Affichage des articles dont le libellé est referendum. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est referendum. Afficher tous les articles

dimanche 3 avril 2016

Aversion pour la démocratie : Anne Hidalgo ne se cache même plus !

Il y a quelque chose de comique à constater que l'actuelle majorité, malgré toutes ses nuances (frondeur ou pas) se retrouve sur un point : une certaine aversion pour la démocratie, mâtinée de très hypocrites plaidoyers pour la préservation de la démocratie.

En clair, ces propos, tenues surtout par ceux qui amalgament république et démocratie (comme si le royaume de Norvège était une dictature et la république populaire de Chine une démocratie), ça donne ce genre d'analyses :


"Le combat contre le FN est un combat pour la démocratie"

A comparer avec cette autre petite phrase de la maire de Paris


c'est disponible en replay, ici, sur le site web de France Inter et ces mots ont vraiment été prononcés par la maire socialiste de Paris. 

Le contexte de cette petite phrase, c'est les milliards d'euros qu'Anne Hidalgo et le gouvernement s’apprêtent à dépenser afin de financer les Jeux Olympiques 2024 à Paris, jeux qui n'étaient même pas au programme de la campagne municipale de 2014.
Mieux : une partie de la majorité municipale, les écolos d'EELV, ne veulent pas des Jeux Olympiques et demandent, comme le Front de Gauche, comme une partie de la droite parisienne, comme les libéraux, au minimum un référendum afin de mettre les Parisiens et les Franciliens au courant de ce qui les attend. 


A quel moment Anne Hidalgo a oublié ses cours d'instruction civique, notamment le chapitre qui dit "Le droit de vote est à la base de la démocratie. Le droit de vote permet aux citoyens d’exprimer leur volonté. Ils peuvent ainsi élire leurs représentants (parlementaires) et leurs gouvernants (président de la République), et participer directement à la prise de décision politique lorsqu’un texte est présenté à leur approbation par la voie du référendum.". 
Si Anne Hidalgo a zappé ce détail du droit de vote condition de base (mais non suffisante) de la démocratie, qu'elle consulte le très officiel site web "la vie publique", paragraphe citoyenneté.  

Le plus drôle pire, c'est qu'Anne Hidalgo est-elle même victime d'un certain mépris pour la démocratie, provenant de François Hollande lui-même. 

En effet, quand le Président de la République, chef de l’exécutif, occupé à mener quelques guerres aux quatre coins du monde ou à valider les restrictions de liberté avec l'état d'urgence, se pique d'urbanisme et a pour prétention de régler, seul, le futur de l'Ile de la Cité, dans le centre de Paris, que fait-il, si ce n'est oublier qu'il existe un maire d'arrondissement, le socialiste Christophe Girard, une maire de la capitale, Anne Hidalgo, et 2 millions et quelques de parisiens qui ont sans doute plus de légitimité à s'exprimer sur le futur de leur ville que l'ex maire de Tulle ? 

Le locataire du 55 rue du Faubourg Saint Honoré se plait, à chaque élection, à rappeler aux contribuables qu'il est de Tulle, pas de Paris. Pourquoi Anne Hidalgo ne le lui rappelle pas ? 
Peut-être parce qu'elle même ne semble, d'après ses dires et ses actes, que partiellement d'accord avec les principes de démocratie et de subsidiarité ? 

La petite phrase d'Anne Hidalgo a été prononcée dans un contexte : celui d'une série de prises de distance de l'oligarchie vis a vis du peuple. Quand les gouvernants ne respectent pas le résultat des votes (cf le référendum de 2005), quand ils imaginent le vote à bulletin secret des députés, ou quand ils restreignent les conditions d'accès à l'élection présidentielle, il devient un peu difficile, pour ces mêmes gouvernants, de s'étonner de la montée du populisme ...

Anne Hidalgo ne cesse de répéter que le projet des Jeux Olympiques en 2024 à Paris est un bon projet, malgré l'impact environnemental, juridique et financier à attendre. Qu'elle fasse donc appel à l'intelligence des citoyens, qu'elle organise un référendum en bonne et due forme, et non pas ces ridicules "consultations" (3) auxquelles il n'est possible de de répondre "oui". 



(2) Ouest France Régionales. François Hollande a voté à Tulle 13 décembre 2015 
(3) Paris.fr Pour 2024, faites vos Jeux ! 14 septembre 2015 14 septembre 2015


mardi 9 février 2016

#Paris2024 ! Et le referendum ?

La candidature de Paris vient de dévoiler le logo de la candidature. C'est vrai qu'il est pas mal, avec cette Tour Eiffel stylisée en un 2 et un 4 et les couleurs Olympiques.



Les parisiens peuvent en profiter sur l'Arc de Triomphe.




Il change sensiblement des précédentes éditions





Maintenant, pourquoi ne faut-il pas suivre aveuglément le comité d'organisation des Jeux Olympiques 2024 à Paris, ou, autrement dit, qu'est ce qui a changé par rapport aux précédentes candidatures, 2005 notamment (pour les JO de 2012) ?

Le premier point , c'est le changement d'opinion de la maire de Paris, Anne Hidalgo, ainsi que son soit-disant attachement à la démocratie participative. 
Les Jeux Olympiques ne faisait pas partie du programme d'Anne Hidalgo. Rappelez-vous ! Anne Hidalgo était réticente en ce qui concerne les JO à Paris en 2024, mais ça c'était avant (1)  ! Avant quoi ? Avant que François Hollande, qui a perdu tous ses paris, au détriment des français (inverser la courbe du chômage, apaiser le pays, faire oublier le Sarkozysme) mise tout, comme un vulgaire joueur de casino, sur le rouge sur les Jeux Olympiques, faute de pouvoir, à l'instar de Mitterrand ou Pompidou, léguer un musée à Paris. 
Quel est le deal entre Hidalgo et Hollande ? Mystère. La maire de Paris a déjà renoncé au milliard d'euro des parisiens (2) , et maintenant elle accepte que Hollande dépense encore plus de milliards d'euros que nous n'avons pas. L'histoire dira peut-être pourquoi, un jour. En attendant, la démocratie participative, celle que Anne Hidalgo met tant en avant quand il s'agit de poser deux ou trois plantes vertes à un carrefour lambda de la capitale, passe à la trappe : la maire de Paris, contrairement à Hambourg ou Boston, ne veut pas organiser de referendum (3) !  Pourquoi ? Parce que la mairie a peur que les opposants se mobilisent !

Le deuxième point, celui qui préoccupe une partie des opposants aux Jeux Olympiques 2024 à Paris, ce sont l'état des finances de la ville de Paris, des collectivités d'Ile de France et celles du pays. En gros, on peut légitimement craindre que la France devienne une nouvelle Grèce.




Souvenez-vous, à la fin des années 90 et au début des années 2000, qui, dans les médias, parlait des déséquilibres, pourtant connus des experts, des finances publiques Grecques ? Athènes s'est ruinée pour organiser les JO 2004. 
Or, la France n'est pas la Grèce, certes, mais elle n'est pas la Suisse non plus. Ce qui se passe en ce moment est inquiétant. La Ville de Paris a du mal à boucler son budget, au point que, comme le note l'économiste Philippe Herlin, elle en est à maquiller des opérations immobilières par des manifestations écologiques (4). 
On veut, nous dit-on, associer la banlieue à l'organisation des Jeux Olympiques 2024 à Paris. Ok, mais quid des Yvelines qui augmentent leur taxe foncière de 60% ? Quid de l'Essonne et de la Seine Saint Denis qui ne peuvent pas payer le RSA ? Si ces collectivités locales ont de quoi financer entre 6 et 12 milliards d'euros, alors elles peuvent finances les missions sur lesquelles elles se sont déjà engagées, non ? 

Le troisième point, ce sont les soucis que pose le CIO. Peut-on faire comme si on ignorait que l'organisation des Jeux Olympiques suppose des amendements aux droits et aux libertés civiles des citoyens, et que le CIO est entouré d'un halo de suspicion en ce qui concerne la corruption, qui semble de moins en moins acceptable ? 
Anne Hidalgo et François Hollande nous parlent souvent de rupture avec les vieilles pratiques. Pactiser avec le CIO, cet organisme peu démocratique et peu écologique, ressemble, à ce titre, à une sorte de retour en arrière, non ? 

Les JO 2012 à Londres étaient magnifiques. Ils ont fait rêver. Et organiser une épreuve d'escrime au pied de la Tour Eiffel ou un Triathlon sur les berges de Seine aurait une classe folle, même si nous n'avons ni James Bond, ni la Queen pour la cérémonie d'ouverture. 

Mais il n'est pas sûr que nous devions signer les yeux fermés pour des JO 2024 à Paris. Entre 6 et 12 milliards d'euros, c'est beaucoup d'argent, qui pourrait être utilisé autrement. Pour vérifier le soutien des citoyens et contribuables, le meilleur moyen, c'est d'organiser un référendum avec une question simple : parisiens, franciliens, pour ou contre l'organisation des Jeux Olympiques à Paris ? 

(1) l'Express Anne Hidalgo réticente aux JO à Paris en 2024, mais ça c'était avant 23 mars 2015
(2) Je suis stupide, j'ai voté Hollande Quand un maire socialiste critique la baisse des dotations … de l’Etat socialiste ! 27 octobre 2015
(3) France TV Sport Paris ne veut pas d'un référendum pour les JO  30 novembre 2015
(4) Philippe Herlin "Réinventer Paris" : embellir la ville ou combler le déficit du budget ? 5 février 2024

vendredi 18 septembre 2015

Des limites de la démocratie à Paris

Les socialistes parisiens ne cessent de rappeler que décidément, si la France est clairement une république, elle ne cherche pas forcément à être une démocratie. 
La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale, d'après la constitution. Certes, on pourrait discuter du fait que la France doive être une république, indivisible qui plus est. Après tout, la France a plus vécu en monarchie qu'en république, quand à l'indivisibilité, pourquoi la maintenir à tout prix si, par exemple, les Corses ou les Bretons veulent leur indépendance, mais bon ... il se trouve que la mission de l’exécutif actuel, au niveau national, est de faire respecter la Constitution, et au niveau local, de faire fonctionner les services publics dans le respect du cadré légal qui régit notre pays. 

En plus, la France de 2015 est de gauche. Quand on a en tête la très haute opinion qu'a la gauche d'elle même, on pourrait imaginer que l’exécutif s'attacherait particulièrement au respect non seulement des lois, mais aussi de l'esprit des lois ? Qu'en est-il en réalité ? 

La démocratie, du grec ancien δημοκρατία / dēmokratía, est le régime politique dans lequel le peuple a le pouvoir ? Et la démocratie représentative, les citoyens élisent des représentants qui seront alors chargés d'établir les lois et/ou de les exécuter ? 

Alors, pourquoi nos élus ne pourraient pas un peu écouter le peuple ? 

En ce moment, la maire de Paris, Anne Hidalgo, nous vend le "budget participatif de Paris". "75 millions d'euros à investir dans votre quartier !"


L'idée est excellente ! C'est très positif que les parisiens puissent voter pour choisir les investissements à réaliser dans la ville. Seulement, il y a trois petits problèmes.
D'une part, les investissements du budget participatif ne seront qu'une toute petite partie des investissements parisiens tout court, sans même compter le fait que les dépenses d'investissement ne sont qu'une petite partie de l'ensemble des dépenses de la ville, d'abord dominées par les dépenses courantes.
D'autre part, nous sommes appelés à voter que sur les projets qui ont été sélectionnés par les hiérarques socialistes. Ces derniers ont écarté des projets de bon sens, comme la proposition de Contribuables Associés de ne pas dépenser 75 millions d'euros et de les rendre aux parisiens. On peut faire des propositions, du moment qu’elles correspondent à celles attendues par la mairie, ce qui explique pourquoi ce budget participatif est aussi "ludique, convivial, festif et végétalisé" (2).
Des limites de l'exercice participatif ...

La démocratie participative, elle touche aussi ses limites Porte d'Auteuil. Le cas est simple : les riverains ne veulent pas des travaux d'extension de Roland Garros, surtout s'ils doivent se faire au détriment du square des Poetes et des Serres d'Auteuil. Or, la mairie de Paris, elle, a décidé que Roland Garros serait étendu, peu importe l'avis des habitants.
Du coup, ca donne ce tweet de la part du représentant du PS dans le XVIe.



Non, vous ne rêvez pas.
Celui qui passe son temps à regretter le manque d'écoute au sein du conseil municipal du XVIe, a écrit : "Les recours quand ils sont systématiques  fragilisent notre démocratie...et freinent notre modernisation", ou, autrement dit, que le peuple cesse de faire systématiquement appel la justice pour faire valoir son point de vue, dès lors que l’exécutif a pris une décision.
Le pire est que l'argument de la modernisation ne tient même pas debout, puisqu'après travaux, Roland Garros restera trop petit.

Troisième exemple : les Jeux Olympiques à Paris. La mairie de Paris est pour, un certain nombre d'acteurs, dont l'extrême gauche parisienne et les écolos, sont contre.
Il existerait une solution simple pour trancher : le referendum. D'ailleurs, un référendum est souhaité par 72% des Parisiens selon un sondage du JDD,
Seulement, maintenant que la mairie a décidé, elle hésite à interroger les citoyens et contribuables. Sans doute la crainte de la réaction de la France apaisée ? 

A un moment, il faudra quand même que le peuple rappelle aux élus qu'ils ont un mandat pour executer, pas pour décider.




(1) Contribuables Associés Budget participatif de Paris : une parodie de démocratie 2 février 2015
(2) La Tribune de l'Art Paris : un budget participatif ludique, convivial, festif et végétalisé 8 septembre 2015








jeudi 28 mai 2015

Brexit : pourquoi ne pas laisser les britanniques quitter l'UE, s'ils le veulent ?

Nous avons décidemment un président de la république extraordinaire ! Le Président Hollande, à l'occasion de la visite de David Cameron (1), le brillant vainqueur des dernières législatives britanniques (2), ne s'est-il pas permis de donner des conseils au peuple anglais ?

Hollande a en effet affirmé que La France souhaite que la Grande-Bretagne reste dans l'Union européenne ...



Ça devient gênant, cette propension, liée aux dérives de la démocratie représentative, de croire que les gouvernants sont autorisés à parler en notre nom. Non, la France ne souhaite pas que la Grande-Bretagne reste dans l'Union européenne .... Le président Hollande le veut, mais les français, eux, soutiennent le Brexit !



Que veulent les britanniques ? On le verra au moment du referendum. Mais 10 ans après le "non" au referendum de 2005 portant sur le traité constitutionnel européen (3), peut etre que les gouvernants de tout poil pourraient faire un peu profil bas quand à leur mépris des opinions du peuple, quand elles divergent de ce qu'ils pensent, eux.

Hervé Mariton  se demande si on pouvait profiter de l'initiative de David Cameron pour changer l'Europe (4); c'est bien, mais ce n'est pas le point prioritaire auquel la France devrait s'atteler. Avant de critiquer l'Euro scepticisme croissant de nos voisins et amis britanniques, peut etre que nous pourrions balayer devant notre porte.

Hollande aime rappeler qu'en Europe, il y a des règles ? Pourquoi ne commence t-il pas par rappeler au gouvernement de Valls qu'il est impératif (c'est dans les traités) que la France ait des finances qui respectent les critères de Maastricht ?
Hollande ne veut pas des relents xénophobes qui pourraient se loger dans telle ou telle déclaration anti immigration bulgare au Royaume Uni ? Pourquoi ne rappelle t-il pas à Manuel Valls encore, que refuser des quotas de migrants suggérés par Bruxelles, c'est avoir le même point de vue, à tort ou à raison, que l'extrême droite qu'il dit combattre ?

Bref, on l'aura compris, avant de critiquer le souverainisme des britanniques, peut etre que nous pourrions nous interroger, nous, sur notre prise de distance vis a vis du fédéralisme Européen. La paille et la poutre ...




(1) Atlantico David Cameron en visite à Paris pour renégocier l'Europe 28 mai 2015
(2) Le blog du Duff La réélection triomphale de David Cameron est une leçon et pas seulement à la droite française 8 mai 2015
(3) L'Arene Nue 10 ans : le référendum volé de 2005 ou le passé qui ne passe pas 27 mai 2015
(4) Le Figaro Hervé Mariton : et si on profitait de l'initiative de David Cameron pour changer l'Europe ? 28 mai 2015


Sur le même sujet 

Le Parisien Libéral La Commission n'a pas à nous dicter ce que nous avons à faire ? 29 avril 2013