jeudi 3 octobre 2013

L’armée suisse simule l’attaque d’une France surendettée

Dans un nouvel exercice de l’armée, le Jura français rebaptisé «Saônia», appuyé par la Brigade libre de Dijon, menace d’attaquer la Suisse si elle ne reprend pas une partie de sa dette, dixit le quotidien romand Le Matin.

Ça fait un moment que les Suisses observent l'instabilité croissante à leurs frontières (voir le post Suisse : L'armée prépare ses frontières au chaos social européen, du 16 octobre 2012), et ils se doutent bien qu'ils ne pourront rester isolés sur leur ile au milieu d'un continent qui vacille.

Toutefois, ce scenario n'est pas de la fiction : la guerre a en réalité déjà commencé, ici, chez nous. En pratiquant le recel de listes volées, la France a commencé la guerre contre les libertés, en s'attaquant à ses propres principes, fondés, théoriquement, sur le droit. La fraude fiscale est un délit, mais le recel également. L'Etat de droit peut-il utiliser des principes mafieux qu'il dit combattre ?

Les libéraux disent depuis un moment que dans sa folie ultra étatiste, qui requiert toujours plus de pression sur les contribuables et sur les citoyens, l'Etat au sens large allait dériver vers des pratiques non démocratiques. Nous y sommes. 
Comme le note h16 : "Sécurité Sociale : ça y est, l’Etat français installe des miradors". Mais le problème est loin d'être purement fiscal, ou même limité à la seule France. Le fait est que l'Occident tend à rompre avec les principes démocratiques qui, par le biais de la démocratie directe et du libéralisme économique, ont encore cours en Suisse.

Rappelez-vous l'affaire des écoutes de la NSA, sur lesquelles le gouvernement français ne revient plus, ou celles de la DGSE, que l'on ne commente pas plus que ça. (lire Les Etats occidentaux ont les mains sales! #NSA #Snowden sur le blog de Chappaz) Ou encore la légitimité douteuse de la guerre du Mali. L'Occident, gardien des principes de la démocratie libérale, s'autorise des écarts qui décrédibilisent au final sa parole et donnent du poids aux dirigeants type Poutine ou el Assad.

La Suisse a bien raison de rester méfiante. Personne ne sait qui est Ueli Maurer, le Président de la Confédération Helvétique, et c'est tant mieux, car avec un voisin comme la France socialiste, il vaut mieux rester à la fois discret, vigilant et prêt à réagir à toutes les options. 

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