samedi 20 octobre 2012

Comme la Suisse ? Facile !


Il paraît qu'en appliquant le libéralisme à la France, la France deviendrait une sorte de Suisse. C'est ce que pense Libertarien, mais d'autres, comme omelette16oeufs, en doutent. 
La première objection réside dans le fait que les Suisses sont moins nombreux que les Français. Il se trouve qu'il y a à peu près 8.000.000 Suisses en Suisse, contre 65.000.000 Français en France. omelette16oeufs oublie qu'il y a 12 millions de Franciliens, 6 millions de Rhone Alpins, 5 millions de Provenceaux, 4 millions de Chtis, etc. Ramenées à une échelle plus concrète, celle de la région, les choses deviennnent plus gérables. 

Ensuite, omelette16oeufs note qu'en France, les ouvriers et employés pèsent pour 50 % dans la population. Il pense que ne seront jamais des libéraux, car ils passent leurs temps à travailler pour quelqu'un d'autre. Ils ne seront jamais des créateurs d'entreprise.  
La encore, peut - être que l'on peut adopter une perspective différente. Déjà, tous les chefs d'entreprise ne sont pas des libéraux. Certains (rares, heureusement) trouvent un intérêt à ce que l'Etat soit ultra interventionniste. Ensuite, des ouvriers et des employés peuvent etre libéraux. Prenez la liste des auteurs de Libres ! 100 auteurs 100 idées. Tous ne sont pas des chefs d'entreprise sous LBO. Pourquoi ? Parce que le libéralisme n'est pas une doctrine économique, mais une philosophie politique de liberté individuelle et de séparation des pouvoirs. D'ailleurs, les ouvriers pourraient avoir intérêt à ce qu'une politique libérale soit mise en oeuvre. Si par exemple ils étaient payés au salaire complet, alors ils comprendraient que l'Etat providence leur coute plus cher que cela ne leur rapporte. Ils comprendraient aussi que les études supérieures gratuites ou à faible cout son une arnaque pour eux. Ensuite, en Suisse, il y a, comme en France, 60% d'ouvriers qualifiés ou non et d'employés en Suisse. Chacun peut le vérifier sur le site du BFS, l'Insee Suisse. Apparemment, le fait qu'il n'y ait pas UNE Securité Sociale mais DES assurances privées (en concurrence) ne les fait pas vivre moins bien que chez nous.

Alorsomelette16oeufs aborde un autre poncif ;-). 
Car dans le PIB de la Suisse, les banques font leur part, avec 14 %, tandis que dans notre France obèse, les banques ne représentent même pas 3 % du PIB. En fait ce chiffre est minoré. en France comme en Suisse, les activités bancaires, financières et assurancielles représentent un peu plus de 20% du PIB (source : Seco.ch ). Il y a un million de français qui travaillent dans les fonctions financières. Quand au secret bancaire, en théorie nous en bénéficions aussi. Après, il ne s'agit que d'une simple loi ... que l'on peut toujours bafouer, surtout si les citoyens ne se défendent pas ! C'est vrai que l'Etat, dirigé par la droite ou par la gauche, se permet de bafouer les lois, sur le recel notamment (cf les listes volées chez HSBC et exploitées par Eric Woerth).

Alors oui, reste le poids de l'histoire ... mais il y a une opportunité : à la faveur de la crise actuelle, nous pouvons choisir de fédéraliser nos fonctions régaliennes (police, justice, armée, diplomatie) au niveau Européen et régionaliser la gestion du reste. Rien n'est définitivement figé. Nos amis et voisins Allemands n'ont pas de bac national, pour parler du seul domaine de l'éducation, cela n'en fait pas des gens fondamentalement moins bien formés que les jeunes français. 

Sur le même sujet : ah bon ? Pas de SMIC pour le Canton de Vaud ? un post du 19 mai 2011

Aucun commentaire:

Publier un commentaire