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jeudi 16 avril 2015

Bac ES 2015 : les auteurs pour plomber votre copie de SES

Le Monde propose douze auteurs pour doper votre copie de SES du Bac ES 2015 ? 

Corrélativement, voici les auteurs pour plomber votre copie de SES et être sûrs de ne pas avoir la moyenne. 

Rassurez-vous, ils ne sont pas au programme !



Frédéric Bastiat : (30 juin 1801 - 24 décembre 1850) est un économiste libéral français. Économiste et pamphlétaire, élu député des Landes en 1848, il n'a de cesse de combattre le protectionnisme et le socialisme, et de promouvoir le libre-échange et les droits de l'individu. Il a été la figure centrale de l'école de ParisLa satire de Bastiat la plus célèbre (qui vise le protectionnisme) est sa pétition au Parlement français de la part des fabricants de chandelles [voir Bastiat.org], qui demandent à être protégés « de la compétition ruineuse d'un rival étranger » (qui s'avère finalement être le soleil !). Cette pétition s'achève par la demande d'une « loi qui ordonne la fermeture de toutes fenêtres, lucarnes, (...) par lesquelles la lumière du soleil a coutume de pénétrer dans les maisons ». En matière économique, il insiste souvent sur la distinction entre ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas (on parlerait aujourd'hui des coûts cachés).
C'est bien simple : vous n'entendrez jamais parler de Bastiat au lycée,  à moins, évidemment, de surfer à droite à gauche sur cet Internet que les gentils députés veulent "réguler". 

Anne Robert Jacques Turgot (Paris 10 mai 1727– 18 mars 1781), homme politique et économiste français.
Il est surtout connu pour son action en tant que ministre sous le règne de Louis XVI.  Son premier acte est de soumettre au roi une déclaration de principes : pas de banqueroute, pas d'augmentation de la taxation, pas d'emprunt. La politique de Turgot, face à une situation financière désespérée, est de contraindre à de strictes économies dans tous les ministères. Toutes les dépenses doivent désormais être soumises pour approbation au contrôleur. Un certain nombre de sinécures sont supprimées, et leurs titulaires dédommagés. Les abus des « acquis au comptant » sont combattus, cependant que Turgot fait appel personnellement au roi contre le don généreux d'emplois et de pensions.
En quoi Turgot est-il d'actualité ? C'est bien simple. La France est en faillite. Comme dans les années 1780. La question est de savoir si le président Hollande sera un nouveau Louis XVI. 
Egalement publié sur Contrepoints


Ludwig von Mises (29 septembre 1881 — 10 octobre 1973) est le représentant le plus éminent de l'École autrichienne d'économie.
Sa théorie économique a un fondement réaliste plutôt que positivisteCritique de la macroéconomie traditionnelle, qui analyse des grandeurs statistiques, des agrégats et des moyennes, Mises souligne le rôle prépondérant de la subjectivité en économie. Il insiste sur l'importance des opinions subjectives des individus dans la formation des phénomènes sociaux, sur les déséquilibresqui en découlent, et sur le rôle central de l'entrepriseEn accord avec la théorie de l'utilité marginale décroissante, il définit la valeur comme le degré d'importance attribué par un sujet à une quantité donnée d'un bien, dans les circonstances du moment. En 1922, dans son Socialisme, il prédit la chute du communisme, et explique pourquoi tout système de planification centrale est non seulement moins efficace que le libre-marché, mais doit nécessairement finir par s'écrouler. Selon Mises, le marché produit un ordre spontané optimal qu'aucune organisation ou planification ne saurait atteindre. L'oeuvre de von Mises vise à réfuter le collectivisme et l'étatisme sous toutes leurs formes, tant modérées comme le keynésianisme, qu'anti-libérales : socialisme, communisme ou nazisme (il remarque à ce propos que le premier gouvernement européen a avoir appliqué presque toutes les mesures économiques d'urgence prônées par le Manifeste du Parti communiste est celui de Hitler). 


Friedrich Hayek, né Friedrich August von Hayek, (8 mai 1899 - 23 mars 1992) est un économiste et philosophe de l'école autrichienne, promoteur du capitalisme contre le socialisme ou toute forme d'étatisme trop entreprenante et qui ne respecterait pas la Rule of Law. Il a reçu le Prix Nobel d'économie en 1974 pour ses travaux sur la théorie de la conjoncture.  Il défend la notion d'ordre spontané et il a notamment écrit l'ouvrage à succès La Route de la servitude en 1945.
Hayek, c'est l'anti Keynes par excellence. 




Milton Friedman (31 juillet 1912 - 16 novembre 2006)

Professeur à l'université de Chicago de 1946 à 1976, il est aussi chercheur au National Bureau of Economic Research, président de l'American Economic Association et assesseur économique du président Nixon. Il est le cofondateur de la Société du Mont-Pèlerin sur l'invitation de Friedrich Hayek. Défenseur du libre marché, Friedman est le membre le plus éminent l'école de Chicago.  En 1976, il reçoit le Prix Nobel d'économie « pour ses résultats dans les domaines de l'analyse de la consommation, de l'histoire et de la théorie monétaire et pour sa démonstration de la complexité et la politique de stabilisation ». Milton Friedman a montré que les politiques de relance provoquent l'inflation : l’accroissement des dépenses publiques augmente pendant un temps les revenus, ce qui incite les agents économiques à consommer plus, mais les entreprises n’ont pas le temps d’ajuster l’offre à cette nouvelle demande, ce qui accroît le prix des biens. La relance provoque donc bien de l’inflation.

Pour creuser le sujet, une fois que vous aurez eu votre bac et que vous aurez obtenu des vacances bien méritées :  Wikiberal, Contrepoints, mais aussi les chroniques de Jean-Marc Daniel à 7h40 sur BFM Business. 

jeudi 10 mai 2012

Dictionnaire du libéralisme - Mathieu Laine

Dictionnaire du libéralisme Sous la direction de Mathieu Laine 


Au coeur de tous les débats, le libéralisme suscite polémiques et controverses. Souvent caricaturé, il s’avère largement méconnu. D’aucuns affirment qu’il domine le monde, alimente les crises et nous mène à la ruine. D’autres, qu’il n’a jamais été pleinement mis en oeuvre et qu’il est la meilleure alternative à l’interventionnisme croissant de l’État dans tous les domaines. 
Certains le perçoivent comme un vent mauvais, venu d’Angleterre et des États-Unis, qui s’accompagne de l’obsession de l’argent, du profit et de l’atomisation de la société. D’autres rappellent qu’il est né en France pour défendre les hommes et les femmes contre l’arbitraire du pouvoir politique et qu’il est un système moral fondé sur les valeurs suprêmes que sont la liberté et la responsabilité. 

Ce dictionnaire offre pour la première fois une vision complète du libéralisme et permet au lecteur de découvrir, derrière l’étiquette de « libéral », une variété d’écoles et d’approches. Occasion unique de mieux comprendre cette philosophie contestée, cet ouvrage traite, en près de 300 entrées, de sujets tels que l’action humaine, l’anarchie, le chômage, le conservatisme, la dette, l’entrepreneur, la grève, l’impôt, le libertinisme, le nationalisme, la paix, le principe de précaution, le racisme… 

On y croise également des auteurs aussi différents que Aron, Friedman, Hayek, Kant, Keynes, Nietzsche, Rothbard, Say, Smith ou Tocqueville. M. Laine écrit dans un entretien publié dans Atlantico le 12 avril 2012 : « J’ai rassemblé dans cet ouvrage les meilleurs spécialistes du sujet. 

En présentant, dans chaque entrée, ce que pensent les différentes écoles libérales (des socialistes libéraux aux anarcho-capitalistes en passant par les enfants de Aron, de Tocqueville, de Hayek ou de Rand), nous apportons au débat public une occasion de se réinventer et de découvrir que, sur toutes les grandes questions contemporaines, de la politique monétaire à l’éducation en passant par la guerre, la démocratie, le chômage, le maternage, l’ordre spontané ou le rôle de l’entrepreneur, les libéraux ont une multitude d’idées innovantes et pertinentes. Je crois pouvoir dire que nous avons réussi à faire un ouvrage qui n’a pas son pareil en langue française : c’est un concentré, référencé mais accessible, sur la pensée libérale dans sa totalité. » .



Mathieu Laine
Mathieu Laine a créé et anime le séminaire de Sciences Po « Introduction à la pensée libérale ». Il dirige le cabinet de conseil en stratégie Altermind. Il est également membre du comité de rédaction de la revue Commentaire et auteur de plusieurs essais, dont La Grande Nurserie et Post-politique. Spécialistes reconnus dans leurs domaines respectifs, les 65 auteurs du Dictionnaire du libéralisme sont économistes, juristes, philosophes, sociologues, psychiatres ou historiens.


mercredi 18 janvier 2012

Imagine a world without free knowledge

On entend souvent dire que les libertariens sont des démolisseurs, des casseurs qui n'apportent rien à la "société" (même si, there is no such thing as society, disait Maggie Thatcher). On entend aussi que la liberté c'est bien, mais heureusement qu'il existe un corps et une administration des Ponts et Chaussées pour construire les routes, une inspection des finances pour garantir la levée de l’impôt, un contrôle aérien public, etc etc ...

Les libertariens et ceux qui se réclament de ce courant de pensée n'ont pas à rougir du manque supposé de réalisations qu'on leur attribue. Prenez Wikipedia. C'est un produit crée par Jimmy Wales, un chef d'entreprise inspiré par Ayn Rand et Friedrich von Hayek. Maintenant que Wikipedia existe, son principe et son intérêt apparaissent évident mais on se rappelle tous de ces encylopédies Universalis qui coutaient cher, prenaient de la place et étaient datées donc périmées dès leur sortie. Prenez Paypal, développé par Peter Thiel, soutien de Ron Paul (lire le portrait au vitriol que Causeur fait de lui). Paypal est aujourd'hui l'un des principaux fournisseurs de services de paiement en ligne, et bientôt leur carte bancaire permettra de faire des achats en magasin, (avec de la Facebook money, qui sait ?).

C'est pourquoi on ne peut que sourire, avant de s'inquiéter, quand les états comme le gouvernement fédéral américain proposent des lois comme SOPA et PIPA (non, pas Middletown). Lire ici en français l'explication de SOPA. C'est la version locale de nos bonnes vieilles Hadopi, Loppsi et autres lois dans lequel l'organisme régulateur est en même temps le juge. 
En France, le (non) débat est le même. Avez vous vu/lu/entendu Hollande/Mélenchon/Villepin/fille à papa de Saint Cloud dire qu'il fallait jeter l'Hadopi à la poubelle ? Seuls les centristes (Bayrou, Morin) se sont prononcés contre. 

Au delà de l'Hadopi chez nous, ou de Sopa et Pipa aux Etats Unis, imaginons effectivement un monde sans accès libre au savoir. On aimerait entendre les socialistes (de gauche comme de droite) qui ont toujours le principe d'"égalité républicaine" et d'école non marchande à la bouche, s'exprimer sur le sujet.



vendredi 23 décembre 2011

ECB chairman Mario Draghi admits that central banks contributed to the financial crisis







Prof. Dr. Mario Draghi at the IX. Ludwig-Erhard-Lecture in Berlin, Germany - 12/15/2011.

Q: I'm going to ask my question in German: My name ist Ralph Bärligea and I'm the chairman of the"Hayek Circle" at the University of Passau. We all know that the financial crisis was mainly caused by central banks due to too low interest rates - the mortgage crisis in the US but the sovereign debt crisis was caused by too low interest rates as well, by the the fact that the ECB accepted the deposition of government bonds and by granting loans to banks without demanding any equity capital as collateral. How would you as a representative of a central bank assess the idea of the abolition of the monopoly on money creation and the support of a development towards a market-based monetary system in which every investor is liable for his own decisions? When you as a lender of last resort grant loans, you are in fact also making an investment but there's no investor who is liable for this kind of investments. In addition to that, it is questionable in my opinion that you as a central instance can possess the same amount of knowledge as many decentralized investors.

A: Let me say just one thing about the crisis: I think the monetary policy was one circumstantial additional element to creating an environment where a crisis could actually erupt as it finally eventually did.

But I think that real root of the crisis has to be found in the several serious regulatory flaws in one financial jurisdiction. I think these regulatory jurisdiction flaws are not a one of event. It had been flaws, it had been created throughout several years starting more or less with 2000/2002/2003 onward until the crisis. And this environment has created a situation where you had assets which were impossible to price correctly because they were opaque. You had a weakening of the regulatory controls of all kinds - without going into too much detail. And around this you had an abundance of liquidity coming from monetary policy, but also coming from what was called the savings glut. In other words: money flowing into the capital markets from the Asian countries and other emerging market countries. And so again we had a situation which is in a sense similar to what I have described before for government bonds. We had risk premia that were not reflecting the inner riskiness of the assets. In this environment you also had excessive and misperceived leverage - that is to say: debt. In this environment of lacking transparency, very low interests rates, perverse incentives into action, you also had, you obviously had the actors raising too much debt and not even understanding how high was there debt often, because it was concealed by the very opacity of the instruments they were using to raise money. So, that's to give a overall fair picture of the background of which the crisis had erupted.



But, the next step is to say how would be a world without central banks? I don't know. Frankly, you see, that's one of the things which one like me should ask. Because we tend to, sort of, work so much into our own nest that we often avoid the big questions like: How would the world be if I didn't exist? And I promise I'll reflect on this!