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vendredi 8 janvier 2016

Agressions sexuelles à Cologne / Allemagne : l'analyse d'Aldo Sterone



Face à ce qui s'est passé à Cologne, chacun conviendra que la réaction d'Henriette Reker, la Kölner Oberbürgermeisterin (maire de Cologne) est hallucinante et stupide : non, ce n'est pas aux européennes non musulmanes à s'adapter aux moeurs arabo-musulmanes.

Pour le v-blogueur Aldo Sterone, les choses sont claires : le problème est systémique. Les pays type Algérie sont "victimes" d'une misère sexuelle organisée et les racailles qui ont agi à Cologne sont le produit d'une culture.

Aldo Stérone réagit aussi au problème des piscines à créneaux féminins, réclamées par certaines musulmanes d'Europe.

Analyse intéressante, (mais qui ne doit pas occulter les violences dont sont victimes les européennes et qui ne proviennent pas des arabo-musulmans). Intéressante et inquiétante, car elle signifie clairement qu'il y a une totale inadaptation des valeurs et mentalités européennes à l'islam.

vendredi 7 août 2015

Crise Grecque : heureusement qu'Angela Merkel existe !

Des jobs à fort défi, il en existe beaucoup. Cela va de  gestionnaire des 10  milliards d'euros de déficit de la Sécurité Sociale à chargé de communication à la SNCF, un jour de départ en vacances. 

Mais celui qui présente le challenge le plus fort du moment, c'est probablement publicitaire en charge du dossier allemand. 
Quelque soit la justesse de l'analyse d'Angela Merkel dans le dossier Grec, force est de constater que, comme le pense Juergen Habermas,  le gouvernement Merkel a peut-être anéanti un demi-siècle d'efforts de reconstruction de la réputation allemande (1), en tout cas chez un grand nombre d'observateurs français ou au sein de la gauche européenne.

On voit refleurir, en effet, des propos anti allemands, voire complètement germanophobes, des plus posés et argumentés, chez Coralie Delaume notamment (2), aux plus outranciers (Merkel traitée de nazie). Et tout ça pour quoi ? Parce que l'Allemagne (mais pas uniquement elle) a demandé que les traités, signés par les Etats membres de la zone euro, soient respectés.

Le point de départ de la crise de la zone euro réside dans l'impressionnante liste des travers qui caractérise la construction Européenne. Tout est sujet à question :
  • pourquoi a t-on laissé se créer l'euro alors qu'il n'y a aucun mécanisme de sanction crédible en cas de non sanction de non respect des traités ? 
  • pourquoi, par romantisme, accepter l'entrée d'un pays dans la zone euro, alors que son économie n'est pas adaptée ? 
  • pourquoi accepter que l'intergouvernemental (les états, au sein du conseil européen) aient plus de poids dans les affaires européennes que les quelques instances à caractère un tant soi peu fédéral ? 
La question que se posent tous les souverainistes, c'est pourquoi la Grèce (ou la France) ne seraient pas libres, si leurs peuples en ont décidé ainsi, de ne pas suivre les règles européennes en matière d'équilibre budgétaires et ne pourraient pas plutôt, souverainement, décider de leur politique budgétaire, seuls. 

Ces questions sont légitimes, mais l'adhésion à l'euro (un régime de change totalement fixe entre les membres de la zone euro) suppose le respect du traité de Maastricht, Pourquoi ? 


Le triangle d’incompatibilité ou triangle de Mundell, démontre que on peut attendre deux mais pas trois des points suivants en même temps : 
  • Fixité des taux de change entre les monnaies de la zone
  • Mobilité des capitaux entre les pays de la zone
  • Autonomie des politiques monétaires des pays de la zone

Milton Friedman avait prévenu que l’intégration monétaire à marche forcée provoquerait la désunion politique et serait un désastre économique, et c'est pourquoi le Royaume Uni, le Danemark ou la Suède ont choisi de conserver leur monnaie, afin de pouvoir avoir une autonomie nationale en matière de choix économiques (au niveau monétaire et budgétaire). 

Pourquoi n'y a t-il pas pas eu la convergence économique souhaitée ? Tout simplement parce que les peuples n'ont pas suivi les plans des architectes de l'euro, tout autant que les gouvernements n'ont pas respecté leur parole. L'euro aurait du accélérer non seulement la réparation du toit par beau temps (les efforts d'équilibre budgétaires en période de croissance, entre 2002 et 2007) mais aussi la mobilité accrue des européens, notamment les chômeurs, d'un pays à l'autre. 
Au contraire, on a vu des déficits et des dettes s'accumuler, et aujourd'hui, il faut bien que quelqu'un paye. 

En l'absence d'euro, les Grecs se seraient moins endettés. Ils n'auraient pas emprunté des milliards pour acheter de l'armement, batir des autoroutes, embaucher des fonctionnaires ou organiser les Jeux Olympiques 2004. Leurs taux d'intérets seraient restés au niveau de ceux du début des années 90, ce qui les auraient dissuadé. 


Autrement dit, les Grecs (et d'autres) ont eu les bénéfices de l'euro, sans les contraintes, du moins pendant quelques années. 

La position qu'Angela Merkel a développé le mois dernier lors des sommets de l'UE consacrés à la Grèce a fait consensus en Europe : il y a une majorité d'Etats, et peut être de contribuables citoyens européens pour dire qu'il est normal que la Grèce rembourse ses dettes et qu'il serait anormal qu'elle bénéficie d'une remise de dette.
Il n'est pas sur que le sujet Grec soit reglé. Il reviendra même très certainement assez vite sur le devant de la scène, quand on prendra conscience du fait que, décidément, une faillite partielle de la Grèce est nécessaire (3). 

Mais en attendant, comme Guy Sorman, on peut dire Merci Madame Merkel (4) ! Oui merci à Madame Merkel de pousser à l'interrogation sur les origines de la crise financière de l’Etat grec et sur l’identité de ceux qui l’ont provoquée.

En France, ce qui nous interpelle particulièrement, c'est, en ce qui concerne la Grèce, à la fois la constatation que décidément, le socialisme, ça ne marche pas et la crainte d'avoir un jour à faire les efforts que les Grecs ont du faire, notamment en terme d'abandon d'"acquis" sociaux payés à crédit. Alors, oui,  cessons de faire de l'Allemagne la cause facile et universelle de tous nos maux (5) et commençons à réfléchir aux moyens à mettre en oeuvre pour eviter de se retrouver dans la situation de la Grèce !



(3) Génération Libre Grèce : une faillite partielle est nécessaire 29 juillet 2015
(4) Guy Sorman Merci Madame Merkel 17 jullet 2015
(5) L'hérétique Allemagne, cause facile et universelle de tous nos maux 24 juillet 2015



vendredi 17 juillet 2015

Pourquoi il faut arrêter avec la repentance

Nous sommes le 17 juillet.

Il y a 73 ans (ce n'est pas si vieux, soixante-treize ans, il y a encore des témoins de cette époque en vie), la police française, de son propre chef, raflait des français, de confession juive, pour les mettre dans les trains à destination des camps d'extermination des nationaux socialistes allemands. 


A l'époque, un doute pouvait subsister sur la destination finale des convois, puisque la réalité des camps était encore inconnue. En revanche que les autorités françaises aient agi par pur antisémitisme, une opinion répandue et légale à l'époque, ne fait aucun doute. Depuis, et parce que 1945 est passé par là, avec la découverte de l'ampleur du processus d'assassinat de masse de gens parce que de telle religion, la France a eu deux attitudes. 


Dans un premier temps, la France s'est dissociée de ces crimes, en arguant du fait que Vichy, ce n'était pas la France, et que de toute façons, la France ne s'excuse pas de son histoire. C'était la position de Mitterrand. Puis, dans un second temps, avec Chirac, on a admis l'idée que, même si Vichy, ce n'était pas la France, il fallait quand même que la Veme République endosse les crimes commis par la police nationale en 1942. Mais surtout, la Shoah a fait l'objet de réparations, financières notamment, comme on l'a encore vu avec l'exemple de la SNCF qui a choisi de verser de l'argent à des victimes américaines (1). 

Pourtant, il n'est pas certain que d'assortir la reconnaissance de certains génocides de compensations financières soit une bonne idée. 

D'une part, le préjudice de la Shoah, comme de tout génocide, est incalculable. Au delà des biens appartenant à des juifs qui furent "aryanisés", comment calculer de manière réaliste le cout d'une vie gâchée, voire détruite ? Comment évaluer, des années après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, ce qui aurait du être, à la place que ce qui fut ? 

D'autre part, l'argent n'achète pas tout. Dans le cas spécifique de la SNCF, on peut même parler de dépense qui n'aidera pas l'entreprise. Si des stakeholders influents dans le processus de décision des transports aux Etats-Unis estiment qu'in fine, la SNCF de 2015, ses hommes, ses femmes, restent comptables des actes commis par leurs prédécesseurs, pourquoi voulez-vous que 60 millions de dollars effacent quoi que ce soit ? De toutes façons, la réussite économique d'Hugo Boss (fournisseur d'uniformes de l'armée allemande et du parti national socialiste) ou de BMW montrent qu'une telle tache n'est manifestement pas un obstacle au commerce. 

Enfin, la repentance et les réparations laissent l'impression d'un traitement à géométrie variable des crimes. Or, l'idée du deux poids deux mesures est précisément l'un des facteurs qui alimente le ressentiment (2) de certains. Est-ce que les français de 2015 ont à payer, moralement ou financièrement, pour la Shoah, le Rwanda (3) ou le génocide Camerounais (4) ?  Pourquoi continuer à alimenter la fort logique concurrence victimaire ? 

Avoir une réponse claire, cohérente et définitive à cette question permettait aussi au président Hollande d'éviter les "maladresses" quand il parle de la "dette" de la France envers Haiti (5) ou encore à Fabius de pouvoir reprendre les propos de bon sens de la députée Européenne Sylvie Goulard, en disant une fois pour toute à Alexis Tsipras que la Grèce, membre de l'UE, n'est pas fondée à demander des réparations à l'Allemagne, membre de l'UE .


Grèce, Allemagne : dette et paix par sgoulard




(2) Ligue des Droits de l'Homme L'antisémite Dieudonné condamné pour son hommage à Faurisson 27 octobre 2009

dimanche 12 juillet 2015

A propos de la deutsch-französische Freundschaft ...

Grande nouvelle ! L'Union Européenne a perdu 25 membres ! Il n'y en a plus que 3 : la France la Grèce et l'Allemagne !
Pourtant, il parait que nous sommes 28 au sein de l'Union Européenne.


Mais comme certains l'ont oublié, alors ils en profitent pour réduire le problème Grec à un problème Allemand, et pire encore, à un problème Merkel.

Ce faisant, ils oublient plusieurs petites choses.

D'une part, la chancelière Angela Merkel n'est pas à la Bundesrepublik Deutschland ce que François Hollande est à la République Française.
En Allemagne, Merkel doit non seulement tenir compte de l'avis des allemands, mais aussi de celui de ses différents partenaires politiques. D'ailleurs, qui peut parler de la position des allemands, alors que, manifestement, Schauble pour ne citer que lui, a un avis bien plus tranché sur la question ?

D'autre part, si la Grèce quittait l'Euro, elle ne quitterait pas l'Union Européenne pour autant : les 28 membres de l'UE ne sont pas tous membres de l'eurozone (pensons à la Suède ou au Royaume Uni par exemple);
D'ailleurs, tous les pays Européens ne sont pas membres de l'UE tout court (Suisse ?)



A ce sujet, n'est-il pas bluffant de de constater que ceux qui appelaient à voter non au TCE en 2005 (c'est à dire : non à l'approfondissement avant l'élargissement) sont maintenant parmi ceux qui défendent à tout prix le maintien de la Grèce dans l'eurozone ?

Enfin, ceux qui pensent que le président Hollande doit à la fois préserver l'appartenance de la Grèce au coeur de l'ensemble des institutions de l'UE et l'amitié franco-allemande feraient mieux de comprendre que les allemands, manifestement, ne mélangent pas amitié et travail. Mais force est de constater qu'ils ne sont pas seuls.




Peut-etre que les méchants Allemands n'ont pas le bon ton.
Mais ils soulèvent une vraie question : si les Grecs veulent de l'autonomie budgétaire totale (liberté au niveau national), pourquoi veulent-ils s’embêter avec l'euro, un instrument monétaire (imparfaitement) fédéral ?
Comme le dit le Duff, l'UE est une construction bancale qui hésite éternellement entre une Europe des Nations et un super état empire. 
Il est temps de choisir, et ce n'est pas qu'une question d'amitié franco-allemande !
Jamais le président Hollande ne nous a dit si il était prêt à sortir de l'Europe des Nations pour transférer les budgets de la défense et de la diplomatie à Bruxelles, par exemple.

jeudi 9 juillet 2015

"Lutte contre le terrorisme" : la détestable baseline de notre AngSoc (*)


Pas besoin de revenir sur l'état global du pays, on connait tous les chiffres. Mais, comme nous sommes en 2015, il devient très difficile pour l'actuelle majorité d'accuser la précédente. Vous vous souvenez que depuis 3 ans, le Parti Socialiste au pouvoir fait le coup de l'héritage. C'est vrai que le précédent président de la République, et sa politique de socialisme de droite, nous a légué 600 milliards d'euros de dette publique supplémentaire, 51 taxes et impôts créés ou relevés, aucune baisse significative du nombre de fonctionnaires, etc.
Egalement publié sur Contrepoints

Mais, au vu des chiffres que chacun peut observer depuis 2012, le Parti Socialiste est obligé de changer de discours. Il ne peut plus seulement accuser la gestion de l'UMP. 
Il est vrai que quand on prend le bilan, il n'est pas fameux : en ce qui concerne la dette publique, elle a progressé de 236 milliards d’euros depuis mai 2012 (1) . Quand au chômage : il n'y a pas eu d'inversion de la courbe, puisque fin 2014, il y avait déjà 600 000 chômeurs de plus depuis 2012.

Face à cela, que font nos voisins ? Ils parviennent manifestement à combiner baisse du chômage et baisse de la dépense publique. En France, le chômage augmente, à l'inverse de tout ce qui se passe partout ailleurs en Europe (3)


En Allemagne, (4.7% de chômage), les comptes publics sont en équilibre, grâce à la bonne santé économique et grâce à la politique menée par Angela Merkel (4). 
En Pologne  (7.9% de chômage), dirigée de 2007 à 2014 par le libéral Donald Tusk, la loi de finances pour 2015 prévoit un déficit des finances publiques inférieur à 3.3 % du PIB en 2015 et 2.6% en 2016 (5)
Au Royaume Uni (5.5% de chômage), le gouvernement conservateur vise 10 milliards de livres excédent en 2020 (6)

Ce jeudi matin, François Kalfon, secrétaire national au travail, à l'emploi et à la formation professionnelle du Parti Socialiste, était invité à commenter, sur BFM Business, les politiques de nos voisins. 


Voici en résumé les principaux points de son intervention :

  • Les conservateurs allemands de la CDU ne peuvent pas diriger l'Europe
  • Les retraités allemands imposent leur point de vue aux autres
  • C'est dommage qu'il n'y ait pas de gouvernement économique de l'Europe
  • La Grande Bretagne n'est pas un pays industriel, mais reste un paradis fiscal avec la City 
  • La France ne veut pas de contrats zéro heures comme au Royaume Uni
  • Le modèle britannique n'est pas le modèle de société dans lequel nous voudrions vivre
  • Chez nous, en France, il y a des hopitaux et une armée à faire tourner

Il y a donc tous les poncifs d'une certaine gauche antilibérale et parfois germanophobe, et qui ignore que l'Allemagne n'est pas un pays du tiers monde, que le Royaume Uni produit plus d'automobiles que la France, et que chez nous aussi, il y a des contrats zéro heures, ça s'appelle le chômage. 

Mais c'est l'un des derniers points de l'intervention de François Kalfon qui est intéressant. 
Il a expliqué que, contrairement à d'autres, la France "assume ses responsabilités au sein de l'union Européenne" et que du coup, la France "se tape le sale boulot" en allant faire la guerre contre le terrorisme au Mali. En conséquence, c'est nous, les français, qui faisons face à une vague de terrorisme sans précédent.
Egalement publié sur Agoravox

François Kalfon réalise t-il la portée de ses propos ?
Première information : le cofondateur de "la Gauche Pop", le supposé "frondeur" (7),  adhère donc à la vision de Manuel Valls : la France mène une guerre contre le terrorisme, au nom de l'Europe.
Relisez plutôt ce que disait Valls le 13 janvier 2015 suite à la tuerie de Charlie Hebdo et à l'attentat de l'Hypercasher de la Porte de Vincennes :

"À cette menace terroriste, la République apporte et apportera des réponses sur son sol national. Elle en apportera aussi là où les groupes terroristes s’organisent pour nous attaquer, pour menacer nos intérêts comme nos concitoyens.
C’est la raison pour laquelle le Président de la République a décidé d’engager nos forces au Mali, un 11 janvier, le 11 janvier 2013, le jour où tombait notre premier soldat dans ce conflit, Damien Boiteux. Et la même nuit, monsieur le ministre de la défense, trois membres de nos services tombaient en Somalie. Le Président de la République a pris une telle décision pour venir en aide à un pays ami, menacé de désintégration par des groupes terroristes, le Mali, pays musulman.
Le Président de la République a décidé de renforcer notre présence aux côtés de nos alliés africains avec l’opération Barkhane. C’est un gros effort qu’assume la France, au nom, notamment, de l’Europe et de ses intérêts stratégiques, un effort coûteux : la solidarité de l’Europe doit être dans la rue, elle doit être aussi dans les budgets à nos côtés." (8)

Vous direz : le domaine de compétence du conseiller régional qu'est François Kalfon ne s'étend peut-être pas jusqu'à l'analyse des tenants et aboutissants de la politique étrangère française. On ne peut apparemment pas être un spécialiste des joutes publiques (9) et de la diplomatie. Mais en tout cas on a compris que la fronde du PS ne s'étend pas aux questions de fond comme la politique étrangère.

Deuxième information, François Kalfon adhère à l'idée selon laquelle la France, alors qu'elle est censée faire partie d'un ensemble partiellement fédéral ou supranational, peut décider seule d'aller faire la guerre au Mali, en partant par ailleurs d'une interprétation contestable de l'article 50 de la charte des Nations Unis, sans même en référer au préalable aux 27 partenaires de l'UE, ou au moins au Haut Représentant de l'Union pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité (Auparavant Catherine Ashton, actuellement Federica Mogherini), et seulement après, aller présenter la note à l'Union Européenne.

Mais admettons que tout comme Georges Bush est allé faire la guerre en Afghanistan, il faut que nous approuvions les intervention militaires françaises au Mali, en Centrafrique ou en Irak, le coeur du quadrilatère des territoires disputés de 1984, de George Orwell,. Est ce que ces interventions militaires, dites OPEX, expliquent l'Etat catastrophique des finances publiques françaises, et leur absence, la bonne santé des finances publiques allemandes ?

C'est la dernière idée : François Kalfon fait semblant de ne savoir ni lire ni compter. En effet, comment peut-il ignorer ces informations pourtant aisément accessibles, à savoir la hausse des dépenses militaires allemandes (10), la participation du Royaume Uni ou de l'Allemagne au même type d'opérations militaires que celles que nous menons en Afrique ou encore le poids non négligeable mais loin d’être décisif des dépenses militaires françaises dans le poids de l'ensemble de la dépense publique française.
En effet, imaginons que nos partenaires Européens, l'Allemagne, le Royaume Uni, mais aussi la Pologne, l'Espagne ou le Luxembourg adhèrent à l'idée qui consiste à dire que pour lutter contre le terrorisme, il faut aller faire la guerre en Afrique ou au Moyen Orient. 
Première question : puisque le Royaume Uni (11), la Pologne et l'Allemagne, mais aussi le Luxembourg ont participé à l'ISAF (la force multinationale qui a combattu en Afghanistan aux cotés des Etats-Unis) vont-ils demander à la France de Hollande, celle qui s'est retirée prématurément de ce pays, contre toute logique militaire et même financière, mais en lien avec des problématiques de politique intérieure, que nous leur payons une partie de leurs dépenses militaires ? Le Kenya a récemment rejoint la liste des pays victimes d'un attentat islamiste. L'armée française n'est pas au Kenya, mais l'armée britannique, si. Faut-il que Cameron envoie une facture à Manuel Valls et aux 26 autres premiers ministre d'Europe ?
On voit bien que le genre de comptabilité que le PS tente d'imposer n'a pas beaucoup de sens si il oublie de mettre dans la colonne débit toutes les guerres menées par toutes les armées européennes.

Deuxième question : imaginons que, malgré tout, nos partenaires décident de couvrir le cout de nos OPEX. Quel serait l'impact sur nos finances publiques ?
Déjà, n'oublions pas que si la France a dépensé 35  milliards d'euros en 2011 et 31 milliards en 2014 (12), une partie de ces dépenses correspondent en fait à de la police (fonctionnement de la gendarmerie). Les milliards d'euros de la défense ne correspondent pas tous à des dépenses de guerre au Mali ! Et la totalité des 113.000 militaires actifs (13) de l'armée de terre ne sont pas sur le terrain ! Les OPEX concernent moins de 10.000 hommes et femmes.
Si nos partenaires nous donnaient le 1.1 milliard d'euros que nous coutent nos OPEX (14), il ne nous resterait plus qu'à trouver 84.5 milliards pour combler le déficit de 85.6 milliards d'euros que nous avons constaté en 2014. Nous serions donc toujours largement en dehors des clous de Maastricht. 
Qu'inventerions-nous alors ? Que l'Education Nationale lutte contre le terrorisme et protège la jeunesse non seulement de France mais également d'Europe, et qu'à ce titre, il faut que nos partenaires payent nos profs ? Rappelons quand même que

Dans 1984, une guerre extérieure à laquelle personne ne comprend rien (puisque son récit est réécrit en fonction des enjeux changeants), permet à Big Brother d'asseoir son pouvoir totalitaire, quand ce ne sont pas les deux minutes de la haine qui permettent de ressouder le peuple.
L'existence de l'ennemi intérieur et extérieur et la menace contre l'AngSoc justifie l'existence d'un système policier qui traque les opposants (15).

Est-ce vraiment le rêve du Parti Socialiste que de tout justifier, de l'adoption de lois liberticides (16) à l'absence de contrôle des dépenses publiques, par l'existence du terrorisme ? 
Ne pourrait-il pas, plus simplement, expliquer que nos dépenses sociales sont trop élevées, et que nos guerres, au Mali ou ailleurs, qu'elles soient justifiées ou non, pèsent bien peu à coté de ce que nous coûte la Sécurité Sociale, pour ne citer qu'elle ?




(3) Le Parisien Le chômage baisse en Europe, sauf en France 30 avril 2015
(5) BNP Paribas Pologne Q1 2015 
(6) BBC Budget 2015: Osborne offers country 'new contract' 9 juillet 2015
(7) Le JDD Le texte et la liste des 90 frondeurs du PS 5 avril 2014
(8) Assemblée Nationale Compte rendu intégral 13 janvier 2015
(9) Le Huff Post François Kalfon (PS) gifle un élu UDI et lui propose une "joute" sur Twitter 14 avril 2015
(10) Le Figaro L'Allemagne dope son budget de la Défense de 8 milliards d'euros pour 2016 18 mars 2015
(11) British Army The British Army in Afghanistan
(12) Le Monde, En euros constants, le ministère de la défense a perdu 20 % de son budget en 25 ans 30 avril 2015
(13) Défense Les effectifs de l'armée de terre
(14) Le Figaro Défense: 1,1 milliard € pour les Opex en 2014 1 octobre 2014
(15) Wikiberal 1984 (roman)
(16) Economie Matin Loi Renseignement : une loi liberticide pour les Français13 mai 2015


(*) ANGSOC : Le personnage principal de 1984, Winston Smith, vit en Océania, un ensemble de pays dominé par une idéologie, l'AngSoc. La finalité de l'AngSoc, c'est le pouvoir pour le pouvoir. Big Brother est la personification de l'AngSoc. 

mercredi 25 mars 2015

Felipe VI, Roi d'Espagne, interrompt sa visite en France

Suite au dramatique crash du vol vol 4U9525 de Germanwings entre Barcelone et Dusseldorf, dans les Alpes Françaises, le roi d'Espage, Felipe VI, a préféré interrompre sa visite en France. En effet, ce mardi, le président Hollande et et son premier ministre Manuel Valls devaient accueillir le roi et la reine d’Espagne à Paris (1) , Felipe VI d'Espagne et la Reine Letizia d'Espagne, notamment pour visiter l’exposition Velasquez au Grand Palais (2). Apparemment, cette rétrospective est une première par son ampleur, d'autant plus que ses tableaux quittent manifestement rarement le musée le Prado de Madrid ou des collections privées. 

Evidemment, après l'accident du massif des 3 Evéchés, il n'était plus question de la visite officielle. 


Dommage que cette visite officielle soit annulée. Le motif, un deuil Européen que nous partageons tous aux cotés de nos voisins allemands et espagnols, est parfaitement légitime.



Mais même si Felipe VI n'a absolument aucun rôle constitutionnel, il aurait sans doute eu des choses à dire à la tête de l’exécutif français.
En effet, qui peut nier que alors que la France, depuis 2008, se montre incapable de se réformer, l'Espagne, elle, a supporté une politique de recentrage de l'Etat sur ses seules missions régaliennes, ainsi que d'une austérité sans précédent ?
Peut être qu'à la faveur d'une telle visite, le président Hollande aurait pu comprendre pourquoi l'Espagne reçoit moins de touristes que nous mais en tire plus de recettes, ou pourquoi ce pays se remet à exporter des voitures, y compris "françaises" PSA ou Renault (3).
Pendant qu'on s'interroge, en France, sur notre "modèle" social et qu'on s'imagine que l'Etat doit s'occuper de tout, en Espagne, l'EDF local, Endesa, est privatisé, ainsi que le gestionnaire des aéroports (4), l'eau (Aguas de Barcelona appartient à une entreprise française) ou le contrôle aérien (5), les télécoms bien sur (Il y a belle lurette que l'Etat espagnol n'intervient plus dans Telefonica).

Tout est très loin d’être rose en Espagne, et il faudra des années pour effacer les conséquences de la bulle immobilière des années 2000 alimentée par la politique accommodante de la FED et par la convergence des taux d'intérêts en Europe. Il faudra tout autant de temps pour arriver à un taux de chômage espagnol proche de la moyenne européenne. Certes, un pays ne peut pas se résumer à ses exportations d'huile d'olive ou de voitures crossover. De plus, Le cousin de Louis XX (et descendant de Louis XIV), qui règne sur l'Espagne depuis moins d'un an, a à faire face à un certain nombre de défis à commencer par l'unité de l'Espagne et la possible future sortie de la Catalogne de l'Espagne.

Mais force est de constater qu'entre ces deux monarchies, une officielle, avec un roi, l'autre républicaine, avec des marquis qui se servent de fonctionnaires porte-parapluie parce qu'ils sont plus égaux que les autres (comme la maire de Paris (6)), les sujets de discussion ne devraient pas manquer.

Un ministre français se cache sur cette photo.
Saurez-vous le retrouver ?




mercredi 10 décembre 2014

Zaz, Lilly Wood & The Prick, Steve Bug : mes 3 de l’année 2014

L'ami Lyonnais 100 000 V a décidé de prendre le pendant hivernal de la Radio des Blogueurs , ou quoi :-) ? 
En tout cas, il nous fait part de ses découvertes musicales de l'année en donnant son top 3 : La Smala, 20syl et Casseurs Flowters (Orelsan) et invite  le Faucon et Mehdi (de Geek and more) à faire de même. 

Alors, mettons en avant trois découvertes assez différentes de celles que nous proposent 100 000  V


Commençons par Zaz, qui chante "Paris sera toujours Paris". Zaz, à la base, c'est une "artiste engagée", une star du boboland qui, jusqu'à présent collectionnait les codes des artistes qui plaisent à la gauche. Il aura fallu qu'elle réalise, à ses dépends, qu'il ne faut surtout pas réouvrir le dossier de l'histoire de la France entre 1940 et 1944 pour qu'elle devienne intéressante. En effet, ça devient fatiguant d'entendre que quand les nazis ont débarqué, la vie s'est arrêtée et que 40 millions de français ont pris les armes. Non. à coté des combattants, il y a eu des artistes, des politiciens ou des entrepreneurs qui se sont accordés du nouvel ordre. D'ailleurs, la France n'a pas rejeté la période de Vichy puisque aujourd'hui encore, des centaines de lois liberticides, directement issues de cette période, subsistent et sont toujours en vigueur.
Alors, pour avoir ouvert ce dossier tabou et pour chanter Paris, Zaz mérite bien de représenter 2014.




Deuxième proposition, plus consensuelle, la chanson de l'été, Prayer in C, le remix du dj berlinois Robin Schulz d'un titre du duo parisien Lilly Wood & The Prick. Au moment où on déplore, à juste titre, la dégradation des relations franco allemandes, voila de quoi nous rassurer sur l'efficacité des collaborations entre Paris et Berlin !



Enfin, puisqu'on a franchi le Rhin, signalons ce titre du DJ allemand Steve Bug, Those Grooves, qui date de 2012 déjà. Allergique aux musiques électroniques, s'abstenir ! :-) Steve Bug, bien connu des fans de Miss Kittin, a sorti la un de ses meilleurs titres.



Au tour de l'Hérétique, Corto74 et Philippe Herlin de sortir leur top 3 de 2014 ? Pour Philippe Herlin, ce fan de musique classique qui gère le site dj classical music, parions que la date de sortie de son top 3 sera plutot situé entre 1700 et 1800 et que le violon remplacera le Mac Book Air ? ;-)



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mardi 4 mars 2014

Pacte de responsabilité : Hamon veut « baisser le coût du capital »

C'est fou comme même sur les bonnes idées, le gouvernement socialiste arrive à sortir des énormités. 
Exemple : Pacte de responsabilité : Hamon veut « baisser le coût du capital ». C'est rapporté par le Monde, Libération ou Boursier.com. 
Qui peut être contre n'importe quel juste prix ? Et si le capital est trop cher, en effet, son coût doit baisser. 

Seulement, lisons avec attention les propos de Benoit Hamon. Il dit, pour établir une relation entre pression des dividendes et cout du capital, ceci : 
« Jusqu'en 2008, les entrepreneurs allemands se sont serrés la ceinture puisqu'ils ont consenti une baisse des taux de distribution de dividendes de 10%. Pendant la même période, les chefs d'entreprises français faisaient quoi ? Il augmentaient les distributions de dividendes de 50 % », « Si les marges des entreprises sont plus basses aujourd'hui qu'elles ne l'étaient auparavant, c'est aussi qu'il y a une captation des marges par la distribution des dividendes. »
Hamon nous dit : pour restaurer la rentabilité des entreprises françaises (et donc leur compétitivité), il faut que les entrepreneurs baissent leurs exigences de rémunération sur le capital, à savoir les dividendes. 
Or, ce que raconte Hamon n'a pas de fondement sur le plan de la théorie comptable. Pire, c'est de la com politique qui accrédite des thèses d'extrême gauche et induisent en erreur des non spécialistes des entreprises. Autrement dit, en parlant d'un sujet sérieux, Hamon fait en fait un clin d'oeil électoraliste à la clientèle de Mélenchon. 
Benoit Hamon ne peut pas ignorer comment on calcule une marge.
bourde journaliste france 2 allemagne 640x316 Un journaliste de France 2 confond lAllemagne avec le Royaume Uni
S'il ne le sait pas, il peut aller sur Wikipedia, sur Impots Gouv.fr ou sur la finance pour tous. Ainsi, il apprendra qu'une marge opérationnelle, c'est le chiffre d'affaire d'une entreprise ("ses ventes") moins ses coûts opérationnels, à savoir : le cout d'achat des marchandises, les salaires et charges sociales, principalement. Les dividendes (et même les frais financiers) n'interviennent pas du tout dans le calcul des marges opérationnelles. 
Benoit Hamon ne peut ignorer non plus que les dividendes sont une fraction des bénéfices. Si cette fraction est de 0%, l'entreprise garde tous ses bénéfices pour renforcer ses fonds propres et, pourquoi pas, réinvestir. Si ce taux est de 100%, l'entreprise distribue tous ses bénéfices à ses actionnaires. Notons que quand l'Etat investit dans une entreprise, le taux est plus souvent au dessus de 50% qu'en dessous. Un hasard sans doute ...(1)
Bref, à partir du moment où Benoit Hamon utilise des raisonnements faux pour étayer ses conclusions, on comprend ce que ces dernières valent. 
Evidemment, se poser des questions sur le coût du capital évite de se demander si les charges sociales sont juste beaucoup trop élevées en France par rapport à ce qu'elles sont en Allemagne, par exemple. 
Décidément, le gouvernement donne tous les jours une raison au Medef pour qu'il refuse purement et simplement le "pacte" de responsabilité ...



(1) Contrepoints L’État actionnaire, un actionnaire impitoyable 8 décembre 2012



Sur le même sujet 

Stupide pacte de responsabilité, un post du 14 février 2014
Près de la moitié des TPE ne connaissent pas le Pacte de responsabilité 21 février 2014

dimanche 5 janvier 2014

Imaginez

Imaginez que Sarkozy ait gagné en 2012, et qu'il ait pris les décisions suivantes depuis :


  • maintenu la France dans le commandement intégré de l'OTAN après avoir critiqué l'inverse (1)
  • lancé la France dans deux nouvelles guerres (2)
  • augmenté la TVA de 7 à 10% et de 19.6% à 20% (3)
  • renoncé à modifier les traités européens, suite à un rendez-vous avec Merkel (4)
  • fait passer l'article 13 de la LPM qui étend considérablement le champ de la surveillance d'Etat (5)
Imaginez qu'il soit suffisamment ami avec la presse (6) pour arriver à faire en sorte que les journaux ne parlent jamais du profil politique de son père qui serait un militant d'extrême droite (7).

Imaginez ce qui se passerait au niveau médiatique si le fils de son ministre des affaires étrangères (8) ou le fils de son ministre des affaires sociales (9) avaient des soucis plus ou moins grave avec la police, Tracfin ou la justice. 

Imaginez ce qui se passerait si son ministre des affaires sociales, en exercice, critiquerait une campagne électorale locale, au lieu de bosser pour résoudre le problème des SDF en France. 

Imaginez que Sarkozy fasse passer par amendement l'apurement des éventuelles dettes de Minute (10). 

Imaginez que le premier ministre de Sarkozy ne veuille pas répondre à une commission d'enquête menée par Didier Migault et portant sur l'emploi du temps du premier ministre le 16 janvier 2013 (11), suite aux dires  et oublis de son ex ministre du budget. 

Et puis, imaginez que Sarkozy 
  • déjeune avec Alain Finkielkraut dans un très luxueux resto du 8eme arr de la capitale (12)
  • loue des jets privés pour déplacer des journalistes (13)
  • s'arroge définitivement l'usage de la Lanterne à Versailles (14)
  • autorise son premier ministre, qui s'affiche dans un combi VW, à utiliser le chateau de Souzy la Briche (15)
  • ne publie plus son patrimoine suite à la loi transparence (16)

Imaginez que Sarkozy ait fait le quart du huitième de ce que Hollande fait/ne fait pas/cache/couvre/accepte/fait passer depuis Juin 2012. 

Non, vous ne rêvez pas, et pourtant la France n'est pas pour autant en révolution. 


Sarkozy, que nous n'avons jamais soutenu sur ce blog pour cause de politique socialiste de droite menée pendant 5 ans (explosion des impôts et de la dépense publique) était néanmoins bien en dessous de la réalité lorsqu'il disait que Hollande était un menteur, manifestement.


(5) Clubic Pro LPM : malgré les critiques, la loi est promulguée 19 décembre 2013
(14) Contrepoints Comme Sarkozy, Hollande adore la Lanterne 23 juillet 2013 
(15) Le Journal du Dimanche Ayrault adopte le château de Mazarine 19 octobre 2013

lundi 23 septembre 2013

Leçons d'Allemagne

Bravo à la chancelière Merkel pour sa brillante réélection !



Du coté du 55, rue du Faubourg Saint Honoré, l'ambiance doit être un peu moins joyeuse ! En effet, le président Hollande comptait sur l'arrivée du SPD pour enfin avoir des amis. Ach, encore raté !


Résumons la situation de la France socialiste et jacobine, toujours membre de l'Union Européenne : 
  • Royaume-Uni : dirigé par une coalition de conservateurs et de libéraux
  • Pays Bas : dirigés par les libéraux
  • Allemagne : les conservateurs confirmés
  • Espagne : le gouvernement est conservateur
  • Italie : coalition centriste au pouvoir
  • Pologne : dirigée par les libéraux
Que va faire le gouvernement français ? Continuer à critiquer nos partenaires et voisins Européens, tout en se défendant d'être inspirés par des principes protectionnistes, nationalistes et parfois germanophobes, ou s’atteler à la réforme de l'Etat, c'est à dire réduire drastiquement son périmètre ? 

Et sans tomber dans l'admiration béate et naïve d'un pays qui, comme la France, a ses propres problèmes, est ce que les français vont essayer de se faire leur propre point de vue sur nos voisins, plutôt que de suivre l'opinion d'une presse largement biaisée (1) ?

Enfin, l'UMP constatera qu'être au pouvoir pendant la crise n'aboutit pas forcément à l'arrivée de la gauche au pouvoir.


(1) Contrepoints : Les élections en Allemagne vues par la presse française 22 septembre 2013