mardi 22 mars 2016

Attentats de Bruxelles

Toutes nos pensées vont aux victimes.
Hélas, nous sommes très proches du moment où les terroristes vont gagner leur guerre.

En effet, que veulent les terroristes ?

Certes, ils veulent tuer des gens, et ils y parviennent.
Mais leur objectif ultime n'est-il pas que nous en finissions avec la démocratie libérale, la liberté de circulation et un haut (mais perfectible) niveau de respect des Droits de l'Homme ?

De Loi Renseignement en PNR, de rétablissement des contrôles aux frontières en déchéance de nationalité, en passant par les fouilles à l'embarquement du Thalys, force est de constater que le terrorisme djihadiste de Daech a déjà eu un impact sur l'Europe.

Vous verrez que dans quelques jours, Sapin ressortira son projet de suppression de l'argent liquide, pour lutter contre le terrorisme bien sûr.

Si ce soir nous pouvions formuler deux voeux, ils seraient : d'une, une pensée pour les victimes, et d'autre part, un appel à la vigilance quand aux dérives liberticides que les politiciens ne manqueront pas de proposer.

En attendant, prions pour la Belgique et pour Bruxelles

SDF dans le Bois de Boulogne : le XVIe très peu imaginatif

Il y a un métier d'avenir pour les agences de communication : la défense des causes perdues, comme le soutien aux habitants du XVIe qui ne veulent pas d'un centre d'hébergement pour SDF près de chez eux (1). 
En effet, la révolte de 2000 habitants activistes du XVIe (sur un total de 160 000 habitants) contre le projet d'Anne Hidalgo d'installer un centre d'hébergemement dans le Bois de Boulogne constitue un cas d'école de ce qu'il ne faut pas faire. 

En effet, et ce alors que le phénomène Not in My Backyard (NIMBY) touche la France entière, comme le reconnait même la très peu droitière France Culture (2), les activistes du XVIe n'oint-ils pas permis à l’exécutif socialiste parisien de se refaire une virginité à peu de frais ?
Envolées, les images d'un exécutif (socialiste) parisien employant les mêmes méthodes expéditives que la droit, 20 ans plus tôt à Saint Bernard. 




Oubliées, les nombreuses destructions de camps de Roms demandées par Anne Hidalgo (comme Aubry à Lille ou Ayrault à Nantes).
Effacé, le nettoyage des Berges des SDF pour cause de Paris Plage.

Le méchant, désormais, c'est l'habitant du XVIe.
Et il faut dire qu'au vu des insultes qui ont fusé lors de la réunion publique qui s'est tenue à Dauphine, il y a des preuves pour en attester.

On se demande même comment un vieux routier de la politique politicienne comme Claude Goasguen a pu tomber dans le panneau. 


Bien que les dommages soient faits, il reste quelques options (dont certaines libérales) pour les riverains du Bois de Boulogne, comme Max Guazzini, qui ne veulent pas de SDF en bas de chez eux. 

Passons ces options en revue


L'appel au bon sens : contre productif


Anne Hildago et son adjoint communiste au logement, Ian Brossat, celui qui est fier de "créer" des HLM surtout s'ils se situent juste au dessus d'un concessionnaire Porsche (véridique), ont un projet : créer un centre d'hébergement pour SDF dans le XVIe, dans le Bois de Boulogne. 
Déjà, le projet a changé. Au départ, il s'agissait d'héberger des réfugiés (3) avant de passer au public des SDF, mais passons. L'executif parisien a changé son fusil d'épaule face à ce que certains appelaient déjà un "Sangatte du Bois de Boulogne". 
La vraie question est : en dehors du fait (non négligeable) d'avoir un endroit où s'abriter et habiter, est ce que des SDF au RSA ont envie d'habiter entre la Porte de la Muette et la Porte d'Auteuil, loin de tout métro et de commerces aux prix abordables ? Car, oui, 25 ans après le Auteuil Neuilly Passy des Inconnus et leur "pas un arabe du coin ni un Euromarché", force est de constater que le quartier où Hidalgo prévoit d'implanter son centre n'est pas très bien fourni en quoi que ce soit.

La logique voudrait que les SDF, comme les migrants, ne soient pas logés ensemble dans des Algéco, (quelque soit le quartier) mais au contraire, dispersés et fondus dans la population et sur le territoire, de façon à s'intégrer.
Mais face à cet argument, l’exécutif parisien répondra "solidarité obligatoire du XVIe !". Il ne sert donc à rien.


Le combat juridique : perdu d'avance

Face à ce projet, une autre réponse logique serait de s'engager dans le combat juridique. Après tout, le Bois de Boulogne est inconstructible. Mais, pourtant, c'est perdu d'avance.
En effet, à l'occasion d'autres projets qui lui tiennent à coeur comme l'extension du stade de Roland Garros au détriment des Serres d'Auteuil, ou la construction du musée d'art moderne de la fondation Louis Vuitton (oui, tout ça c'est dans le XVIe), la mairie de Paris ne s'est-elle pas assise sur les recours en justice, y compris en foulant aux pieds l'opinion de ses alliés d'Europe Ecologie les Verts ? 
Anne Hidalgo, au pouvoir à Paris depuis 2001 puisqu'elle était 1er adjointe de Bertrand Delanoë, a toujours privilégié son alliance avec, curieusement, le très Grand Capital de LVMH ou celui de la Fédération Française de Tennis, contre les intérêts des petits capitalistes du XVIe. 
On a donc bien compris que pour le centre d'accueil des SDF comme pour les autres sujets, le droit saura se plier à la raison du plus fort, celle de la Mairie de Paris. 
Après tout, n'oubliez pas : quand la Mairie de Paris (comme les autres collectivités) est engagée dans une action en justice, c'est avec l'argent des contribuables qu'elle joue, pas avec celui des élus. 
Ca aide à prendre de la hauteur et à laisser le temps au temps. 


L'action directe et médiatique type ZAD (zone à défendre) : peu réaliste

Et si les habitants activistes du XVIe se muaient en véritables ZADIstes, comme à Notre Dame des Landes ? Après tout, le projet d'Ayraulport est devenu un véritable bourbier type Vietnam pour le gouvernement (4) ? 
Et il existe d'autres foyers de cristallisation dans le XVIe, à savoir le stupide projet d'extension de Roland Garros qui va détruire une partie des Serres d'Auteuil sans constituer une solution de long terme pour le tournoi de tennis de la Porte d'Auteuil, beaucoup plus petit que Flushing Meadow ou Wimbledon. 
Seulement, l'idée est peu réaliste. Notre Dame des Landes, Sivens ou même les Serres d'Auteuil bénéficient du soutien d'une partie de la population qui n'est pas directement concernée par ces projets car ils constituent tous, à divers degrés, des aberrations écologiques et financières. Le centre d'hébergement pour SDF dans le XVIe ne correspond pas à un grand projet inutile. Il ne mobilisera donc jamais au delà du N.A.P.


La comparaison avec d'autres arrondissements : pas mobilisatrice

Les habitants du XVIe opposés au centre d'hébergement pour SDF dans le XVIe pourraient alors montrer, à juste titre, qu'à aucun moment il n'a été envisager de construire ce centre dans le bien plus sympathique quartier du jardin du Luxembourg, dans le VIe arr, en plein coeur de la capitale, ou du coté de l'Avenue Gabriel, dans les jardins qui se situent entre le Palais de Elysée et l'avenue des Champs Elysées. 
Ce faisant, ils oublieraient juste une chose : les politiciens, de droite comme de gauche, vivent dans ces quartiers. Eux sauront activer leurs relais pour tuer dans l'oeuf tout projet de ce type. Après tout, n'a t-on pas un premier ministre (socialiste) qui a su faire appel à la police pour débarrasser de sa rue les SDF qui incommodaient la vue de sa violoniste d'épouse ?
Il faut, par exemple, s'appeler Edith Cresson, ancienne première ministre (socialiste), pour pouvoir tenir des propos douteux les gens du voyage sans que cela ne déclenche un scandale.


La grève de la solidarité : à manier avec précaution

Dans le XVIe, c'est un fait, il y a un peu plus, en moyenne, d'argent qu'à la Courneuve. Et qui dit argent dit deux formes de solidarité : forcée, ou volontaire.
Pour la solidarité forcée, no comment. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Il y a 160 000 habitants dans le XVIe, 2.2 millions de parisiens, 11 millions de franciliens et 66 millions de français.
Les franciliens représentent 17% de la population française mais 43% de l’impôt sur le revenu payé en France. Et les habitants du XVIeme arr paient 20% de l'impôt sur le revenu payé dans Paris pour 7% de la population parisienne.
Autrement dit, les habitants du XVIe sont "naturellement" solidaires.

Mais c'est sans compter la vie associative, ou encore les dons aux associations.
Échapper au fisc, c'est difficile. Même expatriés, même morts, les français sont harcelés par Bercy. 
En revanche, décider d'une grève de la solidarité, c'est possible. Seulement, les conséquences d'une grève de la solidarité réelle ne seraient pas les mêmes que celle d'une hypothétique grève de l’impôt. Dans un cas, l'Etat français serait obligé de balancer moins de bombes sur des pays lointains pour cause de guerre contre le terrorisme et le président Hollande aurait à lever le pied sur les voyages avec Air Sarko One, dans l'autre, les bénéficiaires des solidarités seraient directement affectés. Est-ce bien le but ?


La sécession avec Paris : difficile à imaginer

Puisque Anne Hidalgo a le pouvoir sur Paris, et que son pouvoir s'impose à celui des maires d'arrondissement, une autre option consisterait à se séparer définitivement de Paris.
Après tout, 160 000 habitants; n'est ce pas bien plus que l'immense majorité des communes françaises ?
En revanche, si on a déjà vu des communes fusionner, on n'a pas encore assisté à des splits de villes. Tout est donc à écrire en la matière.
De plus, n'oublions pas que la ville de Paris n'évolue pas, seule en apesanteur, mais, au contraire, est insérée dans un mille feuille administratif de plus en plus épais.  L'intercommunalité du Grand Paris vient de rajouter une énième strate (5) au maquis, avec le soutien des Républicains comme du PS. Dans ce contexte, qui peut imaginer une quelconque sécession ? Anne Hidalgo, Maire de Paris, est aussi 1ère vice-présidente de la Métropole du Grand Paris ...


La privatisation du Bois de Boulogne : la vraie solution 

En 1852, la propriété du Bois de Boulogne a été cédée par Napoléon III à la ville de Paris, qui voulait l'aménager sur le modèle des parcs londoniens. Entre 1852 et 1929, bien que propriété de la ville de Paris, le Bois de Boulogne est resté administrativement rattaché aux communes de Boulogne-Billancourt et Neuilly-sur-Seine jusque dans les années 1920. Il a été officiellement annexé par la ville de Paris par le décret du 3 avril 1929 pour la partie boulonnaise et par le décret du 18 avril 1929 pour la partie neuilléenne.  Le Bois de Boulogne est devenu rattaché au 16e arrondissement. 
Actuellement, donc, le Bois de Boulogne est la propriété de la Mairie de Paris, qui en assure l'entretien, la "propreté", les plantations d'arbres et décide des concessions (hippodromes avec France Galop, Roland Garros et la FFT, le Racing Club de France, le Tir aux Pigeons, des restaurants et bâtiments.).

Est ce que cette propriété publique est satisfaisante ? Non, évidemment. 
D'abord, chacun sait que la gestion du Bois de Boulogne souffre de la schizophrénie de l'Etat qui, d'un coté, par exemple, lutte contre la prostitution, mais d'un autre coté, en tire profit.
On n'entend guère la Mairie de Paris, officiellement abolitionniste, protester contre ce qui se passe dans le Bois de Boulogne la nuit. L’enchevêtrement des responsabilités entre l’État et la ville, dans ce domaine comme dans d'autre, mérite un sérieux démêlage.
D'autre part, est-il logique que la Mairie de Paris organise l'entre-soi des clubs privés du Bois de Boulogne, et touche sa commission sur leurs business ? Chacun pourra juger de l'hypocrisie qui consiste à dénigrer les riches mais à bénéficier quand même de leurs dépenses.
Pour info, si vous voulez nager à la Croix Catelan, ça coutera un peu plus que dans une piscine municipale classique.

Le fait est que la proximité du Bois de Boulogne est un vrai plus, comme disent les agents immobiliers, sur la valorisation des appartements situés à proximité. (On s'étonne, d'ailleurs, que la Mairie de Paris, pourtant accro à la bulle immobilière, ne soit pas sensible à cet argument. Sans doute le faible niveau de transactions immobilières dans le quartier concerné par le projet de centre d'hébergement dans le XVIe joue en défaveur des opposants ?).
Si le Bois de Boulogne est un plus, ne seraient pas aux riverains à assumer les charges liées à ce plus ? De la sorte, ils seraient en mesure d'influer sur l'usage de l'espace. 

A Paris, la propriété privée (collective) des parcs et jardins n'existe pas. A Londres, elle est monnaie courante.
Certains parcs et jardins de la capitale britannique, les locked gardens, ne sont en effet accessible qu'aux riverains qui possèdent une clef.
Pourquoi les parisiens du XVIe, qui disent être attachés à la propriété privée, ne tenteraient pas une telle expérience ? Pourquoi ne pas privatiser le Bois de Boulogne ?
Certes, le Bois de Boulogne et ses 846 hectares (8,4 millions de mètres carrés) sont un gros morceau, et à 500 euros le mètre carré, c'est 4,2 milliards d'euros qu'il faudrait débourser, ou 26 000 euros par habitant du XVIe.
Cette somme, il faut la relativiser. 26 000 euros, c'est juste un peu plus de 3m² de logement habitable. Et avec un peu de chance, racheter le Bois de Boulogne permettra de défiscaliser (L'intérêt d'investir dans la forêt ne réside t-il pas, outre l'amour du bois et du vert, dans l'existence d'une exonération successorale et d'ISF ?)

Alors, habitants du XVIe ? Et si vous vous montriez proactifs ? Anne Hidalgo, elle, a décidé qu'elle fera son centre d'hébergement de SDF.
On voit déjà le prochain reportage de Zone Interdite, de Bernard de la Villardière : "le Bois de Boulogne dans le XVIe : sa drogue, ses prostituées, ses SDF, ses milliardaires".





lundi 21 mars 2016

Discrimination des jeunes : on commence par le gouvernement ?

Décidément, ce gouvernement Valls ne cessera de nous faire rire.

Au début du mois d'avril, le gouvernement lancera une campagne de "testing" pour mesurer le taux de discrimination à l'embauche (1) ?

Comment enfoncer des portes ouvertes, tout en se tirant une balle dans le pied.
Annoncer à l'avance des tests surprises ?
Quand au processus de recrutement, il est, par définition, une discrimination : il s'agit, à partir d'une pile de cv, de choisir avec qui on a envie de travailler.

Mais que l'initiative de ce testing soit gouvernementale, la, c'est franchement gonflé.
En effet, face aux juges de la Cour de Cassation, l'Etat n'a t-il pas justifié le contrôle au faciès au prétexte que Noirs et Arabes sont les "seuls susceptibles d'être étrangers" (2) ? Notons que Zemmour ne dit rien de fondamentalement différent ! Alors, la police qui discrimine, c'est bien, les recruteurs, c'est mal ? 

Quand on a un chef de gouvernement, ex maire d'une commune de banlieue, qui demande à ce qu'il y ait un peu de plus de white, de blancos sur le marché de sa ville, est-on le bon interlocuteur pour donner des leçons aux méchants patrons qui ne recrutent que des white, des blancos ? 

Quand les résultats de ce testing seront connus, et ils seront sans doute similaires à ceux de l'étude de l'Institut Montaigne de 2015 (4),  il faudra enfin qu'on nous explique ce que c'est, un cv identique, surtout après qu'on ait abandonné le cv anonyme (comme si un cv pouvait être anonyme).
Même à "diplôme égal", nous sommes tous différents. 

Le seul moyen d'en finir avec les discriminations à l'embauche, c'est la libéralisation de l'économie et une politique pro business qui permettra d'intégrer tous ceux qui veulent participer au marché de l'emploi. Un peu du genre de celle que mène le gouvernement britannique, en fait. Et il n'est pas interdit non plus de respecter ses promesses de campagne, comme l'abandon des contrôles d'identité au faciès.





samedi 19 mars 2016

Et maintenant ? On bombarde Molenbeek ?

La police belge a arrêté Salah Abdeslam, suspecté d'être partie prenante des attentats du 13 Novembre à Paris. C'est une bonne chose.
Egalement publié sur Contrepoints
C'est d'autant plus une bonne chose qu'il a été arrêté vivant. A la différence du GIGN français, la police belge tire dans les jambes, afin que le suspect appréhendé puisse être amené devant un tribunal, et jugé.

Le procès de Salah Abdeslam permettra, on l'espère tous, d'avoir des réponses sur ce qui s'est exactement passé le 13 novembre.

Notons également, comme le remarque le blogueur Maitre Eolas, que la Belgique a arrêté Abdeslam et 4 autres personnes, et tout ça sans état d'urgence, ce régime d'exception adopté par la France et qui donne plus de pouvoirs à la police, au détriment de la justice.





Maintenant, en attendant que les justices belges et françaises fassent son travail, si on se repenchait un peu sur l'intervention militaire française en Syrie ?

Tout comme W. Bush avait choisi, suite aux attentats du 11 septembre, d'envahir l'Irak, François Hollande a décidé de bombarder Raqqa, en Syrie.

Notons bien : la France n'a pas reconnu l'Etat Islamique en Irak et au levant (Daech) comme étant un vrai état. Donc quand nous bombardons Daech, c'est bien en Syrie que nous sommes impliqués.
Et si nous bombardons en Syrie, c'est parce que "L'attentat a été organisé, pensé, planifié depuis la Syrie". C'est Manuel Valls, premier ministre, qui l'a déclaré. 

Depuis le début des bombardements en Syrie, l’enquête a progressé. 

Les quelque 6 000 procès-verbaux de l’enquête sur les attentats du 13 novembre, dont Le Monde a pris connaissance, ont, par exemple, permis de retracer avec une grande précision la préparation et le déroulement des attaques. Ils ont révèlent surtout, toujours d'après le Monde, que les trois commandos du 13 novembre ont été coordonnés en temps réel depuis la Belgique (2).

Un article du quotidien le Parisien (qui ne passe pas non plus pour un obscur blog conspirationniste) du 9 janvier 2016 nous explique également que "la galaxie terroriste qui a planifié la tuerie ou aidé les assassins du 13 novembre 2015 est basée en Belgique" (3).

Du coup, puisque la politique de la France est, si on suit bien l’exécutif, de bombarder les endroits où se trouvent des gens qui s'attaquent à la France et aux Français, faudra t-il reconsidérer la demi-plaisanterie du polémiste Eric Zemmour, à savoir bombarder Molenbeek ?








Vous direz : il y a une différence entre la Syrie et la Belgique. La Belgique est notre alliée, notre amie et notre partenaire au sein de l'UE et de l'OTAN et sa justice et sa police collaborent avec les nôtres.
C'est vrai.

Mais la Syrie n'a t-elle pas cherché à collaborer, également, avec la France ?
Yves de Kerdrel,directeur de la publication de Valeurs actuelles, a interviewé Bernard Squarcini. ancien directeur de la DCRI. Cet ancien des renseignements affirme que les services secrets syriens ont la liste des combattants djihadistes français opérant en Syrie et que Manuel Valls a refusé de la prendre en compte.




L'instant M : Yves de Kerdrel (Valeurs... par franceinter


Vous l'aurez bien compris : la question n'est pas de bombarder Molenbeek. La question, c'est la guerre contre le terrorisme dans laquelle l'executif français nous implique. 

Sommes-nous vraiment en guerre, et si oui, contre qui ? Contre d'autres français (comme Brahim Abdeslam), ceux qui ont choisi de tuer des français le 13 novembre ? Contre les opposants à Bachar el Assad qui ont été nos alliés, comme remarquait Claude Goasguen ? Avons-nous vraiment envie, nous français, de nous engager dans la voie suivie par W.Bush et Obama ? Bombarder à l'étranger, nous engager dans une politique ultra sécuritaire et liberticide de surveillance généralisée et qui fait passer le Patriot Act pour un brouillon ? 

L'arrestation de Salah Abdeslam montre que la prétendue war on terror  guerre contre le terrorisme passe avant tout par le respect du travail des forces de police et de renseignement, pas par l'escalade technologique liberticide (5) et inefficace (6) ou par les régimes d'exception.

Encore bravo à la police belge, et que nous en tirions des leçons, ici, chez nous,en  France.



(3) Le Parisien La galaxie belge des attaques du 13 novembre 9 janvier 2016