quelle différence entre la politique anti libérale que le FN propose, et ce que veut Frédéric Barbier, justice sociale, politique de réindustrialisation, services publics etc ? 


Même sur les marronniers mensongers, le PS et le FN sont d'accord, cf le cumul des mandats !

Il y a bien une différence entre le FN et le PS, mais elle est de degré, pas de nature. FN comme PS veulent toujours plus d'Etat. 

Dans ce contexte, il n'y a qu'une seule décision à prendre pour les électeurs : abstention !
Quand à l'UMP, elle serait fort inspirée de cesser son allégeance aux valeurs républicaines (8). Celles-ci forcerait l'UMP à rentrer dans la logique du front républicain, alors qu'on sait bien, de toutes façons, que les électeurs n'attendent certainement pas que Fillon, Juppé, Pécresse, NKM ou Sarkozy leur disent quoi voter. Comme si, en 2014, des consignes de vote pouvaient encore prendre. Arrêtons de prendre les gens pour des moutons !






vendredi 30 janvier 2015

Claude Bartolone : valeurs à géométrie variable ?

Un jury de sept journalistes politiques a  décidé d'accorder à Steeve Briois le prix "d'élu local de l'année" (1). Que des journalistes politiques préfèrent attribuer des prix à des élus (vive l'entre-soi !) plutôt que d'informer le public sur les suites de l'audition de Valérie Trierweiler le 15 décembre dernier (2), analyser l'usage élu par élu de leur indemnité forfaitaire de représentation (IRFM) ou détailler la liste des villes qui ont emprunté en francs suisses, passons. 

Steeve Briois, c'est qui ? C'est un Ch'ti de 42 ans, gay selon Libération (3) ou Yagg (4), maire de la ville d'Hénin-Beaumont depuis 2014 et député européen élu aux élections européennes de juin 2014. C'est aussi et surtout un membre du Front National. En tant qu'élu, Briois n'est donc, a priori, ni plus ni moins méprisable que les autres élus, surtout en comparaison de ceux condamnés par la justice mais qui continuent à siéger à l'Assemblée Nationale, comme Sylvie Andrieux (5).
Les journalistes politiques ont récompensé Briois afin de saluer le travail d'implantation locale effectué par le parti d'extrême droite.  

Ce prix, apparemment, il ne fait pas l'unanimité : 


Mais c'est surtout Claude Bartolone, le président de l'Assemblée Nationale, qui s'est fait remarqué. Attention, Claude Bartolone, c'est un modèle ! Il emploie sa femme à l'Assemblée Nationale (6), il cumule plusieurs fonctions (député de la 9e circo. de la Seine-Saint-Denis, président de l'Assemblée nationale, conseiller municipal du Pré-Saint-Gervais et conseiller communautaire), il vote contre l'amendement Courson sur la fiscalisation de l'Indemnité Représentative de Frais de Mandat (I.R.F.M.) , mais qu'est ce que tout cela à coté du fait d'être socialiste ?

Et qu'est ce qu'il a fait, à l'occasion du prix remis à Briois ? C'est simple : Bartolone a refusé d’assister à la remise du prix « d’élu de l’année » de Briois. Pour quel motif ? Parce qu'il "ne me voyais mal partager une coupe de champagne et des petits fours avec le membre d’un parti dont le président d’honneur avait évoqué les chambres à gaz comme étant un point de détail de l’histoire" Pour Claude Bartolone, le FN n'est pas un parti comme les autres. (7).

Cette fidélité de Claude Bartolone aux valeurs de lutte contre le fascisme et ses héritiers, le président de l'Assemblée Nationale pourrait s'en enorgueillir. Hélas, elle tombe doublement à plat. 

D'abord, Claude Bartolone n'est pas cohérent quand il veut à tout prix établir des filiations idéologiques définitives entre les différents membres du FN, liens qu'il n'établit pas pour ses collègues du Parti Socialiste.
Claude Bartolone part du principe que puisque Jean-Marie le Pen est un révisionniste en relativisant l'importance de la shoah, sa fille l'est également. Dans ce cas, pourquoi Claude Bartolone fréquente t-il François Hollande (dont le père était un militant d'extrême droite (8)), Manuel Valls (dont le père s'est accommodé, selon la thèse d'Emmanuel Ratier, du franquisme (9)), François Rebsamen (dont le père aurait été un soldat SS dans la Wehrmacht ! (10)), après ne pas avoir quitté le Parti Socialiste quand le public a appris qui était François Mitterrand, à savoir un militant d'extrême droite, puis un employé de Vichy,  un partisan de l'Algérie Française puis l'ami de Paul Touvier et Maurice Papon ?




Ensuite, les électeurs du  Front National ne se sentent pas redevables de l'héritage de l'extrême droite, pas plus que leurs élus nouvelle génération d'ailleurs. C'est d'ailleurs la même chose au Front de Gauche vis a vis des crimes du communisme.
En revanche, le FN, qui se présente toujours comme le parti anti système et persécuté par l'establishment, gagne des voix et des forces à chaque fois que des gens comme Claude Bartolone se posent en donneurs de leçons.
Ces dernières semaines, un débat idéologique de fond émergeait au sein de l'extrême droite (12) : il opposait Aymeric Chauprade et Marion Maréchal le Pen à Marine le Pen et Florian Philippot. Ce débat, Claude Bartolone l'a fait passer au second plan. Il a aussi permis à Marion Maréchal le Pen de formuler des menaces contre un journaliste, c'est à dire de se faire de la com' à bon compte auprès de son électorat (11).

Bravo Claude Bartolone ! A croire qu'il ne lit pas les sondages !

La lutte contre le Front National pourrait être noble si elle n'était non seulement complètement vaine, mais en plus illogique. Le FN est un parti légal et ses membres, en 2014, n'ont pas participé à la Shoah.  Si Claude Bartolone veut vraiment lutter contre le FN, alors il faut qu'il commence par lutter contre les valeurs nationalistes et socialistes. Problème : alors que le FN est un parti socialiste cohérent, le PS de Bartolone, lui, hésite. Le combat contre le FN (et contre tous les partis socialistes), sur le plan des valeurs et non pas par simples incantations, c'est chez les libéraux que cela se passe. Au protectionnisme que propose le FN, préférons lui l'ouverture que promeut le Parti Libéral Démocrate !



(2) Valeurs Actuelles Valérie Trierweiler au tribunal le 15 décembre 19 novembre 2014
(3) Libération Briois : ah ben c’est gay… 24 mars 2014
(4) Yagg Steeve Briois, le maire gay et FN de Hénin-Beaumont, «élu local de l’année» 28 janvier 2015
(5) Le JDD Condamnation confirmée pour la députée PS Andrieux 23 septembre 2014
(6) Atlantico Claude Bartolone : il embauche sa femme dans son cabinet 25 septembre 2012
(7) BFM TV Claude Bartolone sur le Front national: "ce n'est pas un parti comme les autres " 29 janvier 2015
(8) Le Monde François Hollande avec son père, une opposition sans révolte 22 mai 2012
(9) YouTube Manuel Valls, homme au double visage
(10) Enquête & Débat François Rebsamen a-t-il menti sur son père en prétendant qu’il était résistant ? 12 avril 2014
(11) Atlantico Steeve Briois désigné "élu local de l'année" : Marion Maréchal-Le Pen s'en prend à Gilles Leclerc
(12) Europe 1 Au Front national, une chef mais deux courants 28 novembre 2014

vendredi 9 janvier 2015

Union Nationale

Le gouvernement et le PS appellent à manifester dimanche en soutien à Charlie Hebdo, dans une démarche d'"union nationale". 
Couac dans la démarche : tous les partis politiques sont invités à manifester, sauf le Front National, qui ne serait pas un parti républicain.

Quand cette crise de terrorisme sera derrière nous, il faudra que le gouvernement nous explique :

  • si on peut à ce point ostraciser le parti qui rassemble un électeur sur quatre
  • en quoi le FN n'est pas républicain mais pourtant légal (s'il n'est pas conforme aux lois, il faut l'interdire ?)
  • en quoi le FN est plus ou moins républicain que le Front de Gauche
  • si la République, et non pas la démocratie, est vraiment l'horizon de la France
 Le fait est que le parti politique dirigé par Marxine le Pen semble surtout être un parti hyper socialiste à court sûr, et probablement républicain, sachant qu'une république n'est pas forcément démocratique.



En tout cas, au delà de la crise, on peut féliciter les stratèges du PS qui ont encore donné des points de sondage au FN. Bravo les gars ...!


Sur le même sujet, lire aussi le point de vue de H16 (une unité millimétrée), celui de l'Hérétique (Convier ou non le FN à la marche républicaine ?) ou celui de Corto74 (Faut-il interdire le Front National ? Monsieur Da Silva, vous avez la parole... )

lundi 9 juin 2014

Le FN est très certainement loin d'être mort

Les propos de Jean-Marie le Pen n'y changeront rien : le FN est très certainement loin d'être mort, malgré la dernière sortie du Député Européen d'extrême droite. 

En effet, bien que chacun aura compris l'allusion au génocide des juifs durant la Seconde Guerre Mondiale dans la petite phrase qui a tant fait parler depuis hier, on peut dire que les électeurs du Front National se moquent bien de l'antisémitisme supposé ou réel des dirigeants du parti d'extrême droite. Peut être même, hypothèse extrême, que ça en fera marrer certains, le noyau dur des extrémistes amusés par celui qu'ils appellent "le vieux".

Pire : la sortie de Jean-Marie Le Pen aura permis aux autres figures du Front National d'apparaitre comme des victimes !

Pour celles et ceux que le Front National préoccupe et qui recherchent des explications à sa progression, ils peuvent regarder cette interview d'un rappeur, très intéressante. Non pas qu'il puisse représenter tout l'électorat frontiste, loin de là, mais ses propos montrent l'évolution de toute une partie des français. 




Les centristes et la droite modérée notamment, dont les valeurs sont aux antipodes de celles, nationalistes et socialistes, du Front National, pourraient explorer les axes de réponse à un gouvernement qui expose tous les jours ses contradictions sur le social, le sociétal ou la diplomatie.