Clin d'oeil de Peugeot, qui prolonge la légende de la 205. Malin.
Années 80
2014
Ceci étant dit, et même si la vitesse était déjà limitée sur autoroute il y a 30 ans, il n'y avait pas Manuel Valls et tous ses radars.
La nouvelle 208 GTi ressemble un peu trop à une prime de Noel pour gendarmes ! ;-)
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jeudi 2 octobre 2014
vendredi 11 avril 2014
Qui décide aux Etats-Unis ?
Il y a maintenant une semaine, voila ce qu'on pouvait lire dans la presse.
Dans un monde idéal, à la base, Boeing ni aucune autre entreprise n'aurait jamais du être interdit de vendre ce qu'il voulait à qui il voulait. Mais dans le monde réel du droit du plus fort et des gouvernements interventionnistes, "les Etats-Unis" avaient réussi à imposer un programme de sanctions contre l'Iran.
Déjà, on peut, jusqu'à présent, se demander de quoi on se mêle quand on interdit à tel ou tel pays de se doter de bombes nucléaires, alors qu'on en possède soi-même.
Mais surtout, on se souvient du fait que les autorités américaines (une tierce partie, donc) avaient réussi à imposer à Peugeot Citroen SA de ne plus vendre en Iran, un marché sur lequel cette firme avait de bonnes parts de marché.
Questions :
- qu'est ce qui justifie ce revirement soudain dans la politique américaine, et ce alors que l'on parle toujours d'"aller bombarder l'Iran" ?
- Puisque Boeing peut vendre des pièces détachées en Iran, PSA va t-il pouvoir reprendre ses affaires la bas, avec ou sans autorisation de quiconque, d'ailleurs ?
Il y a, de manière plus générale, de plus en plus de voix qui veulent remettre en cause l'atlantisme français, c'est à dire la coopération automatique, d'Etat à Etat. La nouveauté est qu'elles n’émanent plus uniquement de l'extrême gauche communiste. La dernière en date est la tribune de Jean Arthuis, un centriste, qui a écrit : "7 bonnes raisons de s'opposer au traité de libre-échange transatlantique" (1). Certains de ses arguments semblent frappés au coin du bon sens.
Tout ceci renvoie au manque de clarté de la diplomatie américaine et à la confusion de la politique étrangère du Président Obama qui, d'un coté, a échoué à combattre le complexe militaro industriel qui dirige vraiment les Etats-Unis (2) et, de l'autre, a renoncé à revenir sur la patriotactisation des Etats-Unis, initiée par W. Bush. Comment les autorités américaines peuvent ne pas comprendre qu'elles n'ont pas, par exemple, de juridiction en dehors de leurs frontières et qu'évaluer la sécurité d'une usine Suisse ne semble pas de leur ressort ?
Aux Etats-Unis comme ailleurs, il faut que les gens reprennent le pouvoir sur des Etats devenus complètement fous, et hors de contrôle.
Si les libertariens, derrière Ron Paul, ne prennent pas le contrôle du pays, on peut s'attendre à d'autres actions liberticides du genre de celles que dénoncaient Edward Snowden. Ne laissons pas, ici comme outre Atlantique, les liberticides gagner la guerre contre les libertés.
(1) Le Figaro Jean Arthuis : 7 bonnes raisons de s'opposer au traité de libre-échange transatlantique 11 Avril 2014
(2) La Chronique Agora L’Etat profond s’est installé aux Etats-Unis 1er Avril 2014
lundi 20 janvier 2014
Comment l'Etat peut-il justifier son entrée au capital de PSA ?
Si on en croit l'Expansion ou Le Monde, le conseil de surveillance de PSA Peugeot-Citroen a validé un schéma de recapitalisation du groupe prévoyant une entrée au capital de l’Etat français et du constructeur chinois Dongfeng. PSA augmenterait son capital de 3 milliards d’euros, dont 800 millions apportés par l’Etat et autant par Dongfeng.
Comment est-ce possible ? Comment et pourquoi, si on en croit le Monde, l'Etat a pu insister, contre la volonté de la famille Peugeot, pour investir de l'argent public (notre argent) dans cette entreprise ?
Rien n'est encore annoncé par Bercy ou par PSA. Mais posons nous la question numéro un : pourquoi investir 800 millions d'euros dans une entreprise dont les ventes ont chuté de 4% l'année dernière ?
Que dire aux 63 000 entreprises qui ont fermé l'année dernière ? Que c'est la loi du plus gros et qu'ils n'avaient qu'à ne pas être des PME ?
On nous dit que l'Etat veut conserver l'outil de production de Peugeot en France. C'est idiot.
Déjà, chez Peugeot comme dans toute entreprise, ce sont les clients qui décident. En quoi les oukazes de Montebourg vont aider à vendre plus de 208, de RCZ ou de scooters Metropolis ? Même le président de la République préfère des véhicules italiens.
Ensuite, l'Etat est aussi actionnaire de Renault, une entreprise qui ouvre des usines au Maroc, rachete des constructeurs low cost en Roumanie ou investit en Russie. Le succès commercial de Nissan Renault Dacia ne montre t-il pas que la stratégie a bien plus de poids que l'actionnariat, public ou pas ?
Enfin, la France n'a pas d'argent. Vu ses déficits publics, il y a mieux à faire. PSA, aussi grosse soit-elle, est une entreprise qui doit soit faire des profits pour survivre, soit disparaitre. Les britanniques n'ont plus de constructeurs auto à proprement parler britanniques (Rover a disparu, Rolls est bavarois, Bentley est dans le groupe VW, Range Rover est indien), pourtant, ils n'ont jamais produit autant de voitures, plus que la France, en fait. Il n'y a pas besoin de nationalisme économique pour avoir des emplosi, juste du bon sens.
Espérons donc vivement que cet accord échoue. Que Moscovici ou le maires de Poissy aient leur sort lié à l'opinion des employés de PSA ne doit pas nous faire accepter une hérésie pareille.
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