jeudi 29 décembre 2011

France, Suisse, nationalité, exil fiscal

C'est fou comme un fait divers tel que la présence d'Alain Delon aux cotés du Président de la République à Prague (pour les obsèques de Vaclav Havel, lire PurePeople) permet à certains de rebondir sur une de leur idée phare : la déchéance de la nationalité pour les exilés fiscaux.

Déchoir de la nationalité les exilés fiscaux, qui propose cela ? Les ususal suspects jacobins ultra étatistes, mais aussi l'UMP, cf la proposition signée par Edouard Courtial "Peut-on se revendiquer français en ne s'acquittant d'impôts que dans des pays étrangers? L'objet de cette proposition de loi est de permettre la perte de la nationalité française pour les citoyens sans domicile fiscal en France." source le Petit Journal

Si on comprend bien, un (bon) français est celui qui paye des impots en France. 

50% des foyers fiscaux ne payent pas d'IRPP, faute d'être imposables. Que proposent les partisants de la déchéance de la nationalité pour les exilés fiscaux ? De déchoir aussi ces millions de copains ménages français ?

Mélenchon, la fille à papa de Saint Cloud, Montebourg, Courtial & co proposeraient-ils le retour du suffrage censitaire ? Pourquoi pas, mais la France aurait vraiment une autre tête, du moins au niveau de sa représentation politique. 
Les franciliens représentent 18% de la population française mais 43% de l'IRPP payé en France. Dans une assemblée nationale élue au suffrage censitaire, près de la moitié des élus seraient d'Ile de France. Il y aurait forcément 17 élus du XVIeme arr (20% de l'IRPP payé dans Paris pour 7% de la population parisienne) et 15% des députés au total (soit 86) seraient issus de la capitale. Des régions faiblement peuplées ou pauvres n'auraient plus d'élus, faute de citoyens français. 

Plus drôle, la question du vote des étrangers aux élections locales ou nationales n'aurait même plus à être discutée : ils n'auraient qu'à présenter leur fiche d'imposition au bureau de vote. Des sans papiers ouvriers du BTP ou des traders fortunés pourraient voter. 

Peut-être que l'UMPS et ses deux fronts (de Gauche ou National) feraient mieux de réfléchir un peu quand ils lient nationalité et imposition. 



NB : à quel titre Alain Delon, acteur de cinéma, Suisse résidant à Genève, était-il à Prague, au sein d'un parterre de chefs d'Etats ?

mercredi 28 décembre 2011

Une France d'usines, la blague

Vous avez remarqué comme la quasi totalité du spectre politique déclame son amôôôôôôur des usines, de l'industrie, du secondaire, bref de la vraie économie, de l'économie qui ne ment pas ?

source : Paris London Ailleurs
Juste quelques questions : 

  • Les politiciens, en tant que futurs battus aux élections, sont ils prets à abandonner leur confort pour aller créer ou reprendre des PME industrielles ? 
  • Les politiciens, en tant que décideurs locaux, sont ils prêts à accueillir des usines sur le territoire qu'ils administrent ? 
  • Les français, en tant qu'employés ou employables, sont-ils prêts à revenir sur l'après fordisme et à retrouver des usines à l'ancienne, c'est à dire peu mécanisées, dangereuses et bruyantes mais employant pleins de gens ? 
  • Les élites sociales sont-elles prêtes à orienter leurs enfants vers des Bac Pro industriels ou des études de physique plutôt que vers du droit, du marketing ou de la littérature ? 
Il n'existe qu'un seul exemple d'ex-politicien qui a crée une société industrielle, c'est Michel Noir, ex star du RPR durant les années 80, créateur et dirigeant de Scientific Brain Training.

Les autres discutent de choses qu'ils ne veulent ni pour leur carrière, ni pour leur territoire, ni pour leurs enfants. Comme souvent, le pire se trouvant à gauche où on trouve des héritiers, des fils à papa de la politique, des millionnaires de l'hémyclique mais qui sont incapables de sortir des discours et de passer aux actes. Ils ne veulent pas mettre les mains dans le cambouis ? Qu'ils se contentent de laisser faire les chefs d'entreprise, et surtout n'interfèrent pas dans la vie du business.

mardi 27 décembre 2011

Diplomatie française

N'aurions-nous vraiment que des intérets, et aucuns principes ?

Au début du quinquenat actuel, une voie s'était dessinée : diplomatie des droits de l'homme, focus sur les acteurs émergents et appui sur l'Europe.
Ce tryptique aurait logiquement conduit la France à poursuivre les taches suivantes :
  • rupture des liens avec la Lybie, réforme de la Francafrique, discours et actes fermes vis à vis de la Chine et de la Russie, resserement des liens avec la Suisse ou la Norvège
  • poursuite du rapprochement avec le Mexique, le Brésil, les Emirats Arabes Unis, l'Inde
  • approfondissement de l'intégration Européenne (donc abandon de la souveraineté nationale au profit de la fédéralisation des fonctions régaliennes, et arrêt de l'élargissement)
  • développement de notre politique maritime

Au contraire, depuis 4 ans, nous avons :
  • accueilli la tente de Khadafi à Paris (avant d'aller le bombarder, voir le post quelle guerre menons nous ? du 11 Aout 2011), fait plus de visites officielles au Gabon qu'en Ukraine, laissé tomber la Suisse pendant l'affaire des otages Lybiens, fait des courbettes à l'occasion des JO de Pékin après avoir hésité à y aller, inauguré Nordstream (voir le post Marché Européen du gaz, le vrai événement du week-end, du 19 septembre 2011), "serré la pogne" de Poutine, rien dit sur les massacres de Chrétiens au Moyen Orient.
  • brouillé notre relation avec le Mexique du fait de l'affaire Florence Cassez, généré le soupson dans ce même pays pour cause de séjour chez un possible narco trafiquant (voir l'article de rue89).
  • tout fait pour créer de l'intergouvernemental au lieu de promouvoir des organes Européens autonomes et respectés : élection du fade Van Rompuy (alors que VGE, Vaira Vike-Freiberga, Jean-Claude Juncker et Tony Blair étaient candidats, voire Arnold Schwarzenegger ;-) ) intégration de la Croatie, pressions sur la BCE, rejet de la directive Bolkestein, envoi de députés Européens UMP et PS pas motivés à Bruxelles, rejet de la proposition One Seat
  • maintenu le statut des opérateurs du Port de Marseille (au lieu de les aider à faire de Marseille un port compétitif), réduit le Grand Paris à sa seule dimension francilienne au lieu d'englober la vallée de Seine, délaissé St Pierre & Miquelon, oublié Tahiti, integré Mayotte (une erreur manifeste, voir Expérience à renverser, Mayotte, un post du 31 Octobre 2011), refusé de donner aux Corses leur indépendance totale et définitive.

On reproche souvent au gouvernement actuel des faits sur lesquels il n'a aucune prise, ou, pire, dont il s'occupe en aggravant les choses au lieu de laisser faire les gens, exemple : la croissance et l'emploi. (Comme le note Ron Paul ou le Von Mises Institute,  People create jobs, not the Government) Par contre, la diplomatie est du seul domaine du pouvoir politique. Ils n'ont pas d'excuses à aller chercher du coté des immigrés Arabes, des spéculateurs de Wall Street, des banquiers Suisses ou des industriels Chinois pour masquer leurs réalisation dans ce domaine.
Force est de constater qu'elles ne sont pas à la hauteur des attentes. Peut-être que France 24, les vacances en jet privé en Tunisie ou la gestion des affaires courantes bordelaises ont pris trop de temps ?



lundi 26 décembre 2011

Cadeau de Noël aux Parisiens : plus de vidéosurveillance

On bosse dûr à Matignon : pendant la période des courses de Noel, le gouvernement continue de se soucier de notre sécurité ! Il y a un domaine sur lequel le gouvernement n'a pas arreté son travail pendant l'Avent : faire progresser la videosurveillance, rebaptisée videoprotection.
Le gouvernement nous promet monts et merveilles : à en lire le communiqué de presse, le "taux d'élucidation" des  affaires judiciaires va progresser.
On nous garantie aussi que nous saurons éviter le risque d'une Orwellisation de la capitale, bien qu'il est aussi affirmé que " Le déploiement de la vidéoprotection concerne aujourd’hui 250 caméras. Il sera achevé à la fin du premier semestre 2012 avec un peu plus de 1000 caméras. Ce réseau sera entièrement connecté. Il sera interopérable avec les 10000 caméras déjà réparties dans la ville, et notamment dans les transports et dans les centres commerciaux. "
Bonne nouvelle, la mesure est consensuelle : la Mairie de Paris approuve. De la à parler d'UMPS ...
Seuls les citoyens, contribuables soucieux du bon usage de l'argent public et individus désireux de préserver leurs libertés, aimeraient comprendre qui va regarder les caméras et comment seront traitées les images.
Accessoirement, en passant, il parait que la videosurveillance, pardon videoprotection, ne donne pas de résultats probants. Ca n'est que la Cour des Comptes qui l'affirme ...
En gros, on met de l'argent dans un système qui va nécessiter plus d'embauches et qui ne fait pas baisser la délinquance ... ? Interessant le concept

dimanche 25 décembre 2011

Dénonçons le négationnisme, dénonçons le communisme

La France est la dernière grande démocratie où des personne peuvent sans honte se réclamer du communisme et faire l'apologie de ses crimes, ou en nier la réalité, sans être inquiétés. Exemple, pour Clementine Autain, c'est carrément le régime communiste qui a permis à Vaclav Havel d'émerger (!). 

A Paris, on a eu cet élu Front de Gauche et son collègue du XVIIIeme arr qui avait proposé de nommer une rue de Paris "rue Robespierre", malgré le sang que ce fou furieux Révolutionnaire a sur les mains. Heureusement que quelques autres élus comme Jérome Dubus (Nouveau Centre XVIIeme arr) ont un peu de bon sens, et proposent plutôt que la Ville Lumière, la Capitale du Pays des Droits de l'Homme (et non pas ceux de la guillotine) crée sans tarder une rue Vaclav Havel. 

Proposons donc, non seulement de donner à Vaclav Havel le nom d'une rue de la capitale, mais aussi de débaptiser le quai François Mitterrand pour d'évidentes raisons "secondaires" (Rainbow Warrior, Urba Graco, Fausses factures, sang contaminé, affaire Pechiney Triangle, mort mystérieuse de François de Grossouvre) ou fondamentales (collaboration avec Vichy, exercice des responsabilités à l'Intérieur pendant les "événements d'Algérie", instrumentalisation de la lutte ant racisme avec SOS Racisme, alliance avec les communistes, etc).



Au sujet des crimes du communisme, lire par exemple le très bon post "le Nuremberg du Communisme" de Guy Sorman. Il est tout bonnement impensable que plus de 20 ans après la Chute du Mur de Berlin, des gens osent encore se réclamer du communisme à Paris.

vendredi 23 décembre 2011

ECB chairman Mario Draghi admits that central banks contributed to the financial crisis







Prof. Dr. Mario Draghi at the IX. Ludwig-Erhard-Lecture in Berlin, Germany - 12/15/2011.

Q: I'm going to ask my question in German: My name ist Ralph Bärligea and I'm the chairman of the"Hayek Circle" at the University of Passau. We all know that the financial crisis was mainly caused by central banks due to too low interest rates - the mortgage crisis in the US but the sovereign debt crisis was caused by too low interest rates as well, by the the fact that the ECB accepted the deposition of government bonds and by granting loans to banks without demanding any equity capital as collateral. How would you as a representative of a central bank assess the idea of the abolition of the monopoly on money creation and the support of a development towards a market-based monetary system in which every investor is liable for his own decisions? When you as a lender of last resort grant loans, you are in fact also making an investment but there's no investor who is liable for this kind of investments. In addition to that, it is questionable in my opinion that you as a central instance can possess the same amount of knowledge as many decentralized investors.

A: Let me say just one thing about the crisis: I think the monetary policy was one circumstantial additional element to creating an environment where a crisis could actually erupt as it finally eventually did.

But I think that real root of the crisis has to be found in the several serious regulatory flaws in one financial jurisdiction. I think these regulatory jurisdiction flaws are not a one of event. It had been flaws, it had been created throughout several years starting more or less with 2000/2002/2003 onward until the crisis. And this environment has created a situation where you had assets which were impossible to price correctly because they were opaque. You had a weakening of the regulatory controls of all kinds - without going into too much detail. And around this you had an abundance of liquidity coming from monetary policy, but also coming from what was called the savings glut. In other words: money flowing into the capital markets from the Asian countries and other emerging market countries. And so again we had a situation which is in a sense similar to what I have described before for government bonds. We had risk premia that were not reflecting the inner riskiness of the assets. In this environment you also had excessive and misperceived leverage - that is to say: debt. In this environment of lacking transparency, very low interests rates, perverse incentives into action, you also had, you obviously had the actors raising too much debt and not even understanding how high was there debt often, because it was concealed by the very opacity of the instruments they were using to raise money. So, that's to give a overall fair picture of the background of which the crisis had erupted.



But, the next step is to say how would be a world without central banks? I don't know. Frankly, you see, that's one of the things which one like me should ask. Because we tend to, sort of, work so much into our own nest that we often avoid the big questions like: How would the world be if I didn't exist? And I promise I'll reflect on this!

Génocides made in France : ouvrons le débat

Ainsi, on a adopté cette loi mémorielle réclamée par nos amis Arméniens. La douleur liée à leur histoire trouvera t-elle une réponse dans ce texte adopté par 70 députés ? La question est posée.

En attendant, ouvrons nos propres livres d'histoire. Puisque la communauté Arménienne a eu sa loi, chaque communauté de France est désormais légitime dans sa demande de réparations. 

Une première mesure très simple à prendre ? Réouvrir le dossier du génocide Vendéen, et effacer de l'Arc de Triomphe le nom de Turreau, responsable de la mort de milliers de Vendéens.



La France a des convictions, les droits de l'Homme, le respect de la Mémoire ? Appliquons nos propres principes.
Après la Vendée, on pourra parler des colonies et de l'apologie de criminels de guerre.

Sur le même sujet : la question du génocide arménien, post du 21 décembre 2011

Hervé Morin peut et doit passer la deuxième

Hervé qui ? Le Président du Nouveau Centre (1) , ministre de la Défense pendant 3 ans. Un inconnu ? Pas vraiment.


Le Président de la République, s’irrite des "candidatures solitaires", nous dit LCP (1) . La présence des Morin, Boutin et autres Villepin, tous ceux que Christophe Barbier, de l'Express, qualifie de "grotesques", cf  le blog Gauche Libérale (3)  serait donc un problème pour le Président de la République.

Avec tout le respect qu'on doit aux brillants stratèges qui conseillent le chef de l'Etat, cette analyse est stupide, car elle donne raison à la gauche qui affirme que les déplacements Présidentiels doivent rentrer dans les frais de campagne (4). Pourtant, il n'est pas candidat, à moins que nous ayons raté l'annonce ?

Toujours est-il que malgré ce climat de guerre des tranchées à droite et au centre, Hervé Morin doit maintenant s'affirmer sur ce qui constitue sa matrice politique : le libéralisme économique et sociétal. Alors que le gouvernement actuel a crée 35 nouvelles taxes et impots depuis 2007 et que la quasi totalité des candidats nous promettent encore plus d'Etat, il est temps d'affirmer que l'ultra étatisme et l'ultra socialisme ont provoqué la crise de 2008, et ont frappé une France qui n'avait pas profité de la période de croissance pour se réformer et baisser ses deficits.

Certains, à l'UMP, affirment qu'Hervé Morin n'a pas le droit de critiquer un gouvernement dont il a fait partie pendant 3 ans. Que des médecins spécialistes de l'amnésie se précipitent rue de la Boétie dans le XVeme arr ! N'a t-on pas eu, en 2006, un Ministre de l'Intérieur qui a critiqué son premier ministre et son Président de la République ?

Il reste peu de temps pôur faire passer l'idée qu'un Etat recentré sur ses seules missions régaliennes (police, justice, armée, diplomatie) et de préférence gerées au niveau Communautaire, un Etat appliquant le principe de subsidiarité dans tous les domaines et faisant confiance aux corps intermédiaires que sont les entreprises et les associations, fonctionnerait mieux que cet Etat omni présent qui prétend tout faire, de la fabrication de voitures à la surveillance du Net, en passant par la gestion catastrophique du système éducatif ou la subvention de business non rentables.

Une autre France est possible, une France libérale, une France dans laquelle l'Elysée quitterait le 55 rue du Faubourg St Honoré pour délocaliser un gouvernement resserré à Paris la Défense ou au Havre et où le contrat librement consenti entre individus libres remplacerait cette profusion de lois que quasi tous ignorent, faute de pouvoir en prendre connaissance.

Hervé Morin peut représenter cette famille libérale qui pour le moment n'a pas de candidats. 

(1) http://www.hervemorin.fr/
(2) http://www.lcp.fr/actualites/politique/51847-nicolas-sarkozy-s-irrite-des-candidatures-solitaires
(3) http://www.gaucheliberale.org/post/2011/12/19/L-Express.fr-censure-une-nouvelle-fois-un-commentaire-post%C3%A9-sur-son-site-%3A
(4) http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2011/12/15/une-partie-des-frais-de-campagne-de-sarkozy-pourra-relever-des-comptes-de-campagne_1619457_1471069.html

mercredi 21 décembre 2011

Ron Paul, le clip de campagne - The One you can trust

La question du génocide Arménien

La Lime pose une question intéressante : les Turcs vont-ils légiférer sur le génocide vendéen ? Au delà de la plaisanterie (quoi que), posons nous la question de la légitimité des lois mémorielles.
Faut-il confondre devoir de mémoire et inflation législative ?

Le 29 mai 1998, l'Assemblée nationale a adopté le principe selon lequel « La France reconnaît publiquement le génocide arménien de 1915. ». Aujourd'hui, certains à l'UMP veulent " pénaliser la négation du génocide arménien".  

En tant que français, nous devrions nous méfier des propositions de lois visant à sanctionner pénalement la négation de (certains) génocides. D'une part, il apparait que tous les génocides ne se valent pas. D'autre part, la France a aussi son lot de génocides non reconnus pour le moment.

Il y a dix ans, la France a admis que la traite des noirs est un crime contre l'humanité. Que s'est-il passé depuis ? Y a t-il eu des réparations ? A t-on poursuivi en justice les Socialistes comme Najat Belkacem qui pensent que la France n'a pas connu le crime de l'esclavage ? A t-on donné suite aux demandes d'Haiti de remboursement d'une dette que ce pays semble considérer comme légitime ?

A t-on mentionné les colonnes infernales de la  République Thermidorienne qui noyaient les Vendéens en guise de "baptème républicain" ? A t-on évoqué les pratiques pré-Vietnam liées aux guerres de décolonisation en Indochine, en Algérie ou au Cameroun ? Les Rwandais accusent la France de n'avoir pas vu la "dimension génocidaire" du conflit de 1994. Allons nous demander à Alain Juppé de se rendre à Kigali pour y être jugé ?

Quid de l'Holodomor, le génocide des Ukrainiens par les Soviétiques en 1933 ?

Il ne s'agit surtout pas de se plier aux injonctions des Turcs. Si ceux-ci ne sont pas contents des lois françaises, grand bien leur fasse, cela fera une raison de plus de ne pas les accepter dans l'Union Européenne, qui continue à s'élargir alors qu'elle est manifestement en pleine crise. Il s'agit simplement d'être cohérent et d'établir des relations durables avec les gens que nous estimons, et couper les ponts avec ceux dont on pense qu'ils sont infréquentables.

Helas, trop souvent, on préfère condamner des actes terroristes, puis recevoir les dirigeants sur le perron de l'Elysée s'ils ont du pétrole. Ou alors, mieux, on n'hésite pas à carrément interférer dans la législation de nos voisins, en remettant en cause leur définition du secret bancaire par exemple.
Dans ce contexte, il ne faut pas s'offusquer si d'autres cherchent à influer sur nos propres lois.

Nos amis arméniens doivent tourner la page. Ici c'est la France, un pays qui n'a rien à voir avec le génocide Arménien, un crime Turc. Nous ne pouvons pas, et nous ne devons pas légiférer pour la terre entière. Sinon ca donne ces lois type 1984, par lesquelles le Sénat Américain s'arroge le droit, tout bonnement effrayant,  de procéder à l'arrestation et à l'assassinat de citoyens américains, par des fonctionnaires américains, n'importe où dans le Monde.




USA : La loi sur la détention, l'arrestation et... par Super_Resistence

mardi 20 décembre 2011

Kim Jong Il, deja-vu



THQ (le studio qui a designé ce jeu, Home Front) avait juste quelques mois de décalage ... (??)

Plus il y a d'Etat, moins les choses marchent

Plus il y a d'Etat, moins les choses marchent : credo religieux ou réalité scientifique ?

Prenons la réponse d'un aimable lecteur du Post . Elle est interessante car elle en dit long sur les peurs qui affectent une grande partie des français, et explique pourquoi tant de nos concitoyens sont prêts à voter pour n'importe quel étatiste de gauche ou de droite qui leur promet de les "aider".

"1. On peut vraiment parler de credo libéral car il n'y a pas le moindre début de preuve scientifique que cela soit vrai on a même, depuis 35 ans d'expérience du néolibéralisme des preuves concrètes du contraire. Le libéralisme économique est une croyance religieuse et rien d'autre.

2. Le libéralisme économique entraine une accumulation des richesses dans les mains de peu de personnes, appliqué au niveau du logement cela donne des ghettos de riches qui ont les meilleurs logements et des ghettos de pauvres de l'autre.

3. On le voit bien avec les prix du marché qui sont tellement haut que plus aucune personne de la classe moyenne ne peut acheter et de plus en plus de personne qui ont un travail sont SDF.

4. Les HLM corrigent un peu, pas assez, la donne mais le vrai problème est tout simplement qu'il n'y a pas assez de logement et que les prix des marchés sont trop haut et seul l'état pourrait changer ça en faisant un programme important de construction de logement avec des loyers bien en dessous des prix du marché actuel pour entrainer ce marché à la baisse."

Réponses

1. Chez les libéraux, on définit le plus d'Etat par deux éléments : plus de lois et reglementations publiques, et plus de dépense publique. Un Etat libéral baisserait donc fortement les dépenses et les recettes, et ferait voter moins et mieux de lois. Pour les lois, pas besoin d'étudee poussée : c'est le règne du toujours plus. Il existe tellement de lois qu'il y a même un comité de suivi des applications des lois votées ! C'est dire.  Rien que sur la récidive des criminels, par exemple, six lois ont été votées en 7 ans. Sommes nuos pour autant immunisés contre les faits divers sanglants ?
Pour les dépenses publiques, tordons le cou à une idée reçue : non, l'Etat ne se désengage pas, en France en tout cas. En 2007, l'Etat a prélevé 267 milliards d'euros de recettes fiscales. En 2011, c'était 336 milliards. Même l'impot sur le revenu progresse : 55 milliards en 2010, 59 milliards en 2011. Coté dépense, sans surprise, la progression est encore plus rapide, puisque les déficits progressent.
Autrement dit, l'Etat en 2011 a plus de moyens fiscaux et législatifs qu'en 2007. Est ce que les français sont pour autant plus contents ? Les trains roulent-ils mieux ? Le chomage a t-il baissé ? L'accès à la santé est-il plus facile ? Non.

2. Des riches, il y en a toujours eu. Mais alors qu'en régime étatiste, la fortune est liée à l'héritage ou à la collusion avec l'Etat (rentes publiques par exemple), en régime libéral mondialisé, la fortune a un peu plus à voir avec le talent et la chance, ce qui semble plus démocratique que la naissance. Comment Steve Jobs, enfant abandonné, a réussi à créer une société de 46.000 employés (1 seul en 1981) ? Par une décision publique ? Les soviétiques avaient des savants bien formés et intelligents. En France, a priori, nous avons aussi des gens à l'intelligence supérieure à la moyenne : où sont les fortunes liées à l'exercice de cette intelligence ? Toujours dans le domaine de la dénonciation des riches, on parle souvent des footballeurs. Avant 1991 et l'arrêt Bosman, la mise en concurrence des footballeurs était limitée. Depuis, elle est mondiale. Les sommes que gagnent les joueurs les plus connues sont donc en permanence susceptibles d'être remises en cause par un nouveau joueur, plus talentueux. C'est donc bien le talent d'individus qui contribue à diversifier les riches. Après, qu'ils s'achètent des logements plus sympa, ca semble être logique.

3. Le problème de la France en matière de logement ne peut pas être attribué au libéralisme. En régime libéral (moins et mieux de lois, moins et mieux de dépense publique), les permis de construire seraient attribués par défaut, et non pas donnés par le maire. Chaque propriétaire de terrain serait en capacité de décider lui-même ce qu'il voudrait faire de son bien. En France c'est l'inverse. Il ne faut donc pas s'étonner du fait qu'il y ait pénurie. Après, il y a le problème spécifique de Paris. Mais la capitale est par définition une entité géographique non vide (21.000 habitants / km²) et restreinte (105 km²) sur laquelle la population s'accroit. Il n'y aura pas de miracles. Vu que le parc de logement est stable, les prix ne baisseront pas tant qu'il y aura des acheteurs, soit des riches millionnaires étrangers (un peu) soit des locaux prêts à s'endetter sur 25 ou 30 ans pour acheter à 7, 8 ou 10.000 euros le mêtre carré. Pour faire baisser les prix dans Paris, il faut soit surrélever les immeubles, soit construire de très grands immeubles, soit interdire aux banques de prêter, soit empecher ceux qui peuvent acheter avec leur argent d'acheter.


4. Les HLM ne sont pas une solution à la crise du logement. Pour construire des logements, à moins que l'ont ait recours à l'extorsion de terrains et à l'emploi d'esclaves non rémunérés, l'Etat doit payer pour construire, donc prelever encore plus d'impots. De plus,  même à qualité constante, certains HLM seront toujours mieux que d'autres : mieux situés, plus loin des nuisances. Même si toute la population française vivait en HLM et payait le même loyer, nous ne serions pas égaux et il se créerait un marché de l'échange voire de la corruption. Même si nous étions tous logés gratuitement, on préfererait tous habiter un HLM place des Vosges plutot qu'un HLM en bout de piste de Roissy. C'est pour ça qu'en tant que gestionnaire, l'Etat n'a aucune légitimité en la matière et que seul le marché libre doit allouer les logements en hiérarchisant les loyers.






lundi 19 décembre 2011

Pulvar vs Wauquiez : même combat



A votre gauche, Audrey Pulvar, journaliste du Service Public, payée avec l'argent des contribuables.
A votre droite, Laurent Wauquiez, ministre de la République, payé avec l'argent des contribuables.

Il parait qu'il y a eu "clash", "opposition frontale", "débat d'idées de fond". Vraiment ?

Tout ce qu'on a vu, ce sont deux personnes gagnant bien plus plus de 4000 euros par mois (la limite basse de la tranche des riches que déteste François Hollande) cherchant à savoir si les contribuables qui les payent devaient en plus payer pour aider les pauvres avec emplois ou les pauvres sans emploi pour se loger.

A aucun moment, nos deux humanistes (sauf s'il s'agit d'héberger pendant 6 mois un SDF dans leur 200m² respectifs, faut pas pousser quand même) ne se sont demandé si le système des HLM est la bonne réponse ou si au contraire on devait admettre le fait que le marché seul devait régler, par les prix, la question du logement.

On préfère redécouvrir l'eau chaude ("travailler à coté de chez soi, c'est mieux !") au lieu d'ouvrir les yeux sur la réalité : plus il y a d'Etat, moins les choses marchent.

Au moment où Kim Jong Il mourrait, ce qui va probablement ouvrir une nouvelle ère en Corée, la France de l'élite étatiste cherchait à nous faire croire que le débat se résume à beaucoup d'Etat ou encore plus d'Etat. Ne rentrons pas dans le jeu de ces débatteurs de facade.

dimanche 18 décembre 2011

Laurent Wauquiez n'aime plus le libre échange

Il faut tourner la page de l'époque où la droite et le centre clamaient "vive le libre-échange" en croyant qu'il allait produire un monde meilleur."
Signé Laurent Wauquiez, ministre
Source le Monde


Pourtant, durant l'été 2010, ce même Laurent Wauquiez faisait financer son micro parti par des hedge funds londoniens (lire Les hedge funds réhabilités ?, Post du 22 Juillet 2010). Allez comprendre ...


Evidemment, même si nous voulions tourner la page que nous Européens avons nous même rédigé (Frédéric Bastiat ou Adam Smith sont Européens, pas Sri Lankais ou Boliviens), ne nous inquiétons pas, d'autres voudront rester dessus.

samedi 17 décembre 2011

Racket des automobilistes

Amendes pour stationnement interdit : quand est ce que les automobilistes se révolteront contre la police qui emet des amendes directement après avoir constaté l'infraction, et non plus après le délai de constatation ? Le droit du plus fort (celui de la police) dans toute sa splendeur ... En effet, qui serait assez fou pour expliquer à la police ce qu'est la loi ?

vendredi 16 décembre 2011

Condamnation de Chirac : un bon signal

L'ancien Président de la république a été condamné à de la prison avec sursis pour l'affaire des emplois fictifs à la Mairie de Paris, et c'est une bonne chose.
Ce qui l'est moins, c'est sans doute la réaction de certains de ses amis, comme Christian Jacob, qui affirme dans le Figaro "qu'il est triste et affecté", ou de certains autres hommes et femmes politiques dont la Croix a rassemblé les réactions.
A en lire certaines, on pourrait croire que le fait d'occuper une position éminente permer de réclamer la clémence en cas de faute effectuée au détriment du droit, et à celui de l'argent des contribuables.

Ce qu'on retient de tout ce procès, c'est qu'on se demande si Bertrand Delanoé a bien rompu avec ces pratiques ? Si on en croit Capital, "Voilà neuf ans que ce cachottier salarie avec l’argent du contribuable une bonne trentaine de permanents CGT, planqués dans l’une des mutuelles de la ville, la MCVAP. Dans un rapport au vitriol, l’Inspection générale de la capitale chiffre à 1,2 million par an le coût de ce petit cadeau, consenti «sans aucun fondement juridique» à l’organisation de Bernard Thibault."

jeudi 15 décembre 2011

Bonne nouvelle : Les frontaliers ne sont plus les bienvenus en Suisse !

Les frontaliers ne sont plus les bienvenus en Suisse ? C'est ce que semble noter le blog Fondue, la Suisse ?

Et bien, Bonne nouvelle, car notre gouvernement :
  • préfère trahir ses propres lois, au lieu de les respecter, celles sur le recel de biens volés notamment (lire Montebourg est prévenu, post du 14 février 2011)
  • fait tout pour lutter contre l'industrie bancaire suisse, bien que l'exode s'accélère, si on en croit Pierre-Henri de Menthon sur BFM. (Pictet et Lombard Odier Darier Hensch remercient Baroin et Pécresse !)

  • rend le travail en Suisse un peu moins intéressant pour les frontaliers, en revenant sur leur régime de taxation et de protection sociale. (lire Dans la catégorie Bercy pique dans la caisse, post du 17 avril 2011)
  • renvoie chez eux les étudiants étrangers souhaitant travailler en France, au lieu de garder au moins ceux qui sont vraiment employables
De manière générale, pas sûr qu'au jeu du chacun chez soit, la France soit gagnante, alors que 25% de notre PIB ests lié au commerce international. Et dans le cadre spécifique de la relation franco-suisse, on attend de voir quelles mesures de rétorsion militaires nous serions en mesure de déployer, face à notre petit voisin armé, entrainé (voir J'aurai préféré que "le Luxembourg n'existe pas" un post du 19 septembre 2010), et qui gère les sources du Rhone et du Rhin.

59 avenue de Ségur 75007 Paris


Agrandir le plan

Ils n'ont pas fini de nous faire rire, les socialistes !
"mille mètre carrés, qui permettra de mener une campagne ramassée et conviviale", indique Pierre Moscovici, dixit Le Monde. "

En moyenne, en France, les salariés bénéficient de 8m² d'espace de travail, mais au 59 avenue de Ségur, ca sera entre 12 et 16m². De quoi faire du bon travail, niché au sein de ce quartier populaire cher aux Socialistes. Quand on pense qu'on reprochait à Alternative Libérale d'être situé dans le XVIeme, pourtant moins cher que le VIIeme ...

mercredi 14 décembre 2011

Etat actionnaire, état schizophrène

On attendait les protestations des belles âmes, de préférence de gauche, comme Najat Vallaud Belkacem (lire le Figaro) sur le sujet de la hausse du prix du gaz, et on est pas décus.

En effet, ça n'est pas tant les hausses de prix qu'il faut dénoncer, mais plutôt la schizophrénie d'un Etat qui prétend à la fois être actionnaire et régulateur. Comment peut-on à la fois être actionnaire de GDF Suez, et donc pousser à la maximisation des bénéfices pour avoir des dividendes élevés, et en même temps, en tant que régulateur du secteur de l'énergie, demander à GDF Suez de modérer ses hausses de tarif ? Mystère. 

Alors, proposons à Najat Vallaud Belkacem de demander à ses collègues socialistes du Sénat, (de gauche donc démocrates ^^), de reverser la prime de 3531,61 euros qu'ils viennent de s'attribuer "à un rattrapage exceptionnel sur un complément d’Indemnité représentative de frais de mandat (IRFM)" à un fonds d'aide aux victimes de la schizophénie d'Etat.

Ca permettra aussi de soulager les contribuables qui vont financer la hausse de 10% du  montant de l'aide aux clients en difficulté via le Tarif Social de Solidarité (TSS).

lundi 12 décembre 2011

Où est l'opposition parisienne ?


Oyez Parisiens, le conseil municipal discute du budget de la ville. Live webstream ici http://event.paris.fr/Datas/conseil/live_inter/.

Que la majorité municipale PS soit d'accord avec le maire (qui d'ailleurs ne préside pas le conseil ...), on peut comprendre. Mais que la "droite" utilise le même logiciel que celui de leurs "adversaires", là c'est plus incompréhensible.

Prenez l'intervention de Géraldine Poirault-Gauvain (UMP). Elle commence bien, puisque l'élue du XVeme rappelle qu'en matière de logement, la politique de Delanoé est de l'esbrouffe, fondée sur la cynique exploitation de la spéculation immobilière et sur le clientélisme en matière de logement social. Ensuite, Géraldine Poirault-Gauvain note que les "classes moyennes" n'en peuvent plus. Mais on termine par dire qu'il faut un audit du parc HLM et de ses occupants, afin de vérifier le profil de ceux qui y vivent.

La droite fait semblant de n'avoir rien compris. Ca n'est pas vérifier qui habite dans les HLM qu'il faut, on le sait déjà : des fonctionnaires municipaux, quelques pauvres (très peu) et des stars comme JP Chevenement, Georges Tron, Fadela Amara, etc (source Rue 89).

C'est bien vendre ces HLM qu'il faut. Les HLM, il n'y en aura jamais assez. Qui refuserait de payer moins cher ce qu'il paye plus cher, surtout si, au vu des critères en vigueur, 60% des Franciliens sont éligibles au logement social (source le Parisien). La seule justice possible est celle du marché libre. Les HLM doivent être vendus à leurs occupants, au prix du marché, ou privatisés et cedés au plus offrant.

Taxis Parisiens, le combat d'arrière garde ?

En ces jours où la SNCF va devoir affronter ses usagers, ainsi que la concurrence qui s'installe sur les lignes internationales, un autre lobby lutte pour sa survie en prenant en otage les clients : les taxis parisiens.
Notez, on peut comprendre que nos amis taxis parisiens soient un peu à cran : ils ont payé cher le droit de pratiquer leur métier.
Ensuite, il n'existe pas de manière simple de réguler un marché de taxis. Voir cette étude intéressante de TELECOM Paris Tech "Valeur de licence et régulation du marché des taxis ", rédigé par Maya Bacache-Beauvallet, Lionel Janin et Emmanuel Blervaque en Septembre 2008.

Simplement, il y a deux problèmes : malgré le monopole, les taxis ne peuvent pas bloquer indéfiniment la concurrence. De plus, leur principal souci, le prix de leur licence, n'a de valeur que parce que la numerus clausus existe. La revente des licences est certes courante mais en théorie interdite.

Les taxis parisiens manifestent contre : les véhicules de tourisme avec chauffeurs, les navettes pour les aéroports, les taxis alternatifs comme la société d'Aziz Senni (le conseiller PME d'Hervé Morin), les moto-taxis, les scooteurs, Autolib, etc. On est vraiment, quasiment mot pour mot, dans le cadre de la pétition des marchands de chandelle de Bastiat (lire Bastiat.org), où des marchands protestent contre la concurrence déloyale que fournit ... le soleil  !

Les Parisiens ne trouvent de taxis ni quand ils débarquent de leur avion (lire : L'URSS survit à Roissy Charles de Gaulle, un post du 27 septembre 2010, Taxis, ne vous trompez pas de cible ! du 23 février 2010), ni quand ils sortent le soir (voir "Les Controverses" des Jeunes Centristes 75 : Sauvons la nuit à Paris !). Une fois qu'ils ont fait l'expérience du RER B ou des Noctambus, il peut leur arriver de réagir, et de prendre leurs dispositions. Qu'est ce que les chauffeurs de taxis vont faire ? Détruire le parc de 2 roues de la capitale ? Demander à faire interdire la circulation de Vélib ? Si le métier de taxi est difficile, c'est aussi parce qu'ils ont accepté de se mettre sous la coupe de l'Etat et de penser qu'ils pouvaient s'isoler du monde réel de la concurrence et des clients. 

Taxis,  c'est l'impasse. Vous allez très logiquement défendre votre situation (chèrement acquise, au sens financier du terme), et les clients vont continuer à préférer des solutions alternatives. Malgré les détaxes, l'accès qui vous est réservé dans les couloirs de bus et le numerus clausus, sans parler des longues heures de travail, votre situation ne s'améliore pas. Question : et si on testait autre chose, l'air du large de la concurrence par exemple ?

dimanche 11 décembre 2011

Villepin candidat

Action





Réaction



Question : le Président Sarkozy est donc candidat ? ;-) Qu'il le soit ou non, et il le sera manifestement, Nadine Morano oublie le fait qu'un grand nombre d'électeurs de droite ne veulent plus voter pour lui, et encore moins les libéraux. (voir Nouvelles de France)

Evidemment, pour les libéraux, la candidature Villepin est un non event. Les idées sont comme toujours absentes du débat.
Mais comme prévu, l'UMP explose en plusieurs morceaux, d'un coté les partisants de l'alliance avec la fille à papa de Saint Cloud, de l'autre les conservateurs classiques et enfin, des libéraux démocrates qui n'osent pas quitter leur parti pour aller rejoindre les centristes autour d'Hervé Morin, d'Hervé de Charette, de Jean Arthuis ou de François Bayrou.

Monnaies :le point de vue de Charles Gave



Pessimiste mais étayé

samedi 10 décembre 2011

Ca chauffe dans le 16 !

Le blog Paris 16 Info http://paris16info.blogspirit.com/archive/2011/11/30/assez-de-desinformation-en-effet.html?c , à ne pas confondre avec le blog du 16 http://www.leblogdu16.fr/ , s'interroge, à juste titre, sur l'opération service après vente de l'équipe municipale concernant la future destruction des Serres d'Auteuil, pour cause d'extension de Roland Garros.

Claude Goasguen s'est trompé, ou a été trompé par Bertrand Delanoé, laissons lui le bénéfice du doute. Il serait tout à son honneur de demander à la FFT de renégocier le contrat et, hélas pour les amateurs du tournoi à l'ancienne, d'envoyer Roland Garros à Versailles. C'est ce que veulent les contribuables, ainsi que les amateurs de promenades ou les scolaires du XVIeme sud (ca en fait du monde !)


vendredi 9 décembre 2011

Libéralisme mal compris au ministère de la Défense

"si Dassault ne vend pas son appareil à l'étranger, la chaîne sera arrêtée et les appareils seront naturellement entretenus".

Gérard Longuet, ministre de la Défense, le matin


"si Dassault ne vend pas de Rafale à l'étranger (...), la production, destinée à l'Armée française, ne s'arrêtera pas avant l'horizon de 2030". "Les livraisons aux armées se poursuivront, très substantiellement, au delà de 2020. Parallèlement, l'avion fera l'objet d'évolutions entre 2020 et 2030"

Gérard Longuet, ministre de la Défense, l'après-midi


Est-ce que le ministre de la Défense ignore que Dassault Aviation est censé être une société privée, avec des actionnaires, cotée en bourse ? C'est au management, sous la pression des actionnaires, qu'il revient de faire ses calculs et d'en tirer les conclusions qui s'imposent : arrêt ou poursuite avec ou sans braderie, et non pas au ministère. Rappelons juste au ministre de la défense qu'il pourrait aussi demander l'avis des contribuables ... un référendum par exemple. Comme ca; débarassé de la tache de la supervision de la stratégie de Dassault, le ministre aurait plus de temps pour vérifier si les appels d'offre du nouveau ministère à Balard ont bien été passés correctement, ou alors se pencher sur la question des militaires non payés le mois dernier (!).

Et de toutes façons, pour ceux qui s'inquiéteraient pour eux, les Dassault ne seront pas tout de suite sur la paille.

Au lieu de vendre ceci



Ils vendont cela.

jeudi 8 décembre 2011

Acheter français, bonne idée ...

... a priori. Mais dans la réalité, ca pose quelques problèmes. Passons sur le cas spécifique des oranges, du pétrole ou des I-Phones.
Produire et acheter Français, c'est la grande idée de nos amis du Modem, comme vous pourrez le voir sur le blog de l'Heretique ou celui d'Okan Germiyan.
Mais produire français peut aider à résoudre le problème de déficit, ou celui de l'emploi, mais pas les deux en même temps, et pas celui du pouvoir d'achat.

On travaille et on produit pour se payer le choses que nous désirons et dont on pense qu'elles constituent une réponse à nos besoins. Mais si nous pouvions ne pas travailler , la plupart d'entre nous le ferions. De même, quitte à avoir la contrainte d'aménager un environnement de travail dans nos vies et dans nos paysages, nous préférons qu'il soit agréable plutôt qu'une caricature d'usine de sidérurgie du XIXeme siècle, ce qui, si on en croit l'iconographie soviétique, est pourtant la quintessence du travail.

Pourquoi des pays relativement désindustrialisés comme les Etats Unis s'en sont plutôt sortis jusqu'à présent ? C'est parce que l'économie de la connaissance ne se matérialise pas forcément par des usines ou des mines à ciel ouvert, mais permet à un créateur de bénéficier de revenus de brevets. Les Etats Unis sont en déficit commercial ? Ils importent trop des produits qu'ils consomment ? OK, mais Britney Spears, Christina Aguilera, Justin Bieber et autres ne drainent-ils pas vers eux des revenus tirés du monde entier ? Century 21 ou Mc Donald's importent du boeuf argentin ou du blé ukrainien mais ne touchent ils pas aussi des revenus de leurs franchisés du monde entier ?

Ce sont bien les revenus des gens, et non pas les emplois salariés des gens stricto sensu, qui permettent de consommer.

En plus, on a un autre problème en France. Imaginons que produire une Clio nous demande 18 heures et deux ouvriers et leurs machines (exemple fictif et simplifié), et qu'en Chine, une Geely soit produite en 20 heures avec 4 ouvriers. Même en équilibrant notre balance commerciale, une voiture exportée pour une importée, le solde d'emploi reste négatif. Alors, on fait quoi ? On demande aux entreprises d'être moins productives ?

Rapatrier la production de la Clio à Sandouville, c'est bien. Mais c'est loin d'être suffisant, surtout si, fait le plus important, les deux autres soldes invisibles, le solde de la valeur ajoutée, et le solde des heures de travail manufacturier par produit, sont eux négatifs. Dans un pays comme la France, attachée à juste titre à un niveau de vie elevé en comparaison de ce qui se fait dans nombres pays de la planète, ce sont les bons salaires qui nous aideront, plus que les emplois chez nous à tout prix. La priorité est donc de libérer les entrepreneurs et non pas de chercher à les enchainer à un territoire. Seuls des gens astucieux type feu Steve Jobs (Apple) ou Peter Thiel (Paypal) sont capables, de manière non planifiable, de créer les emplois à haute valeur ajoutée.

NB : L'autre priorité est de lire la Grève, de Ayn Rand.

mercredi 7 décembre 2011

Quatre paradis fiscaux classés AAA

C'est le titre qu'a choisit un journaliste du vénérable quotidien du soir pour illustrer le fait  qu'aucun pays de l’Union européenne n’échappe donc plus au doute sur ses comptes publics (lire le blog Déchiffrages).

Regardons un peu sa liste

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Sur le tableau de Standard & Poor’s, ne subsisteraient que sept pays notés AAA.
Trois Etats nations:
  • - Canada
  • - Australie
  • - Norvège
Et… Quatre paradis fiscaux :
  • - Hong-Kong
  • - Liechtenstein
  • - Singapour
  • - Suisse
Ainsi, au moment où les agences de notation stigmatisent les déficits publics de la plupart des Etats, elles encensent ceux qui siphonnent leurs recettes fiscales.
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Arrogance, mauvaise foi et désinformation, on ne sait pas ce qui prédomine dans ce propos.

Commençons par l'arrogance. Le Canada, l'Australie et la Norvège seraient des Etats Nations, mais pas Hong Kong, le Liechtenstein, Singapour ou la Suisse. Question : qu'est ce qu'un Etat Nation ? L'Unesco dit "L’état-nation est un domaine dans lequel les frontières culturelles se confondent aux frontières politiques. L’idéal de l’état-nation est que l’état incorpore les personnes d’un même socle ethnique et culturel" mais ajoute aussi "La nation comme nous la pensons aujourd’hui est un produit du 19ème siècle. Depuis les temps modernes, la nation est reconnue comme « la » communauté politique qui assure la légitimité d’un état sur son territoire, et qui transforme l’état en état de tous les citoyens". L'Etat Nation est donc une identité partagée sur un territoire.
Est ce que le Canada, Etat fédéral billingue né il y a moins de deux siècles, dont le souverain réside à l'étranger, est un Etat Nation ? Est ce que la Suisse et ses 800 ans d'histoire n'est pas un Etat Nation ? Comment se percoivent les habitants du Liechsteinstein ? Déchiffrages répond à leur place, sans nuance, car seul le modèle ultra étatiste et jacobin est le bon modèle.

Continuons par la mauvaise foi.

L'ARC, le fisc canadien, dit : - on n’y prélève aucun impôt, ou à des taux d’imposition très bas;
- il existe des dispositions rigoureuses en matière de secret bancaire;- le fonctionnement de son régime fiscal manque de transparence;
Question : combien est très/trop bas ? est-ce que le secret bancaire est un crime, et si oui, que fait-il dans la Loi française (Loi du 24 janvier 1984 http://www.banque-france.fr/fr/supervi/telechar/regle_bafi/l8446.pdf article 57). Qu'y a at-il de transparent dans le système fiscal français et ses 480 niches ? Est ce que la France coopère toujours avec les pays étrangers ?

Enfin, terminons par la désinformation. Les recettes fiscales françaises ne reculent pas. Elles progressent, en France, de manière relative et absolue comme le montrent les chiffres de l'INSEEE http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?ref_id=NATTEF08307&reg_id=0 . Parler de siphonage des recttes fiscale est faire preuve d'un esprit protectionniste qui doit aller jusqu'au bout et proposer, par exemple, de reverser le produit de la TIPP ou la TVA collectée sur les factures d'électricité aux ouvriers et aux mineurs du Gabon ou du Niger, puisqu'ils voient leurs matières premières (et donc leur base fiscale) vendues à bas cout à la République Socialiste de France. Si on veut être socialiste, il faut l'être jusqu'au bout, et identifier le vrai prolétaire.

Evidemment, le bon sens commande non pas de dénoncer les paradis fiscaux mais de se demander si par hasard nous ne serions pas devenus un enfer fiscal, à tout hasard. Contribuables, indignez-vous contre la pensée unique ultra étatiste !