dimanche 5 mai 2013

Services publics : si au moins nous étions contents

Combien de temps la mythologie d'une Nation forgée et rassemblée par ses services publics va t-elle tenir ?
Combien d'impots va t-il falloir payer pour avoir, notamment :
  • 100 000 jeunes par an qui sortent du système scolaire sans qualifs
  • un étudiant sur 2 à Polytechnique dont au moins un des parents est instituteur/enseignant/prof
  • une insécurité croissante, notamment à Paris pour les femmes, mais pas uniquement
  • un taux de livraison du courrier e J+1 toujours inférieur à ce qu'il est en Allemagne ou aux Pays Bas
  • des bureaux de poste vides en Lozère et bondés en Seine Saint Denis
  • des bavures policières sans cesse présentes
  • un parc nucléaire non assuré, au coût de démantèlement inconnu et à la production de déchets nucléaires à la durée de vie très longue
  • la persistance des inégalités entre français devant la retraite par répartition, que l'on soit fonctionnaire ou salarié du privé
Le service public, il y a celui des livres de la CGT, de FO, du Front de Gauche, du Parti Socialiste, et puis il y a celui de la réalité. 




Toutes ces vidéos montrent bien que la force publique n'est pas forcément bienveillante et efficace !


De plus, on nous dit toujours que le service public garantit l'accès à des biens et services indispensables.

Lisez ce texte de Stéphane Geyres, publié par Economie Matin, "Le marché, base naturelle de l’économie". Il est on ne peut plus limpide.

"l'état et ses services publics prétendent venir suppléer le marché là où il en va de notre vie ou de notre sécurité – car dans ces domaines, la logique des affaires ne fonctionnerait pas.
Vue l'importance vitale pour quiconque de s'alimenter, on s'interroge donc devant l'absence de « service public alimentaire » plus ou moins nationalisé pour « urgence ultra prioritaire ».Quelle fonction vitale peut être plus précieuse pour l'homme que l'alimentation et le maintien en vie ?
Faisons simple : si ce service n'existe pas, c'est parce que tout service public n'est qu'un leurre. Aucun n'est capable de rendre un service à la hauteur de ce que le libre marché offrirait. Il est par contre un instrument de pouvoir et de formatage. Il n'y a sinon aucune, absolument aucune raison qu'un service dit « public » se substitue aux libres marchés, y compris complexes. Et si les hommes de pouvoir n'ont pas osé créer un service public de l'alimentation, c'est qu'ils savent qu'il n'aurait jamais pu être aussi performant et meilleur. Et qu'un peuple affamé est un peuple qui se soulève."

On voit bien que les politiciens ne créent pas de services publics pour les choses qui nous sommes vraiment ultra essentielles (avoir à manger et un toit), ils créent des services publics là où le couple efforts de mise en oeuvre/capacité à brouiller les pistes sur l'utilité est maximale. Sinon, Nexity, Danone, Carrefour, les épiceries de quartier et la production agricole seraient 100% publiques et nationalisées. Il est plus vital de pouvoir boire et manger que de pouvoir prendre le train, non ?

Les choses sont très claires. En dehors des fonctions régaliennes de l'Etat, le service au public n'a pas forcément à être un service public. La police, la justice, l'armée et la diplomatie ont vocation à rester dans le périmètre public, de préférence géré au niveau fédéral Européen et avec un droit de contrôle des contribuables (exemple : élection au suffrage universel direct des commissaires de police, ou, autre exemple, alignement du droit public sur le droit privé et disparition du statut de fonctionnaire). Le reste peut être régionalisé, privatisé ou confié au secteur non marchand des ONG.

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