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vendredi 11 avril 2014

Qui décide aux Etats-Unis ?

Il y a maintenant une semaine, voila ce qu'on pouvait lire dans la presse.


Dans un monde idéal, à la base, Boeing ni aucune autre entreprise n'aurait jamais du être interdit de vendre ce qu'il voulait à qui il voulait. Mais dans le monde réel du droit du plus fort et des gouvernements interventionnistes, "les Etats-Unis" avaient réussi à imposer un programme de sanctions contre l'Iran. 

Déjà, on peut, jusqu'à présent, se demander de quoi on se mêle quand on interdit à tel ou tel pays de se doter de bombes nucléaires, alors qu'on en possède soi-même. 

Mais surtout, on se souvient du fait que les autorités américaines (une tierce partie, donc) avaient réussi à imposer à Peugeot Citroen SA de ne plus vendre en Iran, un marché sur lequel cette firme avait de bonnes parts de marché. 

Questions : 
  • qu'est ce qui justifie ce revirement soudain dans la politique américaine, et ce alors que l'on parle toujours d'"aller bombarder l'Iran" ? 
  • Puisque Boeing peut vendre des pièces détachées en Iran, PSA va t-il pouvoir reprendre ses affaires la bas, avec ou sans autorisation de quiconque, d'ailleurs ? 
Il y a, de manière plus générale, de plus en plus de voix qui veulent remettre en cause l'atlantisme français, c'est à dire la coopération automatique, d'Etat à Etat. La nouveauté est qu'elles n’émanent plus uniquement de l'extrême gauche communiste. La dernière en date est la tribune de Jean Arthuis, un centriste, qui a écrit :  "7 bonnes raisons de s'opposer au traité de libre-échange transatlantique" (1). Certains de ses arguments semblent frappés au coin du bon sens. 

Tout ceci renvoie au manque de clarté de la diplomatie américaine et à la confusion de la politique étrangère du Président Obama qui, d'un coté, a échoué à combattre le complexe militaro industriel qui dirige vraiment les Etats-Unis (2) et, de l'autre, a renoncé à revenir sur la patriotactisation des Etats-Unis, initiée par W. Bush. Comment les autorités américaines peuvent ne pas comprendre qu'elles n'ont pas, par exemple, de juridiction en dehors de leurs frontières et qu'évaluer la sécurité d'une usine Suisse ne semble pas de leur ressort ? 




Aux Etats-Unis comme ailleurs, il faut que les gens reprennent le pouvoir sur des Etats devenus complètement fous, et hors de contrôle. 
Si les libertariens, derrière Ron Paul, ne prennent pas le contrôle du pays, on peut s'attendre à d'autres actions liberticides du genre de celles que dénoncaient Edward Snowden. Ne laissons pas, ici comme outre Atlantique, les liberticides gagner la guerre contre les libertés. 


(2) La Chronique Agora L’Etat profond s’est installé aux Etats-Unis 1er Avril 2014