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vendredi 23 août 2013

Groupe de protection et de sécurisation des réseaux (GPSR) : un besoin de @CopwatchFrance ?

Alors qu'Anne Hidalgo rejette l'idée d'une police municipale armée à Paris, et que le débat se poursuit parmi les candidats à la municipale 2014 à Paris (lire Qui sont les têtes de liste à #Paris2014 ? sur le blog Municipales 2014 à Paris), il existe une force para-policière dont on oublie fréquemment le poids et la force, à Paris : le Groupe de protection et de sécurisation des réseaux (GPSR).

Le GPSR fait parfois la Une de l'actualité heureuse, quand certains de ses membres ramènent des médailles Olympiques. Mais, le plus souvent, la mauvaise image de cette milice parfois surnommée les Robocops prend le dessus, comme l'illustre ce post du blog Jura Libertaire : "« On est en France ici, arrête de me casser les couilles avec tes droits, il n'y a aucun témoin ! Cherche pas ! »"

Le GPSR est composé d'individus hommes et femmes recrutés sous le statut d'agent RATP, assermentés et détenteurs de l’autorisation du port d’arme de 4e et de 6e catégories. Ils sont donc dotés de larges pouvoirs très certainement justifiés par le niveau d'incivilité et d'insécurité qui règne sur le réseau de la RATP. Leur travail mérite donc d'être souligné.

En revanche, comme tout pouvoir, faut-il que celui du GPSR et des conducteurs de bus soit hors de contrôle, sans limites ? 

Un lecteur de ce blog rapporte avoir été témoin d'une scène pouvant être assimilé à un abus de pouvoir de la part d'un chauffeur de bus, envers un passager ayant proféré une insulte vexante mais néanmoins non violente. Le chauffeur de bus aurait répliqué en lançant par appel radio une véritable chasse à l'homme envers ce passager, descendu du bus, par les agents du GPSR, pour protester contre l'insulte, tandis qu'il aurait répondu aux autres passagers mécontents de l'arrêt inopiné : "oui, je vous prends en otage, oui, je suis un terroriste". Il fallait manifestement prendre cette phrase avec humour puisque semble t-il que le chauffeur du bus était arabe.

Que faut-il penser de cette histoire ? Déjà, que le bus, un transport en commun, doit forcément reposer sur la courtoisie partagée, sinon le système ne peut pas fonctionner. Or, cette nécessaire courtoisie nécessite que les deux parties, les passagers comme les personnels de la RATP, en fassent preuve.
D'autre part, il est dommage que les conducteurs de bus imitent les policiers qui usent et abusent de l'outrage à agent pour clore le débat et faire comprendre au citoyen qui est le plus fort.

Cet abus, ce sont nous, les citoyens, qui l'avons rendu possible, en laissant se développer cette milice, parce que la majorité d'entre nous avons peur dans le métro. Conclusion, tout comme les dérives de la police de Valls prennent pour appui la demande des citoyens pour toujours plus de sécurité, à tout prix, le GPSR n'est plus challengé par une quelconque opposition.

N'oublions pas que les lois qui ont rendu possible l'arrestation et la détention de Nicolas Bernard-Busse sont des lois votées par la gauche et par la droite pour répondre à la demande des citoyens en terme de sécurité. Ne laissons pas les bavures policières et para policières devenir les œufs cassés de l'omelette sécuritaire, car, ces œufs, ce pourrait être n'importe qui. La police, le GPSR ou tout autre autorité, devrait se donner pour principe d'agir avec proportionnalité, et de voir leur action potentiellement remise en cause par les citoyens devant un tribunal.
A défaut et puisque la parole policière pèse plus que celle des gens, surveillons la police, par exemple avec Copwatch !

jeudi 4 juillet 2013

Contrôles d'identité au faciès ? Supprimons la carte d'identité !

Enfin, l'Etat est attaqué en justice pour cette histoire de contrôles aux faciès visant plus spécialement les hommes noirs et arabes. 
Pourquoi enfin ? Parce que, si on en croit les plaignants, les contrôles sont discriminatoires, donc humiliants.  

Ce combat que même la Ligue des Droits de l'Homme, nous devrions tous le soutenir. Pourquoi ? Parce que ces contrôles sont légaux.
Le Président Hollande, pour lequel tous ces "jeunes" et moins jeunes ont sans doute voté, en pensant sortir de la France "sarkozyste et fasciste", avait promis non pas de supprimer les contrôles policiers au faciès, mais de rendre leur procédure lui transparente (voir "lui, président"), mais ça, c'était avant. 

Que les électeurs degôche lisent les conclusions de la défense, que le Monde rapporte : "l'avocat du Trésor affirme que les policiers ont agi dans le cadre de l'application de l'article 78-2 du code de procédure pénale, qui encadre les contrôles d'identité. Ceux-ci peuvent avoir lieu sur réquisition du procureur ou dans le cadre d'un "trouble à l'ordre public" et peuvent ainsi "concerner n'importe quel citoyen même en l'absence de toute commission d'infraction". Dans ses conclusions, l'Etat ne conteste pas l'aspect discriminant des contrôles, mais affirme que les agents de police avaient le droit de les effectuer".

Vous comprenez pourquoi la lutte contre les contrôles policiers au faciès nous concerne tous ? Tous simplement parce que nous sommes tous ou nous serons tous victimes de la toute puissance des agents de l'état (police, fisc), à un moment ou à un autre. Nicolas Bernard-Brusse , que le député Mariton est allé visiter en prison, en sait quelque chose. La police a tous les droits. Il n'y a pas que les délinquants de Villiers le Bel qui sont victimes des abus policiers.

Du coup, n'y a t-il d'espoir pour tous ces français qui subissent l'arbitraire ? Bien sûr que si. Reste à savoir s'il existe des politiques désireux de mettre en oeuvre des mesures palliatives.
Déjà, il faut partir du principe que dans le cadre actuel, d'un état socialiste, jamais les contrôles policiers ne cesseront. 
La présence sur le territoire national implique de se soumettre à un corpus d'obligations directement lié à l'existence du socialisme. Si les étrangers ou les français de type maghrébins sont en priorité surveillés, c'est parce que l'Etat pense qu'il doit :

  • contrôler ce que les gens choisissent de consommer (d'où, toute cette absurde lutte contre le trafic de drogue qui ne fait qu'enrichir les mafias et remplir les prisons)
  • s'occuper des gens que le système qualifie de pauvres (d'où tout ce système social composé d'allocations diverses et variées qui recèlent en elles-mêmes leur potentiel de destruction du système, vu que le nombre d'allocataires n'a pas de limites)
  • effectivement détenir le monopole de la violence
Les conclusions sont donc très claires : c'est pas réguler les contrôles policiers au faciès qu'il faut mais bien les supprimer. L'Etat n'arrive pas à penser en dehors du cadre, et ne parvient pas à concevoir un monde sans contrôles. Pourtant, toutes les enquêtes le montrent, la présence policière n'est pas de nature à rassurer la population (voir Malgré la présence des policiers, les habitants du 18e arrondissement ne se sentent pas en sécurité), elle ne fait que souligner l'existence de l'insécurité, sans y apporter de réponse durable. 

Autre Question : à quoi sert l'obligation d'avoir une carte d'identité sur soi ? La tragique actualité terroriste qui endeuille Londres et Paris montre qu'au final, le niveau de dangerosité est le même, alors qu'au Royaume Uni, il n'y a pas d'obligation d'avoir une carte d'identité. Le Parti Libéral Démocrate britannique et les Conservatives, qui ne sont pas des irresponsables puisqu'ils gèrent le Royaume Uni, ont salué l'échec de la tentative (de Gordon Brown, socialist) d'introduire une carte d'identité outre-Manche. Alors pourquoi pas chez nous aussi ? 

Rappelons que la Carte d'Identité Nationale française est un héritage de Vichy (au même titre que la médecine du travail ou les tickets resto). Alors qu'est ce que Jean-Marc Ayrault, degôche donc progressiste, attend pour l'abolir ? 

En attendant que l'idée fasse son chemin, Copwatch France va continuer son travail de recensement des policiers déviants. La police vous surveille parce que vous êtes arabe, noir, blanc ou catholique? Surveillez la police !




Egalement publié sur Contrepoints 




Paperblog et Sans langue de bois

jeudi 20 juin 2013

Nicolas, "#Prisonnier politique"

A quoi joue le pouvoir socialiste ? S'achemine t-on vers une France apaisée ?

Manifestement, non.

Hier soir, Nicolas, 23 ans, sciences politiques et histoire à la Catho et en troisième année d'école d'ingénieur,  co-fondateur des Veilleurs, a été condamné en comparution immédiate à deux mois de prison ferme pour «rébellion», après avoir  manifesté, avec quelque 1500 opposants au mariage dit pour tous, devant les locaux de la chaîne de télévision M 6, à Neuilly-sur-Seine. Nicolas avait refusé de se livrer à un prélèvement de ses empreintes ou à un prélèvement ADN. Lors d'une audience en comparution immédiate, il a donc été condamné pour «rébellion et refus de prélèvement» à quatre mois de prison, dont deux ferme, avec mandat de dépôt et 1000 euros d'amende.

Comment peut-on accepter une telle peine ? C'est simple. Même si elle est sévère voire révoltante, c'est la loi. Le refus de prélèvement ADN est criminalisé. 

C'est la où on a envie de dire à nos amis de l'UMP, avec un certain dépit,  que le soutien aveugle qu'ils ont affiché pendant 5 ans, voire plus, à l'Etat, à la police, au dirigisme, était bien suicidaire. 

Rappelez-vous, amis conservateurs, quand vos amis libéraux ("ultra libéraux", vous disiez) vous parlaient de la matrice qui s'installait progressivement, que ce soit Jospin et Chirac ou Fillon et Sarkozy au pouvoir, et que cette matrice, composée de toutes les lois sécuritaires, allait tous nous tuer ? Vous souriez, ou, pire, nous accusiez de dérive "gauchiste" et de "bien pensance anti police".

Nous y sommes. Les lois que le gouvernement socialiste utilise, le droit du plus fort, la toute puissance de la police, la froide application de la loi par la justice, ce ne sont que des instruments qui étaient déjà un problème sous Sarkozy, mais contre lesquels vous ne disiez rien car vous aviez l'impression que l'Etat ne peut rien avoir à reprocher "aux gens biens" et que seules les racailles se retrouvent en prison. 

Les contrôles d'identité, les arrestations arbitraires, la méconnaissance du droit par certains policiers, la videosurveillance, les fichiers policiers, tout cela nous concerne tous, et non pas juste les jeunes basanés en casquette et roulant en guimbarde immatriculée dans le 93, tout comme, en 1940, c'est la police républicaine, et non pas l'occupant, qui a fait du sale boulot. 

Quand l'Etat s'octroie un droit (de taxer, de ficher, de contrôler, d'emprisonner, de sanctionner), ce droit est appelé à croitre sans cesse. C'est pour cela que, quelque soit la loi, quelque soit l'impot, quelque soit le sujet, il faut lutter contre l'étatisme,  partout et toujours. Rappelez-vous le FNAEG ? Au début, Jospin l'a crée juste contre les violeurs. Qui peut-être contre cela, entendait-on ? Ensuite, on y a ajouté tous les criminels, puis, au final, les auteurs de délits communs, puis, les manifestants. 
C'est quand José Bové refuse d'être fiché qu'il faut protester. Quand c'est au tour de Nicolas, 23 ans, c'est trop tard. La matrice s'est déjà refermée sur nous.

L'avenir de nos libertés est sombre. Et au delà de la question du mariage dit pour tous, le problème est que nous vivons tous dans un environnement où nous sommes finalement tous seuls face à la machine. Le centre et la droite sont en pleine réflexion programmatique. Espérons qu'ils intègrent l'objectif de démantèlement du pouvoir unilatéral étatique. 

Les étatistes disent : "La sécurité est la première des libertés
On aurait de plus en plus envie de dire : "la liberté (de surveiller celles et ceux qui assurent notre sécurité) est la première des sécurités. 

Il va de soi que nous sommes solidaires avec Nicolas, non pas forcément pour les Manif pour Tous, mais pour sa peine de prison, totalement disproportionnée, voire illégale comme le note Nouvelles de France.

Sur le même sujet 

Mais que fait la police ??, un post du 27 octobre 2010
Retour sur 2010, année anti-libérale, un post du 31 décembre 2010
Police Copwatch : inévitable. Souhaitable ?, un post du 30 septembre 2011
La police et la loi, un post du 16 mai 2013

vendredi 31 mai 2013

Manif pour tous : questions sur des interpellations



Source : le Point

La police "recoit des ordres" ...

Honnêtement, et quelque soit l'opinion sur la Manif pour Tous, cette situation fait peur. Combien de citoyens sont confrontés, parce qu'ils sont seuls, parce qu'ils sont de la mauvaise banlieue, parce qu'ils n'y connaissent rien en droit, à la toute puissance de la police ?

Est-ce la France apaisée que le pouvoir promettait ?

Il est temps que les citoyens reprennent le contrôle. Bravo à l'avocat !
Quand l'Etat s'absout des règles, c'est effectivement le début du n'importe quoi.


Sur le même sujet 

Ultra étatisme, vous commencez à comprendre, les droitards ?, un post du 16 avril 2013


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