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samedi 21 février 2015

Terrorisme : Bernard Cazeneuve est-il Charlie ?

Qui peut se dire que la lutte contre le terrorisme n'est pas un objectif prioritaire ? A priori, personne. Du coup, le gouvernement, très républicain, très dirigiste et autoritaire, se permet de prendre en otage les démocrates et les gens attachés aux Droits de l'Homme dans ce pays, avec ses propositions liberticides.

Dernier exemple en date : le voyage du ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve, qui est allé rencontrer des représentants d’Apple, Google, Facebook, Twitter et Microsoft (1). Objectif : que ces géants de l'Internet s'autorégulent en bloquant par eux-mêmes les communications liées au terrorisme djihadiste (2). 
Il est vrai que le ministre n'a cessé de répéter que «90% de ceux qui basculent dans des activités terroristes au sein de l’Union européenne le font après avoir fréquenté Internet», et qu'il faut donc réguler Internet.
Terrorisme ou pas, Cazeneuve, mais aussi 90% des politiciens, veulent réguler Internet (depuis la place Beauvau plutot que depuis un bureau en Californie).
C'est comme si ca tombait bien que des jeunes partent en Syrie ou tuent à Paris, soi-disant après avoir vu une vidéo sur Youtube. C'est comme si Cazeneuve nous expliquait qu'avant 2005 (date d'invention de Youtube) ou avant 2003 (date d'invention de Facebook), il n'y avait pas de terrorisme islamiste qui tuait à Paris.


Est-ce que prendre le risque de critiquer la politique anti-terroriste (et liberticide) du gouvernement, ce n'est pas laisser penser qu'il ne faille rien faire contre le terrorisme ?

Notons quand même que la France, le pays des Droits de l'Homme, est aussi un des pays qui demande déjà le plus à Twitter d'effacer des tweets. Oui, la France, pas une grosse république populaire asiatique, une dictature communiste ou quelque état fermé sur lui-même . Il ne s'agit pas d'une information conspirationniste mais d'un fait relayé par la presse mainstream (3). On sait également, depuis les révélations d'Edward Snowden, que la France fait aussi partie des pays qui enregistrent et surveillent ce que disent et font les citoyens (4).
Autrement dit, la surveillance de masse, et les interventions chez les gros fournisseurs de services sur Internet, ça ne marche pas (5).

En réalité, il n'y pas besoin de réguler Internet, on a surtout besoin d'une doctrine au sein du gouvernement et au sein du pays.
Déjà, les membres du gouvernement eux-mêmes ne sont ps d'accord entre eux. Quand un ministre dit qu'il faut comprendre les jeunes qui partent en Syrie, qu'un autre pense qu'il faut envoyer des armes aux opposants à Bachar el Assad, qu'un autre affirme qu'aller faire la guerre au Mali, c'est lutter contre le terrorisme ici, et qu'un autre se dit que ce n'est pas grave que la France se dote d'outils de surveillance de sa population plus puissants et plus intrusifs que ceux dont la RDA disposait, où est la cohérence ?
Quand la France affirme que le terrorisme islamiste n'a rien à voir avec l'islam, mais que dans le même temps, elle interdit des pièces de théâtre ou des films qui pourraient choquer les musulmans, tout en affirmant que Charlie Hebdo a raison de pratiquer ce que les musulmans considèrent comme un blasphème, où est la cohérence (6) ?

On sait pourtant très bien que les terroristes, bien plus que de vouloir défaire militairement la France (puisqu'il parait que nous sommes en guerre ...(7)), veulent surtout introduire une guerre civile en France, et rallier à leur cause, ou du moins à leur sympathie, les 5 millions de musulmans de France, tout en luttant contre notre mode de vie, malgré tout plus libre que la moyenne encore ? Alors, pourquoi, y compris au sein du gouvernement, contribuer à donner raison à leur stratégie, en tentant d'adopter un entre-deux en terme de valeurs, et en attaquant les libertés civiles ?

Il ne faut pas lutter contre la propagande djihadiste sur Internet, et ce pour plusieurs raisons.

La première est fondamentale, elle a trait à la cohérence de l'action publique et des lois. On ne sait jamais ce qui sera considéré, dans le futur, comme étant illégal sur Internet. Si la propagande djihadiste est considérée comme étant illégale, qui dit qu'ensuite ce ne sera pas telle ou telle religion, puis, telle ou telle opinion ?

La seconde raison est pratique : comment-voulez vous repérer des gens si vous les forcez à se cacher ? Il sera beaucoup plus aisé de repérer des futurs tueurs s'ils ne prennent pas trop de précautions.

La troisième raison est aussi d'ordre pratique : imaginons que Cazeneuve parvienne, on ne sait pas trop comment, à faire préférer à YouTube les lois françaises à la freedom of speech garantie par le 1er amendement : que fera t-il ensuite quand les vidéos migreront sur RUTube ?

En réalité, et sans tomber dans la culture de l'excuse, le gouvernement français ne se pose pas exactement les bonnes questions. Certes, toutes les personnes ayant habité le XIXeme arrondissement de la capitale ne deviennent pas des délinquants, et, certes, tous les prisonniers ne deviennent pas des terroristes.
Ceci étant dit, qui peut nier que la radicalisation passe aussi par ces séjours dans des établissements surpeuplés et ignobles, mais qui dépendent pourtant du ministère de la justice française, la justice du pays des droits de l'homme ?
On le sait, Coulibaly avait fait un séjour à Fleury Merogis (8), d'où il en avait tiré un reportage diffusé sur France 2, montrant l'état inacceptable de la plus grande prison d'Europe.



Dans le secret de la prison Fleury-Mérogis 1 par Francki94


Pendant que Cazeneuve demande à Youtube de ne plus diffuser telle ou telle video, il évite de rappeler que les prisons françaises sont toujours surpeuplées (9), ce qui n'est pas digne d'un pays qui donne des leçons de droits de l'homme à la terre entière.






(1) Libération Cazeneuve traque les jihadistes au Far Web 19 février 2015
(2) L'Opinion Cyberdjihadisme : Bernard Cazeneuve veut passer un «deal» avec les géants du web 20 février 2015
(3) Le Monde La France, numéro un mondial des demandes de suppression de tweets 6 février 2014
(4) Le Monde Snowden : « la surveillance de masse est pratiquée dans tous les pays » 10 décembre 2014
(5) Contrepoints Et maintenant une bonne surveillance de masse qui ne marche pas ! 1 février 2015
(6) Delanopolis Victoire posthume des frères Kouachi : progrès spectaculaires de la «dhimmicratie» en France 4 février 2015
(7) Le Figaro Manuel Valls : «La France est en guerre contre l'islamisme radical» 14 janvier 2015
(8) Les Echos Surpopulation carcérale : la France pointée du doigt 11 février 2015
(9) Le Monde Quand Amedy Coulibaly dénonçait les conditions de détention à Fleury-Mérogis 12 janvier 2015

vendredi 11 avril 2014

Qui décide aux Etats-Unis ?

Il y a maintenant une semaine, voila ce qu'on pouvait lire dans la presse.


Dans un monde idéal, à la base, Boeing ni aucune autre entreprise n'aurait jamais du être interdit de vendre ce qu'il voulait à qui il voulait. Mais dans le monde réel du droit du plus fort et des gouvernements interventionnistes, "les Etats-Unis" avaient réussi à imposer un programme de sanctions contre l'Iran. 

Déjà, on peut, jusqu'à présent, se demander de quoi on se mêle quand on interdit à tel ou tel pays de se doter de bombes nucléaires, alors qu'on en possède soi-même. 

Mais surtout, on se souvient du fait que les autorités américaines (une tierce partie, donc) avaient réussi à imposer à Peugeot Citroen SA de ne plus vendre en Iran, un marché sur lequel cette firme avait de bonnes parts de marché. 

Questions : 
  • qu'est ce qui justifie ce revirement soudain dans la politique américaine, et ce alors que l'on parle toujours d'"aller bombarder l'Iran" ? 
  • Puisque Boeing peut vendre des pièces détachées en Iran, PSA va t-il pouvoir reprendre ses affaires la bas, avec ou sans autorisation de quiconque, d'ailleurs ? 
Il y a, de manière plus générale, de plus en plus de voix qui veulent remettre en cause l'atlantisme français, c'est à dire la coopération automatique, d'Etat à Etat. La nouveauté est qu'elles n’émanent plus uniquement de l'extrême gauche communiste. La dernière en date est la tribune de Jean Arthuis, un centriste, qui a écrit :  "7 bonnes raisons de s'opposer au traité de libre-échange transatlantique" (1). Certains de ses arguments semblent frappés au coin du bon sens. 

Tout ceci renvoie au manque de clarté de la diplomatie américaine et à la confusion de la politique étrangère du Président Obama qui, d'un coté, a échoué à combattre le complexe militaro industriel qui dirige vraiment les Etats-Unis (2) et, de l'autre, a renoncé à revenir sur la patriotactisation des Etats-Unis, initiée par W. Bush. Comment les autorités américaines peuvent ne pas comprendre qu'elles n'ont pas, par exemple, de juridiction en dehors de leurs frontières et qu'évaluer la sécurité d'une usine Suisse ne semble pas de leur ressort ? 




Aux Etats-Unis comme ailleurs, il faut que les gens reprennent le pouvoir sur des Etats devenus complètement fous, et hors de contrôle. 
Si les libertariens, derrière Ron Paul, ne prennent pas le contrôle du pays, on peut s'attendre à d'autres actions liberticides du genre de celles que dénoncaient Edward Snowden. Ne laissons pas, ici comme outre Atlantique, les liberticides gagner la guerre contre les libertés. 


(2) La Chronique Agora L’Etat profond s’est installé aux Etats-Unis 1er Avril 2014


mercredi 27 novembre 2013

Refusons une NSA française - @PartiLiberal Démocrate

Refusons une NSA française et l'intrusion de l'Etat ds nos mails, nos connexions et notre géolocalisation


Le PLD s’inquiète de la capacité de moins en moins limitée d’intrusion de l’Etat dans notre vie privée. Nous comprenons la nécessité de la loi antiterroriste qui, depuis 1991, permet aux services de renseignement de collecter l’historique de connexions de suspects, le contenu de leurs emails et la géolocalisation de leurs appareils de communication. Mais la loi de programmation militaire prévoit d’étendre ce régime d’exception aux ministères de la Défense, de l’Intérieur… et de l’Economie et des Finances. 

Le gouvernement pourra dorénavant suivre en toute légalité et archiver nos échanges privés, nos usages sur la toile, nos déplacements. La mesure sort ces pratiques du contexte judiciaire pour en faire une arme potentiellement politique. L’autorisation ne sera pas accordée par un magistrat mais par le Premier ministre dont la neutralité est plus que contestable. D’autant que les autorités pourront installer des dispositifs d'interception directement sur les équipements des entreprises du Net comme les fournisseurs d'accès, les opérateurs de téléphonie ou les sites Web. Aucune limite n’est fixée à l’arbitraire des dirigeants de l’Etat sur les citoyens démunis. 

Nous ne pouvons l’accepter au moment où les populismes se font menaçants dans un environnement national délétère. L’accès aux échanges personnels et à nos connexions doit rester l’exception, certainement pas devenir la règle. Nous demandons que ce type d’intrusion reste sous l’autorité judiciaire et non pas politique, afin qu’un tel accès à nos vies privées soit motivé et légitime. Nous demandons qu’il ne concerne qu’une liste très étroite de suspects : terrorisme et grand banditisme. Ces garanties sont indispensables si nous voulons qu’Internet ne devienne pas un espace surveillé par les miradors d’Etats arbitraires.

Source : Parti Libéral Démocrate





Sur le même sujet :

Le Parisien Libéral Projet de loi liberticide relatif à la programmation militaire 2014 à 2019 26 novembre 2013
H16 Le Fichage pour Tous 27 novembre 2013

vendredi 26 juillet 2013

Les libéraux répondent à #TerraNova et à @juliettemeadel

Juliette Méadel
Terra Nova
Juliette Méadel, 37 ans,  avocate d'affaires et énarque, est anti libérale et directrice de Terra Nova, le think tank qui nous sert des analyses si exactes (relire Face à la désertification intellectuelle : contrer Terra Nova, un post du 12 avril 2011).

On l'a entendu chez #CarrementBrunet, ou elle challengeait les propos de Gaspard Koenig. (réécoutez le podcast sur le site de RMC) en débattant sur le sujet le libéralisme est il la clé pour sortir de la crise ?

Pour Juliette Méadel, la réponse est non, à l'inverse de ce que nombreux bloggeurs tentent pourtant de rappeler, comme :
Gaspard Koenig
Parti Libéral Démocrate
Comme, finalement, en une heure de temps, Gaspard Koenig n'a pas forcément eu le temps de répondre précisément sur tous les points évoqués, voici les liens pour celles et ceux qui veulent creuser les sujets qui ont été abordés.

  • Poncif : La loi de 1973 crée les déficits publics
    • Réponse de H16 : on manque en réalité d'épargne pour financer des déficits de toutes façons trop importants (lire Pour en finir avec la loi de 1973)
    • Réponse : c'est quand même comique de parler de la loi de 1973, une loi qui a son équivalent dans les législations Suisses ou Suédoises, et de penser que ces lois font du déficit et de la dette. 
  • Poncif : La main invisible date du XIXeme/XXeme siècle 
    • Passons l'erreur factuelle (la Main invisible date du XVIIIeme siècle, Juliette Méadel confond avec le commissaire priseur Walrassien
    • Réponse de Libertarien : Je n'aime pas la Main invisible
  • Poncif : Si on laisse le marché tourner tout seul, ça provoque des catastrophes
    • Réponse : quand on laisse l'Etat réguler l'économie, cela donne Dexia, le Credit Lyonnais, le plan calcul, la dette de la SNCF, et, dans les versions extrêmes : Cuba, la Corée du Nord et le Venezuela (Etat pétrolier qui connait des pénuries alimentaires)
    • Réponse : si vraiment les politiciens pouvaient diriger l'économie, pourquoi, plutôt que le train, le téléphone ou la médecine, ils ne nationalisent pas le logement et la production alimentaire, qui sont bien plus vitaux ? Réponse : parce qu'ils savent que le marché décentralisé est la meilleure/moins mauvaise réponse à ces questions vitales
    • Réponse : les économies plutôt libérales (Hong Kong, Suisse, Canada, Ghana, Nouvelle Zélande, Luxembourg) sont en meilleur état que les économies régulées





  • Poncif : La crise des subprimes, née aux Etats-Unis, montre que si on intervient pas pour réglementer, il y a des catastrophes
    • Réponse : le subprime est un mécanisme de bonification de prêts pour des populations insolvables, d'origine gouvernementale, promu par l'administration Clinton, et la crise des subprimes a pour source l'excès de liquidités crées par la Fed après le 9/11


  • Poncif : La crise des subprimes est une crise du manque de régulation
    • Réponse :  Freddie Mac et Fanny Mae étaient précisément des agences gouvernementales, et non pas d'obscurs hedge funds. 
    • Réponse : la crise des subprimes est l'échec de l'interventionnisme fédéral US 
    • Lire Infaillibilité du marché et régulation étatique sur le blog Analyse Libérale
  • Poncif : En France, où on régule, il n'y a pas eu de faillites bancaires, grâce à l'Etat
    • Natixis ? Dexia ? Les pertes de la Caisse des Dépots et Consignations ? 
  • Poncif : Les Etats Unis sont un pays libéral
    • Réponse : Ronald Reagan a commencé le travail mais les Etats Unis ne sont pas libéraux, ils subventionnent leur agriculture, lèvent des droits de douanes protectionnistes sur l'acier, investissent l'argent du contribuable dans General Motors, et mènent sans sourciller des politiques liberticides. Les Etats Unis sont moins anti libéraux que l'Europe, dont la France, certes, mais rien de plus. Si des gens comme Edward Snowden ou Ron Paul prennent la parole, c'est justement pour dénoncer la glissade des Etats Unis.
    • Comme il existe de grosses différences entre Malte et la France, entre l'Allemagne et la Grèce, il y a des différences énormes entre le Delaware et New York, entre le New Hampshire (cf le Free State Project) et la Californie
  • Poncif : Economie de marché = capitalisme = libéralisme
  • Poncif : La France est un pays libéral
    • Réponse : 57% du PIB passe par les mains de l'Etat. Nous sommes très très loin de la limite de 40% dont parlait VGE.
    • Lire aussi : Mise au point sur les idées libérales : Non : il n'y a pas eu de mesures libérales en 5 ans, entre 2007 et 2012, en France, ou presque (hormis le statut de l'auto entrepeneur et l'autonomie des universités)
  • Poncif : Depuis 1986, il n'y a plus d'ordonnances pour définir les prix
    • Réponse : en 2013, une ministre imagine pouvoir réguler les prix de l'immobilier, alors que nous souffrons déjà , en région parisienne notamment, de pénurie
  • Poncif : La croissance ne viendra pas toute seule si l'Etat réduit son périmètre d'intervention
    • Réponse : pour "lutter contre la crise", le président Sarkozy a fait exploser les déficits et la dette. Or, la France a été en récession. La séquence post Lehman Brothers montre que, partout dans le monde, le keynesianisme a définitivement échoué.



    • Réponse : la croissance n'est un objectif que parce que nous sommes, en Occident, dans un sytème pyramidal à la Ponzi-Maddoff, pour les retraites notamment. Mais les libéraux, adeptes de l'école autrichienne d'économie, ne pensent pas la croissance économique puisse être un objectif de politique économique
    • Réponse : la croissance (réelle) survient quand des entrepreneurs parviennent à faire mieux, plus efficacement, ou différemment quelque chose. La croissance est le fruit indirect de décisions de création d'un environnement favorable aux entrepreneurs : stabilité juridique et fiscale, facilité d'accès aux facteurs de production
  • Poncif : Quand il n'y a pas d'Etat, c'est la loi de la jungle
    • Réponse : le nombre de SDF à Paris devrait nous inciter, nous français, à plus de modestie. 
    • Réponse : en absence d'Etat, les gens donnent spontanément de l'argent ou du temps à des causes, et créent une société de solidarités réelles, à la place de la société de solidarités forcées que le fisc nous impose.
  •  Poncif : Margaret Thatcher a fait progressé le chômage
    • Réponse : en URSS, le taux de chômage était effectivement à 0%. Si l'Etat veut vraiment lutter contre le chômage, effectivement, il le peut,en mettant tout le monde au "travail", ouvrier dans des usines improductives, employé du KGB ou gardien de goulag. 
    • Réponse : en 1979, quand Maggie est arrivée au pouvoir, le UK était sous tutelle du FMI. Le taux de chômage était à 6%, comme en France, et, en 1990, il était à 5.8%, moitié moins qu'en France. 
Source : Cairn Info

  • Poncif : Le système de santé britannique est une catastrophe
    • Réponse : le système de santé français est une catastrophe : 11% des français n'ont pas les moyens de se soigner
  • Poncif : le libéralisme heurte les plus faibles
    • Réponse : le libéralisme a tiré de la pauvreté absolue des milliards d'Asiatiques, et bientôt d'Africains, ce qui, pour les internationalistes que les socialistes disent être, devrait les réjouir. 
    • Réponse : personne n'est définitivement plus faible. Chacun a une part de talents qui ne demande qu'à s'exprimer. Sur le plan académique, Steve Jobs n' pas la compétence d'un énarque. Mais il a crée un univers. 

Tout ceci pousse à relire la thèse de Juliette Meadel, Les marchés financiers et l'ordre public, et à se poser des questions sur la formation des élites. Il est symptomatique d'entendre de la part de Gaspard Koenig qu'il a fallu qu'il traverse l'Atlantique pour entendre parler des origines Françaises et Européennes du libéralisme.
Cantillon, Say, Bastiat, Constant ou Toqueville ne sont pas des cow boys débarqués du Far West, mais bien des penseurs nés de ce coté ci de l'Atlantique. Mais pour diverses raisons, ils sont totalement passés sous silence ici chez nous.





Sur le même sujet, lisez 


Bonnes lectures !

lundi 1 juillet 2013

Espionnage de la NSA : la classe politique française estomaquée ? Vraiment ?

Belle unanimité que celle que le Monde rapporte : Espionnage de la NSA : la classe politique française estomaquée !
Le ministre des affaires étrangères va même convoquer l'ambassadeur US en France, d'après BFM TV. 

Est ce que cette même classe politique nous prend pour des idiots ? Où étaient-ils quand, fin 2010 déjà, on a
appris par Wikileaks et le Monde, que les Etats-Unis avaient un programme de collecte systématique des données personnelles des ambassadeurs et personnels diplomatiques travaillant pour l'ONU, à New York ? 

C'est vrai qu'il était gênant, à l'époque, d'apprendre que ces politiciens, Sarkozy, Villepin ou Royal, se critiquaient entre eux devant l'ambassadeur US, au sein de l'ambassade US (voir Libération).

Les gesticulations du jour de la classe politique française ont quelque chose de comique. Que va faire la France ? Envoyer quelques Mirage 2000 et Rafale tirer des coups de semonce au dessus de Washington D.C. ? Elles ont surtout quelque chose de très inquiétant pour nous, les citoyens. Quand, il y a deux semaines, Edward Snowden a révélé que PRISM passait au tamis numérique de manière systématique Facebook, Twitter et aussi les fournisseurs d'emails (privés ...?), le gouvernement français n'a rien dit du tout. 
Pourquoi ? Parce que tant que ca concerne les gueux les citoyens et non pas les institutions, c'est moins grave ? 
Peut-être parce que la police et la DCRI font de même, vis à vis des citoyens français notamment. 

Souvenez-vous : depuis mars 2011, un décret oblige désormais les fournisseurs de services sur Internet à conserver pendant un an mots de passe, traces d'achats ou commentaires laissés sur le web par les internautes. La police pourra y avoir accès lors d'enquêtes, ainsi que le fisc ou l'URSSAF. (source RMC)
Mais pas de problèmes, en France, on surveille les citoyens pour "lutter contre le terrorisme" et "combattre la fraude fiscale". Tiens, c'est le motif que la NSA a donné, elle aussi, pour justifier son action ...

Oui, chers lecteurs, vous avez bien compris. Quand l'Etat (les états, en fait) dit travailler à notre sécurité, il travaille surtout à son propre maintien, quelque soit le coût pour nos libertés. 




Egalement publié sur Contrepoints : "NSA : l'indignation sélective des politiques européens"


mardi 25 juin 2013

Edward Snowden, un sacrifice pour rien ?

ses révélations sur Prism servent surtout à alimenter l'anti américanisme. Cette sentence est inexacte.
DJ assimile la critique de la politique américaine à de l'anti américanisme. 

Or, des critiques contre les atteintes aux libertés civiles proviennent avant tout des Etats-Unis. C'est par exemple Steve Wozniak qui ce matin, dans le Guardian, regrette qu'avec le Patriot Act, les Etats Unis deviennent un peu une nouvelle URSS. Or, qui peut nier que le cofondateur d'Apple a bien plus contribué à ce que sont les Etats Unis que quasiment quiconque ? 

Les libertariens aussi (voir le blog du Libertarian Party), critiquent Prism. Et ils sont pourtant loin d'etre anti américains, puisque la presse Européenne leur reproche en général, par le biais d'un angle de lecture quasi systématiquement ethnocentrique et américanophobe, d'être des ultra nationalistes isolationnistes. 

En fait, de manière plus générale, il faudrait cesser de confondre systématiquement peuple, nation et Etat. Ce sont trois notions assez différentes. On le voit bien en France, critiquer Hollande n'est pas faire du France bashing, par exemple. C'est juste faire du Hollande bashing. Un peuple et une Nation ont une réalité bien différentes de celle d'un Etat, y compris quand, comme aux Etats-Unis, une majorité de citoyens supportent les actions liberticides de l'Etat. 

"Not in our name", chantaient les militants anti guerre du Golfe sous Bush. Où sont-ils passés, alors que Obama a gardé le Patriot Act et les drones ? 

Par contre, la où DJ a entièrement raison, c'est quand il souligne le paradoxe à ce qu'un défenseur de  la liberté aux Etats-Unis doive faire appel à la Russie et autres grandes démocraties. Peut-être que le problème vient du fait que les démocraties, ou en tout cas les Etats qui font la guerre à d'autre au nom de la démocratie, n'ont pas émis de protestations très vives vis-à-vis des Etats-Unis ...
A croire qu'ils veulent vraiment que les terroristes gagnent leur guerre, celle menée contre nos libertés civiles.