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samedi 2 mai 2015

Un premier mai qui a tenu toutes ses promesses ...

Tous les ans, à l'occasion de la fête du travail, dont on ne rappellera jamais assez qu'elle est d'origine pétainiste (1), on assiste à la même pièce de théâtre, dans laquelle les mêmes acteurs jouent le même scénario.

D'un coté, on a l'extrême droite, qui, débarquée des 4 coins de France, hurle en plein Paris, entre le Louvre et la place de l'Opéra "on est chez nous", et de l'autre, on a l'extrême gauche, celle qui a pris en otage le pays en 1945, qui crie du coté de Bastille-République-Nation "gardons notre modèle social"

En fait, ils jouent le même sketch, d'autant plus surréaliste que la scène n'est pas adaptée.
Prenez le Front National (FN). De quel "nous" parlent-ils ? De la France de la bière, ou de la France du vin ? De celle du beurre, ou celle de l'huile d'olive ? De celle de la langue d'oc, ou celle de la langue d'oil ?
Cette propension à fantasmer la concordance de la vision jacobine et de la réalité un peu plus complexe qu'est la France réelle est toujours fascinante, surtout chez des gens pour qui le substrat historique de notre pays est soi disant important.

Et prenez, identiquement, le Front de Gauche (FDG). Quand ils réclament plus de social, plus d'intervention de l'Etat, plus de dépense publique (comme leurs alter ego du FN qui partagent le même programme économique et social) ou quand ils se réclament de l'exception française ou du programme du conseil national de la résistance, quand admettrons t-ils que bien loin de nous protéger, le système social français n'est qu'un dommage de guerre qui nous plombe, y compris et surtout "les plus faibles" que la gauche dit protéger ?


Dans ce match extrême gauche - extrême droite, l'une de deux parties bénéficie quand même d'un sacré désavantage : elle joue le role du méchant. L'autre, en revanche, se voit pardonner ses petits écarts, surtout quand ils ne collent pas avec le script.

Il y avait deux infos, hier, qui auraient dû faire l'objet d'un traitement médiatique au moins équivalent.
D'une part, une série d'incidents ont émaillé le défilé du FN (intrusion des Femen place de l'Opéra, qui ont fait le salut nazi et prise de bec entre un élu FN et des équipes de Canal +).
D'autre part, une agression antisémite s'est produite dans le 11eme. Deux  juifs tabassés par des colleurs d’affiches du NPA, qui est au FDG ce que le Parti de France est au FN, l'extrême dans l'extrême.



Comment se fait-il que cette agression n'ait pas fait l'objet d'une couverture médiatique large et de condamnations unanimes, notamment de la part des anti racistes professionnels (SOS Racisme & co). Et où sont tous ceux qui, comme Anne Hidalgo, Julien Dray ou David Assouline, passent leur temps à combattre la résurgence du racisme ? Ils sont gênés par leur sympathie pour l'extrême gauche ? 

Quand est-ce qu'on va enfin mettre sur le même plan extrême droite et extrême gauche ? C'est la même haine, des deux cotés.


(1) Contrepoints Le 1er Mai, héritage du pétainisme 1er mai 2015

mardi 25 novembre 2014

Femen : étonnante bienveillance du système politico-médiatique ...

Chacun admettra que dans la France de 2014, la liberté d'expression, voire de blasphème, est une liberté à laquelle une majorité d'entre nous est attachée.
Notamment, chacun sera d'accord avec l'idée que l'on puisse critiquer librement les religions, à commencer par celle qui est si intimement liée à l'histoire de notre pays, le catholicisme.

Cependant, on pourra toujours être étonné par la différence de traitement médiatique entre deux types d"incidents pourtant similaires : les actes islamophobes, et les actes christianophobes.

Prenez l'incident de novembre 2013 de la Grande Mosquée de Paris . Des tags avaient été inscrits sur la façade extérieure (1). L'ancien maire de la capitale, Bertrand Delanoé, avait dénoncé l'acte et l'avait qualifié " irresponsable, d'intolérables et de trahison du pacte républicain qui nous lie tous" et Anne Hidalgo avait apporté son "soutien" et son "amitié" au recteur, Dalil Boubakeur. 

En revanche, il semble que les incidents du 22 octobre 2014 qui ont frappé, toujours dans le Veme arrondissement de Paris, la facade de l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet, n'aient pas fait l'objet de commentaires particuliers de la part des responsables politiques et autres éditorialistes spécialisés dans l'anti racisme. 

Autre exemple, les Femen, ce groupe d'activistes pour lesquelles Anne Hidalgo a de la bienveillance (2). Hier, elles se sont illustrées dans la cathédrale de Strasbourg. En protestation contre la venue du Pape
Source : France 3 Alsace
François au Parlement Européen, une Femen est montée torse nu sur l'autel du choeur de la cathédrale Notre-dame de Strasbourg. Un article du quotidien le Parisien précise que "son action a duré près d'une minute. Puis elle a rapidement disparu dans la foule des visiteurs de la cathédrale, sans être inquiétée" (3) (malgré la présence de nombreux témoins, sans parler du fait que Strasbourg est une ville videosurveillée, comme quoi, cet outil prouve une fois de plus son inutilité !). Sauf erreur, ni Hollande, ni Valls n'ont condamné ce geste.

Par contre, quand des activistes Hommen perturbent un match de tennis ou quand des militants identitaires montent sur le toit d'une mosquée en construction, force est de constater qu'ils sont cloués, à juste titre ou pas, au pilori médiatique (4). 


Pourquoi les pouvoirs publics et le Parti Socialiste s'empressent de dénoncer tous les actes qui peuvent avoir une tonalité islamophobe mais laissent la lutte contre la christianophobie au parti russe ou à l'extrême droite ? Mystère. On peut se sentir ni proche de Poutine ni en phase avec les valeurs d'extrêmes droite et penser que, au contraire, la justice ne devrait pas laisser ce genre de deux poids deux mesures s'installer. Soit on devrait dénoncer tous les extrémistes anti religieux, soit on ne devrait en dénoncer aucuns. 

Si le Parti Socialiste avait une once de bon sens, il réfléchirait à cette situation qui consiste à monter les français les uns contre les autres, tout en laissant l'impression que l'idée de justice ne l'intéresse pas. Quand on pense que Hollande parlait d'une France apaisée ...




(1) 20 Minutes Des tags racistes sur la mosquée de Paris 19 novembre 2013
(2) Le Lab Europe 1 Anne Hidalgo : "j'ai de la bienveillance pour les Femen" 6 janvier 2014

jeudi 2 janvier 2014

Pour @lheretique, il n'y a aucune commune mesure entre les Femen et Dieudonné

En réponse au post du 30 décembre 2013, Femen vs Anelka, @lheretique a écrit "Femen-Dieudonné : aucune commune mesure."

Pour l'hérétique, "les Femen, ce n'est rien".

Permettons-nous d'exprimer une opinion quelque peu différente. 

Les Femen pourraient n'être rien si nous étions dans un pays où les membres du gouvernement (UMP ou PS, peut importe) ne passaient pas leur temps à réagir aux actes islamophobes et antisémites tout en ignorant les actes christianophobes. Or, les Femen, comme l'extrême droite française, d'ailleurs (cf Dominique Venner) se permettent de venir profaner des lieux qui importent pour une minorité non négligeable de français. N'est ce rien ? Oui, ce pourrait l'être si on considérait qu'il n'est rien d'aller taguer une mosquée ou une synagogue. Les catholiques, en tant qu'être humain, ont droit à ni plus ni moins de respect que les musulmans et les juifs. 

D'autre part, les Femen ne sont pas "des idiotes. et c'est tout". Les Femen sont une multinationale (1) qui, à partir d'une cause honnête, le féminisme, se qualifient elles-même d'extrémiste et dévoient la cause. Elles sont aussi, s'il est confirmé qu'elles touchent, en France, le RSA, une fraude, puisqu'au moins une des Femen françaises, Elise Bouton, tirerait des revenus de la prostitution, selon l'enquête d'Egalité & Réconciliation (2). De plus, les Femen sont les employées d'un homme, Viktor Svyatski (3), qui voit en elles des exécutantes soumises, trahissant par la même la cause des femmes.

En ce qui concerne Dieudonné, oui, il tient des propos parfois racistes. Mais,d'une part, on ne se souvient pas du fait que les propos de Valls sur les whites, les blancos, aient suscité plus de commentaires. Mais même sans relativiser les propos de Dieudonné à l'aune de ceux de ses juges, notons quand même que la séparation des pouvoirs, notamment entre la justice et l’exécutif, devraient empêcher le ministre de l'intérieur d'émettre des jugements tout en laissant les juges travailler. Et puis, faut-il judiciariser les propos des comiques ? Si oui, comme le suggèrent certains, où tracer la limite ? En deçà des propos de Jean-Marie Bigard sur "le lâcher de salopes d'élevage dans le bus" (certains en rient, d'autres non) ? En deçà des propos  et actes que certains qualifient de négrophobes (4) ?

On voit bien qu'en réalité, il n'y a pas d'autre choix raisonnable que de légaliser les racismes, tous les racismes. Protégeons les individus contre les atteintes à leur intégrité physique, un fait objectif, plutôt que contre des mots, un fait subjectif. 
Que Dieudonné soit raciste est une relativement bonne nouvelle, elle montre que les noirs de France sont bien intégrés à la société française, avec un spectre d'opinion qui va de l'extrême gauche à l'extrême droite, tout comme on trouve des juifs à l'extrême droite (LDJ, une organisation classée terroriste aux Etats-Unis), à droite, à gauche et à l'extrême gauche.

Nos amis centristes devraient faire attention à ne pas tomber dans le piège qui consiste à mélanger morale et loi. Quand un Etat commence à vouloir censurer, non seulement on ne sait pas jusqu'où cela peut aller, mais en plus il crée des martyrs et accrédite les hypothèses de complot. 

Avec Dieudonné, Valls a trouvé son Goldstein (5) et en la mobilisation contre l'humoriste sa déclinaison perso du mot d'ordre du PS "tous contre l'extrême droite", note fort justement Causeur (6).



C'est doublement pratique : les medias parlent de cela plutôt que de l'échec à inverser la courbe du chômage, et cela permet à Valls de donner des gages à la gauche, lui qui expulse plus de Roms que Hortefeux. 

La lutte contre l'antisémitisme et contre tous les racismes est un objectif noble, au vu de l'histoire de l'Europe. Mais ne nous trompons pas de moyens. Ce n'est pas Dieudonné qui a décidé de la rafle du Vel d'Hiv, mais bien les autorités politiques françaises donnant des ordres à la police française. 

Donc oui, il y a bien un lien entre les Femen (7) et Dieudonné : l'absurde et les excès de gens qui ont bien compris comment le format Youtube permet de faire passer des idées et des concepts.

La liberté d'expression ne devrait pas pouvoir être limitée par une autorité politique. On sait que quand la politique met le doigt dans la limitation des libertés, le bras finit par y passer.




(1) Libertalia.org Femen : la preuve du financement occulte 22 aout 2013
(2) Egalité & Réconciliation Les FEMEN : ni putes ni soumises ? Exclusivité E&R ! 26 novembre 2013

lundi 30 décembre 2013

Femen vs Anelka

Etonnant d'entendre un ministre de l'intérieur "rechercher les moyens juridiques pour faire taire Dieudonné" ou un gouvernement condamner Anelka, tout en restant silencieux sur les actes christianophobes des Femen ...

Surprenant de voir un pouvoir socialiste aller faire la guerre aux quatre coins de l'Afrique pour protéger la démocratie et les droits de l'homme, tout en ayant un président de la République, socialiste toujours, qui ne dit rien sur le droit des femmes, des gays ou des juifs et chrétiens en Arabie Saoudite. 


Oui à la liberté d'expression, même celle qui déplait.


Sur le même sujet, l'Hérétique développe un point de vue opposé , en parlant d'une convergence entre les racailles, le FN et l'islamisme, tandis que H16 et Corto74 s'inquiètent des vélléités de Valls.