jeudi 18 octobre 2012

Protégez-nous de l'Etat, le reste, on s'en charge

source le Figaro
"J'ai entendu un grand boum et puis ça criait : Police! Police!". Marie-Rose Koissi, 59 ans,  été réveillée en sursaut au petit matin par les policiers qui ont forcé la porte de son logement… par erreur. Après avoir cassé la porte, ils ont mis les menottes aux enfants dans leur lit… » « Une dame m'a fait venir en slip dans le couloir devant mes enfants », ajoute Christophe, son mari, âgé de 68 ans. En fait, les policiers se rendent comptent de leur erreur au moment de contrôler la carte d'identité du père de famille. « Ils ont bien vu que ce n'était pas le nom de celui qu'ils cherchaient. Mais tout le monde était déjà traumatisé : c'était brutal, ça criait, ils ont mis un Taser sous les yeux de mes petits frères de 14, 15 et 17 ans et ils avaient commencé à fouiller l'appartement. Ça a duré une demi-heure. » « Finalement, les policiers ont dit qu'ils s'étaient trompés de porte, qu'ils étaient désolés, reprend Marie-Rose. Ils nous ont fait des excuses, mais quand même, ce n'est pas normal de traiter les gens comme ça! ». 

Source : Le Parisien, 19 Novembre 2011

Depuis maintenant plus d’un an, de nombreux policiers municipaux Nantais ont saisi le Syndicat National des Policiers Municipaux suite à des faits contraires à l’éthique et à la déontologie.  Il semblerait en effet que des cadres du service auraient commis des violences et menaces injustifiées envers des personnes au cours d’interpellation. Dés qu’il en a été saisi, le SNPM-FO a aussitôt avisé l’administration et le maire de l’époque Jean Marc Ayrault, pour lui demander de faire toute la lumière sur cette affaire et de prendre les mesures qui s’imposent. Déjà depuis plusieurs années le SNPM-FO rappelle régulièrement l’administration de la Ville de Nantes à son obligation de se conformer à la loi, au respect des dispositions législatives et réglementaires et au statut, relatifs à la police municipale. Aujourd’hui les agents de police municipale se considèrent injustement victimes de menaces de sanction, de pressions, voir de propos injurieux de la part de certains cadres du service, à un point tel qu’ils n’osent plus en cas de problème, en aviser les autorités.  

Source : Le Petit Conservateur Palaisien, 17 Octobre 2012

En août 2008, Jean-François de Lauzun, 60 ans, traverse la rue au niveau du carrefour de la place Thiers (croisement rue Champ-Lagarde/bld de la République), alors que le feu est rouge pour lui. En août, la circulation est intense et dangereuse comme chacun sait. Là, une patrouille de policiers intervient, et vérifie son identité. Intrigué, un homme de 59 ans, Bernard Copin, intervient et apporte son soutien à Lauzun, en essayant d’expliquer aux policiers qu’il n’y a pas crime et qu’ils ont peut-être mieux à faire. Enervés, ceux-ci vérifient son identité. Bon. On va penser à ce moment-là que cette histoire va en rester là. Erreur. Le soir même, la police débarque chez le premier pour le convoquer au commissariat. Jean-François de Lauzun résiste : il est alors menotté (si, si) et placé en garde-à-vue pendant 18 h pour "outrage".

Source : Mon Versailles, 25 Novembre 2009
 

L'erreur est humaine. La police aussi peut commettre de tragiques méprises. C'est précisément pour cela que les citoyens devraient pouvoir se voir garantir une vraie opposabilité de droits face à la police, comme dans n'importe quelle autre relation contractuelle. En réponse à la polémique du 17 Octobre, Christian Jacob pense qu'il est intolérable de mettre en cause la police républicaine. C'est une insulte jetée au visage de toutes les victimes de bavures graves (Rafle du Vel d'Hiv, 17 Octobre 61 ...) mais aussi à celui de ces millions de citoyens français harcelés par les contrôles de vitesse, humiliés par des policiers ivres de pouvoir sans contrôle.  Christian Jacob n'a pas besoin de descendre dans le bas peuple pour se renseigner. Il n'a à qu'à demander son avis à Dominique Ambiel, l'ancien collaborateur de Raffarin.

Il n'y a pas que la police dont on devrait nous protéger, mais aussi et surtout tous ces agents au pouvoir démesuré : fisc, Sécurité Sociale.

« Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser. Il faut donc que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. »
Charles de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu, « De l’esprit des lois »

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