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dimanche 5 octobre 2014

PMA, GPA, la très hypocrite méthode du gouvernement Valls

Alors comme ça, Manuel Valls est contre la GPA (1) ?

Le premier ministre doit avoir un sacré kiné !

Comment peut-on pratiquer une volte-face pareille sans se froisser un ou plusieurs muscles ?

Quand Manuel Valls parle à l'un des médias de la communauté gay, il affirme "Contrairement à ce que disent ceux qui sont par principe hostiles à la GPA, je crois que si celle-ci est maîtrisée, elle est acceptable, et j’y suis donc favorable" et " Je comprends que certains au PS aient peur d’une dérive vers une marchandisation du corps des femmes qui pourrait se révéler immaîtrisable. Mais au-delà de ces précautions, c’est une évolution qui est incontournable"(2).

Quand il parle à l'un des médias de la communauté catholique, il dit, au contraire "la GPA est et sera interdite en France. C’est le choix très ferme du président de la République et de son gouvernement. La France n’a jamais varié sur ce sujet. Elle est opposée à la légalisation de la GPA qui est, il faut le dire, une pratique intolérable de commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes".(3)

Manuel Valls n'illustre t-il pas la navigation à vue de ce gouvernement auquel il est impossible d'accorder la moindre crédibilité ? 

Souvenons-nous : pourquoi des gens qui n'avaient jamais manifesté auparavant, y compris contre le matraquage fiscal, avaient choisi, il y a un an, de défiler dans les rues de la capitale ?
Peut-être qu'une minorité était motivée par la haine de l'homosexualité. 
Mais pour la majorité, celle qui n'avait rien contre le fait que les gays vivent leur vie, ils affirmaient que leurs craintes concernaient la filiation, sujet qui, précisément, mobilisait les militants LGBT.

Car, rappelons le, jusqu'à l'adoption de la loi du mariage pour tous, seul un des deux parents gays bénéficiaient des attributs tels que l'autorité parentale. 

En France, pays où l'Etat se mêle de tout, y compris de définir le mariage, l'union de deux individus donne des droits de parentalité. Toucher au mariage, c'était donc redéfinir ce qu'est une famille, personne ne pouvait l'ignorer. 

Or, ils se trouve qu'aujourd'hui, la gestation pour autrui, une des pommes de discorde entre la Manif Pour Tous et les militants LGTB, est de facto légalisée. Pourquoi ? 

Début septembre, la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) avait déclaré que la France ne pouvait pas ne pas retranscrire les actes de naissance des enfants nés de GPA à l'étranger. (4)

Autrement dit, si la GPA est interdite en France, elle ne l'est pas partout ailleurs, et donc les français qui y ont recours à l'étranger, ne peuvent pas être sanctionnés, puisque les enfants existent.
Il suffit donc aux gens qui veulent des enfants et qui veulent avoir recours à la GPA d'aller à l'étranger. C'est d'autant plus facile que des sociétés viennent démarcher les clients potentiels, en France (5).

Il y a donc toutes les raisons pour qu'on continue à penser, si on est contre la GPA, qu'il faille manifester contre la loi du mariage pour tous.

 

Et, une fois de plus, le Parti Socialiste se retrouve pris dans ses contradictions.

Il est évident que si on pense que l'égalité doit pouvoir aller jusqu'au fait d'être égaux devant le potentiel de parentalité, alors il faut légaliser la PMA pour les couples de femmes et la GPA pour les couples d'hommes, puisque jusqu'à preuve du contraire, les couples d'hommes ne peuvent pas faire d'enfants.
Or, cette idée de légaliser la GPA se heurte à une autre idée typiquement socialiste : protéger les individus y compris contre les contrats qu'ils signent librement. Au PS, nombreux sont ceux qui pensent, comme au sein de la Manif Pour Tous, que la GPA est une exploitation du corps des femmes et que ces petites choses fragiles sont exploitées, incapables de décider par elles mêmes.

L'hypocrisie du gouvernement Valls consiste à se prononcer contre la GPA en France alors qu'elle est accessible dans certains pays voisins ou lointains.
Pourtant, Hollande et Valls auraient pu faire appel de la décision de la CEDH, comme le demandaient certains, notamment socialistes, soucieux de primauté du droit interne (6). Ils ne l'ont pas fait. Valls et Hollande se réfugieront derrière l'avis d'une instance européenne pour justifier de l'impossibilité de ne pas interdire les conséquences de la GPA en France, tout comme ils se réfugient derrière les injonctions de Bruxelles pour expliquer qu'il faudra bien réformer la dépense publique en France.

Quelle hypocrisie ! Voila un gouvernement incapable d'assumer son point de vue, appuyé par l'avis d' Homosexualité Et Socialisme (HES) (7), les militants LGBT, les associations pro GPA ... bref par des gens qui ont voté pour Hollande.

En ne faisant pas appel de la décision de la CEDH, Valls et Hollande ont accepté qu'en droit, les conséquences des actes, l'existence des enfants, soient plus importantes que l'acte lui même. C'est normal, les militants LGBT ont décidé que les soit-disant "fantômes de la République" devaient être régularisés.

Dans ce torrent d'hypocrisie, la seule force du gouvernement a consisté à faire croire que le débat sur la GPA était un débat gentille gauche/méchante extrême droite, taisant l'avis des socialistes qui s'opposent à la GPA (8), voire au mariage gay tout court.

En ce qui concerne la question de la GPA comme pour d'autres, on ne peut espérer que deux choses : de la cohérence, et de l’honnêteté. Le Parti Socialiste semble manquer des deux. On ne peut pas refuser aux gays la GPA, surtout si elle existe et qu'elle est déjà employée, après avoir accordé le mariage gay. 

En revanche, si des conservateurs devaient revenir au pouvoir, ils ne devraient pas arrêter à l'abolition de la loi Taubira. Ils auront aussi à interdire la PMA, y compris pour les couples "hétéros" infertiles. Le droit à l'enfant ne peut pas être à périmètre variable.

Evidemment, la voix libérale, elle, demeurera souverainement ignorée ...



(4) Yagg GPA: La France ne conteste pas la décision de la CEDH 26 septembre 2014
(5) Le Figaro GPA: Offres d'ovocytes à 300 m de l'Assemblée 3 octobre 2014
(6) Atlantico GPA : "Pourquoi nous demandons à François Hollande de faire appel de la décision de la CEDH" 25 septembre 2014
(7) http://www.afmeg.info/spip.php?article232
(8) La Croix Dix députés PS s’élèvent contre la GPA 23 septembre 2014
(9) La Provence Marseille : un mariage homo annulé sur l'autel d'une discrimination ? 2 octobre 2014




Sur le même sujet

Le Parisien Libéral Gestation pour autrui (GPA) : ils font rire, ces socialistes ... 30 janvier 2013
Contrepoints PMA, GPA : les socialistes contre l’égalité 4 février 2014
Contrepoints Abandon de la PMA pour les couples gays : entre-deux gouvernemental 30 avril 2014

mardi 29 avril 2014

Abandon de la PMA pour les couples gays : stupide entre-deux du gouvernement

Hypocrites socialistes !
Egalement publié sur Contrepoints

Après avoir généré une quasi-guerre civile à l'occasion de laquelle des français ont accusé d'autres de "fascisme" parce qu'ils ne partageaient pas leurs opinion, le gouvernement socialiste abandonne l'idée d'ouvrir la PMA aux couples gays (1). 

C'est une situation intermédiaire qui, en vérité, ne peut évidemment satisfaire ni les personnes qui se sont battues pour l'extension des droits des couples homosexuels, ni les gens qui privilégient une vision conservatrice de la famille.

Que dit Marisol Touraine ou Laurence Rossignol ? 

  • "La question de la PMA n’est pas la question qui préoccupe de façon majoritaire les Français" (2)

  • "le projet n'est pas à l'ordre du jour".
De qui se moque le gouvernement ?

Déjà, si des centaines de milliers de français étaient descendus manifester dans la rue l'an dernier, c'était, à part une minorité d'homophobes convaincus, non pas pour empêcher les gays de vivre en couple, mais précisément pour lutter contre les conséquences du mariage pour tous sur l'adoption et la filiation, dont la PMA reste un développement quasi certain. Or, puisque le mariage pour tous existe, on ne pourra pas empêcher l'accès à la PMA, comme le note Christine Boutin (3).
C'est logique ! En France, le mariage donne accès à la parentalité. Donc si le mariage est accessible aux couples gays, il n'est pas logique qu'ils soient privés de droits liés à la parentalité. De plus, les techniques de PMA et de GPA existent, à l'étranger notamment.

On comprend que la Manif pour Tous reste en alerte.

D'ailleurs, la circulaire Taubira (accès à la nationalité française d'enfants nés par gestation pour autrui (GPA) à l'étranger alors que la technique est illégale en France) n'est pas abrogée. Il est donc toujours possible pour les riches, ceux que le Parti Socialiste est censé détester, d'aller à l'étranger pour trouver une surrogate mother prête à porter un enfant pendant neuf mois.

On voit donc clairement que le Parti Socialiste, à commencer par le Président Hollande, n'a poussé le mariage pour tous que dans une démarche purement communautariste et opportuniste, sans aucune conviction derrière, et qu'il a trompé les personnes pour qui le mariage gay correspond à une vision philosophique. 

Nous soulignions, le 30 janvier 2013 (4), à quel point il était illogique de créer le mariage gay et, dans le même temps, de refuser la PMA et la GPA sur des critères moraux ou éthiques ("non à la marchandisation"), surtout après avoir promis, comme Christiane Taubira le faisait, un "changement de civilisation".  

Ce qu'on peut dire, c'est que le gouvernement socialiste se trompe lourdement s'il pense que sa position actuelle va apaiser les tensions, tant du coté des associations militantes pro mariage pour tous que du coté de la Manif pour Tous. En effet, les unes ont le sentiment légitime d'avoir été trompées (mais sont-elles les seules ? François Hollande a trompé 16 millions d'électeurs). Les autres savent que la situation n'est pas définitive.

Quand on pense que le gouvernement aurait pu économiser tant d'énergie en supprimant le mariage civil et en laissant les gens s'organiser par eux-mêmes (5) en signant des contrats qui ne regardent qu'eux ...


(4) Le Parisien Libéral Gestation pour autrui (GPA) : ils font rire, ces socialistes ... 30 janvier 2013
(5) Collectif Antigone Retour du mariage au sein de la société 22 août 2012

lundi 3 février 2014

#LGBT : les socialistes contre l'égalité

Egalement publié sur Agoravox
Hier, ce n'est pas la Manif pour Tous qui aurait du manifester dans la rue, mais les électeurs de François Hollande, notamment ceux qui tiennent à l'égalité entre couples hétérosexuels et homosexuels. Explication. 

Puisque la lutte contre la délinquance est en berne, (mais surtout "parce que le précédent gouvernement a mal fait son boulot"(1)), et comme l'actuelle équipe au pouvoir a transformé la promesse d'inversion de la courbe du chômage en simple "volonté de s'engager sur la voie de la stabilisation", revenons sur les fameux sujets de société, ceux que le PS agite de temps à autre pour distinguer les bons (la gauche, les républicains) des super gros méchants de droite, ces sales fascistes.
Egalement publié sur Contrepoints

Parmi ces sujets, il y a toute une liste de sigles (IVG, PMA, GPA) et de mots (euthanasie). Mais s'il y a un sujet qui fait "rire", c'est sur les hésitations de la gauche socialiste sur l'égalité.

En effet, d'où vient tout ce débat sur le mariage pour tous qui agite tant depuis 2 ans ?
Dans la vision classique des choses (vision "rétrograde", diront certains), l'altérité sexuelle est la base de la constitution de la famille : un homme et une femme font des enfants, dans le cadre du mariage ou de plus en plus hors mariage.

Or, il se trouve que la réalité actuelle est plus diverse. Des couples homosexuels, dont les choix privés, qu'ils soient génétiques ou culturels sont de leur ressort strictement personnels et que personne n'a à juger, ont également des enfants. Comment ? Pourquoi ?

  • Soit parce qu'un des partenaires anciennement hétérosexuel et parent dans son précédent couple a amené son enfant dans un couple homosexuel
  • Soit parce que l'une des partenaires hétérosexuelles a rencontré un géniteur, d'un soir ou pas, de diverses façons (après tout, le phénomène des "mères célibataires" est-il rare ?)
  • Soit par adoption initiée par un des deux partenaires, puisque de part la loi ou de par la tradition, dans la plupart des pays, n'adoptent que des couples, ou des célibataires hétérosexuels.
Le fait est que des parents gays élèvent des enfants. Or, sur le plan juridique notamment, la situation n'était pas très satisfaisante pour les personnes concernées, tout comme la situation des beaux parents est, sur le plan juridique, peu satisfaisante, ceux-ci n'ayant aucun droit. On peut penser, notamment, au cas des sorties d'école, quand le nouveau parent, beau-père ou belle mère, vient chercher l'enfant.

Hollande, poussé par les militants gays, est arrivé avec un projet simple : assurer l'égalité de droits entre adultes consentants voulant se marier civilement tout en sortant de l'hypocrisie qui consiste à laisser adopter des enfants par des adultes célibataires mais pas par des adultes gays.



Nous sommes à présent en Février 2014. La loi no 2013-404 du 17 mai 2013 ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe dite "Taubira" est adoptée. Les couples gays peuvent se marier et adopter.

La loi n'a pas encore modifié la biologie : deux homosexuels ne peuvent avoir d'enfants ensemble. Mais la science permet de pallier cet inconvénient. Deux hommes doivent adopter (trouver une génitrice), ou deux femmes doivent trouver un géniteur (un papa au sens classique du terme). C'est la gestation pour autrui, et la procréation médicalement assistée. Ces deux techniques ne sont d'ailleurs pas liées à la communauté gay. Elles existent, en France pour la PMA, pour les couples qui rencontrent des problèmes de fertilité, ou à l'étranger pour la GPA, pour les couples hétérosexuels dont la femme ne veut pas ou ne peut pas porter un enfant pendant 9 mois.

C'est pourquoi l'égalité entre couples gays et couples hétéros passe par l'ouverture de la PMA et de la GPA, et c'est une demande des associations militantes. Par exemple : Homosexualité Et Socialisme (HES) propose de dépénaliser la gestation pour autrui (3).

Mais la GPA est un point de discussion entre les différentes composantes de la gauche (4). Pourquoi ? Parce que la gauche se défini aussi comme étant "anti capitaliste" et ne veut donc pas voir, pour une partie d'entre elle, de "marchandisation du corps des femmes".

C'est pourquoi le gouvernement a fait évoluer le statut du mariage mais pas celui des accès médicalisés à l'enfant.


Autrement dit, le gouvernement, qui a porté le projet de loi du mariage pour tous, ne veut pas aller au bout de la logique de l'égalité, celle que Pierre Bergé ou Elisabeth Badinter (5) ont décrit.



Il n'y a pas de projet de loi sur la table qui propose d'introduire la PMA ouverte aux couples gays et la GPA dans le droit français. La Manif Pour Tous d'hier a donc manifesté contre une virtualité, certes possible (de nombreux élus veulent changer cela) mais pour le moment non avérée.

En revanche, le gouvernement, par le biais de Valls, Bertinotti ou Belkacem, a dit et répété que la quête d'égalité s’arrêtait la, pour le moment.

Autrement dit : ce  sont les électeurs de François Hollande, notamment ceux qui tiennent à l'égalité entre couples hétérosexuels et homosexuels qui auraient du manifester, hier, dans les rues de Paris. 


Sur le même sujet : 

Le Parisien Libéral Gestation pour autrui (GPA) : ils font rire, ces socialistes ..., un post du 30 Janvier 2013



mercredi 30 janvier 2013

Gestation pour autrui (GPA) : ils font rire, ces socialistes ...

Oui, franchement, il y a de quoi rire. 

Ces hypocrites qui semblent tomber des nues, ils débarquent de Mars, ou bien ? 

Pourquoi certains gays veulent-ils le mariage pour tous ? Certes, par idéologie christianophobe, ok, ceux la sont une minorité. Mais aussi, pour la majorité, pour pouvoir aligner les droits par défaut de parentalité que le mariage (pour le moment hétérosexuel) implique sur le fait que des couples gays existants sont actuellement parents. Cette demande est légitime, même si elle soulève beaucoup de questions. 
Mais après tout, ça fait longtemps que la famille idéale, un papa, une maman, mariés, des enfants, carrée, est minoritaire. Avec entre un sur deux et deux mariages sur trois qui finissent en divorce, on imagine bien que ce à quoi font référence les partisans de la Manif pour Tous n'est qu'un lointain idéal pour beaucoup de français, y compris chez les ténors de la droite, pop ou pas. A l'aune des critères chrétiens de 2013, que dire de Rachida Dati, Jean-François Copé, Henri d'Orléans Comte de Paris, Nicolas Sarkozy, etc ?

Admettons donc que le "mariage pour tous" a toujours eu pour finalité claire et nette de donner des droits de parentalité. Or, alors que Christiane Taubira a envoyé une circulaire visant à faciliter l'accès à la nationalité française à des enfants "adoptés" de mère "inconnue" en Inde ou en Russie, comment le gouvernement peut nous dire que la GPA n'est pas débattue et qu'il n'est pas question d’autoriser la gestation pour autrui après le mariage pour tous ?

De toutes façons, si c'est possible à l'étranger et que certains y ont recours, alors on ne peut pas faire comme si les enfants nés par GPA n'existaient pas. Une avocate et militante gauchiste & gay comme Caroline Mecary le dit clairement : la France doit cesser son colonialisme juridique et penser que seule SA conception du droit est valable. (Le dit-elle aussi quand les français veulent imposer à nos amis et voisins suisses leur conception du secret bancaire ? Mystère)

D'ailleurs, il ne s'agit même pas d'une idée interne à la gôgoche. La Fondapol aussi, soutient la GPA.

De toutes façons, les choses sont simples. Actuellement, la PMA est accessible aux couples (hétéros) non fertiles. Par définition, deux hommes ensemble ou deux femmes ensemble sont non fertiles. Mais Flamby Mollande François Normal 1er Hollande a aussi promis d'ouvrir la PMA aux lesbiennes (source : Nouvel Obs, Tetu, Homosexualités et Socialisme).  Il est donc logique, qu'à partir du moment où on ouvre, par technique médicale, des droits à l'enfants aux lesbiennes, qu'on ne lèse pas les hommes homosexuels en couple. La GPA, les opposants au projet du gouvernement, a toujours fait du package. Si on donne la PMA aux lesbiennes, alors il faut ouvrir la GPA pour tous puisque, jusqu'à preuve du contraire, les hommes, même gays féministes et électeurs de Hollande, ne peuvent pas être enceintes. 

De plus, les socialistes qui poussent des cris d'orfraie n'ont pas toujours été contre la GPA. 



  • "Nous dépénaliserons la gestation pour autrui en France, en assurant un encadrement strict par les pouvoirs publics" (Homosexualités et Socialisme)
  • Terra Nova : "la GPA pourrait être un instrument supplémentaire au service de la lutte de l’infertilité" (source Chrétienté Info)
  • "Gestation pour autrui : un cadre contre les dérives" (source : le Monde), signé Najat Belkacem, Jean-Marie le Guen, André Vallini ...

Ces mêmes gens nous disent ensuite : 

"Lorsque l'on ouvre la PMA pour les femmes homosexuelles, on sait qu'on ne résistera pas à l'exigence des hommes homosexuels,et que l'on débouchera sur la gestation pour autrui. Je suis féministe, je suis socialiste, mais je refuse la GPA et la marchandisation des corps." Jean-Marie le Guen
ou 
Nous ne cessons de dire que dans les auditions menées, aucune des associations homosexuelles n’a réclamé la gestation pour autrui.
Donnons à la parole politique tout son sens : François Hollande a été on ne peut plus clair sur l’engagement 31, et on ne peut plus clair sur le maintien de l’interdiction de la GPA. Dominique Bertinotti , source LCI et Europe 1

Oublions le glissement sémantique (associations homosexuelles au lieu d'associations d'homosexuels) et rappelons simplement à Dominique Bertinotti que des associations homosexuelles ont réclamé la gestation pour autrui comme l'Association des familles et futures familles homoparentales ou les Enfants d'arc-en-ciel.

Citons : La circulaire Taubira était «une des revendications» des associations homoparentales. «Une des réponses attendues, qui s'est faite finalement tout simplement, par une circulaire…», se réjouit Nathalie Mestre, présidente des Enfants d'arc-en-ciel, qui fait partie de l'Inter-LGBT.Pour les associations homoparentales,... source : Le Figaro

Alors, maintenant, on fait quoi ? Et bien, vu le coût de la GPA, pourquoi ne pas faire du redressement productif et développer ce business à la maison, du bon vieux Made in France sauce montebourgeoise ? 
A 9.6% de taux de chômage à Nantes, 11.9% à Lille ou 17.1% à Forbabach, les élus socialistes ne devraient pas avoir de mal à trouver des futures candidates mères porteuses, après leur avoir assuré qu'ils étaient, évidemment, contre la "marchandisation des corps". 


Refus de la polygamie : le visage d'une gauche raciste et incohérente ?

Le projet de loi du mariage pour tous est enfin arrivé à l'Assemblée Nationale, et malgré la stupide (1) bataille parlementaire que des députés UMP ont décidé d'engager, il sera adopté. D'ici à quelques mois, chacun (ou presque) aura le plaisir, espère t-on, d'aller assister au mariage civil d'un couple d'amis homos. 
De plus, Christiane Taubira, aurait, selon le Monde et le Figaro, envoyé une circulaire aux juridictions leur demandant de délivrer "des certificats de nationalité française (CNF)" aux enfants nés à l'étranger d'un père français et d'une mère porteuse (pratique jusque là illégale en France). 

Le gouvernement socialiste et ses supporters ne peuvent plus refuser de légaliser la polygamie, pourquoi ? 

Reprenons les arguments en faveur du projet de loi : 
  • Notre société a évolué… maintenant la loi doit suivre. (source SOS Homophobie)
  • 11 pays ont déjà légalisé le mariage pour les personnes homosexuelles. Par exemple, les Pays Bas ou l’Afrique du Sud depuis 2006, l’Espagne depuis 2005 ou la Belgique depuis 2003. Pas de bouleversements de société en vue (source SOS Homophobie)
  • "Le mariage, c’est un homme et une femme, ce n’est qu’une question de définition. Oui pour l’instant selon le droit français ; non ailleurs ou en France lorsque la loi aura changé."
  • Vous n'interdirez pas nos familles, elle existent déjà (source Libération)
  •  Quand on défend la famille, on doit défendre toutes les familles. (source Libération)
  • A chaque grande réforme de société en France, nous assistons toujours à un pic «réactionnaire» (pacs, réforme du divorce, avortement, contraception...)  (source Libération)
  • Je suis là pour que ma maman puisse m'adopter» (source Libération
  • En Suède, une femme peut être à la fois lesbienne, mariée, prêtre… et évêque (source Libération)

Sur la polygamie, regardons ce que nous dit la gauche (et la droite socialiste, d'ailleurs)

  • Polygamie, inceste et pédophilie sont des actes interdits par la loi (source SOS Homophobie)
  • le mariage pour tous est progressiste, la polygamie est une régression
  • la polygamie n'est pas une revendication ("on ne connait personne qui réclame le droit de se marier à plusieurs")

Il n'est pire sourd que celui qui ne veut entendre, et c'est décevant de lire que des gens qui se disent progressistes utilisent en fait le même argumentaire que celui de ceux qu'ils disent combattre.
Déjà, à gauche, certains disent du mariage pour tous qu'il est une"avancée sociétale", d'autres parlent de simple "régularisation" afin, notamment, de donner des droits aux enfants de couples gays. Il faudrait savoir : avancée sociétale ou simple régularisation ? 

Ensuite, on nous dit : notre société a évolué… maintenant la loi doit suivre. O. K. Alors, pourquoi pas pour la polygamie ? Il y a autant d'enfants dans des familles homoparentales que d'enfants dans des familles gays. Pourquoi ces derniers n'auraient pas le droit à ce que la loi donne à tous leurs parents des droits de parentalité ? Parce qu'ils sont noirs ou arabes, pauvres et non votants alors que les gays sont électoralement actifs ? 

Ceux qui nient à la polygamie le droit d'exister car elle n'est pas revendiquée montrent à quel point ils vivent en vase clos. Déjà, des exemples 100% français de souche montrent que des adultes libres et consentants peuvent être polygames. Pensons par exemple à Pierre Bellanger, l'ancien PDG de Skyrock, ou à Paul Bocuse. Ensuite, une écrivain, Catherine Ternaux, a écrit "la polygamie (comprendre polyginie), pourquoi pas ?". On peut aussi lire "Non à l’imbécile prohibition de la polygamie !" d'André Pouchet sur Boulevard Voltaire, ou "Légalisation du mariage polygame" de Zang sur Agoravox.  Le féminin Elle ou bien Tetu n'évoquent t-il pas le "Trouple" ? (couple à trois). La polygamie est bien une revendication.

Lire "le mariage pour tous est progressiste, la polygamie est une régression" est juste impressionnant dans un pays qui est dirigé par un homme qui, à la différence de David Cameron, continue à entretenir des relations avec des pays qui pratiquent la répression de l'homosexualité, comme l'Egypte ou le Maroc. Vous vous souvenez que NOS impôts aident à payer le métro du Caire ? (lire Le métro du Caire plutôt que la ligne A ou la ligne 13 ?, un post du 24 septembre 2013). Pendant ce temps, nos voisins et amis britanniques suppriment leur aide humanitaire aux pays "homophobes", (lire Proposition 31 : hypocrisie du gouvernement socialiste français, un post du 19 novembre 2012)

Enfin, l'idée que la France soit en retard et doive donc adopter le mariage gay parce que cela existe à l'étranger est évidemment risible, ou alors transposable au cas de la polygamie, au choix, car depuis quand devons nous aligner nos lois sur celles de nos voisins ? Passons sur le fait que Libé & co fassent l'apologie du Royaume Uni ou de la Suède. Pourquoi mettent-ils en avant le fait que David Cameron (conservatives) et Nick Clegg (liberal democrats) adoptent le mariage ouvert aux gays et cachent ils les mères porteuses, l'absence de SMIC ou la non subvention de l'industrie auto ? La France va t-elle enfin supprimer le SMIC ? Elle est bien en retard par rapport à ses voisins, non ? 
Sur la polygamie, selon Jacques Attali (Amours. Histoires des relations entre les hommes et les femmes, 2007), « la polygynie est autorisée - ou tolérée - aujourd'hui, dans des pays représentant près du tiers de la population de la planète. Les socialistes français qui refusent la polygamie ont raison contre 2 milliards de personnes ? 


Résumons : la polygamie existe dans de nombreux pays du monde. Des français ou des étrangers vivant en France la pratiquent. Elle est revendiquée par certains. Des enfants existent dans des familles polygames mais leurs mamans de substitutions n'ont pas de droits légaux sur eux. Conclusion logique : il faut la légaliser ! Et qu'on ne sorte pas l'argument suivant "la polygamie est illégale en France". Il y a 30 ans, l'homosexualité l'était aussi. Il suffit de changer la loi. Les socialistes savent faire cela, non ?

Il y a en réalité trois positions possibles :

  • celle de Pierre Bergé et des liberals (au sens américain du terme), c'est à dire toutes les libertés, y compris celles qui ne nous plaisent pas ou ne nous concernent pas, par cohérence
  • celle des conservateurs, qui disent au au schéma autre que 1 homme + une femme. C'est la position de Nouvelles de France ou du Salon Beige
  • enfin, celle des libéraux, c'est à dire supprimer le mariage civil, car le mariage n'a pas de sens comme "institution" établie par l'État : ce n'est qu'un engagement, qui peut être formalisé par un contrat, pouvant impliquer deux (voire plusieurs) personnes consentantes, de même sexe ou non. Que chacun fasse ce qu'il veut, avec qui il veut ! Pourquoi prendre à témoin la "société" ? 


Pour le moment, le PS n'en a choisi aucune. Alors, espérons que le gouvernement socialiste et les parlementaires les plus en pointe sur le sujet du mariage pour tous, ne sont pas d'horribles racistes islamophobes, mais bien des gens cohérents avec eux-mêmes :-). On dirait que c'est pas gagné  !
Pendant ce temps, les papas divorcés, eux, et les belles-mères n'ont que peu voire aucuns droits sur leurs enfants. 




(1) stupide car il est quand même dommage que des élus consacrent autant de temps à se battre pour ce sujet et si peu sur l'extension des droits de la police dans le cadre de la lutte anti terroriste, par exemple. Où était Guaino quand Valls a fait adopté une législation que, sous Sarkozy, l'ensemble de la presse (gauchiste) aurait qualifiée de liberticide ?