samedi 5 octobre 2013

Municipales 2014 à Paris : l'absurde programme logement d'Anne Hidalgo

Anne Hidalgo, qui est au pouvoir depuis 12 ans, nous promet 30% de HLM dans Paris si elle est élue maire de la capitale. 
Pourquoi 30% ? Pourquoi pas 100% ? Après tout, qui ne voudrait pas d'un logement moins cher ? Et d'ailleurs, pourquoi ne pas supprimer les loyers, carrément ? 

Non, en réalité, c'est le concept de HLM qui est absurde, on le voit bien dans Paris : la ville rachète des logements, au prix du marché, pour les transformer en logement social : il n'y a pas de création de logement. 

Quand dira t-on enfin que, la mixité sociale, les parisiens n'en veulent pas, ou, en tout cas, en ont une définition bien étrange ? 

vendredi 4 octobre 2013

Le drame de Lampedusa et une tentative de réponse libertarienne

Tous les jours, des migrants tentent de venir en Europe, à leurs risques et périls. 
On l'a vu le mois dernier à Mellila, à la frontière entre le Maroc et l'Espagne (1) et hier avec le drame de Lampedusa. 

Que va t-on faire ? Mettre toujours plus de barbelés et mettre toujours plus de policiers ? Ou bien adopter une autre option ? 
Il est temps de comprendre que si tant de gens veulent émigrer en Europe, c'est parce nous sommes la seule région du monde qui s'attache au socialisme. 

Comme le note l'économiste Pascal Salin, "l'immigration « de mauvaise qualité » (de gens non formés, en provenance de pays pauvres) est encouragée parce que les immigrants peu formés ont d'autant plus intérêt à immigrer qu'ils bénéficient dans les pays développés de ce que l'on appelle les « avantages sociaux ». Ceux-ci consistent à prélever par la contrainte (l'impôt et les cotisations sociales) des sommes qui permettent de réaliser des transferts. Il en résulte qu'un immigrant peu formé reçoit, par exemple en venant en France, un ensemble de ressources, sous la forme de son salaire direct et de son salaire indirect, très supérieur à sa productivité, c'est-à-dire à ce qu'il produit." (2) 

Or, en dehors même du problème de l'immigration clandestine, nous savons que l'ultra étatisme et l'ultra socialisme qui sévissent en Europe sont en train de tuer le continent : 
  • SMIC qui exclue du marché du travail les jeunes non qualifiés
  • restrictions de toutes sortes au travail en soirée ou le dimanche
  • impôts et taxes toujours plus élevés (mais jamais assez élevés puisque nous sommes en déficit)

Si vraiment nous voulons conserver notre système social, qui, en plus de constituer un appel d'air pour l'immigration clandestine, nous coûte trop cher, alors, il va falloir accroître la taille des barrières, puis en venir au tir à vue. 
Ne rions pas. Les républiques socialistes d'Europe de l'est, entre 1945 et 1989, tiraient dans le dos des citoyens qui voulaient fuir le paradis socialiste, et se méfiaient très fortement des éléments extérieurs qui venaient perturber le système. 

Pour lutter contre l'immigration clandestine, il y a une option différente de celle de Frontex : supprimer l'espace public (au sens large du terme) en Europe, afin que les migrations ne soient plus des déplacements (non voulus) d'un pays à un autre mais uniquement que des invitations à venir chez quelqu'un qui l'a voulu. 

Illusoire, diront certains, y compris tous ces gens à "droite" qui tiennent à leur Sécurité Sociale. Une chose est sure : la France ne peut pas continuer avec son système social actuel, les déficits publics en attestent, et l'immigration clandestine est une piqure de rappel supplémentaire pour nous inciter à nous réformer, vite.






(2) Contrepoints : L'immigration dans une société libre, par Pascal Salin

jeudi 3 octobre 2013

L’armée suisse simule l’attaque d’une France surendettée

Dans un nouvel exercice de l’armée, le Jura français rebaptisé «Saônia», appuyé par la Brigade libre de Dijon, menace d’attaquer la Suisse si elle ne reprend pas une partie de sa dette, dixit le quotidien romand Le Matin.

Ça fait un moment que les Suisses observent l'instabilité croissante à leurs frontières (voir le post Suisse : L'armée prépare ses frontières au chaos social européen, du 16 octobre 2012), et ils se doutent bien qu'ils ne pourront rester isolés sur leur ile au milieu d'un continent qui vacille.

Toutefois, ce scenario n'est pas de la fiction : la guerre a en réalité déjà commencé, ici, chez nous. En pratiquant le recel de listes volées, la France a commencé la guerre contre les libertés, en s'attaquant à ses propres principes, fondés, théoriquement, sur le droit. La fraude fiscale est un délit, mais le recel également. L'Etat de droit peut-il utiliser des principes mafieux qu'il dit combattre ?

Les libéraux disent depuis un moment que dans sa folie ultra étatiste, qui requiert toujours plus de pression sur les contribuables et sur les citoyens, l'Etat au sens large allait dériver vers des pratiques non démocratiques. Nous y sommes. 
Comme le note h16 : "Sécurité Sociale : ça y est, l’Etat français installe des miradors". Mais le problème est loin d'être purement fiscal, ou même limité à la seule France. Le fait est que l'Occident tend à rompre avec les principes démocratiques qui, par le biais de la démocratie directe et du libéralisme économique, ont encore cours en Suisse.

Rappelez-vous l'affaire des écoutes de la NSA, sur lesquelles le gouvernement français ne revient plus, ou celles de la DGSE, que l'on ne commente pas plus que ça. (lire Les Etats occidentaux ont les mains sales! #NSA #Snowden sur le blog de Chappaz) Ou encore la légitimité douteuse de la guerre du Mali. L'Occident, gardien des principes de la démocratie libérale, s'autorise des écarts qui décrédibilisent au final sa parole et donnent du poids aux dirigeants type Poutine ou el Assad.

La Suisse a bien raison de rester méfiante. Personne ne sait qui est Ueli Maurer, le Président de la Confédération Helvétique, et c'est tant mieux, car avec un voisin comme la France socialiste, il vaut mieux rester à la fois discret, vigilant et prêt à réagir à toutes les options. 

mercredi 2 octobre 2013

Vivement un shutdown en France, dixit L'Opinion

Le quotidien l'Opinion a vraiment un excellent titre, ce matin !

Oui, vivement un shutdown en France !

Le shutdow, c'est le fait que faute d'accord sur le budget annuel entre républicains et démocrates au Congrès, les Américains se sont réveillés mardi avec un Etat fédéral tournant au ralenti. Des centaines de milliers de fonctionnaires, mis en congés sans solde, ont dû rester chez eux (1). 

En France, en ce moment, les 577 députés sont en train de discuter du Projet de Loi de Finance 2014, autrement dit, de voter le budget. Or, avant même que 2014 n'ait commencé, et en dépit des propos rassurants de Cazeneuve qui nous parle d'économies, nous savons que quand l'Etat dépensera 1 euro, il empruntera 25 centimes. 

Oui, vous avez bien lu : pour dépenser 400 milliards d'euros, l'Etat va prélever  298 milliards d'euros en impots et taxes de toutes sortes, il faudra donc emprunter plus de 100 milliards d'euros pour boucler son budget. Et comme cela fait 30 ans que cela dure, voila pourquoi la France doit 2000 milliards à ses créanciers. 

Autrement dit, parce que l'Etat français veut s'occuper d'autres choses que ses seules missions régaliennes (police, justice, armée et diplomatie), non seulement les impôts explosent mais en plus cela ne suffit pas, donc le pays s'endette pour payer des dépenses courantes. Quel ménage irait chez son banquier ou chez Cetelem pour payer, non pas le crédit de la voiture, mais le loyer de la maison et les courses alimentaires ? Pour payer 7 millions de fonctionnaires (au sens large, c'est à dire d'Etat, territoriaux et hospitaliers) actifs et retraités, nous choisissons donc collectivement, à travers les décisions prises par nos députés, d'emprunter 25 centimes quand on dépense 1 euro. 

On aurait pu croire que, depuis 2008, point de départ de la crise de l'endettement, les choses se seraient calmés. Les Etats Européens ont bien compris que, faute d'avoir respecté les critères de Maastricht, ils mettaient en danger leurs équilibres financiers. Mais, l'Europe a réussi à échapper à ce qui arrivait jusque là quand un pays approche de la faillite : débarquement d'une armée du FMI, diminution de 50% du nombre de fonctionnaires et/ou de leurs salaires, bref le plan d'ajustement structurel classique que les pays d'Afrique ou d'Amérique Latine ont bien connu durant les années. 80 et 90.

Simplement, chez nous, on estime que nous valons mieux que cela et que nous pouvons réécrire à l'infini les règles de la comptabilité. Du coup, personne ne prend vraiment conscience qu'à chaque fois que nous montons dans un train opéré par la SNCF, à chaque fois qu'une école propose une activité extra scolaire, à chaque kw/h nucléaire qu'EDF produit, non seulement nous avons payé des impôts très lourds pour cela, mais en plus nous nous endettons. 
Il est vrai que, tant que nous ne disons pas quelles missions de service public nous abandonnons, nous n'auront aucun espoir de voir la pression fiscale diminuer et l'endettement revenir dans des proportions raisonnables. Mais critiquer le Projet de Loi de Finance revient-il à vouloir une France revenue à une sorte de Moyen-Age ? 

Non. Nous savons que même sur les grands postes de dépenses (armée, éducation nationale, police), l'argent est dépensé en dépit du bon sens. Un seul exemple concret : comment se fait-il que, alors que nous avons moins de jeunes à éduquer que nos voisins allemands, nous dépensions plus en éducation nationale ? Deuxième exemple : alors que nous sommes ruinés, comment un Président de la République peut sérieusement envisager d'aller faire la guerre aux quatre coins du monde, en Syrie par exemple ? 

Sans même remettre en cause la pertinence de l'action publique (or, il y aurait beaucoup à dire sur la soi-disante égalité des chances que rendrait possible la dépense publique), on voit que les députés, tenus par le système des partis et drivés par le gouvernement, ne font pas leur travail de vote du budget, ils avalisent simplement des dépenses qui sont en pilotage automatique. Voila pourquoi nous avons besoin d'un shutdown en France. Le wake-up call que constituerait le débranchement du pilote automatique serait la meilleure façon de réveiller les élus sur la situation actuelle. 

On peut toujours rêver. 





(1) Le Journal du Dimanche : Paralysie des Etats-Unis, à qui la faute? 1er octobre 2013 
(2) Assemblée Nationale : Projet de loi de finances pour 2014

mardi 1 octobre 2013

La petite Fiona, le buraliste de Marseille et le PLF 2014

Ce qui est bien, dans un pays comme la France et ses 60 et quelques millions d'habitants, c'est qu'il y aura toujours une petite ville et son sordide fait divers, il y aura toujours la délinquance marseillaise, il y aura toujours de quoi occuper le terrain médiatique pendant que l'Etat nounou, par le biais des élus (le pouvoir législatif) et le gouvernement et ses fonctionnaires (le pouvoir exécutif) travaillent à la surfiscalisation des français.

Le pire, du coup, c'est que le projet de loi de finance (PLF) sera adopté, tranquillement, non pas dans l'ombre, mais en pleine lumière mais dans l'indifférence.

Exemple : un scandale qui persiste; un peu l'équivalent des taxes sur les charges dont parle l'IREF ce matin (1), la double taxation de l'essence. 
Aviez-vous remarqué que la TVA qui s'applique à chaque litre de carburant (20%) s'applique après application de la TIPP sur chaque litre de carburant, autrement dit, chaque litre d'essence se voit appliqué une taxe sur la taxe ? 
Le gouvernement précédent, avec Valérie Pécresse aux commandes des finances, s'est non seulement montré incapable de mettre fin à cette anomalie, mais a, de plus, échoué à simplement signaler cette anomalie aux automobilistes cette anomalie. En effet, regardez vos factures : quand vous sortez de chez Carrefour/U/Leclerc/Franprix, vous pouvez dire combien de taxes vous avez payé. Et en sortant de Total/Elf/BP, combien de TVA et de TIPP ? 

Fiscalisation des mutuelles obligatoires, changements dans les taux de TVA, mais aussi taxe sur l'EBE ou contribution climat énergie, le gouvernement se moque de nous. Il se moque d'autant plus de nous qu'il met sur le compte de la précédente majorité l'impact de la fiscalité tel que nous le subissons aujourd'hui. 

Ce "CEstLaFauteAuxAutres" n'est que partiellement vrai. Oui, le précédent gouvernement a bien augmenté la TVA, mais le gouvernement actuel a eu 16 mois pour revoir cette hausse de la TVA (comme promis par Hollande) ou ne pas refiscaliser les heures supplémentaires. Ça n'a pas été fait. 

En matière de finances publiques, il ne semble y avoir qu'une seule direction : toujours plus de dépense, et donc toujours plus de cotisations/taxes/prélèvements/impôts. 
Peut être qu'en cette année 2013, et alors que des élections se profilent à l'horizon, les élus vont comprendre que trop, c'est trop. 

Si même Anne Hidalgo critique le gouvernement socialiste sur ce point, c'est peut-être que cette idée commence à faire son chemin.