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lundi 31 mars 2014

#Paris2014 : passé la déception, l'espoir

Oui, c'est quelque part une déception que de voir un profil aussi médiocre que celui d'Anne Hidalgo gagner Paris, surtout face à NKM. En effet, entre l'inspectrice du travail au ton désagréable et à la carrière à l'image de sa retraite de la fonction publique, et la polytechnicienne ancienne ministre de l'environnement, il n'y aurait pas dû y avoir de match, s'il s'était agit d'un match de tennis. Simplement, il s'agissait d'un match de foot, dans lequel la sélectionneuse en chef de droite a mal construit son équipe ?

Les parisiens ont préféré la descendante de conquistadors à la princesse polonaise. Respectons leur choix, avec toutes les bizarreries que le mode de scrutin parisien permet (Anne Hidalgo à 30% dans le XVeme ?). 

Mais passé la déception, demeure le sourire et l'espoir. 

Les sourires viendront très vite (mais à notre détriment de parisiens) quand on va voir les "écolos" d'EELV affronter Anne Hidalgo sur les bus diesel, la Tour Triangle ou la destruction des Serres d'Auteuil. 
Les sourires viendront vite (toujours à notre détriment d’intérêt de parisien) quand Didier le Reste (CGT) et Ian Brossat (Parti Communiste) proposeront encore plus de fonctionnaires à embaucher alors que la Ville de Paris en emploie déjà bien plus que l'ensemble de toutes les administrations de l'Union Européenne.
Les sourires viendront vite quand Anne Hidalgo ne réclamera pas au prochain gouvernement le milliard d'euros des parisiens qu'elle a abandonné à Ayrault alors qu'elle les réclamait à Fillon au titre de la dotation de l'Etat. 
Les sourires viendront encore plus vite quand les habitants du XVIIIeme, XIXeme et XXeme réaliseront que derrière les sourires, les exigences de la compétition scolaire révéleront très vite le vrai (et compréhensible) visage des bobos, "de gauche", qui ne veulent pas de mixité sociale et surtout pas d'arabes et de noirs dans les classes de leurs enfants.

Mais s'il ne s'agissait que de rire ... il y aura aussi à espérer que les centristes et la droite comprennent ce qui s'est passé. Dans un combat, on ne peut pas compter que sur la nullité de son adversaire. Il faut aussi mobiliser ses forces. Aucun élu de droite ne l'est en faisant la course aux problématiques trustées par le PS. Les électeurs ne sont pas complètement idiots : ils savent distinguer la copie de l'original. 
Dommage, car sur les problématiques sociétales, on pourrait entendre un discours autre que l'essentialisme en vogue au PS qui consiste à enfermer les gens dans des cases. 
La fédération UMP de Paris, pour ne parler que d'elle, a les noms, adresses et numéros de téléphone de tous les UDI (dont le PLD Aurélien Véron), qu'elle a méprisé, ainsi que les francs tireurs qui ont voulu porter un discours différent : Douce de Franclieu, Charles Beigbeider, les militants de Paris Libéré ... Ils savent qui joindre pour le debriefing !

Les municipales 2014 nous ont fait monté dans un métro qui ne s’arrête pas avant la station 2020. Gardons un œil sur le signal d'alarme ! 

vendredi 23 août 2013

Groupe de protection et de sécurisation des réseaux (GPSR) : un besoin de @CopwatchFrance ?

Alors qu'Anne Hidalgo rejette l'idée d'une police municipale armée à Paris, et que le débat se poursuit parmi les candidats à la municipale 2014 à Paris (lire Qui sont les têtes de liste à #Paris2014 ? sur le blog Municipales 2014 à Paris), il existe une force para-policière dont on oublie fréquemment le poids et la force, à Paris : le Groupe de protection et de sécurisation des réseaux (GPSR).

Le GPSR fait parfois la Une de l'actualité heureuse, quand certains de ses membres ramènent des médailles Olympiques. Mais, le plus souvent, la mauvaise image de cette milice parfois surnommée les Robocops prend le dessus, comme l'illustre ce post du blog Jura Libertaire : "« On est en France ici, arrête de me casser les couilles avec tes droits, il n'y a aucun témoin ! Cherche pas ! »"

Le GPSR est composé d'individus hommes et femmes recrutés sous le statut d'agent RATP, assermentés et détenteurs de l’autorisation du port d’arme de 4e et de 6e catégories. Ils sont donc dotés de larges pouvoirs très certainement justifiés par le niveau d'incivilité et d'insécurité qui règne sur le réseau de la RATP. Leur travail mérite donc d'être souligné.

En revanche, comme tout pouvoir, faut-il que celui du GPSR et des conducteurs de bus soit hors de contrôle, sans limites ? 

Un lecteur de ce blog rapporte avoir été témoin d'une scène pouvant être assimilé à un abus de pouvoir de la part d'un chauffeur de bus, envers un passager ayant proféré une insulte vexante mais néanmoins non violente. Le chauffeur de bus aurait répliqué en lançant par appel radio une véritable chasse à l'homme envers ce passager, descendu du bus, par les agents du GPSR, pour protester contre l'insulte, tandis qu'il aurait répondu aux autres passagers mécontents de l'arrêt inopiné : "oui, je vous prends en otage, oui, je suis un terroriste". Il fallait manifestement prendre cette phrase avec humour puisque semble t-il que le chauffeur du bus était arabe.

Que faut-il penser de cette histoire ? Déjà, que le bus, un transport en commun, doit forcément reposer sur la courtoisie partagée, sinon le système ne peut pas fonctionner. Or, cette nécessaire courtoisie nécessite que les deux parties, les passagers comme les personnels de la RATP, en fassent preuve.
D'autre part, il est dommage que les conducteurs de bus imitent les policiers qui usent et abusent de l'outrage à agent pour clore le débat et faire comprendre au citoyen qui est le plus fort.

Cet abus, ce sont nous, les citoyens, qui l'avons rendu possible, en laissant se développer cette milice, parce que la majorité d'entre nous avons peur dans le métro. Conclusion, tout comme les dérives de la police de Valls prennent pour appui la demande des citoyens pour toujours plus de sécurité, à tout prix, le GPSR n'est plus challengé par une quelconque opposition.

N'oublions pas que les lois qui ont rendu possible l'arrestation et la détention de Nicolas Bernard-Busse sont des lois votées par la gauche et par la droite pour répondre à la demande des citoyens en terme de sécurité. Ne laissons pas les bavures policières et para policières devenir les œufs cassés de l'omelette sécuritaire, car, ces œufs, ce pourrait être n'importe qui. La police, le GPSR ou tout autre autorité, devrait se donner pour principe d'agir avec proportionnalité, et de voir leur action potentiellement remise en cause par les citoyens devant un tribunal.
A défaut et puisque la parole policière pèse plus que celle des gens, surveillons la police, par exemple avec Copwatch !