dimanche 10 octobre 2010

10/10/10 10:10'10 - ב" חשון ה-תשע"א


A priori, pas de risque de nouveau virus informatique spécial 10/10/10 pour aujourd'hui d'après 20 Minutes.

La fin du monde est donc toujours prévue à partir du 12/12/12, enfin pour tous ceux qui dépendent du calendrier grégorien.


Parce que le célèbre blockbuster 2012 ne nous a pas dit comment cela se passera notamment pour ceux qui pensent que nous sommes actuellement le 2 Heshvan 5771 (ב" חשון ה-תשע"א)
Fermons la parenthèse.

Non, ce 10/10/10, vous verrez surtout pas mal d'appels à baisser vos émissions carbone, relayés par les Ecolos, sous forme de piqure de rappel du projet 10:10 de Yann Arthus Bertrand.
Jamais en retard d'une signature pourvu qu'elle génère de la couverture médias, l'UMPS avait signé des deux mains le pacte de Nicolas Hulot puis le 10:10 de Yann Arthus-Bertrand. Ceci est en totale contradiction avec leur projet économique. Pourquoi ? Parce que ces deux partis n'ont pas pour soucis de poser les bases d'une croissance durable, sustainable. La dette publique est la parfaite illustration de cette option court termiste.
Comment peut-on privilégier à ce point le court terme, puisque la dette sert à payer la protection sociale et le fonctionnement quotidien de l'Etat ? Réponse parce que, comme disait Keynes, à long terme nous serons tous morts, et que les partis politiques répondent à la demande de leurs électeurs. Or les electeurs votent pour toujours plus de dépense publique et de conservatisme dans les choix économique.

Veut-on d'une croissance verte ? Il faudrait pour cela avoir une consommation de ressources en ligne avec ce que la Terre produit, et ce de manière plus ou moins égalitaire au niveau de chaque habitant de la Planète. Or, qu'on le veuille on non, la France a une empreinte écologique de 3 planètes, les Etats Unis de 6 et au niveau global, il nous faudrait 1,4 Terres pour continuer au rythme où on va. L'empreinte écologique, c'est quoi ? En gros ca consiste à traduire en équivalent de consommation d'espaces, exprimé en hectares, le mode de consommation. Dans une unité de PIB, il y a de la consommation de matières premières, et des rejets (de CO2, de déchets). Nous le savons bien, à très court terme, heureusement que les Chinois n'ont pas 500 voitures pour 1000 habitants comme ici. IL n'y aurait pas assez de pétrole pour faire rouler toutes ces voitures, à technologie constante. Est ce que l'UMPS est prête à expliquer les trois options disponibles ?

L'Europe avec 500 millions d'habitants (500/6000 = 8% de la population mondiale) représente environ 30% du PIB mondial, donc :

- soit on comprend que c'est illogique et alors on fait tout ce qu'il faut pour continuer à préserver notre avantage compétitif à technoloie constante (exemple : installer des bases militaires dans les Emirats du Golfe pour continuer à bénéficier encore quelques années de pétrole bon marché et jouer sur le numérateur ou des camps de rétention d'étrangers clandestins à Ceuta, en Lybie, à Lampedusa ou à Roissy pour jouer sur le dénominateur) .

- soit on pense que les Européens sont mieux formés que les chinois et donc plus compétitifs et sont donc plus à meme de produire des Porsche que des Geely. Dans ce scénario, les Européens peuvent relever le challenge de l'economie de marché et même combiner croissance et écologie, en développant l'efficacité des technologies vertes (efficacité accrue des moteurs, dépollution).

- soit on met en place des barrières environnentales et sociales et on accepte que l'Europe se paupérise de manière relative (car le PIB des autres progresse du coup plus vite, et notre pouvoir d'achat baisse) ou absolue et on organise la decroissance de manière volontaire ou non.

L'UMPS est elle en mesure d'expliquer cela ? Non, car dans les trois options, la croissance des inégalités n'est pas une option, mais un impodérable, à part dans l'option 3, radicale.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire