Affichage des articles dont le libellé est Bonnets Rouges. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bonnets Rouges. Afficher tous les articles

lundi 9 mars 2015

RSI : les indépendants manifestent à Paris

lundi 13 octobre 2014

Les entreprises ont raison de ne pas avoir confiance en l'Etat

Les propos irresponsables de Ségolène Royal sur l’arrêt de l'écotaxe (1) permettent au moins la confirmation sur le point suivant : les entreprises, même du CAC 40, même impliquées dans le capitalisme de connivence (2), ont raison de ne pas avoir confiance en l'Etat et sa parole toujours susceptible d'être remise en cause. 

En effet, la ministre de l'environnement ne s'est pas contentée de mettre fin à l'écotaxe, adoptée à la quasi unanimité (y compris les socialistes), elle a assorti ses propos de lourdes menaces sur les concessions autoroutières, en promettant de les taxer plus car leurs profits sont trop élevés, et elle a ajouté qu'Ecomouv se verrait opposer une bataille juridique en contentieux.

Est ce que Ségolène Royal a agit pour ne pas avoir affronter une coalition Bonnets Rouges/chauffeurs routiers ? Oui, certainement. 
Mais de quel droit la ministre de l'environnement décide que le gouvernement doit engager des négociations avec des entreprises qui ont acheté des actifs publics il y a quelques années ? Pourquoi la ministre de l'environnement, déjà, ne respecte pas la hiérarchie gouvernementale qui consisterait à laisser Manuel Valls s'exprimer ? Cela éviterait à Sapin d'avoir à rappeler que les contrats de concession des autoroutes privatisées prévoient une hausse du prix des péages en cas de hausse de la fiscalité. 

Ensuite, puisqu'elle était déjà ministre en 1993, il y a plus de 20 ans (!), pourquoi Royal ne nous explique pas pourquoi l'Etat, alors propriétaire des autoroutes, n'a pas supprimé les péages ? 
Sapin et Royal déjà ministres en 1992

Rappelons que ceux ci, crées "à titre temporaire" durant les années 60, devaient servir à financer la construction du réseau, car la France était en retard par rapport à l'Allemagne et à l'Italie. 
En 1990, les péages, qui auraient du disparaître, sont restés, et l'Etat, comme Vinci ou Eiffage aujourd'hui, a encaissé d'énormes profits qui ont servi à construire de nouvelles autoroutes inutiles ou à financer le reste des dépenses de l'Etat. 

D'autre part, Ségolène Royal a affirmé sur France Inter que le chiffre de 1 milliard d'euros à verser à Ecomou, la société opérateur de l'écotaxe, à titre de dédommagement, n'était pas certain. Au contraire, l'Etat traînerait Ecomouv en justice pour démontrer que le concessionnaire avait sa part de responsabilité dans l'échec du système. 

On peut parier à coup sûr que la justice, en effet, trouvera quelque chose à redire. En effet, bien que la commission d'enquête du sénat avait démontré qu'il n'y avait pas d'irrégularité avec le contrat (3), Ecomouv n'avait pas réussi à diffuser de manière large les boîtiers de contrôle qui devaient interagir avec les fameux portiques. 
De toutes façons, l'Etat, qui joue avec l'argent des contribuables, n'a t-il pas le temps pour lui, face à une entreprise qui doit rembourser ses fournisseurs et payer ses salariés ? 

Il n'y a pas un jour, pas une situation qui ne cesse de prouver que les entreprises ont raison de ne pas avoir confiance en l'Etat. Que ce soit des petits entrepreneurs qui livrent des ministères et se retrouvent étranglés par les délais de paiement (l'Etat les réforment pour les autres mais jamais pour lui) ou des grands groupes qui voient les règles du jeu changer en cours de match, tous les acteurs sont touchés. 
Comment voulez vous, dans ce contexte, que la parole de gens comme Sapin ou Royal, soit entendue, et que des dispositifs comme le CICE puissent avoir de l'effet ? 

Ecomouv aurait pu être à ce début de XXIeme siècle ce que les fermiers généraux étaient au grand siècle français. On sait ce que ces derniers sont devenus. Entreprises : l'Etat vous propose un partenariat public privé ? Fuyez, vous n'êtes pas des partenaires égaux !




(1) Ecologie Libérale Ecotaxe : quand Marie-Segolene Royal se moque de nous 13 octobre 2014
(2) Wikilibéral Capitalisme de connivence
(3) L'Opinion Ecomouv’ : ces vérités inavouables 7 novembre 2013

mercredi 1 janvier 2014

2014 ! La libertad o la revolución ?

Tout d'abord, bonne année à tous. Si tout va bien, vous avez passé un bon réveillon entre amis, ou en famille,  après avoir boycotté les vœux télévisés et enregistrés du Président Hollande, tout en espérant que votre voiture ne brûle pas. 

Mais il y a des chances pour que tout n'aille pas bien. La France est maintenant dirigée depuis 18 mois par le Parti Socialiste, qui détient tous les pouvoirs : Elysée, Matignon, Intérieur, villes de Paris, Lille, Nantes, Toulouse, la quasi totalité des régions, la majorité des départements, le CSA, la BPI, etc. 

Or, qu'en est-il de la France ? 

Chacun peut constater les faits par lui-même : 

  • impôts : no comment, ils n'ont jamais été aussi élevés
  • chômage : no comment. Et quand on pense que Hollande avait reproché cet échec à son prédécesseur
  • France apaisée : no comment
  • délinquance : le bilan de Valls est d'autant plus catastrophique qu'à l'époque le maire d'Evry se permettait de qualifier d'échec personnel du président de la république le nombre de coups de feu à Marseille



Bref, alors que le PS est en situation de gérer, ils ne maîtrisent rien du tout, et le gouvernement préfère organiser des colloques contre le FN, signer des tracts pour la lutte contre le racisme ou militer pour l'interdiction de Dieudonné, plutôt que de s'attaquer à ce qui relèvent vraiment d'eux : baisser la dépense publique, préalable à la baisse des impôts. 

Pourquoi ? 

Peut-être parce qu'il n'y a pas de vraie opposition en France. Certes, nous avons une UMP et une UDI qui disent proposer un projet alternatif à celui du PS. Mais dans le fond, est-ce bien vrai ? Quelles sont les mesures que l'opposition propose pour réduire de 90, 100 ou 110 milliards d'euros par an la dépense publique ? Quelles sont les préconisations de l'UMP en matière de fin du jacobinisme et d'un vrai saut vers le fédéralisme Européen et la décentralisation au niveau des régions ? Quelles sont les idées sur la défense des libertés et l'équilibre des pouvoirs qui différencient fondamentalement la gauche de la droite en France ? 

Alors, certes, les partis politiques sont des agences de communication qui captent des parts de marché, en répondant à la demande. Si les français de gauche, comme ceux de droite, demandent plus de dépense publique et d'intervention étatique, il n'y a aucune chance pour que les programmes électoraux de gauche soient différents de ceux de droite, surtout si les deux grands partis politiques, UMP et PS, sont chacun pour des raisons différentes attirés par leurs extrêmes, ultra étatistes, FN et FDG. 

Mais ceci pourrait changer. 

Le mouvement des Bonnets Rouges a permis au plus grand nombre de comprendre que tout a un coût et qu'il faut faire des choix. Si on veut des routes, il faut bien que quelqu'un les paye. Si on veut des subventions agricoles, il faut bien qu'il y ait un consommateur pour les payer, quelque part. Si on veut que l'Etat se mêle de tout, il ne faut pas s'étonner qu'il prenne des décisions qui lèsent les gens et privilégie les intérêts de l'administration, et de Bercy.
Quand à l'autre grand mouvement de 2013, la Manif pour Tous (et ce, sans rentrer sur le débat pour ou contre le mariage gay), les jeunes et moins jeunes manifestants ont enfin compris que, non, la police n'est pas de droite ou de gauche, elle est au service du pouvoir, même le pire, et ils ont compris que l'Etat, par le biais de ses fonctionnaires, peut se permettre ce qu'il veut.

Bref, les bases sont posées pour qu'une part croissante de français comprennent des évidences simples :

  • l'Etat est le problème, pas la solution
  • Il n'y a pas de liberté sans responsabilité
  • Quand on abdique ses droits au profit de l'Etat, on les perd pour toujours
  • l'emploi, ce sont les entrepreneurs qui les créent, pas l'Etat
Alors, enfin, il reste le contexte. Il est difficile. Quand l'Etat dépense 1 euro, il collecte au mieux 80 cents. Il emprunte donc 20 cents par euro dépensé. La dette publique s’accroît donc d'autant et il faudra bien la rembourser. Pas grave, "les riches paieront" ? Raisonnement simpliste. Déjà, on a vu à Chypre que tous les comptes bancaires ont été rackettés, par juste ceux des "riches". Ensuite, même si le pouvoir socialiste érige des murs de Berlin fiscaux de plus en plus hauts, la mobilité,surtout grâce à Internet, existe encore.

C'est bien pour ça que la situation actuelle est une impasse. D'un coté, il y a des gens qui ont intérêt à ce que le clientélisme étatique continue, même à crédit, et de l'autre il y a des gens qui n'en peuvent plus. 
En 2014, il sera dur d'être neutre face à l'ultra étatisme qui, on le voit, fini par oppresser tous le monde. 

Alors, Kamarad, à vous de choisir votre camp ! Face à la crise qui vient, il y a plusieurs options possibles

  • la mise à l'abri de son patrimoine (1) et sa diversification (2) 
  • la surveillance de la bulle immobilière française (3)
  • le départ à l'étranger (4)
  • le soutien à des politiciens alternatifs comme Denis Payre (5) ou Aurélien Véron (6)
  • l'autonomie version survivaliste (7) ou écologie radicale (8)
  • la lutte contre les abus de l'Etat (9) et pour les Droits de l'Homme (10) et pour les solidarités locales et réelles (11)
  • se tenir informé ! (12)
 Que nous soyons en Juin 1789 ou bien en Avril 1968, les choses vont bouger en France en 2014 ! Alors bon courage !

(1) Ordre Spontané Un homme averti en vaut deux 9 mars 203 
(2) Philippe Herlin L'or, un placement d'avenir 1 mars 2012
(3) Charles Gave - Institut des Libertés L’Immobilier ne peut pas baisser! Vraiment? 8 septembre 2013
(4) Libertarien Pourquoi j'habite en Suisse 10 octobre 2012
(7) Le survivaliste Fin de cycle 2013 29 décembre 2013
(8) Ecologie Libérale Pas besoin de lois pour faire de l'écologie 31 mars 2012
(9) BBC France 'has vast data surveillance' 4 juillet 2013


lundi 2 décembre 2013

Echec de la mobilisation de Mélenchon sur la #révolutionfiscale

Ainsi, Mélenchon a attiré entre "7 000 et 100 000 manifestants" hier dans les rues de Paris.
En comparaison de ce que les Bonnets Rouges ont fait à Carhaix avant hier, c'est ridicule. Ceci l'est d'autant plus que l'extrême gauche est connue pour privilégier non pas moins d’impôts et de taxes, mais plutôt toujours plus de dépenses.

Sacré Mélenchon ...