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vendredi 30 octobre 2015
La France souffre de son administration gargantuesque
En France, l'administration vit pour elle-même, elle se finance par les impôts des contribuables pour assurer sa pérennité et son fonctionnement propre et non pour ce pour quoi elle a été créée, le supposé bien-être des contribuables qui la financent. Chaque fois qu'une nouvelle agence publique est créé, sont également créés un nouveau budget et de nouveaux emplois de fonctionnaires qui servent à administrer cette agence.
mercredi 11 septembre 2013
"Evasion fiscale, le hold-up du siècle", vraiment ?
Hier, Arte a diffusé un grand moment de partialité assumée. Lisez le pitch de l'émission :
"Imaginez un monde dans lequel vous pourriez choisir de payer ou non des impôts tout en continuant de bénéficier de services publics de qualité (santé, éducation, sécurité, transport…) payés par les autres. Ce monde existe : c’est le nôtre, c'est celui des paradis fiscaux"
Forcément, on a du mal, vu sous cet angle, à dire autre chose que du mal, de l'évasion fiscale.
Pourtant, les choses ne sont pas si simples. Partons du point de vue français, qui explique donc que l'évasion fiscale des multinationales prive les français d'argent pour payer des services publics de qualité. Mais de quels services publics parle t-on ?
De la SNCF ? De la RATP ? d'EDF ? De la Poste ? De la Sécurité Sociale et du système de santé ? De l'Education Nationale ? De la police ? De la justice ? Du service public de l'audiovisuel ?
- En janvier dernier, les clients EDF de Neuilly, Courbevoie et Levallois ont subi une coupure de courant massive (1). Quelle explication a fourni EDF ? Aucune à ce jour. Pourtant, expliquer, c'est gratuit.
- En permanence, les clients des lignes B, C et D du RER subissent des retards et annulations de train (2). Quelle explication fournie par la SNCF ? Aucune. Pourtant, expliquer, c'est gratuit.
- Depuis des années, le taux d'acheminement par la Poste du courrier en J+1 est en chute libre (3). Quelle explication fournie par la Poste ?
- Chaque salarié se voit amputé de 50% de son salaire (en charges sociales dites "patronales" pour financer la santé ou la vieillesse (4) mais malgré cela, entre 15% et 30% des français ne peuvent pas se soigner (5).
- Tous les ans, l'Education Nationale produit 100 000 jeunes sans aucune qualification ni savoir. Par contre, 50% des étudiants qui rentrent à Polytechnique ont un parent enseignant.
- 16% du temps de travail de la police est consacré à la lutte contre la drogue, pourtant la consommation n'a jamais été aussi importante et surtout, les dommages collatéraux pour la population (délinquance) sont au maximum.
Est-ce qu'on pourrait se dire que ces résultats catastrophiques (prisons surpeuplées, Education Nationale inefficace, approvisionnement énergétique en risque) sont dus à un manque de ressource de l'Etat ?
Même pas !
D'une part, évasion fiscale ou pas, depuis 30 ans, et malgré les déficits, les ressources publiques ont progressé, tous les ans ! Tous les ans, l'Etat parvient à dépenser toujours plus, en valeur absolue. Autrement dit, il y a toujours plus d'argent qui est collecté pour servir à payer les services publics.
On voit donc qu'il est mensonger de dire que les services publics français sont de qualité. Ils sont chers, et d'un rapport qualité prix désastreux. Nous payons, cher, par exemple plus cher l'Education Nationale Française que nos voisins allemands la leur (alors qu'ils éduquent plus d'élèves) pour des résultats moindres.
La question; c'est celle de l'efficacité de la dépense publique. Or, le contribuable n'a aucune prise sur la dépense publique car elle est en pilotage automatique, et non pas discutée par le parlement, sur le fond.
De toutes façons, nous n'avons pas le choix d'adhérer ou non au système. Prenez les aventures de je quitte la secu pour comprendre.
En outre, dénoncer l'évasion fiscale, c'est bien mais encore faut-il prendre les bons exemples. Celui du pétrolier Total est très mauvais, pour les raisons suivantes :
Qui plus est, que la France, par le biais de ses élites politico-médiatiques (de gauche comme de droite), dénonce le principe même d'optimisation fiscale est une plaisanterie, qui revient à dire que parmi tous les états souverains, il y en a certains plus égaux que d'autres : ceux qui ont des bombes atomiques (France, Etats-Unis) et les autres (Suisse, Luxembourg, Jersey). De quel droit irions-nous les français dire aux cantons Suisses quel doit être leur taux d’impôt sur les bénéfices des sociétés ?
Si les Etats sont étranglés, ce n'est pas à cause de leurs dépenses irresponsables à crédit mais à cause de l'optimisation fiscale selon les auteurs du reportage d'Arte, fortement orienté (ils ne font appel qu'aux économistes très marqués à gauche, limite anticapitalistes). Jamais dans ce reportage ils ne se sont demandés si les acteurs économiques refusent de se faire extorquer fiscalement, c'est peut-être parce qu'ils investissent, créent de la richesse et de vrais emplois. La France devrait plutôt s'inspirer du modèle suisse : peu de corruption, pas de chômage, une industrie forte et une balance commerciale excédentaire, même avec la Chine. Moins d'impôts, c'est beaucoup, beaucoup plus de richesse.
- Total n'est pas une entreprise française, c'est une entreprise au minimum franco-belge (Total + Elf + Fina), avec 10% de ses salariés effectivement en France, et avec 99% de ses produits qui viennent hors de France. Il est sain que Total paie des taxes en Angola et non pas en France. Le pétrole que nous brûlons sur nos routes, ce sont des ouvriers Angolais ou Gabonais qui l'ont extrait, pas nous. Total n'est pas une entreprise de France, Total est une entreprise en France.
- La niche fiscale dont profite Total et quelques rares autres entreprises du CAC 40 a explicitement été décidée par la France dans les années 60, pour "favoriser le développement à l'international d'un champion national" puis reconduite par tous les gouvernements, de gauche comme de droite. Autrement dit, c'est la collusion entre les Etats et, non pas les entrepreneurs mais les grandes entreprises ("corpocratie") qui crée parfois des problèmes.
Qui plus est, que la France, par le biais de ses élites politico-médiatiques (de gauche comme de droite), dénonce le principe même d'optimisation fiscale est une plaisanterie, qui revient à dire que parmi tous les états souverains, il y en a certains plus égaux que d'autres : ceux qui ont des bombes atomiques (France, Etats-Unis) et les autres (Suisse, Luxembourg, Jersey). De quel droit irions-nous les français dire aux cantons Suisses quel doit être leur taux d’impôt sur les bénéfices des sociétés ?
Si les Etats sont étranglés, ce n'est pas à cause de leurs dépenses irresponsables à crédit mais à cause de l'optimisation fiscale selon les auteurs du reportage d'Arte, fortement orienté (ils ne font appel qu'aux économistes très marqués à gauche, limite anticapitalistes). Jamais dans ce reportage ils ne se sont demandés si les acteurs économiques refusent de se faire extorquer fiscalement, c'est peut-être parce qu'ils investissent, créent de la richesse et de vrais emplois. La France devrait plutôt s'inspirer du modèle suisse : peu de corruption, pas de chômage, une industrie forte et une balance commerciale excédentaire, même avec la Chine. Moins d'impôts, c'est beaucoup, beaucoup plus de richesse.
Alors, comment lutter contre l'évasion fiscale ?
- Déjà, en cessant le vrai hold up, celui du fisc. Il n'y a qu'une seule sorte d'organisme qui a le droit de fouiller dans les comptes en banque des gens ou d'envoyer la police, c'est le fisc, pas les entreprises.
- Ensuite, en simplifiant la fiscalité, en supprimant les exonérations/niches/exceptions, exemple en créant une flat tax unique applicable à tous les revenus, quelque soit leur origine.
- Il convient également de baisser la dépense publique au minimum (en ne la réservant qu'au financement des fonctions régaliennes de l'Etat, police/justice/armée/diplomatie).
- Enfin, il faut cesser de contraindre les contribuables mais au contraire de les amener à être fiers de payer des impôts de manière volontaire.
- Il convient aussi de respecter la liberté des acteurs, que ce soit les entreprises ou les particuliers, car la contrepartie d'une politique de lutte contre l'évasion fiscale, est la construction de nouveaux Murs de Berlin. Est-ce que nous voulons ?
Les entreprises ont raison de faire de l'optimisation fiscale, c'est à la fois du bon sens et une condition de survie dans un monde où le léviathan étatique nous menace tous.
(1) France 3 Paris Ile de France 13 Janvier 2013
(2) Voir par exemple le blog ma ligne C - Transilien
(3) Le Monde La Poste : l'Arcep souligne une baisse "marquée" du service 6 Mai 2011
(5) Midi Libre Ni riches, ni pauvres, ils ont renoncé à se soigner 23 Juin 2012
Sur le même sujet
- "Nos" entreprises un post du 26 Juillet 2011
- Nos Emplois, un post du 4 Décembre 2011
- Red carpet for French tax exiles, un post du 19 Juin 2012
dimanche 5 mai 2013
Services publics : si au moins nous étions contents
Combien de temps la mythologie d'une Nation forgée et rassemblée par ses services publics va t-elle tenir ?
Combien d'impots va t-il falloir payer pour avoir, notamment :
- 100 000 jeunes par an qui sortent du système scolaire sans qualifs
- un étudiant sur 2 à Polytechnique dont au moins un des parents est instituteur/enseignant/prof
- une insécurité croissante, notamment à Paris pour les femmes, mais pas uniquement
- un taux de livraison du courrier e J+1 toujours inférieur à ce qu'il est en Allemagne ou aux Pays Bas
- des bureaux de poste vides en Lozère et bondés en Seine Saint Denis
- des bavures policières sans cesse présentes
- un parc nucléaire non assuré, au coût de démantèlement inconnu et à la production de déchets nucléaires à la durée de vie très longue
- la persistance des inégalités entre français devant la retraite par répartition, que l'on soit fonctionnaire ou salarié du privé
Le service public, il y a celui des livres de la CGT, de FO, du Front de Gauche, du Parti Socialiste, et puis il y a celui de la réalité.
Toutes ces vidéos montrent bien que la force publique n'est pas forcément bienveillante et efficace !
De plus, on nous dit toujours que le service public garantit l'accès à des biens et services indispensables.
Lisez ce texte de Stéphane Geyres, publié par Economie Matin, "Le marché, base naturelle de l’économie". Il est on ne peut plus limpide.
"l'état et ses services publics prétendent venir suppléer le marché là où il en va de notre vie ou de notre sécurité – car dans ces domaines, la logique des affaires ne fonctionnerait pas.
Vue l'importance vitale pour quiconque de s'alimenter, on s'interroge donc devant l'absence de « service public alimentaire » plus ou moins nationalisé pour « urgence ultra prioritaire ».Quelle fonction vitale peut être plus précieuse pour l'homme que l'alimentation et le maintien en vie ?
Faisons simple : si ce service n'existe pas, c'est parce que tout service public n'est qu'un leurre. Aucun n'est capable de rendre un service à la hauteur de ce que le libre marché offrirait. Il est par contre un instrument de pouvoir et de formatage. Il n'y a sinon aucune, absolument aucune raison qu'un service dit « public » se substitue aux libres marchés, y compris complexes. Et si les hommes de pouvoir n'ont pas osé créer un service public de l'alimentation, c'est qu'ils savent qu'il n'aurait jamais pu être aussi performant et meilleur. Et qu'un peuple affamé est un peuple qui se soulève."
On voit bien que les politiciens ne créent pas de services publics pour les choses qui nous sommes vraiment ultra essentielles (avoir à manger et un toit), ils créent des services publics là où le couple efforts de mise en oeuvre/capacité à brouiller les pistes sur l'utilité est maximale. Sinon, Nexity, Danone, Carrefour, les épiceries de quartier et la production agricole seraient 100% publiques et nationalisées. Il est plus vital de pouvoir boire et manger que de pouvoir prendre le train, non ?
Les choses sont très claires. En dehors des fonctions régaliennes de l'Etat, le service au public n'a pas forcément à être un service public. La police, la justice, l'armée et la diplomatie ont vocation à rester dans le périmètre public, de préférence géré au niveau fédéral Européen et avec un droit de contrôle des contribuables (exemple : élection au suffrage universel direct des commissaires de police, ou, autre exemple, alignement du droit public sur le droit privé et disparition du statut de fonctionnaire). Le reste peut être régionalisé, privatisé ou confié au secteur non marchand des ONG.
dimanche 21 octobre 2012
Accouchement dramatique sur l'A20 : évitons la démagogie
Vous avez tous vu les chaines d'info continue comme BFM TV ou lu Google Actualités, l'accident sur la A20 et cet accouchement qui s'est mal terminé est évidemment une triste histoire dont les parents auront du mal à se remettre, si jamais cela est possible.
Par contre, ce drame avait-il besoin de l'exploitation politique qui se met en route, notamment du fait que Hollande exige une enquête (comme si les services médicaux ou la police avaient besoin qu'on leur dise quoi faire dans ce cas) et prend l'engagement que d'ici à 5 ans, aucun Français ne doit se trouver à plus de 30 minutes de soins d'urgence" ?
Cet accident d'accouchement de la A20 est certes dramatique, mais il ne devrait en aucun cas déboucher sur des questions d'ordre général.
Sur le strict plan médical, les medias ont-ils souligné que le bébé, qui en était à 7 mois de gestation, était peut être tout simplement non viable ? La mort existe, la mort prénatale existe, aucun Président de la République ne peut rien contre cela.
Martin Malvy, le président socialiste du conseil régional de Midi Pyrénéees, se demande si ce drame se serait-il produit s'il y avait eu une maternité plus proche ?
On peut poser une autre question : quand on habite à mi chemin entre ailleurs et nulle part, dans la région de Figeac - Gourdon -Villefranche-de-Rouergue - Decazeville, est ce qu'on est en droit d'attendre une densité de services publics (étatiques, non gouvernementaux ou privés) aussi élevée que si on vivait dans le Veme arrondissement de la capitale ? Non. C'est évidemment impossible.
Rappelons aussi que les gouvernements successifs ont fermé les petits hôpitaux de proximité parce qu'ils ne pratiquaient pas assez d'actes médicaux pour que leur personnel soit suffisamment formé et donc, non dangereux. Les petites maternités sont considérées comme dangereuses.
Rappelons aussi que les gouvernements successifs ont fermé les petits hôpitaux de proximité parce qu'ils ne pratiquaient pas assez d'actes médicaux pour que leur personnel soit suffisamment formé et donc, non dangereux. Les petites maternités sont considérées comme dangereuses.
Donc, face à ce drame, notons simplement que la responsabilité en incombe probablement également à une multitude de facteurs et non pas juste à une politique de regroupement des maternités.
Enfin, soulevons les points suivants : pourquoi cette femme était-elle seule ? Son conjoint l'accompagnait, mais n'y avait-il pas une amie, une grand mère ou une sage femme proche en mesure de l'aider ? Et pourquoi sommes nous à ce point dépendant du système médical ? Pendant des siècles, les enfants sont nés sans maternités.
mise à jour Lundi 22 octobre 2012
Un peu le créneau d'Atlantico ou de Contrepoints, en fait. (Lire Drame sur la route de l'hôpital de Brive : les fermetures de petites maternités sont-elles vraiment coupables ?).
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