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jeudi 24 septembre 2015

Bayrou 2017 : la petite phrase


"Il y a beaucoup de français, dont moi, qui en 2017, ne veulent voter ni Hollande, ni Sarkozy, ni le Pen"

Certes, Bayrou a à 100% raison. Beaucoup de français ne veulent plus de Nicolas Hollande ou François Sarkozy, et encore moins du FN.

Bayrou aurait évidemment pu ajouter Jean-Luc Mélenchon (FDG), l'alter ego d'extrême gauche de Marine le Pen, ou Alain Juppé, l'ancien premier ministre, condamné par la justice. 

Il aurait aussi pu ajouter que les français de sensibilité centriste, libérale et démocrate, qui sont par nature assez rétifs au concept même d'homme ou de femme providentiel et autre leader massimo, sont certes, par définition, très circonspects face aux mensonges de Hollande, mais aussi, de facto, très prudents face à l'hypothèse d'une candidature Bayrou en 2017. Le vote pro Hollande en 2012, plutot que le vote blanc ou l'abstention, n'a pas totalement été oublié. 

Le moment de promouvoir de nouvelles têtes chez les centristes, Sylvie Goulard, par exemple, tout en n'oubliant pas que l'objectif des centristes français devrait être, non pas 2017, une élection symbole du jacobinisme français, mais l'Europe des régions ? 

dimanche 6 juillet 2014

Bayrou, l'homme que les idées centristes n'intéressent pas ?

Egalement
publié
sur Facebook
On ne peut qu'être soufflé à la lecture de l'interview que François Bayrou, l'homme de l'indépendance du centre version 2007, a donné au Figaro (lire Bayrou évoque une possible «alliance» avec Juppé et Fillon) et au Point (Le manifeste de François Bayrou). D'abord, pourquoi le maire de Pau, qui ne devait s'occuper que de ses sujets municipaux et locaux, vient nous parler de politique nationale ?

Au delà même de interrogation, l'interview de Bayrou soulève trois problèmes :

  • une main tendue peu cohérente, idéologiquement parlant, avec Fillon, le surprenant néo thatchérien (3) et tactiquement parlant, avec Juppé
  • son mépris du parti centriste, l'UDI 
  • l'incohérence avec le vote "à titre personnel pour François Hollande" de Bayrou en 2012 et avec le discours de 2007
Cohérence idéologique et tactique

Comment François Bayrou, dont chacun s'accordera à affirmer qu'il est plutôt l'héritier de la démocratie chrétienne à la française, peut il proposer une quelconque alliance avec François Fillon, anciennement séguiniste (donc ultra républicain, laïcard et jacobin) et nouvellement thatchérien ? Il suffit d'ailleurs de jeter un coup d'oeil sur Facebook aux échanges des derniers militants Modem pour constater l'aversion de ces derniers pour tout ce qui ressemble au libéralisme économique. François Bayrou lui-même a, depuis 2001, répété à maintes reprises qu'il était antilibéral économiquement parlant (4). Seuls le girondisme, le fédéralisme européen et la recherche d'un réel équilibre des pouvoirs pouvait rendre Bayrou susceptible d'attirer les suffrages libéraux.
Egalement publié sur Contrepoints

Quand à l'idée d'un rapprochement avec Alain Juppé, franchement, cela ressemble à une plaisanterie. Comment peut-on parler de renouveau avec celui qui fut le catastrophique premier ministre de 1995 à 1997 ? Le "meilleur d'entre nous" est celui qui, alors que la France aurait pu profiter du dynamisme d'Alain Madelin, a préféré céder devant tous les conservatismes syndicaux. De plus, le maire de Bordeaux (les habitants ont effectivement des raisons d'être satisfaits par la gestion de leur ville, notamment en terme de rénovation urbaine) est, quand même, condamné par la justice. N'y a t-il pas suffisamment de gens, à droite comme au centre, vierges en termes judiciaires pour envisager d'envoyer à la retraite tous ces politiciens du passé ? Que Juppé ait purgé sa peine est un fait non contestable, mais au moment où ce que l'élite politique appelle "vague populiste" progresse, quel intérêt tactique y a t-il à vouloir mettre sur le devant de la scène des gens qui alimentent l'idée du "tous pourris" ? 

Mépris de l'UDI

S'il y a bien des gens qui doivent se mordre les doigts d'avoir remis en selle Bayrou, c'est Borloo et l'UDI. Dans les deux interviews sus-mentionnées, il n'y a pas un mot pour l'UDI, Borloo et les autres leaders centristes. Rappelons quand même que si on accepte la théorie de l'axe gauche droite (avec toutes ses limites), L'UDI, le parti de centre droit, se trouve justement entre le Modem ("centre") et l'UMP ("droite"). Certains disent que le Modem est indispensable à l'UDI pour la réussite du centre. C'est pourtant inexact. Les élections européennes, une déception pour les centristes, ont surtout servi à préserver le siège de Marielle de Sarnez et à donner une visibilité nationale à François Bayrou. A Paris lors des municipales 2014, les militants UDI ont bien constaté que le Modem n'avait absolument pas été une valeur ajoutée à la soi disante "union de la droite et du centre". Le Modem était à terre en 2012 après la présidentielle 2012, surtout parce que François Bayrou, concentré uniquement sur la présidentielle, avait échoué à créer un vrai parti, qui ne soit pas qu'un fan club. Jean-Louis Borloo, lui, avait prolongé la vision de gens comme Hervé Morin qui voulaient un positionnement clair (au centre droit) et effectué un vrai travail de construction d'un parti politique, avec ses réseaux d'élus et de militants. La main tendue à Bayrou aura été une erreur fatale : le Modem ne cherche pas à rejoindre l'UDI mais à la préempter.


Incohérence avec le vote "à titre personnel pour François Hollande" 

Le plus gros reproche que l'on peut faire à François Bayrou est son inconsistance en terme de positionnement. Comment peut-on se tourner vers ce qui semble être une droite "centriste compatible" que représenteraient Fillon et Juppé, après non seulement avoir critiqué la création, en 2007, du Nouveau Centre (qui voulait un centre tourné vers la droite) puis décidé de voter Hollande en 2012 ?
Nombreux, y compris les libéraux, seront d'accord pour dire que la candidature du socialiste de droite en chef, Nicolas Sarkozy, était insupportable. En effet, Nicolas Sarkozy a étendu de manière hallucinante les pouvoirs de l'Etat (extension du domaine d'application du secret défense, création de nouvelles taxes, poursuite des recrutements de fonctionnaires) tout en préparant le terrain pour la gauche, ultra étatiste (hausse d’impôts, vote de lois liberticides).
Mais, si on critique Sarkozy, comment peut-on soutenir Hollande ? 



Par définition, Hollande ne pouvait qu'être pire que Sarkozy, puisque le socialiste se réclame ouvertement d'une famille politique pour qui l'Etat est l'alpha et l'omega de la politique. De plus, Bayrou n'est pas un bleu en politique. Il ne pouvait donc pas ignorer que sous ses airs de fils à papa éduqué dans les meilleurs écoles de France, et de degôche bon teint, Hollande était tout aussi bling bling que Sarkozy.
Bayrou aurait tenu une position honorable, tout en étant fidèle à sa vision du centre, ni à gauche ni à droite, s'il avait affirmé, à l'issue du premier tour des présidentielles, qu'il irait voter blanc car ni Sarkozy ni Hollande n'étaient des personnalités convenables pour la France


Clairement, il y a un problème avec la classe politique française. L'interview de Bayrou n'apporte aucun début de solution. La politique française souffre du bipartisme, et il serait bon que nous commencions par avoir des partis politiques d'idées, et non pas des coalitions de gens que tout opposent.
Plutôt que les menteurs actuels, qui disent certaines choses pour être élus puis font autre chose une fois élus, voici une répartition qui permettrait d'envisager un positionnement doctrinal clair :
  • divers extrême gauche anti libérale et nationaliste (Marine le Pen, Arnaud Montebourg, Jean-Luc Mélenchon, Cécile Duflot, Jean-Jacques Candelier, Christian Eckert, Benoit Hamon, Alexis Tsipras)
  • social démocratie (Jean-Vincent Placé, François Bayrou, Bernard Cazeneuve, Axelle Lemaire, Pierre Larrouturou (Nouvelle Donne), Martin Schulz ...) 
  • écologie (Chantal Jouanno, François de Rugy, Bertrand Pancher, Nicolas Hulot, José Bové, Ska Keller ...)
  • centristes et libéraux démocrates (Fleur Pellerin, Jean-Christophe Fromantin, Hervé Morin, Denis Payre, Aurélien Véron, Laure de la Raudière, Bruno le Maire, Guy Verhofstadt ...)
  • conservateurs (Yves Jego, François Fillon, Christian Vanneste, Michèle Alliot Marie, Christine Boutin, Nicolas Dupont-Aignan, Marion-Maréchal le Pen, Jean-Claude Juncker ...)
  • divers extrême droite antilibérale et nationaux socialistes (Guillaume Peltier, Henri Guaino, Jean-Marie le Pen, Fabien Engelman ...)

Pour Bayrou, manifestement et au vu de ses dernières interviews, les idées comptent moins que les combinazione de baby boomers qui ont essayé, et qui ont échoué. Dommage. Mais tellement révélateur d'une classe politique périmée. Au vu des espoirs que Bayrou aura soulevé en 2007, c'est d'autant plus regrettable.





(2) Le Point  Le manifeste de François Bayrou 3 juillet 2014


(4) Wikilibéral -  François Bayrou

mardi 5 novembre 2013

Rapprochement UDI-Modem : appel au respect de la démocratie interne

L'édito par Aurélien Véron,
président du PLD

Rapprochement UDI-Modem : appel au respect de la démocratie interne

 L’UDI voulait reconstituer l’UDF en regroupant chrétiens-démocrates, radicaux, indépendants et libéraux. Après un an de confusion organisationnelle et idéologique, l’UDI peine à s’imposer sur l’échiquier politique. Affaiblie par ses rivalités de personnes, l’absence de démocratie interne et des sondages en berne, l’UDI revient donc aujourd’hui vers le Modem de François Bayrou comme nous l’avons appris dans la presse et, plus récemment, sur Twitter.

 Pour le PLD, le rapprochement avec les socialistes et leurs alliés communistes est une ligne rouge à ne pas franchir. Or, François Bayrou a contribué à placer François Hollande au pouvoir le 6 mai 2012. Il a fait ce choix seul, sans solliciter ses membres, pas plus que ses cadres dont bon nombre ont vécu ce choix comme une trahison. Nous nous réjouissons du retour au centre droit de François Bayrou, mais attendons un éclaircissement de la ligne du Modem. Encore aujourd’hui, des candidats du Modem font campagne aux côtés de la gauche.

Pour une UDI qui affiche son respect de la démocratie et qui revendique une nouvelle pratique de la politique, un tel virage stratégique aurait dû se préparer dans la clarté, avec l’accord de toutes les composantes. Nous espérons que Jean-Louis Borloo ne mettra pas les militants qui se battent au quotidien sur le terrain devant le fait des princes. Le PLD appelle à un débat transparent sanctionné par un vote des membres des membres de l'UDI.

http://www.partiliberaldemocrate.fr


Sur le même sujet : Au fait, pourquoi certains centristes sont frileux vis-a-vis du Modem ?, un post du 3 novembre 2013

dimanche 3 novembre 2013

Union UDI - Modem

Ca y est, Borloo et Bayrou on annoncé leur union (1). Est ce que le fait d'être d'accord sur le besoin de plus d'Europe est suffisant ? 

L'UDI le pense peut-être, du coté du Modem, on est pas sûrs. Bayrou n'a t-il pas passé son temps à expliquer, ces dernières années, qu'il ne se reconnaissait pas dans les positions des centristes, libéraux et démocrates (ALDE) à Bruxelles ? 
Et quelle était son opinion sur l'une des dernières propositions UDI, un président de l'UE au suffrage universel direct ? 
Les différences semblent cependant suffisamment minimes pour que Borloo et Bayrou organisent une conférence de presse mardi (2). 

Mais quid du programme ? en quoi va t-il se différencier de ceux proposés par l'UMP et par le PS ?

On sait que le Modem a connu une récente dérive gauchiste, comme le montre le départ de Jean-François Martins pour les équipes d'Anne Hidalgo (3). Est ce que le Modem va enfin accepter la réalité, à savoir l'échec total de ce qui ressemble de près ou de loin à de l'interventionnisme public, notamment sur le plan économique ? 

Depuis 1 an, Borloo et ses équipes ont fait un enorme (et remarquable) travail de rassemblement du centre droit, autour des idées girondines et fédéralistes, tout en étant soutenus par Simone Veil, le personnage politique le plus apprécié des français.

Reconnaissons à Bayrou d'avoir été le principal candidat en 2007 (voire le seul) à parler du problème de la dette publique française. Mais depuis, qu'est devenu le programme économique du Modem ? Apparemment, pas grand chose, puisque Jean-Christophe Fromantin, le député maire de Neuilly et un chef d'entreprise accompli, ne juge pas utile, jusqu'à présent, de rencontrer Bayrou. (4).

Enfin, reste le problème des hommes et des femmes, notamment dans la perspective des municipales 2014. A Paris, il y a un excellent candidat UDI, c'est Christian Saint-Etienne, et une candidate Modem qui, outre le fait qu'elle partage une partie de son programme avec Anne Hidalgo et NKM, n'a pas encore choisi entre la Mairie de Paris et Bruxelles. Ceci étant dit, soyons honnête en notant que les choix (non confirmés mais rapportés par la presse) de l'UDI en banlieue n'ont pas toujours l'air très heureux (Schuller à Asnières, ou Balkani à Levallois  plutôt que respectivement Françis Bourbagher ou Arnaud de Courson ?).

Tout ceci, programme, personnes, doit faire l'objet de réglages que l'on espère prompts et clairs, afin que les français sachent ce qu'UDI/Modem veuille dire exactement.

(1) Le Figaro Bayrou et Borloo tweetent leur union 3 novembre 2013

vendredi 30 août 2013

Décryptage : le centre peut-il renaître de ses cendres ?



L'Opinion, le quotidien libéral, pro business et Européen, s'interroge : le centre peut-il renaître de ses cendres ?

Si le centre réunit toutes ses familles, c'est une bonne chose, d'autant plus qu'il n'y a qu'en France où, entre les socio-démocrates, et les conservateurs, on ne trouve pas de grand parti centriste, libéral et démocrate, en Europe. 

L'UDI a certes, en plus du Nouveau Centre, du Parti Radical, d'Alternative Libérale, de l'Alliance Centriste et du Parti Libéral Démocrate,  réussi à attirer une partie des troupes du Modem, à Paris notamment, mais la présence de Bayrou et de quelques fidèles en dehors de cette union continue à être un sujet médiatique. Maintenant, l'union pour l'union, cela ne sert à rien si les gens ne partagent pas d'idées communes en terme de programme et de valeurs. 

Le Modem a connu une inquiétante dérive socialiste et anti libérale ces derniers temps. Les libéraux démocrates, réunis ce week end à Aix en Provence à l'occasion de l'Université d'Eté du Parti Libéral démocrate - PLD, rappelleront que partout chez nos voisins, les centristes sont des libéraux, que ce soit en Allemagne (Frei Demokratische Partei - FDP), aux Pays Bas (VVD), en Belgique (MR) ou au Royaume Uni (LibDem).

Etre libéral, c'est estimer, au minimum, qu'il faut "aussi peu d'Etat que possible, autant d'Etat que nécessaire." Est ce que toutes les familles centristes s'entendront sur ce programme ? 




Sur le même sujet 

mercredi 25 juillet 2012

La famille centriste pour celles et ceux qui n'ont pas suivi

UDI, FED, Modem, AL, PLD, Nouveau Centre, Alliance Centriste, vous aussi, vous n'avez rien compris ? Petit récapitulatif.




Déjà, qui sont les centristes ? 

Réponse, les centristes sont les héritiers de l'UDF, une confédération de trois partis présidée par Valery Giscard d'Estaing :

  • le Parti Républicain, proche des républicains américains des années 80 ("libéral conservateur"), avec des personnalités comme Alain Madelin, Gérard Longuet, Hervé de Charette, Hervé Mariton , Jean-Pierre Raffarin, Dominique Bussereau, Jean-Pierre Fourcade, Charles Millon, Gilles de Robien, Henri de Raincourt
  • le Centre des démocrates sociaux (CDS), qui prend la suite du MRP, parti démocrate-chrétien s'inspirant de la doctrine sociale de l'Église catholique romaine, avec des personnalités comme Pierre Méhaignerie, François Bayrou, Bernard Bosson, Edmond Alphandery, Jean Arthuis, Jacques Barrot, Philippe Douste-Blazy
  • le Parti radical valoisien, le plus vieux parti de France encore existant, avec des personnalités comme Henri Queuille, Edgar Faure, Félix Gaillard, Pierre Mendès France, ou plus récemment Jean-Louis Borloo, Rama Yade, Yves Jego   
Et aujourd'hui ? 

L'ancienne UDF semble se reconstituer. Elle est aujourd'hui incarnée par l'Union des démocrates et indépendants (UDI), qui n'est pas un vrai parti mais un groupe parlementaire à l'Assemblée Nationale (voir le blog de Laurent de Boissieu), même si on peut imaginer, qu'à terme, l'UDI remplace l'ancienne UDF et devienne une confédération des 4 partis suivants :
  • Le Nouveau Centre, présidé par Hervé Morin. Le NC est est un parti inspiré par le libéralisme et le fédéralisme européen. Ses principales personnalités sont Charles de Courson, Philippe Vigier, Jean-Marie Cavada .
  • Le Modem, présidé par François Bayrou.  Le Modem est un parti inspiré par le "social-libéralisme", la démocratie chrétienne et le fédéralisme européen. On y trouve Jean Lassalle, Yann Wehrling, F-X Penicaud .
  • La Force Européenne Démocrate, présidée par Jean-Christophe Lagarde. La FED est inspirée par la démocratie-chrétienne, la démocratie sociale et l'humanisme. Ses principales personnalités sont André Santini, Jérémy Coste, Michel Mercier, Florent Montillot .
  • Le Parti Radical, présidé par Jean-Louis Borloo. Yves Jego, Laurent Henard ou François Loos en sont membres. Le Parti Radical revendique ses racines dans l'humanisme, le radicalisme et la laicité. 
En plus de ces 4 partis, on trouve Alliance Centriste, présidée par Jean Arthuis, ainsi que le Parti Libéral Démocrate, authentiquement libéral, avec à sa tête Aurélien Véron. Ces deux partis ne semblent pas avoir vocation à rejoindre l'UDI, pour le moment, bien qu'ils partagent une grande partie de leur ADN avec leurs cousins centristes membres de l'UDI.

Et les valeurs libérales dans tout ca ?  

Force est de constater que bien que le Nouveau Centre, associé à Alternative Libérale, ou le Modem, membre de l'ALDE et dont un groupe est clairement libéral (les Libéraux du Modem) se revendiquent d'un certain libéralisme, les électeurs libéraux ont du mal à identifier cette offre en tant que telle. Pourquoi ? Parce que, à la différence de leurs homologues Européens, le Frei Demokratische Partei (FDP) en Allemagne, le LibDem au Royaume Uni, le Center Partiet ou le Folkspartei en Suède, les centristes français peinent, en dépit de leur héritage et de leurs valeurs, à couper les ponts avec le socialisme (de gauche ou de droite) qui a pénétré la quasi totalité du spectre politique, de Mélenchon à la fille à papa de Saint Cloud. 
Face aux limites. du toujours plus d'Etat, l'ensemble de nos partenaires ont choisi de baisser la dépense publique et de faire le ménage dans les fonctions qu'exercent l'Etat. Chez nous, même les centristes, dans leur majorité, pensent que l'Etat doit s'occuper de plus de choses que la police, la justice, l'armée et la diplomatie. 

Avec la crise qui resurgit un peu partout en Europe, gageons que les centristes affûteront leur discours et se démarqueront des solutions étatiques que prônent les socialistes et les conservateurs. En France notamment, alors que les dépenses collectives dépassent 56% du PIB, les centristes ont au moins trois bonnes raisons de proposer une alternative (libérale)
  • trop d'impot tue l'impot, Flamby Mollande va vite s'en rendre compte 
  • lutter contre le jacobinisme, l'ultra socialisme et l'ultra étatisme permettra de remettre en oeuvre le principe de subsidiarité (fédéralisme européen et régionalisme)
  • aucun de nos partenaires européens ne propose la retraite à 60 ans, 1/4 de la population active fonctionnarisée, la non transparence sur les frais des politiciens ou un Etat qui produit tout sauf de la sécurité et de la justice. 

Suivre les centristes sur le net



samedi 14 avril 2012

Circulation difficile dans Paris à prévoir !



cette après-midi : la Marche Orange de Bayrou.
Pour plus d'informations : Mon 3eme.com, le blog de Jacky Smadja









 Demain matin : le Marathon de Paris. Bon courage aux sportifs comme Fred de Runners, Louis XX, un participant régulier et les 39.998 autres inscrits !





Enfin, demain après midi, le Président de la République donne rendez-vous Place de la Concorde. Va t-il annoncer que le milliard à investir en Corse est une blague, qu'on va désétatiser la France et que les 51 taxes et impots crées ou relevées par le gouvernement depuis 2007 seront annulées ? A suivre ! Pour plus d'informations, voir le blog de Claude Goasguen.


Par ailleurs, Hollande essaye de concurrencer son ami Mélenchon demain à Vincennes en organisant lui-aussi son rassemblement sandwich merguez de plein air.




Donc si vous êtes automobiliste, vous savez ce qu'il vous reste à faire ... !

vendredi 6 avril 2012

Amis démocrates, encore un effort pour devenir libéraux

Une réponse à Argenteuillais Démocrate, qui trouve, à la différence de Gaspard Koenig (lire Le rejet du libéralisme est le point d'accord de tous les candidats) que les les libéraux ne proposeront pas des réponses solides aux défis collectifs.

Argenteuillais Démocrate identifie les problèmes suivants qui se posent à nous 

  • la fuite fiscale des entreprises et des particuliers, qui oblige l'Etat à fournir des services alors que les moyens financiers lui en sont ôtés ; 
  • le découragement de l'économie réelle, parce qu'une finance dérégulée a construit des pyramides de fausse monnaie permettant d'accumuler des $ sans produire de biens et services utiles ; 
  • l'automatisation qui permet au capital de produire presque sans travail, ce qui est très bien en soi, mais laisse l'homme "libre" désoeuvré et sans revenu ; 
  • l'effet de serre provoqué par la multiplication de "libres entreprises" et de "libres consommations" irresponsables
C'est une blague ! Pour chaque point cité, les libéraux ont une réponse  : 
  • déjà, rien ne force l'Etat à produire des biens et services, à part l'habitude et les lobbys. De plus, la Poste peut être remplacée par MSN, Google, DHL, TNT ou par ses nouvelles filiales comme Chronopost ou Exapaq. La SNCF a racheté Géodis, mais elle peut être remplacée par Trenitalia, Deutsche Bahn ou les voitures des gens, EDF par Direct Energie, etc etc. Même, à la limite, les services régaliens sont privatisables. Il existe, par exemple, des armées privées.
  • ensuite, si l'argent manque à l'Etat, il n'a qu'à se rendre plus efficace pour produire mieux, ou moins, et moins cher. Comment se fait-il que les nouvelles technologies servent à surveiller les gens (Loppsi, Hadopi, fichiers divers de police comme le Stic) mais pas à enseigner ou à améliorer la santé ?
  • qui plus est, la fuite des individus et entreprises est une bonne chose. C'est la garantie que, ultimement, nous ne sommes pas dans une dictature et que chaque citoyen peut challenger son Etat, car, seuls, nous ne pesons rien face à la machine étatique. 
  • au sujet de la finance et de l'économie dite réelle, combien de fois faudra t-il répéter que 1. cette distinction n'a pas lieu d'être, la finance est de l'économie 2. les emprunteurs divers et variés comme les ménages qui achètent de l'immobilier ou les collectivités territoriales sont bien contentes de trouver cette finance qui les aide à réaliser leurs projets. 
  • au sujet de la création monétaire, soit, mais dans ce cas, les sociaux démocrates de gauche et de droite sont-ils prêts à assumer la fin du too big to fail ou la récession qui suivra le deleveraging ? Pendant la crise de 2008, les opinions ont refusé qu'on laisse les banques européennes en difficulté faire faillite. Il ne faut pas venir pleurer maintenant. 
  • des biens et des services utiles, tout est tellement relatif, surtout dans un pays où roulent 600 voitures pour 1000 habitants, et où le rayon céréales du moindre supermarché compte 30 ou 40 références. Pendant que nous pleurons en Europe sur la baisse de la croissance de notre prospérité, en Afrique et en Asie, les économies se développent en répondant aux besoins de base au sens de Maslow. Quand à la question de la répartition des ressources en France uniquement, et si on interrogeaient les préférences par classe d'age au lieu de toujours solliciter le contribuable ? Combien de temps les papy boomers vont-ils prendre en otage la répartition, en silence ? 
  • au sujet de l'automatisation, c'est une très bonne question, et la diffusion des connaissances en informatique, les effets de la nouvelle révolution industrielle au sens de Jeremy Rifkin (lire son excellent essai intitulé : l'économie hydrogène) et la décentralisation de la production énergétique et matérielle vont produire des effets positifs, à long terme. A court terme, les libéraux proposent le Revenu Universel. 
  • l'effet de serre ? Combien de temps faudra t-il répéter que 1. On ne sait pas distinguer la part de l'évolution naturelle et la part de l'activité humaine dans l'effet de serre (lire Histoire - FLUCTUATIONS DU CLIMAT sur le blog Ecologie Libérale) 2. plus un pays est capitaliste et libéral, plus il est efficient énergétiquement et moins il contribue à la pollution (lire Chute du Mur de Berlin - 9 Novembre 1989 sur le blog Ecologie Libérale). 
Certes, les libéraux ne proposent pas une France unie, parce qu'on a du mal à voir comment on pourrait égaliser les conditions de vie de 60 millions d'individus aux aspirations et aptitudes différentes. Les libéraux propose une Europe Fédérale qui soit un espace de liberté, dans lequel les 500 millions de citoyens se reconnaîtraient dans divers niveaux de coopérations et de solidarités volontaires, que ce soit leurs municipalités, libres, leurs régions/lander autonomisés, leurs ONG et leurs entreprises débarrassées de la tutelle d'un Etat nounou (et en faillite). 

Néanmoins, les libéraux reconnaissent à Bayrou, à Morin, au Modem et au Nouveau Centre d'avoir amené sur la table, dès 2007, les sujets de la dette, de la société apaisée, de l'Europe Fédérale et des libertés. Et en ce sens, Alternative Libérale, le Parti Libéral Democrate et les autres libéraux ont beau citer à tout bout de champ Adam Smith, David Ricardo ou Frédéric Bastiat, ils sont conscients que nous sommes, non plus seulement bien loin du XVIIIeme siècle, mais surtout à un moment où l'Etat, bien loin d'avoir abandonné son idée de créer un appareil de domination imposé au peuple, a, au contraire, tous les outils en main pour devenir ce monde de 1984 dans lequel nous serions tous, à vie, des  Winston Smith.

samedi 31 mars 2012

France in denial

Oui, The Economist dit une fois de plus la vérité, (tout comme ils s'étaient prononcés contre Berlusconi, à juste titre). By ignoring their country’s economic problems, France’s politicians are making it far harder to tackle them.

Les problèmes économiques à résoudre sont cruciaux, et nos deux favoris à la présidentielle évitent soigneusement de dire quelles dépenses publiques ils vont supprimer le 7 mai 2012.

Quel est le candidat qui affirme clairement : "quand la France dépense 1 euro, elle emprunte 30 centimes" et "il faudra baisser les dépenses publiques d'autant, pour ne pas se retrouver dans la situation de l'Argentine en 2001 ou de la Grèce en 2012" ?

Lupus synthétise la situation économique du pays, et elle n'est pas brillante, en tout cas moins que l'optimisme des tweets de la Ministre du Budget pourrait laisser l'entendre. 

Pourtant, il est possible de réformer la France, l'IREF a listé les mesures à prendre, l'Italie et le Royaume-Uni montrent que la France est de plus en plus isolée dans son socialisme suicidaire. 

Que François Hollande promette plus d'Etat et plus d’impôts, c'est normal, mais l'actuel président de la République ?

Sarkozy, Bayrou, Hollande, Cheminade, Joly, la fille à papa de Saint Cloud, Arthaud, Poutou, Melenchon  et Dupont-Aignan ne doivent pas hésiter à rappeler que l'Etat ne devrait s'occuper de fonctions régaliennes (police, justice, armée, diplomatie), de préférence au niveau fédéral Européen, le reste pouvant être privatisé, opéré par des ONG et autres organismes à but non lucratif ou geré, en vertu du principe de subsidiarité, par les régions/lander.

Pour financer ces services publics, des impots justes et faibles (flat tax sur l'ensemble des revenus) renoueraient le lien de confiance entre les citoyens et leur Etat.

Sinon, nous pouvons attendre. Parce que ce qui est sûr, c'est qu'il va bien falloir baisser les dépenses publiques. A nous, citoyens et contribuables, de choisir nous même, ou de laisser Standard & Poors/le FMi/la Troïka de l'UE faire le boulot que les 577 députés ne font pas.



Et puisque nous sommes quand même encore en démocratie, et que donc l'information est encore libre, déjà remercions The Economist de mettre un miroir non déformant sous le nez de notre classe politique, et consultons aussi trois excellents journaux francophones, Contrepoints, le Temps (et plus spécialement les articles d'Emmanuel Garessus) et la Libre Belgique, en attendant que TeleramaFranceTVRadioFranceTF1CharlieObs fasse leur boulot.

vendredi 30 mars 2012

Le dilemme des électeurs de droite

Sur le papier, pour un électeur de droite, les choses sont en théorie simple : il y a un et un seul candidat pour qui voter, et d'autres pour qui ne pas voter. Il faut dire que les choses ont été bien faites : Christine Boutin, Frédéric Nihous, Hervé Morin et Dominique de Villepin ont laissé tomber, ou n'ont  pas pu se présenter, faute de 500 signatures. Les 4 se sont peu ou prou ralliés, peut importe si l'UMP se montre anti-européenne (lire Pour Shenghen, pour l’Euro, donc contre Sarkollande ?) , qu'elle n'ait pas prévu de repousser les dates de la chasse à la poule d'eau ou qu'elle soit bien peu catholique canal historique. A ce jour, le programme économique de l'UMP est toujours inconnu, et ce que nous avons vu depuis 5 ans ne rassure guère : 51 taxes crées ou relevées depuis 2007.




A coté, nous avons Nicolas Dupont-Aignan, qui répète, et il a raison d’être cohérent, qu'il préférerait mourir plutôt que de voter Sarkozy. D'ailleurs, n'a t-il pas également dit qu'il choisirait la fille à papa de Saint Cloud comme premier ministre s'il était élu Président de la République (cf le Télégramme de Brest) ? En effet, tous deux partagent la même horreur de l'euro. Après, il faudrait qu'ils expliquent à leurs électeurs comment ils vont acheter le pétrole, avec des francs ^^.

Au centre, puisqu'Hervé Morin n'est pas candidat, il y a François Bayrou. L'homme est ou n'est pas sympathique, peu importe, mais une partie des libéraux, du Parti Libéral Démocrate, le soutiennent ouvertement. Ils voient en lui, non pas un libéral (il veut créer un ministère de l'égalité anti discriminations et ne prévoit pas de remettre en cause le SMIC, le système d'aide sociale, le périmètre du secteur public et le caractère national de l'Education Nationale), mais un démocrate qui cessera d'opposer les français les uns aux autres, ce qui est une bonne chose. Bayrou est aussi en mesure, malgré son projet de généralisation du Made In France, de revoir le système de subventions aux entreprises, sauf si son ami Jean Lassalle refait une grève de la fin pour protester contre le déplacement d'une usine de 80 km (lire l'Usine Nouvelle). 
Ce qui fait peur aux électeurs libéraux démocrates, c'est le socialisme assumé d'un certain nombre de militants du Modem. Passons sur Jean Peyrelevade, ancien dirigeant du Crazy Lyonnais. Depuis, il s'est reconverti investment banker dans une structure qui marche, il est donc absous. Et surtout, il tape sur les socialistes. Non, les vrais militants du Modem, comme Phil de Malakoff, Christophe Grébert, et d'autres, revendiquent un attachement à gauche. Ils pensent, en toute sincérité, que l'humanisme est une vertu socialiste. C'est normal, le lavage de cerveau de l'Education Nationale et des médias (ainsi que le comportement de l'UMP) empêche de penser autre chose. C'est pourtant archi faux. On peut être de gauche, éduqué et égoiste comme tout le monde.



Ne mentionnons même pas Mélenchon qui a fait de l'intolérance un point cardinal.


Voila tout le dilemme des électeurs de droite,  c'est à dire, libéraux, démocrates, pros Européen, constatant que le capitalisme marche tandis que le communisme a 100 millions de morts sur les bras. Ils n'ont toujours pas de candidat, à un mois du premier tour. Pour qui vont voter H16 Hashtable, les Libéraux du Modem, Alain Madelin, Jean-Louis Bourlanges , le Champ Libre, Ca Réagit, Gauche Libérale (ils ne sont pas de gauche ^^), Libertas, Objectif Liberté, Un Raleur de Plus, Sulfure et Contre Culture, Trop Libre et même l'Hérétique, au delà du choix partisan ? Mystère. Ils ont autant de raisons de voter Sarkozy que Bayrou, avec une préférence pour Bayrou pour tous ceux qui ne veulent pas être associés à Claude Guéant, Brice Hortefeux ou Guillaume Peltier (dont le parcours politique est edifiant, lire sur Wikipedia) ? Il y aura aussi tous ceux qui ne voteront pas Sarkozy pour protester contre l'avalanche de taxes, (lire ces libéraux qui ne voteront pas Sarkozy en 2012, sur Nouvelles de France) les milliers de lois votées en 5 ans, l'instabilité fiscale et législative, sans parler des affaires (scooter du Prince Jean EPAD, etc ). Est ce que le ticket Bayrou-Sarkozy, comme le suggère Douce de Franclieu, est la solution ?

A croire qu'il n'y a que Frédéric Bastiat 2012 pour les départager, car en réalité, le vrai problème des électeurs de droite réside dans le fait qu'aucun candidat (de droite) ne propose moins d'impots, moins d'Etat, plus de libertés. A Gauche, c'est pire encore. En attendant la restauration de la monarchie de France et le retour de Louis XX ou son cousin Jean de France, il faut croire que les Présidentiables monarchisants se cantonneront toujours à cette compétition du toujours plus d'"Etat, c'est moi !" au lieu de faire confiance aux citoyens.

dimanche 25 mars 2012

On a parlé d'Europe à Paris cette après midi

Après l'événement organisé par Alternative Libérale, le Nouveau Centre et le Parti Libéral Démocrate allemand FDP sur l'Europe Fédérale (lire l'Europe Fédérale, une solution pour la France), on a enfin reparlé d'Europe, de manière positive, cette après midi à Paris. C'était au Zenith, au meeting du candidat Bayrou. Il a repris à son compte la proposition de l'élection au suffrage universel direct du ou de la président (e ) de l'Union Européenne. 

En effet, la France doit choisir entre le fédéralisme et le nationalisme, sachant qu'une politique socialiste ne peut se concevoir que dans un cadre national. 
Quelque soit le prochain dirigeant de la France, espérons qu'il aura cela en tête. 

mercredi 7 mars 2012

Campagne présidentielle : où sont les propositions présidentielles ?

Titre II - LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE 

ARTICLE 5. 
Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État. Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités. 
ARTICLE 6. 
Le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs.

Constitution de 1958

Question : quand est ce que les candidats à l'élection présidentielle vont commencer à faire des propositions présidentielles ?

Passons sur le bilan du président sortant, il est incontestablement ultra étatiste et ultra interventionniste. Seule la garantie que les socialistes auraient fait pire peut éventuellement constituer une source de réconfort pour les militants UMP. Pourquoi les socialistes auraient fait pire ? C'est simple, ils l'ont dit et répété, proposant par exemple d’accroître le montant de dépense publique du "Plan de Relance" (lire Contre la dette, pour l'emploi : la "règle d'or" de plomb , un post du 14 Aout 2011. 

Par contre, sur le plan des propositions, qu'avons nous ? La création d'un nouvel impôt sur les entreprises du CAC 40 ? La proposition de taxer marginalement à 75% les quelques milliers de personnes qui gagnent 1 million d'euros par an ? 

IMPOTS

Où sont les questions d'égalité des citoyens devant l'impot (ce qui suppose, à défaut de parler de flat tax, de questionner le statut spécifique de la Corse ou de challenger l'efficacité de la exit tax de Fillon). Quid du salaire complet pour donner la liberté aux salariés d'utiliser librement le fruit de leur travail ?

DIPLOMATIE

Quel candidat va nous parler d'Herman Van Rompuy et de Lady Catherine Ashton ? Les dirigeants des pays Européens ne sont-ils pas censés coordonner avec Ashton leur politique étrangère ? 
Pourquoi n'entendons nous rien sur les opérations militaires extérieures (Opex) de la France ? Notre intervention sous mandat ONU au Liban est-elle toujours d'actualité ? Quid du Tchad ? La Lybie, sommes nous satisfaits de la tournure des choses ? En matière de politique étrangère, allons nous continuer à taper sur les Suisses ou les Luxembourgeois, des peuples voisins, démocratiques et pacifistes, et féliciter les Russes et les Chinois, de grands démocrates non armés ? Nous avons trop d'ambassades en Afrique et pas assez sur Facebook, et si on réallouait quelques ressources, en coordination ou non avec nos partenaires Européens ?

FONCTION PUBLIQUE

Est ce que la question de la relation entre la police et les citoyens peut être débattue ? Les libéraux proposent que les citoyens élisent au suffrage universel direct les commissaires de police, par ville. 
Le statut de la fonction publique doit-il perdurer sur cette inégalité fondamentale qui réside dans l'existence des tribunaux administratifs ? Pourquoi les fonctionnaires ne relèveraient pas du droit privé, comme en Suède, au Royaume Uni ou au Canada ? Pourquoi ne pas laisser les Régions et collectivités territoriales décider elles-mêmes des missions publiques et impots levés qu'elles souhaiteraient mettre en oeuvre ?
Quand l'Etat dépense 1 euro, il emprunte 30 centimes. Quelles missions publiques allons nous supprimer pour rééquilibrer le budget ? Aucun candidat ne veut répondre à cette question. Attendent-ils que la France devienne la Grèce pour se pencher sur la question ?

INTEGRITE TERRITORIALE

Que se passe t-il à Saint Pierre & Miquelon ou en Terre Adélie ? Fait-il garder ou larguer Mayotte ? Va t-on enfin demander que l'UE adopte uniquement trois langues officielles, l'allemand, l'anglais et le français ? Quelle est la stratégie Européenne de reconquête de la Lune, avant que les Chinois n'y plantent leur drapeau ? 

A part ça, on préfère parler viande Hallal, railler Hollande (dont le seul Cv de capitaine de pédalo maire de Tulle aurait du parler de lui-même) ou fustiger Alain Madelin, qui parle librement au lieu de flatter. Dommage. 
Question purement politicienne : si Nicolas Sarkozy arrive 3eme ou 4eme, appelera t-il à voter Bayrou au second tour ? Après avoir regardé #dpda hier soir, on peut vraiment se demander si le Président de la République a tout simplement envie d'être réélu.

mardi 21 février 2012

Notre vision de la société n'est pas la même

François Fillon a lancé un appel à voter Sarkozy « dès le premier tour ». Il s'est adressé en particulier aux « électeurs centristes car, sur bien des points, notre vision de la société, a-t-il insisté, est la même »., nous dit France Soir.
Même constat dans le Maine Libre et dans de nombreux autres titres de presse.
Avec tout le respect que l'on doit au Premier Ministre, où est-il allé cherché le fait que sur bien des points, la vision de la société version UMP est la même que celle que les centristes peuvent avoir ? 

Les centristes sont des libéraux démocrates, profondément Européens, adeptes de plus de fédéralisme. Les conservateurs sont (ils l'ont prouvé pendant 5 ans) pour, au niveau Européen pour des Etats Nations indépendants qui font de l'intergouvernemental, et au niveau économique, ils privilégient l'ultra interventionnisme étatique (Dexia, Photowatt, Lejaby, etc ...). Quand au plan des moeurs politiques, n'en parlons pas.

Notons, la chance de l'UMP réside peut-être dans le fait que personne ne cherche à incarner les valeurs centristes, libérales démocrates. Quand on voit François Bayrou proposer un ministère de l'égalité (!!!), on croit rêver. (lire le Figaro)
Ce ministère existe déjà, il s'appelle Ministère de la Justice. Il est capital qu'on se rappelle le fait que l'égalité devant la loi est le fondement même d'une démocratie. En revanche, tout le monde sait que l'égalité n'existe pas sur les plans autre que la justice, et d'ailleurs des politiques de promotion de l'égalité dérivent souvent sur l'égalitarisme combiné à l'égalité plus forte chez certains que chez les autres (relire la Ferme des Animaux, de Georges Orwell).

Aux centristes, libéraux démocrates, de lancer un appel : l'UMP doit choisir entre les valeurs du Front National et celles du libéralisme. Pour l'instant, on sent que certaines ont plus la cote que celles défendues par Alain Madelin, Jean-Louis Bourlanges, Hervé Morin chez nous, ou  Graham Watson, Rainer Bruederle, Cécilia Malström et tant d'autres en Europe.

Enfin, permettons nous de citer Margaret Thatcher : "there is no such thing as society" 

mercredi 15 février 2012

Lettre ouverte aux adhérents et sympathisants d'Alternative Libérale


Lettre ouverte aux adhérents et sympathisants d'Alternative Libérale




Chers adhérents d’Alternative Libérale, 
Chers amis libéraux, 

Il y a un peu plus d’un an, je signais avec Hervé Morin la convention d’association entre Alternative Libérale et le Nouveau Centre. Cette association était le fruit d’une année d’échanges et de rencontres entre nos deux formations au cours de laquelle nous avons redécouvert que centristes et libéraux partagent des valeurs (humanisme, responsabilité individuelle, liberté d’entreprendre, juste récompense de la prise de risque, ouverture au monde) et des préoccupations communes (dette et dépense publique, rétrécissement des libertés individuelles, fonctionnement des institutions, inflation législative). Cette association a également été rendue possible par la convergence de nos positionnements politique. 

Le Nouveau Centre avait en effet dès le mois de mars 2010 pris progressivement ses distances avec la dérive jacobine et autoritaire de l’UMP, et se voulait moteur dans la dynamique de rassemblement de la famille centriste, libérale et démocrate. Nous avions de notre côté compris la nécessité de rompre avec un isolement souvent, dans l’état actuel des choses, contre-productif pour nos idées. Or, à l’approche des échéances et face aux difficultés rencontrées par Hervé Morin dans sa campagne présidentielle, certains parlementaires du Nouveau Centre font aujourd’hui marche arrière en proposant un soutien sans conditions à Nicolas Sarkozy dès le premier tour. Quelles que soient les raisons de leur choix, celui-ci ne peut convenir à Alternative Libérale. 

Si chacun d’entre vous choisira en son âme et conscience ce qu’il fera le 22 avril prochain, Alternative Libérale en tant qu’institution ne peut cautionner ce choix sans renier ce qu’elle porte et ce qu’elle est depuis plus de six ans. Ce message doit être énoncé avec force et clarté en interne comme auprès de notre partenaire et du grand public. Il n’est pas trop tard. Par ailleurs, à ceux qui, à l’occasion de l’abandon de la qualité de parti politique par Alternative Libérale, ont également adhéré au Nouveau Centre, je les encourage à voter massivement, le 25 février prochain lors du Congrès du Nouveau Centre, en faveur de la position défendue par le Sénateur Yves Pozzo di Borgo et le Président des Jeunes Centristes, Jérémy Coste, proposant un soutien du Nouveau Centre à François Bayrou. Il ne s’agit pas d’un blanc-seing donné à François Bayrou, mais d’un soutien de raison à l’unique candidat qui ne soit pas l’instrument d'un seul parti ou d'un seul courant de pensée. François Bayrou c’est l’espoir d’un nouveau souffle pour notre démocratie, d’un déverrouillage du système bi-partisan, qu’il nous appartiendra de transformer en opportunité de renouveau pour les idées de liberté. A l’heure des choix, il faut assumer ses responsabilités et rester fidèle à ses convictions. 

Librement, 
Louis-Marie Bachelot 
Ancien Président d’Alternative Libérale

jeudi 9 février 2012

La vérité, Figaro, tu m'as encore décu !

Il sont de mauvaise humeur, au Figaro. Non seulement le candidat UMP ne se déclare pas, ce qui force ses soutiens à compter les points que marquent Arthaud, Bayrou, Boutin, fille-à-papa-de-Saint Cloud, Hollande, Morin (voir son site) ou Poutou. Mais en plus, l'équipe de la Vérité si je mens ! 3 ne les a pas invité à une projection de presse. Du coup, il boudent !




Allons bon ! vulgaire et ennuyeux, carrément.
Le problème, c'est que ça n'est pas bien, de raconter n'importe quoi. 

extrait du Figaro 
"Les lascars de la série ont affaire à de nouveaux concurrents: les Chinois. Aubervilliers est leur terrain de chasse. Ces gens-là, on le sait, sont fourbes, travailleurs. Leurs sourires cachent de sombres manœuvres. Il ne serait pas étonnant que ces hypocrites étrangers aient fichu les douanes sur le dos des héros qui sont au bord de la faillite. Pour s'en tirer, une seule solution: partir pour Shanghaï traiter avec les autochtones. Cela signifie manger des vers vivants, se saouler à l'alcool de riz, participer à d'interminables karaokés. La mondialisation a son prix. José Garcia, en roue libre, vole dans le sac de sa mère, s'affole à l'idée de faire analyser son sperme. Vincent Elbaz joue les tombeurs. Gilbert Melki tombe amoureux d'une contrôleuse fiscale. Enrico Macias perd la mémoire (quelle chance il a: au moins, il ne se rappellera pas avoir participé à cette entreprise). Bruno Solo pousse Aure Atika à divorcer. Amira Casar veut reprendre ses études de droit" ==> FAUX ! Elle reprend des études de psycho.

C'est pas grave, que des journalistes écrivent n'importe quoi, ça ne sera pas la première fois. En général, ça porte sur des sujets un peu plus graves, comme l'absence d'armes de destruction massive en Irak, la non baisse de la délinquance à Paris malgré la multiplication des lois sécuritaires etc, quand des faits essentiels sont tous simplement ignorés. 

Eric Neuhoff n'est pas dans le top 10 des écrivains qui ont vendu le plus de livres en France l'année dernière (source : Le Figaro). Laissez ce juge, qui est en même temps partie, dans les profondeurs du classement de ceux qui distraient les français. 

lundi 6 février 2012

Hervé Morin sera le candidat du centre droit

Hervé Morin, président du Nouveau Centre, a donné une série d'interview ces jours-ci pour confirmer qu'il sera bien le candidat du centre droit à la présidentielle 2012, sur un programme pro européen et orienté vers les PME. 

Il a notamment parlé à Libération, à l'AFP ou au Télégramme de Brest.

Il ne faut pas que nos amis de l'UMP se méprennent. Si Hervé Morin devait ne pas être candidat, comment peut-on imaginer que ces voix se reporteraient vers le candidat investi par le parti majoritaire ? Au pire, Bayrou récupérerait ces voix. Au mieux, les centristes et libéraux démocrates s'abstiendraient, préférant laisser passer l'original de gauche (socialisme du PS) que la copie de droite (socialisme de l'UMP). 
 
Les centristes, libéraux démocrates, ne se reconnaissent ni dans le discours de Grenoble, ni dans celui de Dakar, ni dans la taxe Coca Cola, ni dans l'Hadopi, ni dans la taxe sur les mutuelles, ni dans la création des 34 autres nouvelles taxes et impots inventés ou réhaussés depuis 2007, ni dans la taxe Tobin et autres taxes à venir. En 5 ans, l'UMP a été incapable de baisser les impots, de supprimer les 35 heures, de faire baisser la délinquance, de supprimer le ministère de l'Education Nationale, de voter des budgets en équilibre, bref, de se démarquer de la gauche. Voila où nous en sommes. 

Hervé Morin donne rendez-vous à ses partisants et aux autres le samedi 25 février 2012 http://www.nouveaucentre.fr/page/congres-extraordinaire-du-25-fevrier-2012, inscrivez vous !

dimanche 5 février 2012

Apprentissage et scolarité, Bayrou et les autres en déni de réalité

Ils nous feront toujours rire, ces hommes politiques, surtout ceux dont on pourrait penser que le parcours et le positionnement pourrait rendre le vote en leur faveur, possible à défaut de souhaitable. Prenons Bayrou et ses propositions pour l'école, reprises par ELLE, BFM TV, Libération ou sur le blog de notre ami Modem l'Herétique.

On est dans le consensus total, en matière de propositions pour l'éducation. "halte à la réformite", "en finir avec la violence", "renforcer l'apprentissage des fondamentaux", "ne pas toucher au statut des enseignants", blabla, et la plus drole, la proposition 23 (voir sur bayrou.fr) il faut un plan de développement de l'apprentissage et de l'alternance. Le sommet de la langue de bois. 

Quel candidat à la Présidentielle ne partage pas tous ces souhaits, y compris la revalorisation de l'apprentissage et de l'alternance ? 

Seulement, là où c'est n'importe quoi, et partant du principe que TOUS les candidats à la Présidentielle font partie de l'élite culturelle du pays (en dehors de Poutou du NPA), posons leur la question suivante : mettriez vous sur le même plan la volonté de votre fils ou de votre fille d'aller en CAP/BEP plutôt qu'en Hypokhagne ? 


Tout le monde, en France, est pour l'alternance. D'ailleurs, elle marche très bien, à Dauphine ou à l'ESSEC. Mais personne n'est pour ces formations qui sont pourtant pourvoyeuses d'emplois (boulangerie, cuisine, plomberie etc). Le jour où, comme chez Audi, le PDG de Renault ou PSA sera un ingénieur de l'ESTACA (école d'ingé automobile à Levallois) et non pas un énarque ou un polytechnicien passé par un cabinet ministériel, on pourra dire que les mentalités auront évolué. En attendant, Sarkozy, Bayrou ou Hollande ne vont pas conseiller à leurs enfants de passer par l'apprentissage et l'alternance, qui restent, au sens de la mentalité UMPS, des filières de loosers. 

En matière d'éducation, il y a UNE idée à suivre : laisser les acteurs de terrain composer le bouquet éducatif qu'ils jugent utiles pour leurs enfants. Cette idée, à part M6 qui contribue bien plus que l'Education Nationale à la revalorisation des métiers dits manuels *, personne ne la propose.

La société de la reconnaissance viendra d'en bas, de nous tous, pas d'en haut. 

* Parce que pour transformer une tomate farcie en raviole à la farce, il faut être un peu plus que "manuel". 



mercredi 18 janvier 2012

Imagine a world without free knowledge

On entend souvent dire que les libertariens sont des démolisseurs, des casseurs qui n'apportent rien à la "société" (même si, there is no such thing as society, disait Maggie Thatcher). On entend aussi que la liberté c'est bien, mais heureusement qu'il existe un corps et une administration des Ponts et Chaussées pour construire les routes, une inspection des finances pour garantir la levée de l’impôt, un contrôle aérien public, etc etc ...

Les libertariens et ceux qui se réclament de ce courant de pensée n'ont pas à rougir du manque supposé de réalisations qu'on leur attribue. Prenez Wikipedia. C'est un produit crée par Jimmy Wales, un chef d'entreprise inspiré par Ayn Rand et Friedrich von Hayek. Maintenant que Wikipedia existe, son principe et son intérêt apparaissent évident mais on se rappelle tous de ces encylopédies Universalis qui coutaient cher, prenaient de la place et étaient datées donc périmées dès leur sortie. Prenez Paypal, développé par Peter Thiel, soutien de Ron Paul (lire le portrait au vitriol que Causeur fait de lui). Paypal est aujourd'hui l'un des principaux fournisseurs de services de paiement en ligne, et bientôt leur carte bancaire permettra de faire des achats en magasin, (avec de la Facebook money, qui sait ?).

C'est pourquoi on ne peut que sourire, avant de s'inquiéter, quand les états comme le gouvernement fédéral américain proposent des lois comme SOPA et PIPA (non, pas Middletown). Lire ici en français l'explication de SOPA. C'est la version locale de nos bonnes vieilles Hadopi, Loppsi et autres lois dans lequel l'organisme régulateur est en même temps le juge. 
En France, le (non) débat est le même. Avez vous vu/lu/entendu Hollande/Mélenchon/Villepin/fille à papa de Saint Cloud dire qu'il fallait jeter l'Hadopi à la poubelle ? Seuls les centristes (Bayrou, Morin) se sont prononcés contre. 

Au delà de l'Hadopi chez nous, ou de Sopa et Pipa aux Etats Unis, imaginons effectivement un monde sans accès libre au savoir. On aimerait entendre les socialistes (de gauche comme de droite) qui ont toujours le principe d'"égalité républicaine" et d'école non marchande à la bouche, s'exprimer sur le sujet.