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dimanche 28 février 2016

De l'optimisme : Peter Thiel et les fondamentaux du libertarianisme

Pendant que François Hollande se prend en pleine face les conséquences de ses ambiguïtés et mensonges, que la gauche se bat pour savoir s'il faut travailler 35h ou 32h par semaine, et que la droite fait le concours du politicien le plus mis en examen, heureusement, quelques individus à la frontière entre la politique version Ron Paul et le post politique ouvrent le débat.

Par exemple, ils nous rappellent que, bien que les politiciens et les Etats posent bien souvent plus de problèmes qu'ils n'apportent de solutions, la technologie et la créativité des individus font que nous ne sommes pas forcément condamnés à un futur ultra étatiste.

Peter Thiel est un des ces individus.







Peter Thiel est un entrepreneur de la Silicon Valley. Avec Max Levchin et Elon Musk, Thiel a cofondé PayPal. Il est actuellement le président de Clarium Capital Management LLC, un hedge fund, et un partenaire dans The Founders Fund, un fonds de capital risque.
Peter Thiel a lu, notamment, le Seigneur des anneaux, Ayn Rand et Alexandre Soljenitsyne pendant ses années de lycée, avant d'étudier la philo à Stanford.

Ce libertarien, à l'occasion de son séjour à Paris la semaine dernière (1), a rappelé quelques vérités utiles à diffuser :



  • Il n’y aura pas d’avenir enviable sans progrès technologiques.
  • on parle de nos nations comme des "pays développés", comme s’il n’y avait plus rien à inventer.
  • Nous ne vivons pas en démocratie. Les gouvernements élus ne représentent pas vraiment le peuple. Et la plupart des décisions sont prises pas ces bureaucraties compliquées non élues, parce que les questions sont de plus en plus compliques. Mais ces administrations ont tendance à avoir la main trop lourde sur la régulation. Si bien que nous n’avons ni liberté, ni démocratie !
  • c’est intéressant de réfléchir à la manière de bâtir un nouveau pays à partir de zéro (*)
  • Il y a une différence qualitative dans les risques d’abus entre les multinationales les plus puissantes type GAFA et les états. Pour moi, les états sont beaucoup plus puissants : ils ont des armées, une police, des prisons. Ils font usage de la violence, ils peuvent tuer les gens.
  • La principale critique libertarienne du gouvernement américain, c’est toutes ces interventions militaires, ces guerres extérieures coûteuses dans lesquelles il se lance.

Fait extraordinaire, ce message a été repris par des médias aussi franco-français (donc pro états ou en tout cas défenseur de l'ordre établi) que Canal Plus ou L'Obs.
Si les followers de ces medias mainstream analysent la situation française, alors ils réaliseront que l'Etat, pris en otage par la classe politico-fonctionnaire, est le problème, pas la solution.
Sommes nous plus en sécurité depuis que nous sommes en guerre au Mali ? L'avalanche de lois et de normes a t-il un quelconque impact positif sur nos vies ? Demandez aux agriculteurs ce qu'ils pensent de cet excès de normes. Et Google, Apple, Facebook ou Amazon ont-ils plus ou moins contribué à la diffusion des valeurs de liberté que les différents états qui disent se battre partout dans le monde pour la démocratie ? 








(*) Un peu comme l'initiative Liberland, le Free State Project européen

vendredi 11 avril 2014

Qui décide aux Etats-Unis ?

Il y a maintenant une semaine, voila ce qu'on pouvait lire dans la presse.


Dans un monde idéal, à la base, Boeing ni aucune autre entreprise n'aurait jamais du être interdit de vendre ce qu'il voulait à qui il voulait. Mais dans le monde réel du droit du plus fort et des gouvernements interventionnistes, "les Etats-Unis" avaient réussi à imposer un programme de sanctions contre l'Iran. 

Déjà, on peut, jusqu'à présent, se demander de quoi on se mêle quand on interdit à tel ou tel pays de se doter de bombes nucléaires, alors qu'on en possède soi-même. 

Mais surtout, on se souvient du fait que les autorités américaines (une tierce partie, donc) avaient réussi à imposer à Peugeot Citroen SA de ne plus vendre en Iran, un marché sur lequel cette firme avait de bonnes parts de marché. 

Questions : 
  • qu'est ce qui justifie ce revirement soudain dans la politique américaine, et ce alors que l'on parle toujours d'"aller bombarder l'Iran" ? 
  • Puisque Boeing peut vendre des pièces détachées en Iran, PSA va t-il pouvoir reprendre ses affaires la bas, avec ou sans autorisation de quiconque, d'ailleurs ? 
Il y a, de manière plus générale, de plus en plus de voix qui veulent remettre en cause l'atlantisme français, c'est à dire la coopération automatique, d'Etat à Etat. La nouveauté est qu'elles n’émanent plus uniquement de l'extrême gauche communiste. La dernière en date est la tribune de Jean Arthuis, un centriste, qui a écrit :  "7 bonnes raisons de s'opposer au traité de libre-échange transatlantique" (1). Certains de ses arguments semblent frappés au coin du bon sens. 

Tout ceci renvoie au manque de clarté de la diplomatie américaine et à la confusion de la politique étrangère du Président Obama qui, d'un coté, a échoué à combattre le complexe militaro industriel qui dirige vraiment les Etats-Unis (2) et, de l'autre, a renoncé à revenir sur la patriotactisation des Etats-Unis, initiée par W. Bush. Comment les autorités américaines peuvent ne pas comprendre qu'elles n'ont pas, par exemple, de juridiction en dehors de leurs frontières et qu'évaluer la sécurité d'une usine Suisse ne semble pas de leur ressort ? 




Aux Etats-Unis comme ailleurs, il faut que les gens reprennent le pouvoir sur des Etats devenus complètement fous, et hors de contrôle. 
Si les libertariens, derrière Ron Paul, ne prennent pas le contrôle du pays, on peut s'attendre à d'autres actions liberticides du genre de celles que dénoncaient Edward Snowden. Ne laissons pas, ici comme outre Atlantique, les liberticides gagner la guerre contre les libertés. 


(2) La Chronique Agora L’Etat profond s’est installé aux Etats-Unis 1er Avril 2014


mercredi 24 juillet 2013

La radicalisation d'une droite de type Tea Party" en France, selon Hollande ?

Selon le Président Hollande, on assisterait à une radicalisation d'une droite de type "Tea Party" en France (source le Lab Europe 1 (1)). 

Le chef de l'Etat appuie son raisonnement sur l'affaire Bourdouleix et les propos du député-maire de Cholet sur les gens du voyage ou sur la radicalisation à l'occasion du débat sur le mariage dit pour tous. [NB : il est possible d'avoir un point de vue alternatif sur cette affaire, comme Breizh Journal (2)]

Le Président de la République, un homme cultivé, intelligent et bien formé, est très certainement dans l'ironie lorsqu'il effectue des comparaisons aussi approximatives, à moins qu'il ne cherche à renforcer son statut de chef de la majorité, en définissant des éléments de langage grossiers et caricaturaux.

D'abord, rappelons ce que le Tea Party (la Tea Party, en fait). La Boston Tea Party, c'est une révolte fiscale des colons anglais de Nouvelle Angleterre, en 1773. Le parlement britannique avait voulu lever des taxes, les locaux se sont rebellés. Le mouvement lancé a conduit à l’Indépendance des Etats Unis d'Amérique. 

Le Tea Party, aujourd'hui, est un mouvement hétéroclite qui se confond partiellement avec le mouvement politique libertarien US. Il est très difficile de classifier le Tea Party, car certains de ses membres défendent des thèmes de la droite du Parti Républicain ("christian values", "stopper l'immigration des Mexicains"), d'autres, plus cohérents, s'en tiennent au libertarianisme de Ayn Rand et sont proches de Ron Paul (qui est pourtant catholique alors que Ayn Rand est ultra athée). Politiquement parlant, le Tea Party  est donc à mi chemin entre le Parti Républicain et le Parti Libertarien, opposé à Obama, parfois par racisme pur, et le plus souvent sur des problématiques fiscales. 
Après tout, ce n'est pas être insultant que de rappeler que les Américains, tous migrants, n'ont pas traversé des océans pour avoir une Sécurité Sociale.

Du coup, est ce qu on peut dessiner ne serait-ce qu'un parallèle entre la droite française et le Tea Party ? Bien sur que non. La droite française, conservatrice, n'est inspirée ni par le libéralisme économique ni par le libertarianisme politique et sociétal. Très souvent, la droite française s'en tient aux thèmes classiques du socialisme de droite (Toujours plus d’impôts, plus de lois, plus d'Etat (3). Mais ce qui est sûr, c'est que le terme Tea Party est plutôt insultant, du point de vue (journalistique et politique) français. 

Peut-on tirer des conclusions de portée générale de l'affaire Bourdouleix ? Non, évidemment. Ou alors, il faudrait se demander si le Parti Socialiste, en 2007 (affaire Frêche) ressuscitait le national socialisme qui a tant coûté à l'Europe des années 30 et 40, en faisant des distinguo entre hommes et sous-hommes (4). 


Il faudrait se demander si Bourdouleix est un individu, et non pas l'ensemble de la droite et du centre, tout comme Frêche ou le maire de Noisy ne sont que des individus, et non pas l'ensemble de la gauche ?

Il faudrait se demander si, quand le ministre Arnaud Montebourg, tellement porté sur le nationalisme économique, nomme du nom de Colbert un logiciel du Ministère de l'Economie, faisant mine d'oublier que le ministre de Louis XIV était l'organisateur de l'esclavagisme (5) et de l'expulsion des Juifs des Antilles (6), en plus d'être un protectionniste, le PS favorise la résurgence d'une gauche réactionnaire et antisémite qui rêve de retour au bon vieux temps des colonies

Il faudrait se demander si, quand le PS fait tout pour faire élire Marion Maréchal le Pen (7), quand il organise des rafles de sans papiers à Barbès (8), quand il ne ferme pas la ZAPI 3 de Roissy (9), quand il expulse des Roms et des gens du voyages à Lille, Paris ou Nantes (10), quand il prend par principe la défense de policiers (11) potentiellement violents et peut-etre racistes à Trappes (12), il n'est pas, justement, dans cette continuité qui, depuis les années 40, lui a permis de s'exonérer de la responsabilité qu'il détient dans la. montée du national socialisme, puis dans la Seconde Guerre Mondiale, puis dans la répression algérienne, bref, dans ce climat qu'il s'empresse maintenant d'attribuer à une certaine droite qui, elle aussi, ferait mieux de mesurer ses propos, pour ne pas dire se tenir à carreaux. 

Non, on ne peut pas croire à une tentative de récupération aussi minable. Cela serait vraiment fort peu digne d'un personnage qui doit faire à des tensions entre armée et population en Corrèze (13), à la crise de la dette en zone Euro (14), au scandale d'une BAC peut-être coupable de racisme à Trappes, à des problèmes avec la centrale nucléaire de Fessenheim (15), aux affaires Dalongeville, Andrieux, Guerini et Cahuzac et à la plainte d'un contribuable pour ISF non payé. 

C'est sans doute le Lab Europe 1 qui sur-interprète la pensée du chef de l'Etat. 

Quand à la question du mariage dit pour tous (dit, car, jusqu'à présent, les revendications des Mahorais de rétablissement de la polygamie sont restées lettres mortes (16)), il serait quand même judicieux de rappeler qu'il ne s'agissait pas d'un débat gauche droite puisque des élus de gauche étaient contre le principe (17) et des élus de droite y étaient très favorable (18), d'une part, et que, d'autre part, les manifestants qui sont venus défiler à Paris ont surtout protesté contre la PMA et la GPA à venir. L'article de France TV Infos de ce jour pourrait leur donner raison (19). 

Faute de consistance sur le fond, le Parti Socialiste a besoin d’épouvantails. Gageons que d'ici à 2014, il y aura d'autres extrémistes norvégiens arrêtés au petit matin et d'autres affaires Bourdouleix.  C'est le rôle des démocrates, de l'UDI notamment, que de ramener la politique vers les sujets importants : baisse des impôts et de la dépense publique, intégration Européenne, diplomatie des Droits de l'Homme, préservation des libertés civiles et limitation du rôle de l'Etat. 
Le PS doit cesser de se radicaliser en rendant hommage au communisme (18), en se dédouanant de son passé, en adoptant des mesures populistes (pour ne pas dire plus) et en recevant les leaders d'extrême gauche. 


(3) Libertarien TV : Sarkozy, le président des taxes
(14) City A.M. : Euro crisis flares up
(17) Le Point : de gauche et contre le mariage gay : Jérôme Lambert, Bernadette Laclais (Savoie), Patrick Lebreton (Réunion), Gabrielle Louis-Carabin (Guadeloupe), Marie-Françoise Bechtel (Aisne), Jean-Luc Laurent (Val-de-Marne), Dominique Potier (Meurthe-et-Moselle), Jean-Philippe Mallé (Yvelines), Nestor Azerot ...
(18) de droite et du centre et pour le mariage gay : Jean-Louis Borloo, Franck Riester, Jacky Madja, Roselyne Bachelot ...
(19) France TV Info : PMA et GPA: l'enquête secrète de l'Académie de médecine




mercredi 7 novembre 2012

Congratulations, Mister President !

C’est reparti pour Four More Years !

Congratulations, Mister President !

Mais, comme disaient Aurélien Véron et les libéraux, qui rappelle que Guantanamo est toujours ouvert, et le Patriot Act toujours en vigueur ? Qui nous éclaire sur le renforcement récent du National Defense Authorization Act qui autorise dorénavant l’arrestation de tout citoyen américain suspecté de comploter pour une durée indéfinie et sans aucun droit de faire appel à un avocat ? Qui parle des drones assassinant des citoyens américains sans procès à l’autre bout du monde ? Le Président sortant a non seulement poursuivi la politique de son prédécesseur, mais il lui a donné une ampleur inégalée jusqu’ici. Est-ce ça, l’idéal des Obamaniaques, une bureaucratie centralisée qui place ses citoyens sous surveillance où qu’ils soient dans le monde, et qui se déclare prête à les incarcérer pendant des années sans droits, voire à les abattre sans procès ? 

Dommage pour les Républicains, ils ont préféré envoyer Mitt Romney (qui avait pratiqué au niveau local ce qu'il critiquait au niveau fédéral  à savoir creer une Securité Sociale dans le Massachussets), plutot que Ron Paul, un vrai libéral (au sens Européen du terme, c'est à dire libertarian). Mitt Romney n'était pas Ronald Reagan non plus.

Cependant, félicitations à Barack Obama, après tout c'est le seul dirigeant post Lehman réélu. Ca n'est pas une mince performance !


mercredi 31 octobre 2012

Au coeur du Tea Party - Arte

Après que Telerama ait caricaturé Ayn Rand la semaine dernière, y compris avec des jeux de mots douteux (montée de Ayn... ), Arte schématise le Tea Party !





Quand les médias de la gauche Bac +8 française étudient le phénomène libéral (au sens Européen) américain, les barrières sautent !

Il n'y a qu'à lire la présentation du reportage par Arte : 

Bienvenue à Nashville, capitale du Tennessee et coeur battant d'un mouvement qui veut tirer le parti républicain vers la droite. Qui sont ses militants ? Ben Cunningham se bat depuis des années contre les hausses d'impôts et pour la défense du droit de propriété tandis que Ken Marrero et sa femme préfèrent faire cours eux-mêmes à leurs enfants plutôt que de les envoyer à l'école publique. De leur côté, après le 11-Septembre, Tess Saint Clair et Ralph Weber ont acheté un camping-car pour se mettre à l'abri en cas de nouvelle attaque terroriste. La voix des déçus Américain blanc, de sexe masculin, âgé de 50 ans ou plus, ayant un emploi et appartenant à la classe moyenne : tel se présente le partisan lambda du Tea Party. Mais Astrid Schult a aussi rencontré de nombreux déçus de tous bords, qui ne font plus confiance à la classe politique pour améliorer leur vie et défendre leurs intérêts. Le mouvement, qui met au pinacle les valeurs traditionnelles et l'indépendance de l'échelon local vis-à-vis de Washington, séduit et élargit ainsi sa base. Pèsera-t-il dans l'élection présidentielle ?

carte des membres du caucus Tea Party par Etat
Commençons par le commencement : bienvenue à Nashville. Déjà, sur 61 représentants Tea Party (lire Members, 112th Congress sur Wikipedia), seuls 2 viennent  du Tennessee. Pourquoi ne pas être allé au Texas ? Mystère. Un peu comme si, pour comprendre le FN, on interrogeait Arnatu (une élue FN au conseil régional d'Ile de France) au lieu d'aller à Orange ou Vitrolles

Continuons sur le bienvenue à Nashville. Le Tennessee est un état pauvre et rural. Pourquoi essayer de comprendre l'Amérique à partir de ce cas particulier où les démocrates et les républicains y sont aussi plus marqués par la réalité locale d'une histoire raciste, sudiste et sécessionniste ?  Quand les journalistes Américains débarquent pendant des émeutes dans une banlieue de Seine Saint Denis et tirent des conclusions d'ordre général, les Français hurlent et ils ont raison. Arte ne se permet pas ce genre de précautions. Si Arte avait poussé son reportage jusqu'au bout, ils auraient vu que le Tennessee a 9 représentants au Congrès à Washington, et que sur ces 9, deux sont démocrates (le parti d'Obama). L'un deux, Jim Cooper, est un ami de la NRA, la célèbre association pro armes. On montre un reportage de gens surarmés en disant voila le Tea Party, mais on oublie que dans le Tennessee, tout le monde est armé. Voila la déontologie et la rigueur journalistique d'Arte. 

Ensuite, les valeurs du Tea Party. Contre les hausses d'impôts/pour la défense du droit de propriété/faire cours eux-mêmes à ses enfants plutôt que de les envoyer à l'école publique. En effet, quel extrémisme ! Que ce soit des valeurs compatibles avec la Constitution US ne semble pas important. Mais même du point de vue de la gauche Européenne dont Arte est un bon représentant, comment peuvent-ils approuver sans réserves les hausses d'impôts et les atteintes au droit de propriété ? Comment peut-on en même temps critiquer une Amérique ultra interventionniste, qui part faire la guerre aux 4 coins du monde, et ostraciser ceux qui ne veulent pas que l'Etat fédéral prenne de plus en plus de poids, grâce aux impôts notamment ? Pourtant, en bonne gauchiste, la réalisatrice de "Au coeur du Tea Party" veut aussi être aussi une "humaniste" prenant le temps de verser une larme sur la souffrance des GI's de retour de combat (voir Dokumentar : Der innere Krieg sur le site du Zeit). 

sondage Gallup
La voix des déçus Américain blanc, de sexe masculin, âgé de 50 ans ou plus, ayant un emploi et appartenant à la classe moyenne, c'est ça le Tea Party ? Mais comment peut-on, une fois de plus, tirer des conclusions de portée générale à partir de micro trottoirs ? D'abord, les blancs représentent 86% de la population du Tennessee. Il est donc logique d'en retrouver dans les partis politiques. Un sondage de Gallup d'Avril 2010 montre qui sont les sympathisants du Tea Party. Leur profil n'est pas éloigné de celui de l'ensemble de la population. Les hommes y sont 55% (contre 49% dans l'ensemble de la population), ce qui est plus que la moyenne mais pas écrasant.

Allen West, Tea Party
Autrement dit, la thèse qui consiste à confondre le Tea Party avec le Ku Klux Klan ne tient pas la route, même s'il y a forcément des racistes au sein du Tea Party, comme chez les Démocrates et les Républicains. Evidemment, la réalisatrice de "Au coeur du Tea Party" qui ne doit lire que le Spiegel, le Monde et le Guardian n'a probablement jamais entendu parlé d'Andre Carson, Lenny McAllister, Lloyd Marcus, Deneen Borelli, Allen West et autres "non white persons who support the Tea Party movement".

Michele Bachmann, Tea Party
Est ce que le Tea Party pèsera dans l'élection ? Probablement pas. Sa faiblesse réside justement dans le fait que le représentant républicain qui, quand il était gouverneur du Massachusetts, a appliqué au niveau local les idées d'Obama. Certes, Ryan Paul est présent dans la course. Mais si Ron Paul ou Michele Bachmann avaient été choisis par les Républicains, les idées du Tea Party auraient été mieux représentées. 




Alors, pour suivre cette élection présidentielle sans suspense (c'est encore un diplômé de Harvard qui va gagner ;-)  ), pensez à suivre les scores de Gary Johnson (candidat Libertarien), car, oui, contrairement à ce que les médias laissent penser, il y a plus que deux candidats à cette Présidentielle US 2012 (http://en.wikipedia.org/wiki/United_States_presidential_election,_2012). Il y a même une écolo !  Que le Président Obama séduise par son charisme et son parcours personnel hors des sentiers battus, o.k. Mais ne nous laissons pas abuser : Guantanamo n'est pas fermée, les GI's sont toujours aux 4 coins du monde, la FED fait toujours n'importe quoi, la TSA pelote en toute impunité, les libertés civiles reculent aux Etats Unis, le Patriot Act n'a pas été aboli. 

Egalement sur Contrepoints - 

Le Tea Party selon Arte

http://www.contrepoints.org/2012/11/02/102916-le-tea-party-selon-arte

mardi 23 octobre 2012

Obama ou Romney ?


Il parait, selon les derniers sondages, qu'Obama est légèrement en tête. Cette élection se jouera donc sur la ligne finale. En attendant, qui "choisir" ?

Obama - Romney

Pour Charles Beigbeider, Arnaud Dassier, Philippe Karsenty, Aurélien Véron et Thomas Zlodowski, alias le Bureau national du Parti Libéral Démocrate, le choix est clair : c'est Romney. Pourquoi ? "parce que Barack Obama aura été un mauvais président des Etats-Unis. Mais surtout parce que Romney et Ryan ont effectué le bon diagnostic et qu’ils proposent des solutions inventives et libérales pour sortir l’Amérique du déclin économique." (Lire leur tribune dans Libération). 
C'est une analyse que partagent D.J et liberté, ou Guy Millière (seul contre tous à "ce soir ou jamais" du 9 octobre 2012). Libertarien ajoute qu'Obama n'a réglé aucun problèmes en 4 ans. 

Pourtant, il est difficile d'être enthousiasmé par Mitt Romney. Il n'y a quasiment pas de différences idéologiques entre Mitt Romney et Barack Obama. Mitt Romney n'a rien d'un Ronald Reagan. 

Bush - Kerry
D'un coté, nous avons un diplômé de Harvard  âgé de 65 ans, qui parle français, ancien financier à Wall Street et qui a dirigé le Massachusetts, de l'autre nous avons un diplômé de Harvard âgé de 51 ans et qui est au pouvoir à la Maison Blanche depuis 4 ans. Est ce que, comme Bush et Kerry, d'autres anciens de la même fac, ils sont également membres des Skulls & Bones ;-) ?  

La première vraie différence vient de leurs vice présidents potentiels.

Ryan - Biden

 D'un coté, un lecteur de Ayn Rand, de l'autre, un professionnel de longue date de la politique politicienne américaine (lire le profil Wikipedia de Joe Biden). 

change we can believe in
Mais sur le fond, qu'est ce qui pourrait différencier Obama de Romney ? Vous vous souvenez de "hope" et  "change we can believe in". Obama a remplacé W. Bush. Est ce que les guerres dans lesquelles l'armée américaine est engagée ont cessé ? Un petit tour sur le site officiel de l'armée américaine permet de soulever quelques doutes, et ce malgré le Prix Nobel de la Paix (un prix hélas impossible à décerner à un président des Etats Unis en exercice). Est-ce que le Patriot Act a été abrogé ? La prison de Guantanamo Bay a t-elle été fermée ? Hélas, non, les choses ne sont pas si simples. Comme en Europe, en plus de se voir imposer une Sécurité Sociale obligatoire, les américains doivent maintenant composer avec des forces policières au sens large (telles que la TSA) dotées de larges pouvoirs dont la constitutionnalité est l'objet de débats, aux Etats Unis. 

Ron Paul
Il est toujours difficile de vouloir analyser le spectre politique Américain avec un regard Européen, encore plus si on est français, car on a du mal à comprendre que le Parti Démocrate a un programme proche de celui de l'UDI, c'est à dire pas vraiment ultra interventionnisme comme nos socialistes savent le faire. Mais il est encore plus difficile de vouloir parler de Ron Paul. Déjà, de manière globale, les Européens en général et les français en particulier ont tendance à reprocher des choses contradictoires aux Américains : on leur reproche d'intervenir (Vietnam, Somalie, FYROM, Irak, Lybie) mais aussi de ne pas intervenir (Corée du Nord, Bosnie, Palestine, Syrie). On dit qu'ils ont une culture impérialiste (CNN, Disney) et on dit qu'ils n'ont pas de culture. Ron Paul a une solution à ce problème d'anti américanisme, ainsi qu'à celui de déficits budgétaires et déficits de libertés civiles : vraiment moins de gouvernement, la fin des interventions armées extérieures (comme les Suisses), un audit de la FED, la fin de la guerre contre la drogue, bref une politique vraiment libertarienne.

Michele Bachmann
C'est bien ce qui manque à Romney. Il n'est pas vraiment un libéral (au sens Européen du terme) mais plus un centriste qui, quand il était gouverneur du Mass., pratiquait au niveau local ce qu'Obama voulait faire au niveau national. Obama était le roi du téléprompteur, Romney sera le roi du Powerpoint !

Les Républicains avaient Ron Paul ou, dans un autre genre, Michele Bachmann, ils ont préféré prendre Mitt Romney, qui cristallise sur lui la haine du monde entier vis à vis de la finance. Choix courageux. Résultat d'ici 3 semaines. On verra si David  Palmer  fera une nouvelle saison ou bien si Gordon Gekko arrivera au pouvoir. Les deux sont de bons personnages de fiction. 






mardi 27 mars 2012

Baisser le budget de la défense

Un sondage ce matin montre, qu'en fait, les français sont bien plus sensibles qu'on ne le croit à une république libertarienne, où l'aide sociale est supprimée ou au moins dépolitisée (revenu universel d'existence) et où l'Etat est recentré sur ses missions régaliennes, rationalisées. Ce sondage, que l'on peut retrouver dans la Gazette des Communes, dit qu'en cas de restrictions budgétaires, 37% des Français considèrent qu'il faudrait réduire les dépenses publiques d'abord dans le secteur de la défense et de l'armée, puis dans ceux des aides aux chômeurs (21%), de la culture (18%) et de la prime pour l'emploi (14%), selon un sondage Ifop pour le Mouvement de la Paix publié lundi 26 mars 2012.

Ca tombe bien. On a eu un ministre qui a mis en oeuvre une telle politique. Il s'agit d'Hervé Morin, le président du Nouveau Centre, ministre de la Défense pendant 3 ans. 


Armée : Interview de Hervé Morin par Ptite_Mule

On disait qu'il serait irresponsable de baisser le budget de la défense (lire l'interview de Michelle Alliot Marie dans le Figaro). Mais malgré une baisse de 2.6% du budget en 2010 (lire Opex360.com), la France a su partir en guerre aux 4 coins de la planète (Tchad, Liban, Afghanistan, Côte d'Ivoire, Lybie).

Aux Etats Unis, un candidat comme Ron Paul déroule cette logique jusqu'au bout, en proposant d'en finir avec les interventions armées à l'étranger, et il a raison, mais force est de constater qu'on peut faire plus avec moins. 

samedi 24 mars 2012

Kuing Yamang is back !

Le Vénérable Professeur Kuing Yamang ;-) lance sa chaine Youtube : LibertarienTV 
Pour changer de TeleramaFranceTVLibéCharlieHTF1 ...
Retrouvez également Frédéric Bastiat 2012, http://www.youtube.com/user/FredericBastiat2012, Jaar2001 ou Ron Paul sur Youtube

samedi 10 mars 2012

France for Ron Paul 2012

Demain, Samedi 10 Mars, rejoignez-nous à Paris à partir de 17h pour soutenir Ron Paul 


Au programme : 17h : Rendez-vous sur l'esplanade du Trocadéro (Métro, Trocadéro).


Pour toute information, http://www.facebook.com/events/113000075496083/

lundi 5 mars 2012

Présidentielle US : les bonnes raisons de faire confiance à Ron Paul


Ron Paul n’est pas Sean Paul. Il a un peu moins de fans sur Facebook. Mais c’est bien sur Internet, et non via les médias classiques, que vous pourrez découvrir qui il est.

Un candidat oublié

Sensiblement ignoré par les medias américains (CNN, Fox News), il est souvent caricaturé dans les médias français, quand il n’est pas tout simplement "oublié". Un des derniers exemples en date figure dans "Courrier international" qui n'a consacré que 1/56e de son numéro "Qui peut battre Obama ?" à Ron Paul (une courte brève de quatre phrases peu amènes dans un dossier de huit pages) lui qui représente pourtant au minimum 14/56e de la réponse (1/4, pour les matheux du fond). 

Oui, il est l'un des quatre derniers candidats en lice dans la course au nombre de délégués pour la convention républicaine, que Mitt Romney est loin d'avoir gagnée.

la suite sur le Plus Nouvel Obs 

dimanche 26 février 2012

Libéraux, pour quel président voter ?

Comme en 2007, les libéraux sont privés de candidature authentiquement libérale, désireuse de défendre le reflux du service public à ses seules fonctions régaliennes, le vote de budgets en équilibre (donc la très forte baisse des prélèvements obligatoires), le maintien des libertés civiles, l’arrêt des politiques publiques liberticides. 

Du coup les stratégies divergent. Aurélien Véron, Arnaud Dassier, Louis-Marie Bachelot et le Parti Libéral Démocrate penchent pour François Bayrou. Alternative Libérale , Nelly Guet ou Frédéric de Harven ont confirmé leur soutien à Hervé Morin et à sa stratégie de "recentrage" du Nouveau Centre sur un parti de centre droit, libéral et européen, à l'image de nos amis libéraux allemands FDP. Les Libéraux du Modem, logiquement, soutiennent Bayrou. D'autres, comme l'Amiral Woland, penchent pour Nihous (!?) qui n'est plus en lice.  
Bref, on comprend bien qu'on manque d'un Alain Madelin, d'une Margaret Thatcher, d'un Ron Paul en France et de manière plus générale, Gauche Libérale fait une bonne analyse des divergences d'analyse entre libéraux.

Ceux qui avaient voté pour Nicolas Sarkozy en 2007 en sont pour leurs frais : 51 taxes et impôts relevées ou crées en 5 ans (lire démocratie libérale le blog, contribuables associés, politique.net, lemonde.fr ...), progression de l'ultra étatisme dans à peu près tous les domaines, et derive (comme prévu) ultra droitière dont le summum est atteint avec le recrutement de Guillaume Peltier en tant que porte parole. Qui est Guillaume Peltier ? C'est l'ancien FNJ puis Villiériste. Tout le monde fait des erreurs de jeunesse mais, comme les "jeunes" des médias, Peltier n'est plus un jeune. C'est un prof d'histoire géo et père de famille de 36 ans. Il est le chainon manquant entre l'UMP et le parti de la fille à papa de Saint Cloud. 


Les réflexions de l'entourage de Bayrou peuvent faire peur également. Quand on lit, en réaction à ce qui se passe à Florange chez Arcelor Mittal, sur le par ailleurs excellent blog de l'Hérétique : 

L"état français n'a vraiment pas joué son rôle en 2006 en favorisant avec des collusion avec des grands hommes d"affaire la "vente" d'Arcelor à Mittal. Il a sacrifié Les intérêts de la Françe et ceux de l'Europe à Moyen Long terme pour le "plaisir" d'experts des marchés et sous prétexte de "modernisation économique" et d'intérêts à court terme. F. Bayrou a depuis longtemps les idées très claires et réalistes dans ce domaine.

on peut se dire que la culture économique au Modem n'est pas au top (ou inégalement répartie).

Du coup, il reste un candidat. Certes, il est né il y a 211 ans. Mais il ne pourra pas être pire que les hommes et femmes politiques qui nous endettent depuis 30 ans.
Votez Frédéric Bastiat !


Et surtout, restez mobilisés pour les législatives ! Vous pourrez y voter libéral.



vendredi 24 février 2012

Question sur la guerre d'Afghanistan

Une réflexion intéressante de François Asselineau, de l'Union Populaire Républicaine (voir facebook)
 au sujet de la guerre d'Afghanistan. 

"Que diraient les Français si des troupes afghanes, pakistanaises, irakiennes, saoudiennes, qataries, etc. occupaient notre pays depuis une décennie, s’y livraient à des crimes de guerre innombrables, y organisaient du trafic de drogue, y soutenaient un gouvernement fantoche, prenaient un malin plaisir à y faire des autodafés de la Bible ou de la Déclaration des Droits de l’Homme, et le tout au motif que des terroristes présumés se seraient réfugiés dans une grotte des Pyrénées il y a une douzaine d’années ?"

Sur quoi s'appuie Asselineau pour sortir un truc pareil ? La guerre d'Afghanistan a commencé pour la France dès les questions à l'Assemblée Nationale du 6 Octobre 2001 (voir Assemblée Nationale). Quelques semaines après le 11/9, une guerre assez incompréhensible (car ses objectifs ont changé en cours de route) a commencé, rassemblant une force multinationale avec les Etats Unis, le Royaume Uni, la France, l'Allemagne, le Danemark,  l'Espagne, l'Italie, l'Australie ... voir la liste des participants à l'ISAF. Le point commun des armées de la force internationale : ce sont des pays Occidentaux à 90% + la Turquie, les EAU et le Tonga.  
Les crimes ? Ils sont apparemment inévitables en période de guerre, et ce de tous les cotés.
Le trafic de drogue ? Asselineau s'appuie sur le fait que d'une part, depuis le début de la guerre, le trafic d'opium a explosé (lire le dossier du New York Times), l'Onu a sorti un rapport de 272 pages à ce sujet (voir CBS). Certains comme RT News vont plus loin et affirment que des officiels des Etats Unis ferment les yeux sur le trafic de drogue en Afghanistan, tout comme des employés de la CIA ont, durant les années 80, financé des opérations illégales en Amérique du Sud en récupérant de l'argent de drogue vendue à Los Angeles (il ne s'agit pas d'une fiction, lire "Affaire Iran-Contras sur wikipedia et ailleurs).
Le gouvernement fantoche ? Hamid Karzai est "accusé" d'être un ancien consultant d'Unocal et donc à ce titre un simple pion dans la stratégie d'approvisionnement pétrolier.
Quand aux autodafés de livres religieux, le président Obama s'est suffisamment confondu en excuses ces jours ci pour que chacun sache que des soldats ont brulé des corans. 

Est ce que le monde est plus sûr depuis que nous avons envahi l'Afghanistan ? Les morts de Londres et de Madrid pour ne citer qu'eux doivent penser le contraire. Ce qui est sûr, c'est que cette guerre coute une fortune en hommes et en argent. Il est difficile de dire si un conflit de civilisation est vraiment en train de se jouer la bas (parce qu'après tout, quel est notre but ? convertir les afghans et leur faire renier l'islam ?), mais ce qui est certain, c'est que la guerre d'Afghanistan ne fait pas l'objet de débat politique, sauf chez les libertariens comme Ron Paul, pour qui les choses sont claires : bring the troops home because we have nothing to do there !

samedi 21 janvier 2012

Les risques du métier

Quel est le métier d'un soldat ? 
"En endossant l'uniforme, le militaire du rang s'engage à respecter sa mission et à servir son pays, éventuellement au péril de sa vie. Cela lui demande sens de l'honneur, courage et maîtrise de soi. Personnel d'exécution agissant sous les ordres d'un sous-officier, il doit avoir le respect de la discipline."

Ainsi, on raconte officiellement aux jeunes en quête d'information que, parfois, un soldat, dont la vocation est la défense armée de valeurs (patriotiques ou autre) et le métier : la guerre, peut parfois mourir.

On a donc du mal à comprendre, non pas l'émotion des parents ou des proches de militaires tués, mais le fait que des hommes politiques qui ont décidé d'aller faire la guerre au talibans, annoncent maintenant qu'il faille éventuellement se retirer plus vite que prévu d'Afghanistan. 

Pourquoi sommes nous en Afghanistan, un théâtre d'opération où l'URSS, sans pitié et idéologisée, a échoué ? Passons sur le fait que manifestement, la guerre d'Afghanistan n'a pas amélioré la sécurité collective puisque depuis 2001, des attentats attribués aux disciples de celui qui était la cause affichée de cette guerre, Oussama Ben Laden, ont eu lieu dans le monde : Madrid, Londres. 
Au contraire, la situation empire : le Pakistan a basculé, les théories du complot se sont propagées et installées et l'Afghanistan, cet ancien ami des Etats Unis, de 1979 à 1997, ressemble de plus en plus à cette région de "1984" soumise à une guerre éternelle, à des revirements tactiques et à la terrible tyrannie de l'insaisissable Goldstein.
De plus, l'Afghanistan, fournisseur de 92% de l'opium mondial, voit sa production repartir à la hausse (source l'Express). Apparemment, on a décidé de ne pas passer au lance flammes ou au napalm les champs de pavot. Pourtant, depuis Novembre 2001, on aurait pu avoir le temps.

A partir du moment où une guerre est lancée, donnons à nos soldats les moyens (humains, techniques ou stratégiques) de réussir. Sinon, comme dirait Ron Paul, bring back the troops home, ramenez les troupes à la maison et cessons d'interférer.

Pour les français, en revanche, en ce 21 Janvier, il y a par contre un authentique deuil, lié à l'anniversaire de la mort de Louis XVI.
Pas sûr que le dernier des capétiens à régner ait signé, lui, pour un régicide.

mercredi 11 janvier 2012

Ron Paul still in the race



Une très belle deuxième place aux primaires du New Hampshire pour Ron Paul. Comme quoi, le message libertarien peut commencer à passer, y compris chez les centristes bon teint de la Cote Est :-).